36e année, numéro 2    Mercredi, 22 septembre 2004


  • Dans ce numéro :

  • Étudiante à l'UQAR
    Hélène Doucet-Beaupré obtient une bourse Julie-Payette

    Hélène Doucet-Beaupré

    Mme Hélène Doucet-Beaupré, une étudiante de l'UQAR à la maîtrise en gestion de la faune et de ses habitats, vient d'obtenir une prestigieuse bourse de recherche Julie-Payette, offerte par le CRSNG (Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada). Seulement 24 bourses de ce type sont offertes par année à travers tout le Canada. Au Québec cette année, seulement trois étudiants ont réussi à obtenir cette bourse, d'une valeur annuelle de 25000 $.

    Ces bourses sont offertes par le CRSNG aux quatre meilleurs candidats d'une bourse d'études supérieures à la maîtrise, choisis par chacun des six comités de sélection fondés sur les disciplines (par exemple: génie, biologie, chimie, etc.).

    Julie Payette, astronaute canadienne et membre du Conseil du CRSNG, a été invitée à prêter son nom à ces bourses car elle personnifie les qualités de leadership et d'excellence que le CRSNG cherche à favoriser et à appuyer. Les lauréats sont choisis selon l'excellence de leur dossier universitaire, leur aptitude et leur potentiel en recherche ainsi que leurs compétences en leadership et en communication.

    Génétique
    Hélène Doucet Beaupré est originaire de Sherbrooke. Après des études collégiales dans cette ville, au programme technique en écologie appliquée, elle décide de faire un baccalauréat en biologie à l'UQAR, études qu'elle a terminées en avril dernier. Elle se lance maintenant dans une maîtrise qui porte sur " l'évolution du génome mitochondrial ".

    Qu'est-ce que c'est? " En fait, explique-t-elle, je m'intéresse à la génétique et à la physiologie évolutive. " Étudier le génome mitochondrial, ça veut dire d'essayer de mieux comprendre le fonctionnement de l'ADN des mitochondries, les mitochondries étant en quelque sorte les centrales énergétiques de nos cellules. "

    Ses travaux porteront en particulier sur un animal à la fois simple et original : la moule d'eau douce... " Plusieurs pensent que les moules ne vivent qu'en eau de mer. Pourtant, en Amérique du Nord, on compte environ 300 espèces de moules qui vivent dans les lacs, en eaux douces. Il y a très peu de recherche sur ces espèces. Et en plus d'être peu complexes, elles ont une particularité intéressante pour les biologistes : chez les moules mâles, l'ADN mitochondrial est transmis à la fois par le père et la mère alors que chez les autres groupes d'animaux, l'ADN mitochondrial est transmis uniquement par la mère. Pourquoi? Selon moi, ça mérite un peu d'attention. "

    L'étudiante sera dirigée par les professeurs Pierre Blier et France Dufresne, deux biologistes de l'UQAR, et par le professeur Paul Hébert, de l'Université de Guelph (Ontario).

    L'étudiante est bien fière d'avoir obtenu cette bourse convoitée. " J'ai travaillé fort au baccalauréat. La bourse Julie-Payette est très encourageante car c'est comme si des spécialistes venaient reconnaître que j'ai fait du bon boulot jusqu'à maintenant. Avec cette bourse, j'aurais eu la possibilité d'aller étudier à l'extérieur du Canada. Mais j'aime bien l'environnement de l'UQAR, avec tous les avantages d'une petite université, avec une équipe stimulante et de bons instruments de recherche en biologie évolutive. C'est donc ici que je veux faire ma maîtrise. Je me lance dans un projet très motivant. "

    La boursière a déjà fait, à la fin de son cégep, un stage à l'Institut Maurice-Lamontagne, où elle travaillait sur les mollusques. Elle a aussi été, au cours de ses études de baccalauréat, assistante de recherche à l'ISMER. Ces deux expériences ont confirmé son intérêt pour l'exploration dans le domaine de la physiologie.

    À plus long terme, Hélène envisage une carrière dans la recherche fondamentale. " J'ai toujours été attirée par la recherche, par la découverte scientifique. Les mitochondries produisent de l'énergie, c'est la base de la vie, c'est mystérieux. Par curiosité, je veux savoir comment ça fonctionne. "

    MB

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    La gestion environnementale : l'UQAR veut aller de l'avant!

    Benjamin Laplatte et Danielle Lemire, du groupe CEDRE de l'UQAR, le recteur Michel Ringuet et Jean-Pierre Ricard, du programme ÉcoAction d'Environnement Canada.

    Dans sa Loi sur la qualité de l'environnement, le gouvernement du Québec a intégré en 1999 une Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008. La gestion des matières résiduelles devient donc une responsabilité civique pour chaque secteur d'activités qu'ils soient industriels, commerciaux ou institutionnels. L'UQAR, en tant qu'établissement scolaire, se doit de respecter cette politique concernant la réduction et la récupération des résidus.

    Le Comité étudiant de Rimouski pour l'environnement (CEDRE), organisme à but non lucratif créé en janvier 2000, a lancé il y a deux ans le projet L'UQAR, un milieu de vie en santé ! " Ce dernier a pour mandat de doter l'Université de méthodes et d'outils de gestion environnementale s'inscrivant dans le cadre d'une planification stratégique qui se veut inspiratrice pour sa région ", souligne Benjamin Laplatte, responsable du projet.

    Suite aux recommandations identifiées dans un Bilan environnemental de l'UQAR, produit en avril 2003, un plan d'action est entré en vigueur grâce au soutien financier du Fonds Jeunesse Québec et du programme ÉcoAction d'Environnement Canada. Avec l'aide de ces partenaires, le CEDRE aura pu investir respectivement 20 630 $ en ressources humaines et 15 000 $ en ressources matérielles.

    Concrètement, le CEDRE a donc pu procéder à l'embauche d'une coordonnatrice de projet qui a mis cette année l'accent sur l'implantation de programmes de récupération et de sensibilisation avec l'aide de l'équipe de gestion de l'UQAR.

    D'ici la fin de l'année :

    " La gestion environnementale est en phase de devenir une priorité pour l'UQAR et une politique en la matière sera prochainement proposée au Conseil d'administration ", a déclaré Danielle Lemire, coordonnatrice du projet. " Rien n'aurait cependant été possible sans le précieux soutien de la Direction de l'Université, de la Fondation de l'UQAR, du Service des terrains, bâtiments et de l'équipement, ainsi que des Associations étudiantes et du Syndicat des professeurs ".

    Le recteur Michel Ringuet souhaite que l'UQAR verdisse encore. " Ça ne peut se faire qu'avec des gens qui soutiennent la cause. "

    Selon Benjamin Laplatte, " il est important que l'UQAR, en tant que lieu de formation, devienne un pôle d'émergence, un modèle pour les autres entreprises et organisations. "

    Renseignements : Danielle Lemire, 723-1986 poste 1928, [cedre@uqar.qc.ca]

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    La Ville de Rimouski souhaite la bienvenue
    aux nouveaux étudiants venant de l'étranger

    Rencontre des nouveaux étudiants étrangers de l'UQAR à l'hôtel de ville.

    Nouvellement arrivés dans le Bas-Saint-Laurent pour des études à l'UQAR, une quarantaine d'étudiants et d'étudiantes en provenance de l'étranger ont accepté l'invitation de la Ville de Rimouski à venir partager un verre de l'amitié à l'Hôtel de ville, le 9 septembre dernier, en soirée.

    La représentante de la Ville, Mme Gisèle Saint-Pierre-Beaulieu, s'est dite émue de voir autant d'étudiants qualifiés et talentueux prendre la décision de venir poursuivre leurs études à Rimouski. " Vous êtes un apport majeur à notre culture, leur a-t-elle lancé. Sentez-vous chez vous dans notre ville. Vous êtes devenus des Rimouskois. Bienvenue ! " Elle leur a dit aussi de participer à la vie sociale et de ne pas hésiter à faire des suggestions dans le but d'améliorer la vie de l'ensemble des étudiants.

    Au nom de l'UQAR, le vice-recteur Jean Ferron a lui aussi livré aux étudiants un message d'accueil, assurant les nouveaux arrivés qu'ils s'enrichiront de leur séjour à Rimouski, tant par les connaissances acquises qu'au contact d'une culture parfois fort différente de la leur. Il les a incités à profiter amplement de la vie culturelle et sportive variée et de qualité qui est offerte à Rimouski, tant à l'UQAR que dans la ville et les environs. " Vous constaterez que les rigueurs du climat nous rendent que plus coopératifs et chaleureux ", a-t-il ajouté.

    Cette réception à l'Hôtel de ville clôturait une journée d'accueil organisée par les Services aux étudiants de l'UQAR et réservée spécialement aux nouveaux étudiants venant de la scène internationale. Les lois à respecter, les vêtements à porter en hiver, les particularités de la langue parlée : voilà autant de thèmes sur lesquels ces étudiants se sentent maintenant un peu plus à l'aise !

    Près de 200 étudiants provenant de 34 pays
    " C'est la première fois que l'UQAR est aussi près d'accueillir un total de 200 étudiants provenant de l'étranger. " M. Jacques Lavoie, responsable de l'accueil des étudiants internationaux aux Services aux étudiants de l'UQAR, est chaque fois impressionné de voir arriver ces étudiants et étudiantes qui arrivent de 34 pays différents, parfois de très loin, dans le but d'obtenir un diplôme de l'UQAR.

    Au 10 septembre, il y avait 184 étudiants étrangers inscrits. Quelques autres devraient encore s'ajouter, notamment de la Chine. Ceux-ci auront d'ailleurs à suivre une session intensive de français avant de commencer leur formation dans leur champ de spécialité.

    Sur les 184 étudiants étrangers déjà inscrits à l'UQAR cette année, on en compte 110 qui arrivent de France. L'attrait d'une formation de style nord-américain mais en langue française continue d'attirer en grand nombre les fils et les filles de la mère patrie !

    Outre la France, trente-trois autres pays sont représentés à l'UQAR, par un à neuf étudiants chacun. Voici ces pays, par continents :

    Afrique : Algérie, Bénin, Cameroun, Cap Vert, Comores, Côte d'Ivoire, Djibouti, Égypte, Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, Maroc, Mauritanie, Sénégal, Soudan, Tchad, Togo, Tunisie.
    Amérique du Nord et Amérique centrale : Haïti, Honduras, Mexique.
    Amérique du sud : Argentine, Brésil, Pérou.
    Europe : Danemark, Espagne, Pologne, Portugal, Allemagne.
    Asie : Chine, Iran, Viet-Nam.

    Une bienvenue particulière aux étudiants et étudiantes provenant de pays qui n'étaient pas représentés à l'UQAR dans les dernières années : Cap Vert, Danemark, Espagne, Égypte, Honduras et Mali.

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    Programme de Bouses du millénaire des CMP
    Quatre étudiants de l'UQAR reçoivent des bourses

    Quatre boursiers : Jessie Héon, Thierry Ratté, Joannie Ferland
    et Taylor Olsen.

    À Rimouski, quatre étudiants de l'UQAR ont obtenu, de la Fondation canadienne des bourses d'études du millénaire, une somme de 3000 $ chacun, dans le cadre du programme de Bourses du millénaire des Congrès mondiaux du pétrole (CMP).

    Les récipiendaires sont : Mme Jessie Héon, baccalauréat en biologie, profil Écologie (de Saint-Vianney, dans la Matapédia) ; M. Thierry Ratté, baccalauréat en biologie, profil Sciences marines (de Grande-Vallée, en Gaspésie) ; Mme Joannie Ferland, baccalauréat en biologie, profil Sciences marines (de Baie-Saint-Paul) ; et M. Taylor Olsen, baccalauréat en géographie, profil Gestion du milieu naturel (de Ville Laval). Ils ont respectivement fait leurs études préuniversitaires au Centre d'études collégiales de la Matapédia, au Cégep de la Gaspésie et des Îles, au Collège de Lévis et au Cégep Lionel-Groulx.

    Les bourses d'études du millénaire des CMP sont accordées aux étudiants et étudiantes qui sont inscrits à temps complet et qui ont obtenu une moyenne d'au moins B (ou l'équivalent) au cours de la dernière année d'études. Ces personnes doivent avoir déjà obtenu une bourse générale de la Fondation, en fonction de leurs besoins financiers. Elles doivent aussi poursuivre des études dans un programme menant à un grade universitaire de 1er cycle en sciences environnementales, en gestion des affaires internationales, en génie (pétrolier ou chimique) ou en géologie.

    La sélection s'effectue en fonction de la plus haute moyenne cumulative des candidats identifiés par la Fondation canadienne des Bourses du millénaire par rapport aux programmes d'études visés.

    À l'occasion, ces boursiers et boursières peuvent également recevoir des invitations des entreprises du secteur pétrolier pour des emplois d'été, des stages et des postes permanents.

    Renseignements : [www.boursesmillenaire.ca].

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    Septembre 2004
    La rentrée au Campus de Lévis

    À Lévis cette année, la mode pour la Rentrée était aux chapeaux en forme d'abat-jour... Le soleil bien présent donnait à tous le goût de sourire et de s'amuser... Il y avait tout un été à se raconter...

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    MirÀ! ( (regarde), une exposition de Jacqueline Chénard

    " Il était sans défense contre l'étonnement. " Alessandro Baricco

    Les peintures, les photos et les œuvres hybrides présentées dans cette exposition résultent de promenades contemplatives là où le ciel est vaste et l'eau abondante. Elles essaient de contenir l'espace et la lumière entrés dans l'œil, de partager beaucoup de temps passé dans les nuages à tenter de voir l'invisible. Elles réfléchissent la fragilité de la vie, sa beauté et sa cruauté. Ces œuvres saluent la mémoire des bibliothèques et celle de leurs propres matériaux.

    J'ai cherché à atteindre la plus grande luminosité possible, dans des œuvres composées de divers matériaux : peinture à l'huile, photo, aquarelle, haut-relief, collages et assemblages multi-médias. Par rapport aux expositions précédentes, la ligne a gagné en précision et le mouvement en vigueur.

    À la Galerie de l'UQAR, du 3 au 23 octobre 2004. Ouvert tous les jours de 9h à 21h. Vernissage le jeudi 7 octobre à 17h. Bienvenue à tous et à toutes.

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    Un campus sans fumée ?

    Les étudiants sont en plein dans la mire des compagnies de tabac. Les résultats d'une enquête faite par des étudiants universitaires pour l'organisme " Médecins pour un Canada sans fumée " indiquent que le marketing des compagnies de cigarettes est encore bien présent aujourd'hui sur les campus des universités et des collèges.

    Annonces publicitaires de cigarettes dans les journaux universitaires et sur les babillards, vente de produits du tabac, événements commandités par les compagnies de tabac : une proportion importante de collèges et d'universités ont encore les doigts pris dans cet engrenage funeste. Pourtant, plus de 90 % des étudiants disent que tous les bâtiments d'un campus devraient être sans fumée. L'enquête a été menée auprès de 35 établissements postsecondaires, dont l'UQAR.

    Concernant l'UQAR plus précisément, l'enquête constate qu'aucune annonce reliée au tabac n'a été diffusée dans les journaux sur le campus au cours de la dernière année. Elle signale aussi que le bar de l'UQAR n'a pas été approché pour tenir des événements commandités par les entreprises de tabac. Par contre, elle déplore que la coop étudiante et le bar Le Baromètre proposent des étalages de cigarettes et qu'il est toujours permis de fumer dans le bar. Elle reproche aussi aux Logements étudiants de l'UQAR de donner l'autorisation de fumer à l'intérieur d'une partie des chambres qui sont louées sur le campus. De plus en plus de résidences universitaires ne tolèrent plus la cigarette.

    L'enquête souhaite enfin que l'UQAR mette en place un programme d'aide pour les étudiants qui désirent cesser de fumer. Pourtant, un tel programme existe déjà, par l'entremise des Services aux étudiants.

    Ajoutons qu'au Campus de Lévis, il est interdit de fumer partout.

    MB

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    1969-2004, l'UQAR a 35 ans
    Les années 1980

    À Rimouski en 1983, c'est l'inauguration d'un agrandissement majeur sur le campus. À la cérémonie de coupure du ruban, on retrouve le président de l'Université du Québec Gilles Boulet, le ministre de l'Éducation Camille Laurin, le recteur de l'UQAR Guy Massicotte et le député de Rimouski Alain Marcoux.

    L'UQAR a entrepris les années 1980 avec des hausses continuelles de sa population étudiante. 1980 : c'est aussi cette année-là que l'UQAR ouvrait un Bureau régional à Lévis, à Place Tanguay, afin de répondre aux nombreuses demandes de formation que l'Université recevait en provenance de cette région.

    À Rimouski, en septembre 1983, afin de mieux répondre à l'affluence d'étudiants, la taille de l'Université augmente de 20 %, avec la construction de l'Atrium, de la nouvelle bibliothèque, de la cafétéria, de l'amphithéâtre F-215, en plus du réaménagement des Services aux étudiants. L'Atrium devient rapidement le cœur du nouveau campus.

    Autres dates à retenir dans cette décennie :

    MB

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    Publication
    Écotoxicologie moléculaire

    Couverture du livre.

    Peu d'ouvrages scientifiques sont consacrés à l'écotoxicologie moléculaire dans le monde francophone. Les Presses de l'Université du Québec viennent de faire paraître un livre qui deviendra une référence de premier plan dans le domaine. Et l'un des responsables de la publication de cette brique de 464 pages est le professeur Émilien Pelletier, de l'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER).

    L'ouvrage spécialisé s'intitule Écotoxicologie moléculaire, Principes fondamentaux et perspectives de développement. De façon générale, il traite de l'impact des composés chimiques sur les écosystèmes, intégrant des notions de chimie, de toxicologie et d'écologie. Comme société, la question nous préoccupe de plus en plus : comment la cellule vivante se défend-elle face aux stress du milieu, face aux agressions de la pollution ?

    Trois chercheurs ont dirigé le vaste projet : Émilien Pelletier, qui est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie moléculaire appliquée aux milieux côtiers des hautes latitudes ; Peter G.C. Campbell, professeur à l'INRS et titulaire d'une Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie des métaux ; et Francine Denizeau, qui était professeure de chimie et de biochimie à l'UQÀM (elle est décédée des suites d'un cancer en mars dernier).

    L'ouvrage est le fruit du travail d'une trentaine d'experts, provenant de plusieurs disciplines. Outre M. Pelletier, les autres professeurs, diplômés et étudiants en océanographie de l'UQAR qui ont apporté leur contribution à ce livre sont : Olivier Assoi-Etchian, Sophie Gauthier-Clerc, Jaime Padrós, Jocelyne Pellerin, Olivier Perceval, Ahmed Siah et Catherine Simard.

    Écosystèmes aquatiques
    Ainsi, dans cet ouvrage, les auteurs évaluent la santé des écosystèmes aquatiques au moyen d'outils à la fine pointe des développement technologiques. Ils y décrivent les effets immunotoxiques de certains contaminants et présentent les développements les plus récents en toxicologie cellulaire. Ils s'intéressent aux biomarqueurs d'exposition ainsi qu'aux modifications métaboliques que subissent les organes exposés.

    " L'ouvrage s'adresse aux étudiants des 2e et 3e cycles en sciences environnementales ainsi qu'aux professeurs et chercheurs en toxicologie et en écotoxicologie, explique Émilien Pelletier. Il vise à améliorer leur compréhension des mécanismes fondamentaux qui régissent les modes d'action des composés chimiques sur les processus vitaux. Il permet aussi de découvrir les bioindicateurs les plus susceptibles de produire un diagnostic environnemental de qualité. "

    Au terme des neuf chapitres de cet ouvrage, les auteurs constatent la " convergence remarquable, au Québec, de tous ces laboratoires et équipes de recherches à approcher l'écotoxicologie d'un point de vue moléculaire et cellulaire et de chercher à comprendre les mécanismes qui régissent les interactions entre la matière inerte et le monde vivant ".

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    Publication
    Intervenir auprès des familles

    Une équipe de l'UQAR vient de voir les résultats de ses recherches publiés par la maison d'édition L'Harmattan, de Paris, dans la collection " Éthique en contextes ". Le livre s'intitule : Intervenir auprès des familles, Guide pour une réflexion éthique.

    Sous la direction du professeur Pierre-Paul Parent (UQAR), l'équipe d'auteurs est composée de Bruno Boulianne (UQAR), Marie Beaulieu (Sherbrooke) et Monique Dumais (UQAR).

    Ce livre est le résultat d'une recherche qualitative réalisée avec la collaboration de praticiens et praticiennes qui interviennent auprès de la famille, principalement dans des Centres jeunesse et des Centres locaux de services communautaires du Québec, comme travailleurs sociaux, psychologues, éducateurs, etc. L'objectif visé consistait à identifier les principaux enjeux éthiques auxquels la pratique d'intervention confronte ces personnes.

    " À partir des discours des intervenants, explique Bruno Boulianne, notre équipe de recherche a construit cet outil de réflexion éthique, qui peut être très utile pour la formation des intervenants professionnels et sociaux en rapport avec la pratique clinique. L'ouvrage permet aussi à toute personne intervenant auprès des familles de poursuivre sa réflexion éthique sur sa pratique. "

    L'ouvrage est divisé en quatre parties. Une première rend compte de la façon dont les intervenants conçoivent leur travail auprès des familles. La deuxième traite des principales représentations des familles, telles que véhiculées par les intervenants. La troisième est consacrée aux conflits de valeurs qui peuvent surgir dans leurs pratiques. Enfin, la dernière partie invite à passer d'une pratique portée par un idéal de départ vers une pratique " réfléchie ", c'est-à-dire qui tient compte de l'expérience.

    Au Québec, l'ouvrage sera distribué par les Presses de l'Université Laval.

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