30e année, numéro 7    Mardi, 24 novembre 1998
 
 
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    Remise des Bourses d’excellence de l’UQAR

    L’UQAR a participé dernièrement, en collaboration avec la Fondation de l’UQAR, à la remise de plus d’une centaine de Bourses d’excellence (dont 17 au Campus de Lévis), d’une valeur de 1000 $ ou de 2000 $ chacune.  Ces étudiants, qui provenaient de plus d’une vingtaine de collèges différents, ont reçu plus de 160 000 $ en bourses en tout.

    Conditions nécessaires pour obtenir une bourse d’excellence : être inscrit à l’UQAR à temps complet dans un programme de 1er cycle et présenter un dossier scolaire collégial de haute qualité.  Bonne nouvelle : le programme de bourses d’excellence de l’UQAR se poursuivra l’an prochain.  Ainsi, des bourses d’une valeur de 1000 $ (cote de rendement au collégial entre 30 et 32) et de 2000 $ (cote de rendement supérieure à 32) sont offertes.  Aucun formulaire de candidature n’est requis.  Tous les étudiants qui font une demande d’admission à l’UQAR et qui sont éligibles, selon les critères établis, recevront une bourse.

    Vous trouverez ici les noms (et collège de provenance) des étudiantes et étudiants de l’UQAR qui ont obtenu, en 1998, une Bourse d’excellence de l’UQAR pour souligner la qualité de leur dossier scolaire.  La majorité de ceux-ci arrivent d’un Cégep, et ils reçoivent donc une bourse d’une valeur de 1000 ou 2000 $ chacune. Certains ont également reçu une bourse d’une valeur de 500 $, comme deuxième versement d’une bourse de 1000 $ qu’ils avaient obtenu l’année précédente.

    Félicitations à tous les boursiers et boursières!  Vous pouvez obtenir des renseignements sur ce programme de Bourses d’excellence au Service d’information scolaire des collèges ou en composant le numéro 1-800-511-3382.

    Campus de Rimouski

    Baccalauréat en génie des systèmes électromécaniques

    Bertrand Fortin (Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue), Yvan Paradis (Cégep de La Pocatière), Pierre-Étienne Côté (Cégep de Matane), ainsi que Steeve Desbois, Carl Dumais, Jonathan Robinson, (Cégep de Rimouski) et Louis Saint-Laurent (Cégep de Rimouski).

    Baccalauréat en mathématiques-informatique

    Marie-Noelle Levasseur (Cégep de Matane) et Sylvain Lambert (Cégep F.-X.-Garneau).

    Baccalauréat en chimie

    Jean-François Pinault (Cégep de la Gaspésie et des Îles), ainsi que Pierre D’Astous, Isabelle Migneault (Cégep de Rimouski) et Cathy Fortin (Cégep de Matane).

    Baccalauréat en sciences infirmières

    Annie Anctil et Ariane Normand (Cégep de Rimouski) et Brigitte Turbide (Cégep de Matane).

    Baccalauréat en biologie

    François Plourde (Cégep de Bois-de-Boulogne), Dominique Auger et Caroline Duchaine (Cégep F.X. Garneau), Mélanie Bourgeois (Cégep de la Gaspésie et des Iles), Sébastien Boisvert (Cégep de Granby Haute Yamaska), Marie-Odile Rozon (Cégep de l’Outaouais-Hull), Sophie Brillon (Cégep de Sherbrooke), David Campbell (Cégep de Saint-Jérôme), Martine Lizotte (Séminaire de Sherbrooke), Geneviève Desroches (Cégep de Valleyfield), Kaven Mcnicoll (Centre matapédien d’études collégiales), Kim Picard (Cégep Édouard Montpetit), Anissa Merzouk (Cégep André-Laurendeau), ainsi que Alexandra Dubé-Loubert et Sébastien Soucy (Cégep de Rimouski).

    Baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire

    Isabelle Lebreux (Cégep de Matane), Julie Bérubé et Mariève Ouellet (Cégep de Rimouski), Marie-France Dumont et Isabelle Gagnon (Cégep de Rivière-du-Loup), Caroline Gagnon et Guylaine Houde (Cégep de Baie-Comeau), Valérie Boudreault et Jenny Côté (Cégep de la Gaspésie et des Iles), Véronique Loisel (Cégep de Rimouski) et Marie-Noelle Dionne (Cégep de Rivière-du-Loup).

    Baccalauréat en enseignement secondaire

    Isabelle Lavoie (Cégep de Rimouski), Michel Gagnon et Joannie Coll (Cégep de Matane), Marie-Ève Lévesque (Cégep de La Pocatière), Marie-Ève Lavoie, Valérie Potvin, Danick Gallant et Geneviève Gendreau (Cégep de Rimouski), Caroline Damboise et Robert Rioux (Cégep de Rivière-du-Loup), Geneviève Jean (Cégep de Sept-Iles), Marie-Claude Thériault (Cégep de Rivière-du-Loup), Mélissa Dionne (Centre matapédien d’études collégiales), Jerry Huet (Cégep de la Gaspésie et des Iles), Dominique Brochu (Cégep de Lévis-Lauzon), ainsi que Sylvain Bérubé, Isabelle Gaudreault, Isabelle Guérette, Lise Hélène Morissette, Daniel Ouellet, Christian Raymond et Carole Boucher (tous du Cégep de Rimouski).

    Baccalauréat en enseignement adaptation scolaire

    Nadia Lévesque (Centre matapédien d’études collégiales).

    Baccalauréat en géographie

    Mathieu Pelletier (Cégep de Rimouski), Anouk Racette (Cégep de Limoilou) et Élisabeth Côté (Cégep du Vieux-Montréal).

    Baccalauréat en histoire

    Jeannot Bourdages (Cégep de Rimouski).

    Baccalauréat en sciences comptables

    Marie-Andrée Thibault (Cégep de Matane), Nancy Michaud, Valérie Boucher, Anne-Louise Caron, Sonia Dubé et François Lévesque (Cégep de Rimouski), Nicolas Bélanger (Cégep de Lévis-Lauzon), Annick Laplante (Cégep de Rivière-du-Loup) et Caroline Turcotte (Centre matapédien d’études collégiales).

    Baccalauréat en administration

    Isabelle Fortin, Frédéric Garon, Mélanie Lagacé, Lyne Paradis et Nancy Pouliot (tous du Cégep de Rimouski), Sylvain Dubé (Cégep de Rivière-du-Loup) et Isabelle Lapierre (Cégep de la Gaspésie et des Iles).

    Baccalauréat en études littéraires

    Caroline Dupont et Valérie Mongrain (Cégep de Rimouski).

    Baccalauréat en psychosociologie de la communication

    Jessica Desbiens (Cégep de Rimouski).
     

    Campus de Lévis

    Baccalauréat en administration

    Valérie Caron et Geneviève Faucher (toutes deux du Cégep de Lévis-Lauzon) et Marie-Claude Dubé (Cégep de Rivière-du-Loup).

    Baccalauréat en sciences comptables

    Marie-Ève Lord (Collège de Lévis), Catherine Fournier, Nicolas Bélanger, Nicolas Bougie et Annie Labbé (Cégep de Lévis-Lauzon), ainsi que Julie Dionne et Karine Plante (Cégep de La Pocatière).

    Baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire

    Annie Bilodeau, Marie-Ève Labrecque et Andrée Carignan (Cégep de Lévis-Lauzon).

    Baccalauréat en sciences infirmières
    Diane Huppé (Cégep de Lévis-Lauzon) et Hélène Tardif (Cégep de Sainte-Foy).

    Baccalauréat en enseignement adaptation scolaire

    Mélanie Lortie (Cégep de Limoilou) et Catherine Noreau (Cégep de Sainte-Foy).

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    Six filles en première année
    du programme de génie

    Vraiment, elles n’ont jamais été nombreuses, les filles, à se lancer dans des études en génie à l’UQAR. Quelques braves et rares fonceuses ont fréquenté le programme depuis son ouverture en 1994. Mais jamais n’avait-on vu de masse critique féminine, leur permettant de faire équipe, de se sentir solidaires entre elles.

    Cette année, elles sont six à étudier en première année du programme de baccalauréat en génie, parmi les 26 personnes à être inscrites : Marie-Ève Desjarlais (Rimouski), Sophie Cuierrier (Québec), Manuelle Croft (Port-Cartier), Nathalie Poirier (Rimouski), Suzie Loubert (Maria) et Ève Manon Fortin (Matane). Six sur 26. c’est encore peu, mais on sent chez elles un entrain, une connivence. Ce qui pourra les mener loin.

    Manuelle se dit heureuse d’être ici à l’UQAR. « On n’est jamais plus de 30 dans une classe. Tout le monde se connaît rapidement. C’est agréable jusqu’à maintenant. » Suzie constate : « C’est vrai que c’est plus personnalisé à l’UQAR. On peut s’aider, s’encourager. »

    Sophie, qui a connu le secteur technique au collégial, fait remarquer qu’il n’y a « pas autant de compétition entre les personnes à l’Université, par rapport au collège technique. Le contexte scolaire est différent, on cherche plutôt à s’entraider, à travailler en équipe, les gars et les filles. J’aime ça. »

    « Il faut travailler fort en génie à l’UQAR, explique Nathalie, mais je pense que c’est moins stressant qu’ailleurs. En plus, c’est facile de rencontrer les professeurs, de poser des questions. »

    « L’autre jour, j’ai manqué un cours, raconte Manuelle. Au cours suivant, le professeur se souvenait que j’avais été absente et il m’a donné des explications sur la matière. Le simple fait qu’il s’était rendu compte que je n’étais pas là, je l’ai ressenti comme une marque d’appréciation. Ça aurait été impossible dans une classe de 200 personnes. »

    Que feront-elles après leurs études? Suzie explique que la formation en génie peut conduire à de nombreuses portes, vers d’autres spécialités. Elle ne sait pas encore dans quoi elle travaillera, mais ça ne l’inquiète pas pour le moment. « J’apprécie la double formation du programme, en électrique et en mécanique. Ça ouvre des horizons. »

    Manuelle aimerait bien travailler comme ingénieure dans une entreprise de Port-Cartier, son lieu d’origine, ou ailleurs sur la Côte-Nord. « Avec ses grandes entreprises, la Côte-Nord a besoin d’ingénieurs. Ça me plairait de travailler dans ma région. »

    Sophie, elle, a grandi dans un contexte de machines et de foresterie. Elle a fréquenté le secteur technique pour acquérir des connaissances pratiques dans la fabrication et la conception de pièces mécaniques en général. « Maintenant, l’université va m’apporter les notions complémentaires dont j’ai besoin pour designer de nouveaux produits. J’aime la recherche et l’innovation et j’espère bien travailler, un jour, à mon compte. »

    Marie-Ève, pour sa part, a un objectif de haut voltige : travailler dans le domaine aérospatial. Elle est consciente que le défi est grand, qu’il faudra décrocher une maîtrise, atteindre un degré de performance élevé. « C’est un domaine en développement, et c’est mon intention d’y travailler. »


    Anniversaire
    Dix ans d’existence de la corporation Réformar
    et de l’appartenance du bateau Alcide-C.-Horth par l’UQAR

    Dix ans déjà que la corporation sans but lucratif Réformar a été créée! L’objectif de sa création, en 1988, était de coordonner la gestion du bateau Alcide-C.-Horth, utilisé conjointement par l’UQAR, l’Institut maritime du Québec et l’INRS-Océanologie.

    Lancé en 1965, ce bateau avait à l’origine servi dans le domaine de la pêche. Il a porté le nom de Vilmont II, puis de Raymond-Moore, avant de devenir le Alcide-C.-Horth.

    Le 5 novembre dernier, une cérémonie spéciale a été organisée pour souligner cet anniversaire. Parmi les invités : Géraldine Poirier-Horth, épouse du regretté Alcide C. Horth, Gérald Bouchard, le concepteur d’une nouvelle maquette du bateau (il a été cuisinier à bord du bateau pendant trois ans), Yves Côté, ingénieur mécanique, Solange Parent, cuisinière à bord du bateau, Pierre Michotte, gestionnaire de Réformar et employé de l’Institut maritime du Québec, André Richard, capitaine du bateau, Marcel Roy, représentant de l’UQAR dans la corporation Réformar, et Vladimir Koutitonsky, représentant de l’INRS-Océanologie à la table de Réformar.


    Projet d’histoire régionale des Îles-de-la-Madeleine

    Après la Gaspésie, le Bas-Saint-Laurent, la Côte-Nord et une quinzaine d’autres régions du Québec, c’est maintenant à propos des Îles-de-la-Madeleine qu’on entreprend la rédaction d’une histoire régionale, dans le cadre de la collection Les régions du Québec. Le projet a été lancé officiellement à Lavernière, aux Îles, le 22 octobre 1998, en présence de Madelinots, de représentants de l’INRS-Culture et Société et de deux porte-parole de l’UQAR.

    La préparation de l’histoire des Îles devrait s’étendre sur une période de trois à quatre ans. En 250 à 300 pages, la publication racontera l’histoire des Îles des origines à aujourd’hui. Ces îles fragiles, nous le savons, ont attiré depuis quelques décennies les écologistes, écrivains, peintres, photographes et navigateurs de partout, et même des marchands de sel.

    On parlera bien sûr, dans cet ouvrage, des attraits touristiques indéniables des Îles, mais les auteurs iront plus loin que l’image de la carte postale. Ainsi, la structure du livre, construit selon un plan bien fixé, prévoit aborder les questions suivantes : présentation géographique, origine du peuplement, mode d’occupation et démographie, évolution des grands secteurs de l’activité économique, mise en place des institutions civiles et religieuses, transformation de la société et vie culturelle.

    C’est M. Paul Larocque, professeur d’histoire à l’UQAR, qui sera le responsable scientifique du projet. Il pourra compter sur la précieuse collaboration de M. Jean-Charles Fortin, agent de recherche à l’INRS-Culture et Société. Ces deux chercheurs ont à leur crédit plusieurs publications sur l’histoire régionale. M. Fortin a notamment travaillé, dans la collection des histoires régionales du Québec, à l’Histoire du Bas-Saint-Laurent et à l’Histoire de la Côte-Nord, alors que M. Larocque a dirigé les ouvrages Parcours historique dans la région touristique du Bas-Saint-Laurent, Parcours historique dans la région touristique de la Gaspésie, ainsi que des publications sur l’histoire des pêches maritimes au Québec.

    Un comité provisoire, comprenant des intervenants sociaux, économiques et culturels des Îles, a été formé afin d’alimenter les discussions entourant le projet. La collaboration des responsables du Musée de la mer de Havre-Aubert apparaît comme essentielle. Des étudiants de l’UQAR, en histoire et en cartographie, pourront également fournir leur participation, dans le cadre de leur formation. Un budget de près de 200 000 $ est prévu pour la rédaction de cette tranche de l’histoire du Québec.


    Concours littéraire
    La liberté qu’on imagine

    Le Prêt d’honneur de l’Est du Québec présente la deuxième édition de son concours littéraire qui s’adresse aux étudiantes et étudiants de niveau collégial et universitaire du Bas-Saint-Laurent.

    Uniquement à l’UQAR, des bourses totalisant 1250 $ sont en jeu, soit deux bourses (300 $ et 200 $) pour le Module de lettres, deux bourses (300 $ et 200 $) pour l’ensemble des autres disciplines, et enfin, un grand prix de 250 $, accordé pour le meilleur texte parmi l’ensemble des œuvres primées à l’UQAR. Profitez-en pour participer !

    Les exigences sont simples : on demande un récit de 3 à 5 pages, dactylographié à double interligne. Vous devez vous inscrire avant le 18 décembre 1998 et soumettre votre texte avant le 19 février 1999. Les formulaires d’inscription sont disponibles auprès de votre professeur de français, au bureau de l’AGEUQAR et dans les présentoirs de l’UQAR.

    Le thème retenu, La liberté qu’on imagine, s’inspire d’une chanson écrite par le poète Gilbert Langevin, en 1969, Le temps des vivants, interprétée par Pauline Julien.

    Mme Nicole Fillion, auteure de la vallée de la Matapédia, est la marraine du concours. Elle a écrit deux livres : Il fait dimanche et Ne touchez ni aux appareils électriques, ni à la cafetière.

    Un kiosque d’information sera installé à l’Atrium de l’UQAR, le mardi 1er décembre, de 11h à 16h, afin de promouvoir le concours. Sortez votre plume et tentez votre chance!


    Prix Lisette-Morin 1998
    Le 1er prix à une étudiante de l’UQAR

    Le Club de presse de Rimouski a dévoilé, lors de l’ouverture du 33e Salon du livre de Rimouski, les noms des gagnants du concours d’écriture journalistique Lisette-Morin. Organisé pour une quatrième année, en collaboration avec le Salon du livre, ce concours était ouvert à l’ensemble de la population du Bas-Saint-Laurent. Le thème à développer était : «Tout un métier! Portrait d’un travailleur ou d’une travailleuse dans le Bas-Saint-Laurent».

    Le premier prix, d’une valeur de 350 $, a été remis conjointement par le Club de presse de Rimouski et la Fédération des caisses populaires Desjardins du Bas-Saint-Laurent. La gagnante est Mme Isabelle Dionne, de Rimouski. Étudiante à l’UQAR en enseignement du français au secondaire, Isabelle a choisi de décrire le métier d’une enseignante de la polyvalente Paul-Hubert, Mme Johanne Cauvier. Isabelle adore écrire. L’an dernier, elle a remporté l’un des prix du concours d’écriture de la Société nationale de l’Est du Québec. Elle aime aussi voyager (elle a passé une année d’études aux États-Unis et elle a travaillé deux étés en Europe). Elle collabore aux activités du bureau voyage de l’UQAR. Elle joue aussi au volley-ball.

    Le deuxième prix, d’une valeur de 150 $, a été remis par Emploi-Québec. M. Yves-Marie Gagné, de Rimouski, a remporté ce prix. M. Gagné est un enseignant en français à la retraite. Originaire de Rimouski, il a travaillé pendant 30 ans à la Polyvalente de Cabano. Il est de retour à Rimouski depuis l’été dernier. Pour le concours, il a fait la description de M. Raymond Bélanger, qui a fait carrière comme directeur de la Caisse populaire de Cabano, de 1969 à 1997, en relevant des défis importants.

    Le troisième prix, offert par la Société Radio-Canada (CJBR), représente un montant de 100 $. Il est offert à Mme Ludivine Lebrun, de Rimouski. Elle a décrit de manière simple et émouvante une personne qui travaille de nuit au casse-croûte du Centre hospitalier de Rimouski. Originaire de Havre-Saint-Pierre, Mme Lebrun est une grand-maman qui travaille elle-même de nuit. Dans ses temps libres, l’écriture est une priorité. Elle aime aussi étudier : il y a quelques années, elle a entrepris un certificat en français écrit à l’UQAR.

    Les textes, présentés sous un pseudonyme, provenaient de tout le Bas-Saint-Laurent et une belle variété de métiers ont été décrits. L’évaluation se faisait selon les critères suivants : valeur de la recherche (40%), qualité de la langue (40%) et originalité du texte (20%). Un jury de trois communicateurs rimouskois (deux membres du Club de presse, MM. Claude Ross et Mario Bélanger, et une représentante du Salon du livre, Mme Annie Landreville) était chargé de sélectionner les textes gagnants. Merci à tous les participants.


    Texte présenté par Isabelle Dionne :
    Johanne Cauvier relève le défi

    Alors que le Ministère de l'Éducation travaille sur une réforme de son système et que le discours populaire ne cesse de s'inquiéter du sort des jeunes, Johanne Cauvier se rend à la Polyvalente Paul-Hubert tous les jours pour faire face à ces réalités.  Son défi?  Enseigner le développement moral et la formation personnelle et sociale aux jeunes d'environ 15 à 17 ans.  C'est une femme dans la trentaine, dynamique et vivante, qui se tient devant tous ces jeunes chaque jour.  Elle s'exprime clairement, parlant parfois de façon posée, mais s'animant à d'autres moments, comme tous les passionnés.  Son rire est franc, comme celui des gens qui aiment la vie.

    Aujourd'hui, pour enseigner au secondaire, il faut compléter le nouveau baccalauréat de quatre ans et réussir les quatre stages en milieu scolaire afin d'obtenir son permis d'enseignement.  Johanne, quant à elle, avait d'abord commencé à travailler comme secrétaire, avant de retourner aux études pour tourner la page suite à une séparation amoureuse.  Elle a donc complété un baccalauréat à l'université de Sherbrooke en recherche documentaire et rédaction française.  Ne trouvant pas d'emploi dans ce domaine et étant elle-même musicienne, elle a finalement décidé de passer l’entrevue pour un poste à Sept-Îles en enseignement de la musique.  C'est alors que le coup de foudre pour l'enseignement l'a frappé.  Elle a suivi ses cours de pédagogie tout en enseignant et, par la suite, a enseigné tour à tour l'histoire, le français, la morale et la formation personnelle et sociale dans différentes écoles, avant d'arriver au Paul-Hubert il y a quelques années.  Son intérêt pour tout ce qui concerne le développement de l'être humain n'a cessé de grandir.  Elle a complété un certificat en psychologie et achève maintenant, à l’UQAR, une maîtrise en pratiques psychosociales via l'éducation.  Pour Johanne, il est important de toujours continuer d'apprendre.  Cette notion de formation continue cadre d'ailleurs avec sa vision de l'enseignement : « Jean Jaurès a déjà dit que l'on enseignait surtout ce que l'on était.  Pour enseigner aux jeunes comment trouver un sens à leur vie, on a besoin d'avoir fait la démarche soi-même », exprime-t-elle avec conviction.

    De leurs pupitres, les jeunes voient surtout une femme solide qui transmet sa matière de façon originale. « On la trouve spéciale au début, elle est différente de la plupart des profs, mais ses cours sont intéressants.  Elle nous amène à réfléchir et elle nous comprend », dit Jean-François, un de ses élèves.  Pour Johanne, susciter cette réflexion constitue un objectif primordial. « Je veux les aider à avoir une autre vision de la vie, leur enseigner qu'il n'y a pas une vérité, mais bien des vérités.  Tout n'est pas blanc ou noir : il y a même beaucoup de gris et il m'apparaît important qu'ils apprennent à nuancer », reprend Johanne.

    Bien sûr, le métier d'enseignante comporte aussi ses bas.  Selon Johanne, le plus difficile est d'être aux prises avec un sentiment d'impuissance face aux souffrances de certains jeunes.  Elle parle encore avec difficulté et émotions du suicide d'un de ses élèves.

    Diane, une enseignante qui travaille avec Johanne, nous parle de cette dernière comme étant « une femme qui aime vivre en toute simplicité et qui possède une capacité d'écoute lui permettant de mieux répondre aux attentes des jeunes, à leurs besoins.  Elle est aussi humaine, généreuse et s'oublie parfois afin de soulager la souffrance des autres ».

    En dehors de l'école, Johanne a besoin d'être en contact avec la nature, de s'émerveiller.  C'est peut-être là un des secrets de sa grande sérénité.  Maintenant, quels sont ses projets? Terminer son mémoire de maîtrise pour Noël et peut-être entreprendre un doctorat en collaboration avec une université française.  Elle veut aussi consacrer du temps à ses deux fils de 10 et 11 ans.

    Johanne aime les jeunes et espère réussir à semer pour leur futur.  Selon Caroline, une de ses anciennes élèves, il semble bien qu'elle y soit parvenue : « Johanne est un prof dont je me rappellerai toute ma vie.  Elle m'a donné des outils dont j’aurai toujours besoin pour être bien avec moi-même et avec les autres ».


    Le Bureau Voyage de l'UQAR
    Pour mieux connaître le monde et les environs

    Vous voulez faire une expédition, parler de voyages, avoir de l’information sur les destinations touristiques? Vous êtes sur le point de tirer à pile ou face entre le mont Jacques-Cartier et le sommet de l’Everest? Devoir choisir entre New York et Natashquan vous empêche de dormir? Vous hésitez entre l’étoile de mer et l’étoile polaire? Voici un conseil qui vous évitera des tracas!

    Depuis l’hiver dernier, une dizaine d’étudiantes et d’étudiants de l’UQAR ont remis sur pied un Bureau Voyage, situé au E-110 de l’Université. Le local, face à la Coop, est ouvert du lundi au jeudi, de 9h à 15h. On peut aussi rejoindre les responsables au numéro 723-1986, poste 1921. Ils seront aussi présents à l’Atrium le mardi 24 novembre, avec des kiosques d’informations sur les voyages.

    Allez les voir! Non seulement ces étudiants comptent plusieurs voyages dans leur sac à dos (États-Unis, Maroc, Japon, etc.), mais ils bouffent avec beaucoup d’appétit la géographie et l’histoire (en plus de leurs matières scolaires, bien sûr, car ils étudient dans des disciplines variées!).

    «Nous savons que beaucoup d’étudiants aiment voyager, explique Marc Bérubé. Nous aussi! Alors, ça nous fait plaisir d’avoir un endroit pour discuter de voyages et de fournir des renseignements utiles aux personnes qui préparent un séjour à l’extérieur.» Le Bureau voyage a donc en main de plus en plus de dépliants et d’affiches sur différentes destinations. En collaboration avec des agences de voyage ou des ambassades, il est possible de faire venir des informations précieuses pour quiconque prépare un voyage, peu importe le lieu.

    L’hiver dernier, le Bureau Voyage a organisé une expédition de ski et fond dans le Parc de la Gaspésie. À Pâques, un voyage à Boston a réuni sept étudiants. Il y a quelques semaines, un groupe a pu apprécier les chaudes couleurs de l’automne. D’autres activités peuvent être envisagées, selon la demande.

    Le Bureau Voyage se propose aussi d’ajouter des destinations au tableau déjà existant concernant le covoiturage. Il met aussi à la disposition des personnes intéressées des dépliants sur les horaires de train, d’autobus et de traversiers. Les employés de l’UQAR sont aussi les bienvenus dans ce local, si une fringale d’odyssée se pointe à l’horizon.

    «Nous voulons voir aussi ce que nous pouvons faire dans les projets de coopération internationale avec d’autres universités», explique Andrée Gauthier. Les membres du Bureau Voyage ont d’ailleurs donné un bon coup de main pour l’accueil des étudiants étrangers à l’UQAR, en septembre dernier. Ils se sont occupés d’aller en accueillir plusieurs à l’aéroport ou au terminus d’autobus, en plus de préparer pour eux une visite de l’Université, une tournée en ville et une parade de mode de vêtements d’hiver.


    Accueil et intégration B.S.L.
    Pour souhaiter la bienvenue aux immigrants

    «Nous voulons promouvoir l’immigration en mettant l’accent sur les activités d’accueil et d’intégration et en faisant la promotion des avantages offerts par la région», explique Mme Mahnaz Fozi, coordonnatrice de l’organisme Accueil et intégration B.S.L. inc.

    L’organisme est installé depuis peu au local B-211 de l’UQAR; téléphone : 723-1986 poste 1595. L’objectif qu’il s’est donné est de souhaiter une cordiale bienvenue aux immigrants qui arrivent dans la Mitis, dans Rimouski-Neigette ou dans les Basques, et de leur faciliter la vie dans leur volonté de s’implanter et de travailler ici.

    À plus long terme, voilà une façon de revigorer des régions qui sont très affectées par le bas taux de natalité et l’exode de plusieurs jeunes!

    Accueil et intégration B.S.L. souhaite donc mettre en place différentes activités :
    • offrir un service d’accueil aux immigrants en fournissant les informations sur les ressources disponibles dans la collectivité (logement, santé, emploi, etc.) ;
    • identifier leurs besoins et intérêts;
    • diffuser les documents d’information ;
    • sensibiliser la population d’ici et en particulier les jeunes au respect des différences ;
    • développer des situations d’interaction entre les immigrés et la société d’accueil.

    D’origine iranienne, Mahnaz Fozi habite au Canada depuis 1990. Elle possède une formation universitaire au Congo (où elle a appris le français) ainsi qu’un diplôme de technicienne de laboratoire au Cégep de Rimouski. Ayant vécu avec sa famille les différentes étapes d’intégration, c’est avec plaisir qu’elle a accepté de travailler à l’accueil des immigrants.

    Elle collaborera avec les membres du Conseil d’administration de l’organisme : Élisabeth Mazalon, Francine Alary, Marguerite Bélanger, Félix Herax, Claire Gougeon et Chantale Beaucher.

    Une invitation est lancée aux gens de l’Université qui aimeraient donner un coup de main bénévole pour l’organisation d’activités. L’organisme projette aussi d’élaborer un partenariat avec l’UQAR pour l’accueil des étudiants étrangers et de leur famille.


    Publication de Lorraine Pepin
    La cohérence textuelle

    Mme Lorraine Pepin, professeure au Département des sciences de l’éducation à l’UQAR, vient de publier les résultats de plusieurs années de recherche sur la cohérence du texte. L’ouvrage, intitulé La cohérence textuelle, vient de paraître aux éditions Beauchemin.

    «La recherche en grammaire du texte est relativement récente, explique Mme Pepin. Elle étudie principalement les caractéristiques linguistiques visibles du texte qui contribuent à la reconnaissance de sa cohérence, c’est-à-dire de son unité, de son intégrité par le lecteur. La cohérence textuelle n’est donc plus la vague notion qu’elle était et elle peut désormais être explicitée, puis enseignée, du moins dans ses principes fondamentaux.»

    «Son évaluation demeure toutefois fort problématique, poursuit-elle. Il ne sert à rien, en effet, de relever les marqueurs de cohérence d’un texte sans pouvoir déterminer du même coup s’ils sont en quantité suffisante ni s’ils ont été utilisés à bon escient. Il manque donc, à la liste des procédés de cohérence établie par les grammairiens du texte, des critères d’évaluation qui permettent de repérer les défauts de cohérence d’un texte, d’en identifier la cause, d’expliciter son jugement et de proposer une correction appropriée.»

    C’est cette lacune que Mme Pepin a voulu combler en proposant dans son livre, grâce à l’analyse détaillée de 90 textes de deux corpus et de leurs imperfections, une méthode d’évaluation et une typologie des défauts de cohérence textuelle.

    La publication sera utile aux enseignantes et enseignants en français ainsi qu’aux étudiantes et étudiants en formation à l’enseignement. On y retrouve d’ailleurs une méthode d’enseignement de la cohérence pour les personnes qui désirent acquérir de telles habiletés. L’ouvrage intéressera également quiconque souhaite en savoir davantage en grammaire du texte.

    Le lancement de ce livre aura lieu à Rimouski le mercredi 2 décembre prochain à 17h, lors d’un 5 à 7 à la librairie-boutique Vénus (21, rue Saint-Pierre). Bienvenue à tous et à toutes!


    Livre de Robert Michaud
    La Cour de circuit de L’Isle Verte
    Histoire et procès

    Le Centre d’édition des Basques et la Fondation du patrimoine de L’Isle-Verte ont procédé, le 11 novembre dernier, au lancement du livre La Cour de circuit de L’Isle-Verte, Histoire et procès, en présence de l’auteur, l’abbé Robert Michaud, écrivain résident de l’UQAR.

    L’événement a rassemblé, à la salle communautaire de l’école Moisson d’Arts de L’Isle-Verte, une soixantaine de personnes de L’Isle-Verte et des municipalités environnantes. L’abbé Michaud a relaté les événements historiques qui ont conduit à l’instauration de cette Cour de circuit à L’Isle-Verte, en 1853, et à la construction du Palais de justice qui a logé cette cour, entre 1860 et 1918.  Il a aussi abordé quelques-unes des 32 causes présentées dans son livre; il s’agit en quelque sorte d’un échantillonnage des centaines de causes entendues à L’Isle-Verte et dont le contenu est conservé aux Archives nationales du Québec à Rimouski.

    Le lancement de ce livre s’inscrit dans une longue démarche visant à restaurer l’immeuble de la Cour de circuit, classé en 1979 comme monument historique par le gouvernement du Québec, et reconnu comme lieu historique national en 1981, par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada. Monsieur Émilien Michaud, président de la Fondation, a souligné que le projet arrivait à son terme, puisque la restauration sera entreprise au printemps 1999. Trois partenaires majeurs sont impliqués dans ce projet qui redonnera vie à un joyau de notre patrimoine architectural et  mettra en place un équipement culturel qui enrichira l’offre touristique locale et régionale. Une campagne de financement sera lancée dans quelques semaines pour recueillir la part du milieu dans le financement du projet.
     


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