30e année, numéro 12    Mardi, 23 février 1999
 
 
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    UQAR et examens CGA
    Meilleur taux de réussite de l’ensemble des universités québécoises

    Avec un taux de réussite de 84,6%, les étudiantes et étudiants de l’UQAR ont connu d’excellents résultats suite aux examens, en décembre dernier, de l’Ordre des comptables généraux licenciés du Québec. La moyenne au Québec est de 74,6% et celle de l’ensemble du Canada est de 69,7%.  Selon Rodrigue Proulx, professeur et personne ressource de l’UQAR à l’Ordre des CGA, l’UQAR obtient, pour une deuxième année consécutive, le meilleur taux de réussite au Québec.

    Voici les noms des étudiantes et étudiants qui ont réussi ces examens.

    Vérification 2 : Kathy Marquis (de Rimouski).

    Comptabilité financière 4 : Caroline D’Astous (Saint-Fabien), Johanne Larrivée (Pointe-au-Père), Germaine D. Levesque (Saint-Jacques, Nouveau-Brunswick), Sarah Paquet (Rimouski) et Lyne Verreault (Rimouski).

    Finance 2 : David Arsenault (Bonaventure), Marie-Hélène Beaulieu (Sayabec), Nathalie Bélisle (Rimouski), Isabelle Desrosiers (Matane), Johanne Gagné (Lévis), Carole Gariépy (Charlebourg), Simon Gauthier (Amqui), Gino Gosselin (Rimouski), Thi Phuong Mai Huynh (Rimouski), Kathy Marquis (Rimouski), Réal Martimbault (Saint-Hubert), France Ouellet (Pointe-au-Père), Marie-Paule Ouellet (Sept-Îles), Nancy Rouleau (Rimouski), Anick Roussel (Lac-au-Saumon), Chantal Vigneault (Saint-Ferdinand).

    Félicitations aux étudiants et à leurs professeurs !
     

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    Miguel Retamal vous invite au théâtre

    Metteur en scène bien connu à Rimouski, Miguel Retamal vous lance une invitation pour voir du théâtre, les vendredi et samedi 26 et 27 février, au F-210 de l’UQAR, à 20 h.  Le Théâtre de Rimouski présentera alors des extraits de pièces sous le titre suivant : "Neuf(s) acteurs en quête de... ". En plus de s’occuper de la mise en scène Miguel Retamal joue dans cette soirée, en compagnie de neuf autres comédiens.

    Miguel est un diplômé de l’UQAR, à la maîtrise en lettres. Il est aussi chargé de cours à l’UQAR, en espagnol et en théâtre québécois contemporain. Parmi les comédiens, certains sont des étudiants ou des diplômés de l’UQAR.

    « C’est une soirée, explique M. Retamal, qui permet de se familiariser avec certains auteurs de théâtre québécois, comme Marie Laberge, Louis Saïa et Louise Roy. Au début de chaque extrait, je me charge de mettre l’auditoire en contexte. J’invite en particulier ceux et celles qui ne connaissent pas beaucoup le théâtre à venir faire des découvertes. »

    Les profits seront remis à la Fondation de l’UQAR.  "Ma troupe a déjà contribué à certaines causes, comme Centraide et l’ASEQ, affirme Miguel. Je pense aussi que l’éducation est une cause très importante. C’est donc avec plaisir que nous remettrons les profits à la Fondation de l’UQAR, pour développer l’enseignement et la recherche universitaire dans l’Est du Québec."

    Les billets sont en vente à la Coop étudiante de l’UQAR. En pré-vente : 7 $, à la porte : 10 $.

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    Nouveau programme de bourses d’entrée à la maîtrise

    L’UQAR annonce un nouveau programme de bourses de 2000 $ chacune pour toutes les étudiantes et tous les étudiants admis à temps complet à un programme de maîtrise à l’UQAR, sur la base d’un diplôme de baccalauréat obtenu avec une moyenne d’au moins 3,3 sur 4,3 ou l’équivalent. Ce programme entre en vigueur à compter de la session d’automne 1999. Aucun formulaire n'est requis.

    Rappelons que l’UQAR offre les programmes de maîtrise suivants : océanographie, développement régional, gestion des ressources maritimes, éducation, éthique, études littéraires, gestion de projet, gestion des personnes en milieu de travail, gestion de la faune et de ses habitats, et enfin, ingénierie.

    Renseignements : à Rimouski, 1 800 511-3382, et à Lévis, 1 800 463-4712.

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    La Fondation de l’UQAR
    verse 75 000 $ pour la recherche

    La Fondation de l’UQAR a procédé à la sélection des neuf projets de recherche qui seront subventionnés à même les revenus de la campagne de financement de 1998. Dix huit projets, totalisant 334 000$, avaient été déposés à la Fondation.

    Un comité de sélection a procédé à l’analyse de ces projets. Rappelons que trois grands objectifs sont considérés dans l’attribution des subventions de recherche : fournir les instruments de prévision, d’évaluation et de maîtrise destinés à servir de support à l’organisation sociale et au développement collectif ; contribuer à la création des instruments jugés indispensables à la prise en charge du développement de notre société régionale et apporter un complément de ressources aux chercheurs oeuvrant dans des secteurs qui sont moins favorisés par des organismes qui subventionnent la recherche.

    Voici un court résumé des neuf projets qui ont été acceptés :

    Développement d’une commande adaptative pour l’usinage, par Abderrazak El Ouafi, professeur en génie

    Dans un contexte économique caractérisé par une demande croissante de produits de qualité dans des délais de plus en plus courts, la contribution des machines-outils à commande numérique dans l’industrie manufacturière n’est plus à démontrer. Leur importance, en terme de retombées directes et indirectes, se chiffre à des centaines de millions $. Durant les dix dernières années, les exigences ont évolué beaucoup plus vite que les performances des machines. La technologie actuelle des machines est basée sur des concepts datant de plusieurs décennies et qui arrivent presque à la limite de leurs potentiels. Il devient nécessaire de développer des alternatives.

    Les développements proposés dans ce projet s’inscrivent dans cette perspective et visent à mettre au point des outils capables d’améliorer les performances des machines-outils à commande numérique et de les faire évoluer vers une plus grande autonomie à travers une approche de commande adaptative intelligente. Cette approche tient compte des critères de productivité, de qualité et de fiabilité. La stratégie de commande sera concrétisée autour d’une structure multisensorielle combinée à des nouvelles techniques neuroniques de modélisation qui évoluera par la suite vers une architecture ouverte de commande et de surveillance de procédé.

    Les résultats attendus de ce projet peuvent être adaptés à plusieurs applications industrielles et générer des retombées profitables pour les entreprises oeuvrant dans le secteur manufacturier, quant à la performance et à la fiabilité des équipements.

    Le mécanisme de floculation argile-pétrole : un outil potentiel de nettoyage des plages suite à un déversement pétrolier, par Philip Hill, professeur en océanographie; Danielle Cloutier, étudiante de doctorat; avec la collaboration de Kenneth Lee, Institut Maurice-Lamontagne et Carl Amos, Commission géologique du Canada

    Le littoral de l'estuaire Saint-Laurent est un milieu reconnu pour sa richesse et sa biodiversité. La beauté et le caractère unique de ses côtes sont des éléments importants pour le développement du secteur du tourisme du Bas Saint-Laurent, de la Gaspésie et de la Côte-Nord. L'estuaire est également une zone importante pour le transport maritime. En 1996, 6,8 millions de tonnes de pétrole brut ont été transportées par voie maritime à la raffinerie de Québec/Lévis. Ce transport continuel comporte un risque significatif qu'un accident survienne et qu'un déversement de pétrole majeur se produise dans l'estuaire. Une nappe de pétrole, formée à la surface de la mer, serait éventuellement transportée à la côte par les vents et les courants de surface.

    Lors d'un tel scénario, les côtes de l'estuaire seront exposées à une catastrophe écologique. Due à la faible énergie des vagues qui affectent les milieux littoraux de l'estuaire, la persistance du pétrole serait vraisemblablement de longue durée. L'interaction entre les particules minérales et le pétrole entraîne la formation des floculats qui ont la propriété de limiter l'adhésion de l'huile au substrat, de prévenir la recoalescence de la nappe pétrolière et de favoriser la dégradation du pétrole dans le milieu naturel. La structure stable ainsi que la faible densité qui caractérise les floculats facilite leur élimination du milieu par les courants.

    Ce projet vise à étudier les processus de remise en suspension des particules fines ainsi que l'érosion du pétrole du substrat. Le mécanisme de floculation argile-pétrole offre un potentiel positif de nettoyage des plages de faible énergie lors d'un déversement de pétrole. Le projet va contribuer à mieux comprendre le processus et à mettre au point des plans de réponses régionaux contre les déversements pétroliers.

    Analyse de faisabilité technique et économique d’une usine de fabrication d’éoliennes dans l’Est du Québec ; évaluation des impacts technologiques et économiques régionaux, par Adrian Ilinca, professeur en génie

    À la suite du débat public sur l’avenir énergétique du Québec, le ministre des ressources naturelles a réservé un quota d’énergie éolienne dans le portefeuille de la province. L’équivalent économique de ce quota est de l’ordre de 30 millions $ par année, sur une période de 10 ans. Dans le contexte économique régional, il est essentiel de profiter des retombés de ces investissements pour revitaliser l’économie de la région, créer des emplois durables et obtenir des commandites en recherche et développement.

    L’objectif principal du projet est d’étudier les impacts économiques et technologiques autant régionaux que provinciaux, incluant ceux reliés à l’emploi, à partir d’un exemple concret de faisabilité d’une usine d’assemblage au Bas-Saint-Laurent/Gaspésie. Nous comptons fournir à des fabricants potentiels la justification technique et économique de s’établir en région et l’intérêt de collaborer étroitement avec l’UQAR pour tous leurs besoins d’analyse économique et financière ainsi que de R&D.

    Le projet vise le développement « hypothétique » d’une ligne d’assemblage dans la région pour deux produits type et l’évaluation des impacts économiques et des effets induits à travers les fournisseurs potentiels. Le premier résultat concret de cette étude sera un rapport technique, disponible publiquement pour commentaires et discussions.

    L’éclosion de stratégies de développement dans la conjoncture de la crise des années 1930 au Bas-Saint-Laurent : contribution à l’émergence d’une identité régionale, par Jacques Lemay, professeur en histoire

    La coopération sur toutes ses formes, la syndicalisation du monde rural, l’éducation et la professionnalisation des agriculteurs, la colonisation vers de nouveaux espaces : tout cela est issu de la grande crise des années 1930. Ces projets de transformation sociale, qui connaissent leur haute saison dans une époque de désarroi et de trouble, exigent d’être interrogés. Qui sont leurs principaux leaders d’opinion ? Comment cette crise mondiale, succédant aux soubresauts de l’après-guerre, a-t-elle ébranlé leur confiance dans le progrès économique ? Comment ces projets de solidarité pouvaient-ils s’épanouir pour ressaisir un monde qui basculait dans l’incertitude en donnant orientation et sécurité tout en appelant au ralliement et à l’action autour d’une vision de société plus désirable ? Comment ces projets ont-ils permis à de nombreux individus, groupes et associations de participer davantage à la vie sociale, de développer une solidarité régionale plus riche. Cette recherche veut finalement poser une question actuelle : sommes-nous déjà passés de l’époque des grands projets qui parlaient à l’imaginaire et qu’accompagnaient de grands mouvements sociaux, au temps de la gestion du quotidien, de la reconnaissance des contraintes, d’un espace cantonné à la préservation d’un bonheur privé ?

    L’histoire des Iles-de-la-Madeleine en regard des politiques et interventions du gouvernement fédéral, par Paul Larocque, professeur en histoire

    La démarche s’insère dans un projet plus vaste, en vertu duquel sera produite, d’ici quatre ans, une histoire générale, rigoureuse et accessible des Iles-de-la-Madeleine dans le cadre de la collection bien connue : Les régions du Québec.

    La subvention de la Fondation permettra de dépouiller des documents sessionnels déposés pour alimenter les délibérations des parlementaires du Canada-Uni (1841-1678) et de la Chambre des Communes (1867). Ces documents, souvent ignorés par les chercheurs, permettront de mieux comprendre l’évolution d’une société de marins-pêcheurs confrontée à l’insularité. Responsable de la gestion de la navigation et des ressources maritimes, le gouvernement du Canada est intervenu de multiples manières aux îles et dans le Golfe : inspectorat des pêches, aménagement et entretien de phares, de quais et plus tard de ports, installation du télégraphe, subventions au transport maritime, acheminement du courrier, etc.

    Nous devrions trouver des réponses au moins partielles à plusieurs questions. Comment, par exemple, la population de l’archipel a-t-elle vécu sa situation d’insulaire? Quelles relations, permises ou illicites (contrebande), a-t-elle entretenues avec l’extérieur? À quel rythme et suivant quelles modalités a-t-elle resserré ses liens avec le continent?

    Production de lichens in situ pour l’alimentation du caribou gaspésien, par Luc Sirois, professeur en biologie

    La population relique de caribou en Gaspésie soulève des enjeux environnementaux considérables compte tenu de son caractère menacé et de ses besoins en terme de vieilles forêts, celles-là même qui suscitent la convoitise de l’industrie forestière. C’est que ces vieilles forêts de conifères constituent l’habitat où le lichen arboricole pousse en plus grande abondance. Or, ce lichen est le principal fourrage hivernal du caribou en Gaspésie.

    Les travaux sur la problématique du caribou et de son habitat en Gaspésie ont principalement été menés, au cours de la dernière décennie, par des chercheurs de l’UQAR et du Service d’aménagement de la faune du Québec. Alors que nos recherches sur la sélection fine de l’habitat hivernal se déroulent actuellement sur le terrain, le projet supporté par la FUQAR permettra : 1) de mesurer les effets à court terme des chablis et des coupes dans les forêts d’altitude sur l’abondance du lichen arboricole disponible au caribou; 2) de mettre au point un dispositif de mesure afin de pouvoir suivre la croissance des lichens à moyen terme in situ; 3) de documenter l’influence des conditions micro-environnementales (température, lumière, humidité sur la croissance des lichens qui constituent le fourrage hivernal du caribou; et 4) de mettre au point une méthode d’inoculation de jeunes forêts avec des lichens arboricoles.

    Nos travaux s’inscrivent dans un programme de recherche intégré sur la conservation du caribou gaspésien, un enjeu qui dépasse largement la communauté universitaire locale. Cette problématique rejoint l’ensemble de la population régionale et interpelle notre capacité de rendre opérationnelle ici la mise en œuvre de la convention des Nations Unies sur la conservation de la biodiversité mondiale.
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    Trois résumés n’étaient pas accessibles au moment de mettre sous presse.  Il s’agit du projet de recherche de Mme Micheline Bonneau, Sondage immigration et municipalités ; celui de M. Jean-Claude Brêthes, sur la dynamique d’exploitation d’un stock halieutique : le cas de la pêcherie du crabe des neiges, et enfin, celui de M. Simon Papillon, sur l’échec scolaire des jeunes : facteurs associés et propositions d’action.
     

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    Mohammed, « le rassembleur »

    Rassembleur. Le mot a été souvent prononcé ces derniers jours. Mohammed El-Sabh, qui nous a quittés prématurément, avait développé une grande habileté à concilier les gens, à réunir les efforts, à accorder les différences.

    Égyptien, M. El-Sabh (le lion, en arabe) est arrivé à Rimouski en 1972, après des études de doctorat à l’Université McGill. Il ne parlait même pas français, mais il s’est vite amouraché de cette région qu’est le Bas-Saint-Laurent, bordée par le grand fleuve qu’il aimait tant. Ici à Rimouski, il a travaillé à faire grandir l’océanographie, à tisser un réseau de liens à travers le monde entier.

    Je me rappelle du colloque Périls et catastrophes, en 1986. Il était à la tête d’une équipe qui a réussi à faire converger vers Rimouski des spécialistes qui arrivaient des États-Unis, du Mexique, de France, du Japon, de l’Inde, de l’Afrique, etc. Au milieu de ces experts provenant de partout, Mohammed rayonnait, donnant un conseil à l’un, une poignée de main à l’autre. Il connaissait tout le monde. Il était le grand rassembleur.

    Je me souviens aussi d’un livre important sur l’estuaire du Saint-Laurent, qu’il a publié, fin 1990, avec le chercheur Norman Silverberg, alors à l’Institut Maurice-Lamontagne. Ce livre a paru en pleine crise entre l’Irak et les États-Unis, une période qui était particulièrement douloureuse pour Mohammed, en raison notamment de ses racines de langue arabe et de religion musulmane. Je me souviens qu’il exprimait alors une grande fierté d’avoir réalisé un ouvrage important en collaboration avec un chercheur d’origine juive. Ce petit geste de conciliation, en pleine guerre du Golfe, lui semblait d’une grande valeur humaine.

    Mohammed avait aussi gardé un cœur d’enfant. Je rappelle un souvenir : il y a quelques années, Mohammed jouait aux quilles pour la première fois de sa vie, dans le cadre d’une activité sociale du personnel de l’UQAR. J’étais dans son équipe. Mon fils, qui n’avait pas 10 ans, m’accompagnait, et il avait été impressionné par cet homme imposant, à la crinière ivoire et au teint basané. Quelques jours plus tard, mon fils aperçoit Mohammed qui livrait un commentaire scientifique dans le cadre d’un bulletin de nouvelles à la télévision. Mon fils me dit : « Regarde, c’est le joueur de quilles! ». J’ai raconté l’anecdote à Mohammed, quelques jours plus tard, et je le vois encore rire à gorge déployée, la larme à l’œil. Qu’un enfant l’identifie, lui, comme un joueur de quilles, voilà de quoi le faire vibrer goulûment! Il aimait rire.

    Le 13 février dernier, une émouvante cérémonie religieuse a eu lieu en souvenir de Mohammed, en l’église du Bic, sous l’habile direction de l’abbé Pascal Parent, qui était personnellement à l’origine de son embauche à l’UQAR. Les amis de Mohammed, les membres de l’Université ainsi que la petite communauté musulmane de Rimouski étaient réunis, partageant prières et témoignages, en français et en arabe. Les deux frères de Mohammed sont venus spécialement d’Égypte. Deux baumes mélodieux ont été joués, l’un par la chorale du Bic et l’autre par Anne-Marie Gagné, fille de Pauline Côté, qui était la compagne de Mohammed. Anne-Marie a interprété à la flûte traversière Ave Maria, une pièce que Mohammed lui avait demandé de jouer le jour où il nous quitterait. D’humbles humains étaient ensemble, partageant leur peine, surpris par ce décès soudain. Mohammed aura été un rassembleur jusqu’au grand départ.

    Mario Bélanger

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    Par ici, Brest !

    Plus d’une vingtaine d’étudiantes et d’étudiants français dans le domaine des sciences comptables, provenant du Lycée Jules-Lesven, à Brest, ont profité d’un séjour au Québec, du 3 au 14 février, avec une expédition à Rimouski, du 6 au 12 février. Accompagnés par trois enseignants, ces braves Bretons, n’hésitant pas à se confronter à notre hiver, ont bien apprécié leur voyage à Rimouski: visite du campus et de la ville, tournées industrielles, conférences, rencontres avec des étudiants de l’UQAR, du ski à Val-Neigette, du hockey avec l’Océanic, etc. Le professeur Rodrigue Proulx a supervisé ce projet emballant.

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    Journée de formation à propos du suicide

    Une journée de formation sur le suivi à faire lors d’une crise suicidaire a réuni à l’UQAR, le 12 février, environ 150 intervenantes et intervenants dans le domaine de la santé, y compris des médecins, des psychologues et des infirmières.

    Organisée par le Centre de prévention du suicide du Bas-Saint-Laurent, en collaboration avec les programmes en psychosociologie de l’UQAR, cette journée a permis d’entendre la psychologue Lynda Pomerleau, une spécialiste de cette question. Celle-ci a d’abord décrit les caractéristiques de l’état suicidaire. Par exemple : l’objectif du suicide est la recherche d’une solution à une douleur psychologique consciente et devenue intolérable. Des besoins psychologiques frustrés constituent le déclencheur du suicide. L’émotion qui entoure le suicide est faite de désespoir, de détresse et d’impuissance, de culpabilité et de dévalorisation. L’ambivalence entre le désir de vivre et le désir de mourir est toujours présente. Environ 80% des personnes mortes par suicide ont manifesté, directement ou indirectement, leur intention de mettre fin à leurs jours.

    Les discussions ont aussi porté sur le processus suicidaire, afin de mieux dépister et intervenir, sur les troubles de la personnalité, et sur les modalités d’intervention auprès des suicidaires et de leur entourage. On a aussi abordé la question de l’évaluation de l’urgence suicidaire. Ainsi, l’urgence est faible lorsque la personne a surtout besoin de parler à quelqu’un, qu’elle cherche des solutions, qu’elle est plus souffrante que troublée. Par contre, l’urgence est élevée quand la personne est coupée de ses émotions, qu’elle est persuadée d’avoir tout essayé ou qu’elle a arrêté les modalités du suicide et prévoit passer à l’acte dans les 48 heures.

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    Région de Sept-Îles/Port-Cartier
    Incitation au développement des compétences technologiques

    Il arrive que les entreprises de la région de Sept-Îles et de Port-Cartier font face à des problèmes de recrutement de diplômés(es) universitaires en sciences et en génie. Il est parfois difficile de trouver des diplômés qui ont les compétences technologiques nécessaires et qui sont prêts à travailler sur la Côte-Nord.

    La Corporation de soutien au développement technologique des PME (en collaboration avec Développement économique Canada) a mis au point, avec le Cégep de Sept-Îles, l’UQAR et les entreprises du milieu, un programme de développement des compétences technologiques pour la région de Sept-Iles et de Port-Cartier.

    Ainsi, dès l’été 2000, la CSDT-PME financera 50% du salaire d’un étudiant ou d’une étudiante diplômé du Cégep de Sept-Îles ayant démontré un intérêt pour travailler sur la Côte-Nord. Dans le cadre de ce projet, des étudiantes et étudiants pourront réaliser un travail d’été rémunéré, dans une entreprise de la région de Sept-Îles ou de Port-Cartier. Ce programme s’adresse aux étudiantes et étudiants qui ont terminé leurs études collégiales, peu importe le programme, et qui s’inscrivent à l’UQAR en génie, chimie, biologie ou informatique.

    Cependant, dès l’été 1999, les personnes qui ont un diplôme du Cégep de Sept-Îles dans les programmes de technologie de maintenance industrielle, de technologie de l’électronique industrielle ou en techniques de l’informatique, et qui s’inscrivent à l’UQAR dans l’un des quatre programmes d’études mentionnés, sont également éligibles dès la fin de leurs études collégiales.

    La liste d’entreprises participantes à ce programme sera connue prochainement. Les stages en entreprise s’étendront sur des périodes de douze à quatorze semaines. Le recrutement des étudiants sera fait conjointement par l’UQAR et la Corporation, avec les dirigeants des entreprises participantes, à compter de l’hiver 1999.

    Pour plus de renseignements à l’UQAR : Régis Beaulieu, 723-1986 poste 1227.

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