30e année, numéro 10    Mardi, 25 janvier 1999
 
 
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    Jeux du commerce
    Première position pour l’UQAR en fiscalité

    Lors des Jeux du commerce qui se sont déroulés à Hull à la mi-janvier 1999, une équipe d’étudiants de l’UQAR est arrivée en première position (sur 13 universités participantes) pour le cas de fiscalité.

    Les trois étudiants en sciences comptables de l’UQAR qui ont accompli cette performance sont trois Gaspésiens : Guy Minville (de Gaspé), Sophie Boulay (de Gaspé) et Hugo Perry (de Cap-des-Rosiers).

    À chaque mois de janvier, les universités québécoises (ainsi que les universités de Moncton et d’Ottawa) envoient des délégations pour participer à ces Jeux. Un maximum de 76 étudiants par établissement peuvent s’inscrire, dans une variété de cas académiques et dans des activités sportives de compétition. L’Université du Québec à Hull était l’hôte des ces Jeux cette année. La délégation de l’UQAR était formée de 68 étudiantes et étudiants en sciences comptables et en administration. Le professeur Michel Fortier a fait partie du voyage.

    «C’est une belle expérience, explique Lynn Francoeur, l’un des étudiants de l’UQAR membre du comité organisateur. Il y a un côté social qui est agréable, parce que ça permet de rencontrer des gens de partout, de se faire un réseau de connaissances. Et il y a les compétitions, qui donnent l’occasion de se comparer aux autres, de donner son maximum. Il existe une belle rivalité entre les universités.»

    Les étudiants de l’UQAR sont arrivés premiers dans le cas de fiscalité, et ils se sont inscrits entre la cinquième et la septième position (sur 13) dans la plupart des autres activités, tant du côté scolaire que sportif. Pour les cas académiques, signalons que le jury est composé de spécialistes provenant du milieu professionnel.

    Bravo aux étudiants de l’UQAR pour leur fière participation à ces Jeux du commerce. En particulier, félicitations à Sophie, Guy et Hugo, pour leur performance remarquable.

    Merci aux commanditaires qui ont contribué à la participation de l’équipe de l’UQAR à ces jeux : la brasserie Molson-O’Keefe, QuébecTel, QuébecTel Mobilité, le Module des sciences de l’administration et le Module des sciences comptables.
     

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    Conférences 1999
    Musée / UQAR / Cogéco
    Les mercredis soirs, à 19 h 30,
    à la Salle Alphonse-Desjardins du Musée régional de Rimouski
    Une série d’activités organisées conjointement, au cours de l’hiver 1999,
    par le Musée régional de Rimouski, l’UQAR et Cogéco Câble.

    Le 3 février
    La mer de Lilliput : Fiction ou réalité?
    par David Booth, professeur en océanographie à l’UQAR

    Le 10 février
    Les feux dans la forêt boréale : apocalypse ou nécessité?
    par Dominique Arseneault, professeur en biologie à l’UQAR

    Le 17 février
    Le comportement du lièvre et
    l’aménagement des habitats pour la petite faune
    par Jean Ferron, professeur en biologie à l’UQAR

    Le 24 février
    Prendre la mer au Moyen Âge : de la voile et du rêve
    par Gaston Desjardins, professeur en histoire à l’UQAR

    Le 10 mars
    L’imaginaire de la destruction : Berlin
    par Robert Dion, professeur en études littéraires à l’UQAR

    Le 17 mars
    L’enjeu régional de l’immigration : raisons, façons et défis
    par Micheline Bonneau, professeure en sociologie à l’UQAR

    Le 24 mars
    Les châteaux forts de France au Moyen Âge
    par Gaston Desrosiers, professeur en océanographie à l’UQAR

    Le 31 mars
    Les Templiers du Larzac
    par Benoît Beaucage, professeur en histoire à l’UQAR

    Le 7 avril
    Programme double :
    Après le déluge du Saguenay et le verglas de Montréal :
    sommes-nous prêts pour le prochain grand événement?
    par Mohammed El-Sabh, professeur en océanographie à l’UQAR

    Les catastrophes naturelles : qui s’en occupe?
    par Bernard Hétu, professeur en géographie à l’UQAR

    Le 14 avril
    Implanter une Université en région :
    de la vision à la réalisation
    par Nicole Thivierge, professeure en histoire à l’UQAR

    Le 21 avril
    IRIS : naissance d’une sculpture planétaire
    par Roger Langevin, professeur en éducation et en arts à l’UQAR

    Bienvenue à tous !
    Entrée libre

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    Allées et venues

    Voici quelques allées et venues récentes au sein du personnel de l’UQAR.

    Mme Marie-France Maheu revient cette semaine au Service des communications de l’UQAR (E-215), après un séjour dans l’entreprise privée, à QuébecTel Mobilité.

    M. Régis Beaulieu a été affecté au Placement étudiant, dans le cadre des activités des Services aux étudiants de l’UQAR (E-105).

    M. Richard Tremblay, jusqu’à dernièrement aux Services aux étudiants, a été affecté, jusqu’en juin, au Bureau du doyen des études de premier cycle. Il sera responsable de plusieurs dossiers ponctuels, touchant notamment la formation continue et le développement de la formation hors campus.

    Parallèlement à la direction des Services aux étudiants, M. Serge Bérubé s’occupera temporairement de la gestion du Campus de Lévis, où il sera affecté quelques jours par semaine.

    MM. Robert Paré, Jean DesRosiers et Marc Bérubé sont présentement en congé de maladie. Nous leur souhaitons un prompt et solide rétablissement.

    Le professeur d’océanographie Stephen de Mora a annoncé son départ de l’UQAR. Nous le remercions de tout le travail qu’il a effectué à l’Université, en formation et en recherche.

    Nous souhaitons bonne chance à chacune de ces personnes dans les nouveaux défis qu’elles doivent relever.

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    Isabelle Lavoie
    Cap sur Mexico

    Étudiante à l’UQAR en enseignement secondaire, Isabelle Lavoie mettra le cap sur le Mexique de la mi-mai à la mi-août. Dans le cadre des activités de Jeunesse-Canada-Monde, elle travaillera, avec une dizaine d’autres jeunes adultes du Québec, à un projet d’aide aux jeunes de la rue à Mexico.

    Isabelle en sera à sa deuxième expérience internationale. L’an dernier, elle s’est rendue au Mali, dans l’ouest du continent africain, pour un projet d’enseignement auprès des jeunes. Le Carrefour canadien international avait financé le déplacement et l’hébergement.

    Isabelle a adoré son expérience. «Ça donne un sens à ma vie, dit-elle, de comprendre d’autres réalités. J’aimerais faire carrière en coopération internationale. Je me sens bien au contact de la différence.»

    Elle prépare donc activement son voyage au Mexique. Elle suivra un cours d’espagnol à l’UQAR cet hiver. Elle fait des lectures sur la société mexicaine. Là-bas, elle vivra dans une famille d’accueil et s’occupera d’organiser des activités constructives pour les jeunes de la rue, qui vivent dans des conditions souvent pénibles.

    Isabelle tient un kiosque d’information à l’Atrium de l’UQAR, le mercredi 27 janvier, de 8h30 à 16h30. Elle répondra à vos questions sur son projet au Mexique. Elle aura en main son album de photos du Mali.

    Vous pouvez l’encourager à réaliser son rêve d’aller aider les jeunes de Mexico en fournissant un don volontaire ou en achetant un t-shirt.

    Bienvenue à tous!

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    Quelques idées de génie

    En septembre dernier, Jean Brousseau, professeur de génie à l’UQAR, avait sur son bureau une demande de la Station scientifique ASTER, de Saint-Louis-du-Ha-Ha (Témiscouata). Les responsables de la Station ASTER s’interrogeaient à savoir comment il serait possible de vulgariser auprès de jeunes écoliers du primaire des concepts reliés aux carrières scientifiques.

    Jean Brousseau se préparait alors à donner, pour la session d’automne 1998, le cours Ingénierie, design et communication. Dans ce cours de base du programme de génie de l’UQAR, deux des grands objectifs sont justement d’apprendre à communiquer efficacement les différents concepts et raisonnements qui sont sous-jacents à la pratique du génie et de s’initier au processus de développement de produits.

    Deux temps, trois mouvements : il n’en fallait pas plus pour que Jean Brousseau demande à ses étudiants un travail agréable et bien pratique. Ils devaient concevoir et fabriquer, dans le cadre de leur cours, avec du matériel fourni par ASTER, une série de stations qui permettraient de faire comprendre à des jeunes élèves divers principes élémentaires de la physique et de la mécanique.

    Les étudiants de génie se sont mis à la tâche, et le résultat ne manque pas d’intérêt. Un module sur les poulies explique l’avantage mécanique à multiplier la force. Un autre sur l’engrenage permet d’apprivoiser les rapports de vitesse ainsi que le sens de rotation. Le module intitulé «la roue» démontre la supériorité de ce qui roule sur ce qui glisse. La présentation sur la vis explique comment transformer un mouvement de rotation en un déplacement le long d’un axe. Un module propose un plan incliné, qui fait voir concrètement l’utilité d’une rampe. Quant à la grue, elle aide à mieux comprendre le rôle de la poulie et de l’engrenage.

    Les sept modules seront donc installés dans un sentier extérieur au début de l’automne prochain. La station ASTER pourra alors inviter plusieurs classes du primaire à visiter les installations, pour se familiariser avec des principes de base de la physique… tout en s’amusant ! Grâce aux étudiants de l’UQAR !

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    Sonia Fournier obtient son doctorat
    Les arts au service de l’adaptation scolaire

    L’étudiante Sonia Fournier a réussi ses études de doctorat en éducation à l’UQAR. En décembre dernier, elle a soutenu sa thèse devant public et jury, obtenant une mention d’excellence. Sa thèse présentait une étude de cas avec un groupe d’élèves ayant un déficit d’attention avec hyperactivité : il s’agissait en somme d’analyser l’impact d’une intervention individualisée auprès de ces élèves, au moyen des arts plastiques, dans une perspective humaniste.

    L’intuition de départ, pour elle, c’est que les arts peuvent aider les jeunes en difficulté dans leur cheminement scolaire. Sonia explique : «Je voulais transférer en milieu scolaire et évaluer qualitativement certains fondements théoriques connus, en me basant sur l’approche humaniste, une approche qui cherche à comprendre l’autre personne dans ce qu’elle ressent.»

    Pour cette étude, Sonia a donc suivi, pendant cinq mois, trois jeunes entre 8 et 9 ans, sous médication. À raison de deux rencontres individuelles par semaine, elle a analysé l’impact des arts plastiques et de l’approche humaniste sur ces trois jeunes, dans les dimensions affective, relationnelle et scolaire.

    Chez les trois individus, des changements de comportement ont été notés, mais de façon différente et à des degrés variés selon les facteurs étudiés. Grâce à une activité soutenue en arts, les trois jeunes ont amélioré leur estime de soi, leur confiance et l’affirmation de soi. Les attitudes de chacun par rapport à l’apprentissage se sont raffermies; tant chez les parents que chez les enseignants, on a constaté chez les trois jeunes de meilleures méthodes de travail, une meilleure organisation et une meilleure participation au travail d’équipe. Par contre, aucune amélioration n’a été remarquée dans le rendement scolaire comme tel. «Je pense qu’il aurait fallu une expérimentation plus longue, sur deux à trois ans, pour vraiment constater des modifications sensibles», affirme Mme Fournier.

    Bref, les arts peuvent, à court terme, contribuer à modifier certains comportements et l’estime de soi chez l’élève qui a des difficultés d’attention et qui s’exprime avec hyperactivité, mais la dimension scolaire semble plus difficile à transformer.

    Sonia Fournier invite d’ailleurs les Conseils d’établissements scolaires à investir dans les jeunes qui ont des difficultés, à développer de nouvelles méthodes, à leur fournir des motivations scolaires, que ce soit par les arts ou autre chose. «Les parents, les enseignants et toute la société seront gagnants à la longue si on canalise bien l’énergie de ces jeunes et si on fait preuve d’innovation.»

    Le professeur Simon Papillon, de l’UQAR, était le directeur de recherche de Sonia Fournier. M. Romain Rousseau (UQAR), était le président du jury d’évaluation alors que M. Raynald Horth (UQAR), Mme Suzanne Lemerise (UQAM) et M. Égide Royer (Laval) faisaient partie du jury. Sonia a apprécié le fait que le jury ait manifesté son intérêt pour cette étude qui marie les arts et l’éducation. Il sera possible de consulter la thèse à la bibliothèque de l’UQAR.

    Sonia Fournier est originaire de Sainte-Jeanne-d’Arc, dans la Vallée de la Matapédia. Après des études en arts plastiques au Cégep de Rimouski, elle fait à l’UQAR un baccalauréat d’enseignement en adaptation scolaire. Elle s’inscrit ensuite, toujours à l’UQAR, à la maîtrise, pour une recherche sur la relation éducative entre le Musée et l’école. Les arts et l’éducation ont toujours été au cœur de ses préoccupations. Elle a d’ailleurs déjà présenté une exposition de ses œuvres à la Galerie UQAR.

    En plus de donner des charges de cours à l’UQAR, dans le programme en enseignement en adaptation scolaire, Sonia Fournier a lancé sa propre PME en consultation familiale et scolaire. En collaboration avec les parents, elle contribue à limiter chez les jeunes divers problèmes d’hyperactivité, d’attention, de comportement, d’estime de soi, etc. On peut la rejoindre à 721-0260. Devenir professeure d’université fait partie de ses aspirations de carrière. Nous lui souhaitons la meilleure des chances.

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    Psychosociologie de la communication

     Des professeurs et des étudiants de l’UQAR, associés au nouveau programme de baccalauréat en psychosociologie de la communication, se sont réunis du 12 au 14 janvier, dans l’ambiance spéciale du Mont-Comi, pour un séminaire de formation intitulé "Roman familial et trajectoire sociale".

     Sous la supervision d’une équipe de professeurs de l’UQÀM, les participants étaient invités à faire un retour réflexif sur leur "histoire de vie". En scrutant leur arbre généalogique, en se questionnant sur le projet parental transmis par leur père et mère, en mettant en parallèle les faits marquants de leur existence et les événements sociologiques, les participants ont pu mettre à jour les influences psychologiques ainsi que les influences sociologiques qui continuent d’agir dans leur quotidien.

     Ce séminaire s’inscrivait dans les activités du programme de baccalauréat en psychosociologie de la communication. Ce programme vise à former des praticiens pouvant accompagner des personnes, des groupes ou des organisations qui ont à vivre un changement important. Ce baccalauréat est innovateur dans le sens qu’il ouvre de nouvelles dimensions, puisqu’il construit des ponts entre la dimension psychologique et la dimension sociologique de l’intervention. La psychosociologie permet donc de regarder les humains en changement selon les grilles d’analyse de plusieurs disciplines et fournit ainsi une meilleure vue d’ensemble d’une problématique et une plus grande conscience d’une situation qui cherche à évoluer.

    Le programme de baccalauréat poursuit un double objectif :

     On peut obtenir plus de détails sur ce programme en composant : (418) 724-1647.

    Le GRIFAB

     Dans le cadre de ce séminaire au Mont-Comi, a été créé le Groupe de recherche, d’intervention et de formation par l’approche biographique (le GRIFAB). Le groupe est présentement composé de : Hugues Dionne (sociologue), Serge Lapointe, Denise Pilon, Jean-Marc Pilon (psychosociologues), Jeanne-Marie Rugira (pédagogue) et Céline Yelle (consultante en formation). Comme son nom l’indique, la préoccupation centrale du GRIFAB est de mettre de l’avant l’approche biographique (appelée aussi "histoire de vie") comme moyen de formation, comme outil de recherche et d’intervention. Les membres du GRIFAB ont déjà des liens avec des chercheurs de l’UQAR, des autres régions du Québec et même de France.

     Les travaux du GRIFAB s’articulent autour de trois chantiers de recherche :

    Sciences humaines
    Lancement de cinq livres

     Dans le cadre d’un séminaire de formation en sciences humaines, qui s’est déroulé au Mont-Comi à la mi-janvier, un groupe de professeurs et d’étudiants de l’UQAR a procédé au lancement de cinq ouvrages reliés aux histoires de vie.
     Faire "l’histoire de sa vie", pour un individu tout comme pour une communauté, c’est une façon de mieux comprendre les rapports entre les processus psychiques et les processus sociaux qui ont joué dans la constitution de son identité et d’amener une implication plus consciente de chacun dans son évolution et dans son environnement.

    Les ouvrages lancés sont les suivants :
    En quête d’une communauté locale, par Raymond Beaudry, Hugues Dionne et le collectif de recherche de Saint-Clément, au éditions Trois-Pistoles et GRIDEQ. Ce récit raconte l’histoire d’une mobilisation dans le village de Saint-Clément autour d’une préoccupation qui a fait déborder le vase : la fermeture annoncée du bureau de poste local.

    Alternance, développement personnel et local, par Jean-Noël Demol et Jean-Marc Pilon, aux éditions L’Harmattan. Cet ouvrage s’intéresse au développement local, à l’exode des jeunes et surtout, au développement d’un intérêt pour les études chez les jeunes, notamment par l’alternance entre l’école et le monde du travail.

    Le développement par la recherche-action, par Hugues Dionne, aux éditions L’Harmattan. L’auteur fait un rapprochement entre la recherche et l’action, entre les chercheurs et les praticiens. La validité de la recherche-action se mesure, dit-il, à sa capacité de changement et de développement.

    Accompagnements et histoire de vie, par Gaston Pineau, aux éditions L’Harmattan. Ce livre apporte un éclairage sur l’action d’accompagner un groupe dans la reconstruction d’une histoire de vie, en faisant le tri dans un bagage d’expériences chargées, ambivalentes et rarement transparentes.

    Le "je" et le "nous" en histoire de vie, par Louise Bourdages, Serge Lapointe et Jacques Rhéaume (coordonnateurs), aux éditions L’Harmattan. Ce livre s’adresse aux chercheurs et praticiens intéressés par la singularité et la complexité des rapports humains, lorsqu’il est question d’identité personnelle et collective. Les éléments de réflexion proposés ici font suite à une rencontre qui avait réuni, à Pohénégamook, une cinquantaine de spécialistes dans le domaine, provenant de six pays.

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    Revue Tangence
    Écrivains d’ailleurs

    Tangence, la revue d’analyse littéraire publiée à l’UQAR, fait le point sur les écritures et les auteurs venus d’ailleurs. C’est à partir des années 1980 que des écrivains néo-québécois (allophones, nés dans d’autres pays et immigrés au Québec), commencent réellement à prendre place dans le champ littéraire et à exprimer leurs perceptions personnelles de la réalité.

    Les collaborateurs de ce numéro (dirigé par Hans-Jürgen Greif) analysent le phénomène, non seulement en décrivant la réalité québécoise, mais aussi en la comparant avec ce qui se passe en France et en Allemagne, où la littérature allophone est aussi en pleine ébullition.

    Trois textes (ceux de François Dumont, Maximilien Laroche et Régine Robin) réfléchissent d’abord au statut de l’écrivain en terre d’accueil. Deux autres (signés par Christian Dubois, Christian Hommel et Louise Gauthier) suivent le cheminement d’auteures allophones écrivant au Québec : Ying Chen, d’origine chinoise, et Mona Latif-Ghattas, Égyptienne.

    Azouz Begag, un spécialiste de la littérature jeunesse, nous fait ensuite prendre conscience de l’engagement social de l’écrivain immigrant, qui établit des ponts entre sa société d’origine et sa société d’accueil. Pour sa part, Peter Klaus s’intéresse aux résistances de l’écrivain face aux risques d’acculturation par les forces dominantes : le cas de l’Algérie et du Québec. Et Hans-Jürgen Greif compare le sentiment d’identité des allophones dans les sociétés allemande et québécoise.

     Après un portrait (par Nima Mina) de SAID, poète iranien en exil, la revue laisse la parole à trois écrivains : Juan Alonso, un Américain d’origine argentine, Zebra Çlrak, une poétesse turque vivant à Berlin et Sergio Kokis, un Québécois né au Brésil.

    Laissons justement le mot de la fin à Sergio Kokis, ce prolifique et magnifique romancier (qui a passé un bout de sa vie à Gaspé) : «tant qu’il y aura un germe de liberté dans la solitude des êtres humains, le saltimbanque, l’aède errant, le conteur et le magicien charmeront les esprits.»

    Un numéro solide, très élaboré, en vente à 8 $.

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    Revue L’Estuaire
    Bateaux, paysages et fantômes

    L’histoire s’applique à un vaste éventail de thèmes et d’approches. Les responsables de L’Estuaire, une revue qui s’intéresse à l’histoire des pays de l’estuaire du Saint-Laurent, en savent quelque chose. Dans le dernier numéro de cette revue, publiée à l’UQAR, on aborde de nombreuses questions qui nous renseignent sur la vie d’hier dans nos régions : la pêche, les paysages, la randonnée pédestre, l’architecture, et même les fantômes du Saint-Laurent…

    Ainsi, Michel Desgagnés retrace avec minutie l’histoire d’un type de barque de bois, la barge, qui a contribué à la vie des pêcheurs gaspésiens pendant plus de 150 ans, soit jusque dans les années 1950.

    Gérard Levasseur repasse pour nous dans le tracé du chemin Kempt, vers1830, alors que le parcours allant de Métis à Ristigouche n’avait rien d’une autoroute. Yvon Roy complète le survol du chemin Kempt par des observations à partir d’une récente randonnée pédestre dans cette région.

    Gaston Desjardins évoque les fantômes qui sont apparus dans les mythes et légendes entourant l’estuaire du Saint-Laurent, au fil des siècles. L’écume, la brume, les falaises et les îles donnent un décor exceptionnel à notre imaginaire maritime.

    Raphaël Thériault s’intéresse à la pensée et à l’action de Mgr Jean Langevin, évêque du vaste diocèse de Rimouski de 1867 à 1891. (L’école Langevin, de Rimouski, a été nommée ainsi à sa mémoire).

    Clément Fortin nous présente Julien Fortin, l’arrière-grand-père de Pierre Lepage, troisième seigneur de Rimouski. Béatrice Chassé nous fait partager pour un moment la vie des résidents de la maison seigneuriale de Rimouski, au début des années 1700. Euchariste Morin explique en quoi les paysages sont un aspect important de notre patrimoine. Robert Fournier s’amuse à nous parler des belles pipes sophistiquées d’autrefois. (Il est lui-même collectionneur.) Pierre Collins, archiviste aux connaissances encyclopédiques, nous fait connaître un texte d’Arthur Buies qui décrivait le comté de Matane en 1890. Aussi, Pierre Rioux donne quelques renseignements sur la Société généalogique de l’Est du Québec.

    Une superbe photo couleurs, avec une barge de pêcheurs devant le rocher Percé, illustre la page couverture de ce numéro, maintenant en vente (7,95 $).
     

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