34e année, numéro 7    Mardi, 26 novembre 2002


  • Dans ce numéro :
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    Mieux comprendre le fragile équilibre de la planète

    Allocution de M. Pierre Couture, recteur de l'UQAR,
    lors de la remise d'un doctorat honorifique à Pierre Dansereau, le 16 novembre 2002

    L'Université du Québec, sous le parrainage de l'Université du Québec à Rimouski, a l'immense honneur en ce jour de saluer en la personne du professeur Pierre Dansereau un être émérite et une des 2000 sommités intellectuelles du XXe siècle désignées par le Centre international de la biographie. C'est en effet un savant polyvalent, reconnu pour son extraordinaire contribution au développement de l'écologie mondiale, doublé d'un poète et d'un philosophe qui, pour s'être illustré durant plus de 60 ans comme intellectuel engagé, chercheur, éducateur, vulgarisateur, homme de terrain et homme d'action, reste avant tout un homme de projets.

    Le professeur Dansereau mériterait d'être classé chef-d'œuvre du patrimoine national. Riche de plus de 600 articles scientifiques et de plusieurs ouvrages de synthèse, il attire les plus hauts honneurs, détenant déjà une quinzaine de doctorats honorifiques outre une liste impressionnante de Prix, médailles et distinctions - il est entre autres Compagnon de l'Ordre du Canada, grand officier de l'Ordre du Québec, membre de la Société royale du Canada et de la Nouvelle-Zélande, du Conseil supérieur de recherche d'Espagne, d'une foule de commissions, conseils et symposiums internationaux, nationaux et provinciaux. Mais c'est comme pionnier que cet " écologiste aux pieds nus ", tel qu'il se plaît à se voir, s'enorgueillit d'avoir été répertorié dans l'Encyclopedia Britannica. Je ne vous cache pas mon émotion de célébrer celui qui a nourri mes rêves de jeune étudiant à l'Université de Montréal à la fin des années 1960 et qui a été un modèle pour plusieurs générations de chercheurs ici présents. La recherche environnementale au Québec doit en grande part son statut actuel à celui qui fut son chef de file en géobotanique et en biogéographie. Parler de ce spécialiste de la vie, collaborateur du Frère Marie-Victorin et de Jacques Rousseau, c'est forcément évoquer en filigrane l'histoire de l'écologie au Québec et - qui sait? - peut-être trouver la source de jouvence.

    L'histoire de Pierre Dansereau se confond en effet avec celle d'une passion accomplie, une passion débordante au vrai sens du terme, placée sous le signe des interrelations entre la nature et l'homme. Cela commence à Outremont par une enfance heureuse, qui pourrait selon lui avoir été " peinte par Matisse et racontée par Nabokov " - l'été, dans le Maine ou en Gaspésie, hors du carcan jésuite, " le bonheur [je cite] s'identifiait avec les goélands, les cailloux de la plage, les épinettes et les fougères de la forêt ". Ainsi naturellement exalté, le sens du bonheur qui l'habite n'aura dès lors d'autres exigences que celles du partage, de la générosité et de la solidarité qui jamais ne se démentiront. En témoignent son engagement social et politique dans le Rassemblement, qui a préparé la Révolution tranquille, puis, en 1971 - il est alors à l'Université de Montréal - son choix de rallier la mission d'enseignement démocratique de l'UQAM, ainsi que ses prises de position actuelles, guidées par la compassion et une éthique d'" austérité joyeuse ".

    Son parcours est varié : après avoir tâté du droit, il fait ses études en agronomie à l'Institut agricole d'Oka puis aux Universités de Paris et de Genève. Titulaire d'un doctorat en taxonomie de l'Université de Genève en 1939, il effectue de multiples va-et-vient entre le Québec, les États-Unis et l'étranger. Il aura ainsi enseigné - de chargé de cours à professeur émérite - dans une vingtaine d'universités sur cinq continents, dirigé l'Institut Botanique de l'Université de Montréal, en assumant sa tâche de doyen de la Faculté des sciences, comme celle de directeur-adjoint du Jardin Botanique de New York. Sillonnant le monde, il est partout chez lui, de Gaspé aux Galapagos, de la Terre de Baffin au Brésil, sa terre d'élection. De la toundra arctique aux favelas brésiliennes et des tourbières au tarmac de Mirabel, en passant par les érablières laurentiennes, rien de ce qui vit ne lui est étranger. Tout l'intéresse, particulièrement sous l'angle des interrelations. Comme homme de science, il se perçoit à la fois comme un " codifieur de la connaissance sensorielle " et comme un " décodeur, plus apte à détecter les symboles et à les assembler en une géométrie personnelle, un "paysage intérieur", qu'à lire la réalité ". Il faut le voir, par exemple, observant la cohabitation du lichen, des pierres et du bouleau arctique, traduire leur relation en termes de collaboration plutôt qu'en termes de compétition.

    C'est sans doute là que réside le secret de la verdeur de Pierre Dansereau : dans son immense curiosité et son amour de la vie sous toutes ses formes. Percevant l'être humain, la faune et la flore comme de simples colocataires de la planète, il nourrit un émerveillement proche de l'attendrissement pour tout ce qui l'entoure. Le monde est son laboratoire. Cette curiosité naturelle a orienté son parcours selon trois axes que ses travaux ont rendus interdépendants. Partant des sciences naturelles - taxonomie végétale, écologie naturelle, biosystématique et biogéographie - par rapport auxquelles il sert de passeur en adaptant des méthodologies européennes, son originalité consistera à transposer ses découvertes aux sciences sociales : écologie humaine, écodéveloppement, sociologie de l'environnement, écosociologie. Devenu ainsi l'inventeur de l'écologie urbaine, il évolue vers l'aménagement du territoire et une sorte de nouvel humanisme fondé sur une éthique environnementale cherchant à intégrer éducation, arts, humanités et écodécision.

    Champion de l'interdisciplinarité, c'est un concepteur praticien de la transversalité avant le mot. Ses modèles, en particulier sa célèbre boule de flèches représentant l'écosystème, en sont l'illustration. Chez un homme pour qui l'équilibre des contradictions constitue un art de vivre, ce parcours semble logique. Il reste toutefois exceptionnel, compte tenu du " cloisonnement schizophrénique " des pratiques scientifiques. Pierre Dansereau doit sa réussite en grande part à la force de ses convictions et à la liberté de ses visions, à sa faculté de croire au " pouvoir du rêve ", ainsi qu'à l'union de l'intuition poétique et de l'analyse scientifique, à la possible conciliation des sciences naturelles et des sciences humaines. Il fait la preuve que peu de science éloigne de l'humanisme et que beaucoup y ramène. Assorties au sens du dépassement, la patience, l'humilité et la modestie qu'exige le travail scientifique développent les " capacités de perception, d'évaluation et d'assimilation qui donnent les antennes pour être à l'écoute ". Ainsi la spécialisation finit-elle par former des généralistes accomplis, capables de penser globalement pour agir localement : telle est la leçon que nous livre Pierre Dansereau, fort de la confiance qu'il tire de l'observation du pouvoir autorégénérateur de la terre et des capacités d'adaptation de ses habitants. De fait, ce défenseur inconditionnel de la conservation naturelle et du développement durable est certain que, menacé par l'homme, l'équilibre de la planète n'aura d'autre salut qu'en l'homme. Pour s'en convaincre, il faut le lire. Ses ouvrages sont à son image : d'une limpidité et d'un pouvoir de persuasion tels qu'on les dévore par plaisir.

    C'est pourquoi, Professeur Dansereau, en attendant le jour où, le monde atteignant votre clairvoyance reconnaîtra, comme vous le souhaitez, " le bonheur national brut comme mesure de l'équilibre social ", l'Université du Québec, sous le parrainage de l'Université du Québec à Rimouski, a la grande joie de s'inscrire sur la longue liste de celles qui ont eu l'honneur de pouvoir reconnaître votre inestimable contribution au développement de la science et de la pensée en vous décernant sa plus haute distinction, le titre de docteur honoris causa.

    Recevez donc, cher Monsieur, au nom de toute la communauté, l'expression de notre sincère et admirative gratitude.

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    J'ai étreint beaucoup, beaucoup d'arbres

    Allocution de M. Pierre Dansereau, écologiste
    lors de la remise d'un doctorat honorifique par l'UQAR, le 16 novembre 2002

    Je ne me confondrai pas en remerciements, mais ce que je dois dire à monsieur le recteur, c'est que le texte qu'il vient de lire est plein de lumière. Il n'y a pas d'ombre! Je le relirai singulièrement dans les moments où je traverserai une période d'ombre... Ça arrive assez souvent. Et peut-être me reste-t-il le temps voulu pour passer de l'ombre à la lumière, pour prendre de nouveaux virages, avant de disparaître de ce monde...

    Des remerciements quand même, je veux en faire en évoquant le souvenir de mes parents, Lucien Dansereau, ingénieur civil, précurseur de grandes entreprises publiques, comme la canalisation du Saint-Laurent. Et Marie Archambault, américaine, imbue des principes d'égalité, de fraternité de cette belle République, à laquelle j'éprouve une appartenance qui s'est concrétisée plus tard dans ma carrière. Des parents qui m'ont donné cette indéfectible réserve d'amour, de confiance en moi-même, ce qui m'a permis d'affronter spontanément et sans efforts des oppositions, des incompréhensions, et d'autres obstacles qui sont semés sur la carrière de chacun d'entre nous.

    Fin de carrière? Non! Il me reste encore neuf belles années d'activités... Alors, ma démission à l'UQAM, ne l'attendez pas pour l'année prochaine!

    L'impératif du bonheur, qu'est-ce que ça veut dire? Ça veut dire de suivre son penchant, d'exercer pleinement les forces qu'on peut avoir en soi. Je parle de toutes les forces. Plonger dans l'eau, caresser les plantes, utiliser toutes les perceptions sensorielles, les soumettre à des fins intellectuelles, à des embardées scientifiques. Ce penchant, c'est important de le suivre et c'est ce que je tâche de communiquer à mes étudiants et de leur communiquer en même temps la nécessité de connaître son talent.

    Socrate l'avait bien dit : " Gnôthi seauton ", connais-toi toi-même... Qu'est-ce que les étudiants viennent chercher à l'université? Pas seulement ce qu'il y a dans les livres, dans les bibliothèques, et désormais sur Internet. Les étudiants viennent à l'université pour découvrir leurs talents, tous leurs talents. Moi, j'ai révélé son talent d'artiste à un étudiant qui venait travailler avec moi sur la végétation du Michigan. Il ne savait pas, à 22 ans, qu'il avait une main de dessinateur extraordinairement habile.

    Je n'énumère pas toutes les découvertes qu'ont faites mes étudiants à diverses périodes, mais je veux montrer l'exercice de la force qu'on a et la lucidité avec laquelle on peut dire, " non, ça c'est pas pour toi "...

    Les mathématiques... Je ne sais pas compter! Je pensais bien, sous l'égide du frère Marie-Victorin, que j'aurais perçu ma vocation scientifique. Est-ce qu'on peut être un homme de science et avoir de grandes faiblesses dans un domaine important de la science? Apparemment, c'est possible, mais il faut le savoir...

    Alors, il ne faut pas s'attaquer à certaines recherches qui demandent absolument un test mathématique. J'ai découvert, un peu tard, que je n'étais pas un bon quantificateur, mais que j'étais un excellent " repéreur de paramètres ". Je me suis qualifié plus tard comme un " décodeur ". Quelqu'un qui, en utilisant tous les moyens à sa disposition, y compris le toucher, l'odorat et les projections purement imaginaires, pénètre au sein de la nature, au sein de la société, et détecte, d'abord intuitivement, - quitte à élaborer des preuves, et que d'autres en élaborent de meilleures que la sienne - , les mécanismes de la végétation, la dynamique de la succession des plantes sur un substratum ingrat comme la tourbière, un substratum à haut potentiel comme les marécages, un substratum variable comme le sable. Comprendre ça autant par le toucher, par l'odorat, par la manipulation, par l'immersion dans la tourbière, dans l'eau, dans la forêt...

    Maurice de Guérin, un poète du XIXe siècle, que vous ne connaissez pas et que j'ai pratiqué quand j'avais 15 ans, avait étreint un arbre. J'ai étreint beaucoup, beaucoup d'arbres...

    Alors, cette lecture du paysage n'est possible qu'à condition de faire des emprunts à d'autres disciplines, que si on laisse libre champ à d'autres manières de percevoir, en les exerçant, en les valorisant.

    La formation des étudiants, la responsabilité sociale, la responsabilité humaine du professeur vis-à-vis des étudiants : tout ça demeure en moi à ce jour, après avoir dirigé, à l'UQAM, une soixantaine de thèses de maîtrise et de doctorat.

    Dans la moitié de ces thèses, on ne cite souvent aucun de mes travaux. Les étudiants ne m'ont jamais imité. Quand ils ont essayé de le faire, je les ai renvoyés à leurs préoccupations. J'ai favorisé le déploiement, l'approfondissement, et surtout la joie de connaître, qui vient avec les aptitudes privilégiées de chacun.

    Alors, ce contact avec les étudiants, il a été extrêmement fertile. Ç'a été peut-être la plus grande joie de ma vie d'abolir toute frontière entre la recherche et l'enseignement. J'ai des collègues, hélas, qui n'enseignent que ce qui est certain, que ce qui a été consacré par le dernier manuel sur la question.

    C'est le doute qui est important, c'est l'hypothèse. Et là, je rejoignais tellement bien ma femme qui est peintre. Elle m'a initié, quand nous étions en France, à la peinture abstraite, et ça m'a servi à faire des schémas, des successions dans le domaine des plantes.

    L'hypothèse de travail et l'inspiration de l'artiste, c'est la même chose, on se rejoint sur ce terrain-là. Nous avons grand besoin des artistes. Une des preuves récentes, c'est la production par un artiste du film L'Erreur boréale. Il y a longtemps que je dis tout ce qu'on dit dans L'Erreur boréale. Mais je ne suis qu'un scientifique... On l'a dit beaucoup mieux que moi par l'image, par la poésie. L'approche interdisciplinaire est importante.

    Je l'ai répété bien des fois à mes étudiants, " si je n'apprends rien de vous, vous n'apprendrez peut-être pas grand chose de moi "... Je leur dis, lorsqu'ils sont à la recherche d'un sujet de thèse ou quelque chose d'équivalent : " si c'est pas le fun, faites-le pas "!

    J'ai de la reconnaissance vis-à-vis des maîtres qui m'ont formé, qui ont accepté que je prenne mes distances; vis-à-vis de mes collègues qui m'ont quelquefois ignoré, mais souvent aidé dans mes efforts; et singulièrement, vis-à-vis l'UQAM, où je travaille depuis une trentaine d'années et où j'ai connu les bonheurs que je viens de décrire. Soient-ils les vôtres également!

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    UQAR, sciences de la mer
    L'étudiante Laurence Mercier reçoit
    la Médaille d'or de la Gouverneure générale du Canada

    Pour l'excellence de son dossier universitaire, Mme Laurence Mercier a reçu la Médaille d'or de la Gouverneure générale du Canada. C'est Mme Suzanne Tremblay, députée de Rimouski-Neigette-La Mitis, qui lui a remis cette médaille, dans le cadre de la cérémonie de collation des grades de l'UQAR, le 16 novembre.

    Originaire de Normandie, en France, Laurence a étudié au programme de maîtrise en océanographie à l'UQAR. Dès son arrivée à Rimouski, elle s'est intéressée aux questions d'aquaculture, s'intégrant de manière très dynamique à l'équipe de recherche de la professeure Céline Audet, de l'Institut des sciences de la mer de Rimouski.

    La professeure Audet n'hésite d'ailleurs pas à dire, à propos de Laurence Mercier, qu'elle est " motivée, travaillante, responsable et dotée d'une bonne humeur indéfectible ", bref, une " personnalité attachante " et une véritable " source d'inspiration pour ses collègues étudiants ".

    Laurence Mercier a obtenu des résultats exemplaires dans ses notes scolaires à l'UQAR. Mais surtout, elle a fait preuve de belles aptitudes pour la recherche. Son mémoire de maîtrise s'intitule : " Optimisation des conditions alimentaires des larves de plie rouge (Pleuronectes americanus) ".

    Au cours de ses études, elle a participé activement à des congrès scientifiques à Halifax (Nouvelle-Écosse) et en Belgique. Elle a collaboré à des recherches sur l'aquaculture avec des collègues de Terre-Neuve et du Québec. Elle a publié dans deux revues spécialisées en aquaculture. Dans un journal de Normandie, elle a tenu, avec sa plume habile, une chronique mensuelle sur son séjour au Québec. Bilingue, en raison d'un séjour précédent en Angleterre, elle s'est également lancée dans une expérience de traduction pour le Bulletin de la Société canadienne de zoologie.

    En janvier 2003, Laurence Mercier poursuivra des études de doctorat au Mexique, au Centro de Investigaciones Biológicas del Noroeste, à La Paz, ajoutant à son bagage la langue espagnole et d'autres expertises en sciences de la mer.

    Le Club Rotary de Normandie l'a supporté dans ses études en lui accordant une bourse pour préparer ses études doctorales.

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    Étudiant de l'UQAR en génie
    Louis Saint-Laurent reçoit le Prix du Lieutenant-gouverneur

    Pour l'année 2001-2002, l'Université du Québec à Rimouski a le plaisir de décerner ce Prix du Lieutenant-gouverneur à M. Louis Saint-Laurent, bachelier en génie des systèmes électromécaniques. C'est Mme Solange Charest, députée de Rimouski, secrétaire d'État à la recherche, à la science et à la technologie et déléguée régionale de la région Bas-Saint-Laurent, qui lui a remis cette médaille, dans le cadre de la cérémonie de collation des grades de l'UQAR, le 16 novembre.

    Ce prix consiste en une reconnaissance qui souligne, bien sûr la réussite académique du récipiendaire, mais surtout son engagement personnel, social et communautaire. Le prix du Lieutenant-gouverneur revêt la forme d'un certificat personnalisé, signé par l'honorable Lise Thibault.

    Originaire de Lac-au-Saumon dans la vallée de la Matapédia, Louis Saint-Laurent est diplômé en sciences pures du Centre matapédien des études collégiales à Amqui.

    Les engagements de M. Saint-Laurent ont été nombreux et diversifiés. Dès 1992, il s'implique dans le corps de cadets à Amqui. En 1996, il est membre de l'équipe du Québec en biathlon et participe à des compétitions provinciales, nationales et nord-américaines. Plus récemment, pendant ses études universitaires, il s'est impliqué dans son conseil de module, il a été président du Regroupement des étudiantes et étudiants en génie. Il a aussi agi comme responsable de la machine mobile, aux Jeux de génie en 2002, et comme directeur logistique du Congrès annuel de la coalition des facultés d'ingénierie du Québec. Ajoutons à cela qu'il a été officier pour les cadets de l'aviation, joueur de soccer pour le Nordet de l'UQAR et entraîneur-chef en biathlon pour la région du Bas-Saint-Laurent.

    Et pour démontrer que l'implication des étudiantes et des étudiants en cours d'études favorise la réussite scolaire, Louis Saint-Laurent reçoit son diplôme de baccalauréat en génie des systèmes électromécaniques en ayant cumulé une impressionnante moyenne de 4,09 sur une possibilité de 4,30.

    Le prix décerné à M. Louis Saint-Laurent souligne la qualité exceptionnelle de son engagement dans la communauté et sa réussite scolaire. Félicitations!

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    Cérémonie de remise des diplômes à l'UQAR
    Alain L'Écuyer, premier diplômé
    du programme avec majeure en transport maritime

    Le premier diplômé du programme de baccalauréat ès sciences appliquées, avec majeure en transport maritime et mineure en administration, est maintenant connu : il s'agit de M. Alain L'Écuyer, originaire d'Ottawa. Il a reçu son diplôme de l'UQAR le 16 novembre 2002 à Rimouski, lors de la cérémonie de collation des grades. La députée de Rimouski, Mme Solange Charest, a tenu à féliciter particulièrement ce nouveau diplômé.

    Éducation
    Parmi les trois étudiants qui ont obtenu un doctorat de l'UQAR cette année, un seul s'est présenté à la cérémonie de remise des diplômes. Il s'agit de M. Bastien Sasseville, originaire de Sainte-Anne-des-Monts. Spécialiste de l'intégration des technologies en pédagogie, M. Sasseville a été embauché dernièrement comme professeur à l'UQAR. Le titre de la thèse de M. Sasseville s'intitule " Le discours des enseignantes et enseignants du primaire et du secondaire face à l'intégration dans technologies de l'information et des communications dans la pratique professionnelle ". Cette thèse a été réalisée sous la direction des professeurs Pauline Côté et Léon Harvey.

    Mentions d'excellence
    Quatre étudiants ont reçu des mentions d'excellence pour la qualité de leurs résultats scolaires. Au premier cycle : Louis Saint-Laurent, étudiant en génie (Lac-au-Saumon) et Isabelle Guérette, enseignement secondaire (Rimouski). Au 2e cycle : Catherine Geoffrion, étudiante à la maîtrise en éducation (Montréal) et Simon Fournier, maîtrise en études littéraires (Matane).

    Diplômés
    L'UQAR a remis au cours de l'année 720 diplômes de baccalauréat, de 2e et de 3e cycles. Sur ce nombre, 469 diplômés (environ les deux tiers) ont fait leurs études au Campus de Rimouski (370 au baccalauréat, 96 au 2e cycle et 3 au doctorat). On compte 99 hommes et 250 femmes au baccalauréat, 51 hommes et 45 femmes à la maîtrise et 2 hommes et une femme au doctorat.


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    Centre de recherche sur les biotechnologies marines
    Le Québec contribue à son tour au projet pour 7,3 M $

    Après le gouvernement fédéral qui, fin septembre, accordait 6,7 M $ au projet, c'est maintenant au tour du gouvernement du Québec d'investir 7,3 M $ dans le Centre de recherche sur les biotechnologies marines.

    Ce centre, qui viendra renforcer le créneau maritime de la région Bas-Saint-Laurent, Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine, est géré par une corporation autonome, supportée par l'ISMER, l'Association du cancer de l'Est du Québec et l'Institut maritime de Rimouski. Les travaux du CRBM seront orientés vers le développement de nouveaux produits à valeur ajoutée en provenance du milieu marin : molécules bioactives, transfert de technologie, activités de recherche. Les applications touchent des secteurs variés : la santé, la nutrition, les cosmétiques, les pêches et l'environnement.

    Une conférence de presse pour annoncer ce soutien, le 14 novembre, a réuni Mme Solange Charest, secrétaire d'État à la Recherche, à la Science et à la Technologie, M. Maxime Arseneau, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, et, par vidéoconférence, Mme Pauline Marois, ministre des Finances, de l'Économie et de la Recherche, ainsi que plusieurs représentants des milieux de la recherche, de la santé et du secteur maritime.

    La contribution du gouvernement québécois comprend une aide financière de 5,2 M $ pour les infrastructures et 1,8 M $ pour les coûts de démarrage et d'opérations des premières années. Les promoteurs estiment disposer, d'ici cinq ans, de revenus autonomes permettant de financer les activités du Centre à hauteur de 60 %.

    " Ce centre de recherche va venir enrichir notre capacité d'innovation et permettra l'émergence d'entreprises qui feront notre fierté ", a expliqué la ministre Pauline Marois. " L'Association du cancer de l'Est du Québec et l'ISMER ont uni leurs efforts pour mener à bien ce projet et plus de 25 emplois de haut niveau seront créés ", a mentionné Mme Solange Charest.

    La première pelletée de terre est prévue pour le printemps prochain, juste au sud du Campus de l'UQAR à Rimouski.

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    Bienvenue aux étudiants des cégeps!
    Journée portes ouvertes, le 30 novembre

    Une journée " Portes ouvertes " aura lieu à l'UQAR le samedi 30 novembre, de 10 h à 15 h. Plusieurs dizaines d'étudiants et d'étudiantes, en provenance de nombreux cégeps et collèges à travers le Québec, seront à Rimouski pour visiter l'Université et rencontrer des professeurs et des étudiants dans les domaines qui les intéressent. Une activité d'accueil est prévue au Baromètre, le vendredi soir. L'activité est pilotée par le Service des communications. Bienvenue!

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    6 et 7 décembre
    Bienvenue à la 2e édition du colloque Je recherche donc j'essaie
    et du spectacle Psyshowsocio

    Le programme de baccalauréat en communication (relations humaines) a pour objectif de former des intervenants habilités à accompagner les personnes dans le changement. Les étudiants y développent des compétences autant sur le plan personnel que sur les plans intellectuel et professionnel.

    L'objectif du colloque " Je recherche donc j'essaie " est de fournir aux futurs intervenants une occasion de communiquer leurs intérêts et leurs connaissances et d'échanger avec ceux et celles qui s'intéressent aux dimensions psychosociales de la personne dans notre monde contemporain. Des périodes d'échanges sont prévues pour permettre une interaction avec l'auditoire.

    Deux types de communications seront d'abord présentés. Les étudiants du cours Méthode de recherche en communication (premier trimestre dans le programme), présenteront une réflexion sur un thème qu'ils ont eu à développer dans un essai. Les étudiants du cours Techniques d'entretien en psychosociologie, (au troisième trimestre), présenteront les résultats d'une mini-recherche qu'ils ont effectuée dans le cadre du cours.

    Aussi, pour cette deuxième édition, des étudiants à la maîtrise en étude des pratiques psychosociales ainsi que des enseignants en psychosociologie participeront aux activités. Plus de 30 personnes s'exprimeront lors de ce colloque.

    Spectacle multi-art
    Un comité d'étudiants s'affaire également à produire un spectacle multi-art (chansons, musique, danse, humour, etc.), le Psyshowsocio, auquel participeront des étudiants de tous les programmes en psychosociologie ainsi que des enseignants. Près d'une cinquantaine de personnes seront impliquées dans cette aventure, avec vingt numéros différents.

    Plus qu'un divertissement, cette activité se veut une démarche formatrice pour les futurs intervenants. D'abord dans la conception, la réalisation, la présentation artistique et le travail d'équipe. Aussi et surtout par le fait que, dans les programmes en psychosociologie, la pratique artistique est envisagée comme un outil d'auto-formation et comme un outil d'intervention.

    Le colloque se déroulera vendredi et samedi, les 6 et 7 décembre au F-215. À compter de 9 h pour le colloque du vendredi. Le Psyshowsocio aura lieu le samedi, au Baromètre, à compter de 20 h. Bienvenue à toute la communauté universitaire. Renseignements : Marcel Méthot (coordination) au 723-1986 poste 1901 ou [marcelmethot@hotmail.com].

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    Congrès de l'Association des biologistes du Québec
    Soyons prudents avec les océans

    Avertissement : il faut être très prudents avec ce que nous faisons subir aux fleuves et aux océans. Elles sont si vastes et si profondes ces étendues d'eau qu'on a l'impression qu'elles peuvent tout supporter, tout endurer. Pourtant, plusieurs biologistes sonnent l'alarme : la pollution que nous rejetons en mer ne se dilue pas, elle s'accumule en secret. Et si certaines espèces animales marines sont dangereusement en diminution, c'est bien parce qu'on les a pêchées avec excès depuis des décennies.

    Il en était question au dernier Congrès de l'Association des biologistes du Québec [www.abq.qc.ca], qui a eu lieu à Rimouski cette année, sous le thème suivant : " L'importance des océans dans l'équilibre écologique et économique de la planète ". Environ 300 biologistes et autres spécialistes du milieu marin se sont présentés à ce grand rendez-vous, les 14 et 15 novembre.

    Louis Legendre
    Les données actuelles ne permettent pas de savoir avec évidence ce qui arrivera réellement avec les changements climatiques à venir. Jeudi, l'océanographe Louis Legendre, du Laboratoire d'océanographie de Villefranche (France), président d'honneur du Congrès, a présenté la conférence d'ouverture, intitulée " Changements climatiques et océans ". Selon lui, trop de facteurs sont en jeu. " Les phénomènes sont tellement complexes et interreliés. C'est important d'inviter les étudiants universitaires à réaliser des recherches pluridisciplinaires, à élaborer de nouveaux concepts. "

    L'augmentation de la température de l'atmosphère contribue à la fontes des glaciers et donc à l'apport d'eau douce dans les océans. Aussi, la présence croissante de nutriments (aérosols) et de fer (poussières) dans l'atmosphère devrait faire augmenter la production de phytoplancton, donc la production biologique en général. En même temps, l'arrivée d'eaux plus chaudes en surface, de par leur densité plus faible que l'eau froide, risque de créer des effets inverses : diminution des nutriments et du CO2 en surface.

    Les chercheurs s'attendent à un déplacement des espèces animales vers les pôles, envahissant les zones plus chaudes. Dans les prochaines décennies, plusieurs îles et plaines côtières pourraient être submergées. On prévoit aussi la mort de plusieurs zones de corail. Si un réchauffement de la planète en général est prévisible, une circulation moindre des eaux autour de l'Europe peut causer un refroidissement de ce continent.

    Émilien Pelletier
    " Comment se porte notre estuaire du Saint-Laurent? ". Le chercheur Émilien Pelletier, de l'ISMER, a ensuite dressé un bilan de " notre " estuaire, tout comme on dit " nos " forêts et " nos " rivières. L'estuaire est un impressionnant réservoir naturel : de 20 à 300 mètres de profondeur, un mélange d'eaux douces, saumâtres et salées, et des marées qui brassent le tout deux fois par jour. " Si on vidait complètement l'estuaire de son contenu, calcule M. Pelletier, il faudrait environ 21/2 ans au fleuve Saint-Laurent et au Saguenay pour le remplir à nouveau. "

    Diverses recherches sur les polluants ont été menées dans l'estuaire du Saint-Laurent et dans son affluent le Saguenay dans les dernières années. On retrouve des traces de beaucoup de polluants, comme le DDT, le Mirex et le Toxaphène, des insecticides qui sont interdits depuis plus de 20 ans.

    Une étude menée sur le foie de 23 bélugas morts dans l'estuaire indique que les BPC légers sont deux fois plus concentrés chez les bébés que chez les mères bélugas. Les polluants se transmettent de génération en génération et s'accumulent avec l'âge. " Le fleuve Saint-Laurent apporte encore plus de 100 kg de BPC par année, ce qui est suffisant pour contaminer fortement les 1000 bélugas de l'estuaire. "

    " C'est inquiétant, conclut Émilien Pelletier. L'estuaire est un lieu de rétention de la pollution vers le fond, mais la pollution n'est pas diluée pour autant. D'ailleurs, la diminution de l'oxygène dans les eaux profondes de l'estuaire, ce qu'on appelle l'hypoxie, est un autre problème qui pourrait affecter gravement la vie marine dans un avenir proche. " En conclusion, le chercheur a repris les propos de Gilles Vigneault : " Il faut arrêter de pisser dans l'eau ".

    Daniel Pauly
    À qui la faute? Vendredi, une conférence a été prononcée par Daniel Pauly, de l'Université de Colombie-Britannique, sur " L'effet de la pêche sur les écosystèmes marins ". Le chercheur s'offusque quand il entend que les phoques sont la cause de la disparition de la morue. " Les deux espèces ont cohabité ensemble pendant des millions d'années. Le problème, c'est que nous avons pêché de milliers et des milliers de tonnes de morues depuis 50 ans. Nous avons affecté la réserve par la surpêche. " Selon lui, il faudrait un moratoire complet sur la pêche pendant une vingtaine d'années pour permettre au stock de se renouveler. " On ne peut pas maintenir la pression actuelle sur certaines espèces. Il faut un moratoire. Et l'aquaculture n'est pas une solution : les aliments qu'il faut pour nourrir les poissons élevés en captivité sont faits avec du poisson des fonds marins. La pêche est une grosse industrie mécanique qui aspire tout. Ça n'a rien de romantique. "

    Thomas Piekutowski
    Les technologies spatiale ont évolué de façon époustouflante ces dernières années. Ainsi, M. Thomas Piekutowski, de l'Agence spatiale canadienne, a discuté de l'observation des environnements marins et aquatiques à partir de l'espace. Les télescopes de l'espace sont nombreux et puissants. Sur Terre, les ordinateurs ont permis d'augmenter la vitesse de travail et les liaisons. Plusieurs données sont gratuites et facilement accessibles. De nombreux projets de recherche ont été mis au point, souvent avec la collaboration de plusieurs pays.

    " L'observation des mers à partir de l'espace est utile non seulement pour la recherche ", affirme le chercheur. Elle permet aux pays de mieux maintenir leur souveraineté, d'observer les courants et les glaces, de prévoir le climat et les vents, de prévenir la pollution, de retracer les bateaux, d'identifier les ressources potentielles, etc.

    Avec la cartographie, dit-il, l'observation spatiale fait aussi prendre conscience des enjeux en milieux marins et aquatiques. Elle permet d'intégrer certains éléments importants dans les recherches, dans les modèles décisionnels et les politiques gouvernementales.

    Saviez-vous que plus de un milliard de $ sont investis au Canada dans le domaine de l'observation spatiale et que 45 % de la production et des services sont exportés à travers le monde?

    Les télescopes spatiaux les plus récents proposent une résolution de quelques mètres seulement. On pourrait suivre une voiture à partir de l'espace... Pourtant, aucun appareil ne peut encore, à partir de l'espace, pénétrer les profondeurs de la mer.

    Jean-Claude Brêthes
    Ce qui est important dans le domaine des pêches, c'est de " trouver un équilibre entre la ressource, qui vient de la nature, et le profit, que la société cherche à obtenir ". Chercheur à l'ISMER, Jean-Claude Brêthes a présenté un exposé sur la biologie halieutique. Pour certains poissons de fond, les 2/3 des stocks sont effondrés. Les recherches doivent donc tenter de mieux comprendre ce qui se passe en mer, avec le travail des pêcheurs, la répartition de l'espace de pêche, la situation des ressources. Combien peut-on en prendre? Combien la mer peut-elle faire vivre de pêcheurs? Quelles sont les opportunités et les contingences?

    " Avant, dit-il, on entendait : il est autorisé de pêcher partout sauf dans les endroits interdits. De plus en plus, on devrait entendre : il est interdit de pêcher partout, sauf dans les endroits autorisés. "

    Activités
    Plus d'une trentaine d'autres conférences thématiques ont été présentées, au cours de ces deux jours, dont plusieurs par des spécialistes du Département de biologie de l'UQAR, de l'ISMER et de l'Institut Maurice-Lamontagne. Des prix ont été décernés, des contacts se sont établis. Le Congrès a été un succès. Le président sortant de l'ABQ, M. Claude Langlois, a remis les clés de l'organisme au nouveau président, M. Gaétan Roy.

    L'Association des biologistes du Québec a organisé cette activité en collaboration avec l'ISMER et l'UQAR. Le gouvernement du Québec, le gouvernement du Canada et Technopole maritime du Québec étaient des partenaires majeurs de cet événement.

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    Colloque sur l'énergie éolienne
    Un potentiel plein d'avenir

    Le potentiel est " énorme " actuellement pour développer l'énergie éolienne : au Québec, en Alberta, en Nouvelle-Angleterre, en France.

    Boralex, l'une des plus importantes entreprises en énergie au Québec, a d'ailleurs l'intention de diversifier ses moyens de production. Et Jacques Gauthier, président et chef de la direction, souligne que Boralex a de plus en plus d'intérêts pour l'énergie éolienne. " Les accords de Kyoto vont favoriser le développement de cette forme d'énergie. "

    L'homme d'affaires a fait cette déclaration lors du Colloque sur l'énergie éolienne organisé par le Département de mathématiques, d'informatique et de génie de l'UQAR, le 13 novembre. Plus de 130 personnes ont assisté aux activités.

    " Présentement, les éoliennes représentent seulement 3% de nos activités, affirme M. Gauthier. Mais nous cherchons des partenaires pour être plus actifs. " Si on peut mettre en place au Québec une stratégie concertée face aux énergies renouvelables, avec un programme gouvernemental de financement compétitif et à long terme, et un processus de sélection des meilleurs projets, l'avenir est aux éoliennes, prédit-il.

    Une entreprise qui a des ramifications en Europe et aux États-Unis, Boralex est surtout connue pour la récupération des résidus de bois (résidus forestiers, bois de démolition, etc.). Elle gère aussi de petites centrales électriques, dont celle sur la rivière Rimouski.

    M. Gauthier précise aussi qu'un pourcentage d'environ 40% de contenu québécois dans la fabrication d'éoliennes serait convenable. Selon lui, il est inutile de repartir à zéro quand les meilleures technologies sont disponibles à un prix raisonnable pour certaines pièces et pales. L'important, dit-il, c'est d'optimiser l'implantation des éoliennes sur les sites, pas d'investir des millions dans des usines hyperspécialisées.

    Optimiste
    Élisabeth Ménard, directrice du Technocentre éolien (de Gaspé), fait preuve d'un optimisme encore plus grand. Elle prédit que l'énergie éolienne créera 1000 emplois au Québec d'ici 2010. " C'est important, dit-elle, d'avoir de la formation, de savoir comment faire. L'UQAR et les collèges gaspésiens font bien leur travail. " Il reste ensuite à développer une base industrielle, à capitaliser sur l'expertise qui grandit. " On pourrait s'inspirer de l'aéronautique, à Montréal, qui a connu de grands développements depuis 30 ans et qui réussit à exporter ses produits à travers le monde. "

    Soucieux
    Soucieux, Jean-Louis Chaumel, professeur à l'UQAR, estime que le Québec, en dépit des programmes gouvernementaux, n'entre pas avec assez de vigueur dans la dynamique de l'énergie éolienne. " Bientôt, l'Alberta va dépasser le Québec avec ses deux milliards $ d'investissement et ses centaines d'éoliennes en construction. "

    Néanmoins, il y a plusieurs compagnies qui tracent des projets de développement de sites éoliens, surtout en Gaspésie, le meilleur endroit au Québec pour donner de l'ampleur à cette énergie. " La compétition sera forte dans les prochaines années. "

    M. Chaumel a aussi annoncé que le groupe éolien de l'UQAR sortira bientôt un nouvel Atlas des vents actualisé, avec de nouvelles données plus précises sur l'intensité et la persistance des vents dans différentes régions du Québec. Un outil intéressant pour tous les développeurs de sites éoliens.

    Autres intervenants
    Tim Weis, étudiant à l'UQAR, a fait le point sur la planification d'énergie pour le développement durable pour les communautés. Et Gaétan Beaulieu, d'Hydro-Québec, a pour sa part donné une formation de base sur les techniques de raccordement des éoliennes aux réseaux d'électricité de la société d'État.

    Bref, une journée bien remplie pour tous ceux qui s'intéressent à cette forme d'énergie. Bon vent! Et attention aux rafales dans les pales...

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    Le Syndicat des chargés de cours fête ses 20 ans

    Le Syndicat des personnes chargées de cours de l'UQAR souligne cette année ses 20 ans d'existence. Dernièrement, la présidente de l'organisme, Louise Bérubé, a remis un souvenir à neuf personnes qui donnent des charges de cours à l'UQAR depuis 20 ans et plus. Première rangée : la présidente Louise Bérubé (éducation), Sylvie Saint-Laurent (lettres), Lise Ouellet (éducation) et Raynald Doucet (économie et gestion). Deuxième rangée : Jean-François Tremblay (sciences humaines), Chantale Desrosiers (éducation) et Pierre Jobin (sciences humaines). Troisième rangée : Pierre Collin (sciences humaines), Charles Trébaol (sciences humaines) et Jean-Pierre Lusignan (économie et gestion et sciences). Voilà des gens qui ont contribué à former des centaines d'étudiants et qui enseignent toujours avec plaisir.

    Plusieurs des personnes qui ont occupé le poste de président ou de présidente du Syndicat des chargés de cours ont assisté à la cérémonie : Pauline Caouette, Jean-François Tremblay, Louise Bérubé (présidente actuelle), Pierre Jobin, Sophie Maheu, Marie Bélisle, Cécile Bérubé et Francis Josart. Quelques-uns étaient absents : Jean-Pierre Boyer, Pierrette Bouchard, Rosaire Lavoie et Normande Babin.

    Le Syndicat a aussi lancé son nouveau logo.


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    La Coop étudiante fête ses 30 ans

    C'est le 11 juillet 1972 que 17 personnes se sont rencontrées afin de fonder la Coopérative étudiante de l'UQAR. Elle a vu officiellement le jour le 18 novembre 1972, date de publication de l'avis de constitution dans la Gazette officielle du Québec. Tout a débuté dans le cadre d'un cours d'administration, lorsque deux étudiants ont eu l'idée de faire un travail sur les étapes à réaliser pour former une coopérative étudiante.

    Les membres fondateurs étaient : Raymond Côté, Gilles Ruest, Carol Caron, Georges Gagnon, Gilbert Rouleau, Edric Keighan, Ghislain Viel, Denis Thériault, Rodrigue Proulx, Pierre Bourbonnais, Pierre Santerre, Roland Dorval, Michel Yockell, Aurélien l'Italien, Martin Lagacé, Jacques Plante et Gilles Dumais.

    À ses débuts, la coopérative était administrée par des étudiants, de façon bénévole, quelques heures par semaine. Le chiffre d'affaire pour le premier exercice clos le 31 août 1973 s'élevait à 4151 $.

    Que de changements, de dynamisme et de croissance depuis ce jour. Faisant ses débuts dans un petit local au sous-sol de l'Université, la coopérative s'est développée pour devenir une PME avec un chiffre d'affaires de 767 949 $ pour sa dernière année et ce, grâce à l'appui de ses membres.

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    Campagne 2002 de la Fondation de l'UQAR
    Le Mouvement Desjardins a contribué pour 120 000 $

    La contribution du Mouvement Desjardins à la campagne 2002 de la Fondation de l'UQAR a été exceptionnelle. Desjardins a en effet offert des dons pour une valeur totale de 120 000 $, qui serviront dans un programme de bourses.

    Première rangée : MM. Pierre Couture, recteur; Raymond Gagné, président de la campagne auprès des entreprises; Clément Samson, président du Conseil des représentants des Caisses de la région Québec-Ouest - Rive-Sud et Christian Côté, président de campagne auprès des diplômés. Deuxième rangée : MM. Paul-André Lavoie, président de la Caisse populaire Desjardins de Rimouski; Gaétan Lavoie, vice-président à la Fédération des Caisses Desjardins et représentant des vice-présidences Bas-Saint-Laurent et Gaspésie-les-Îles, et Jean-Claude Brêthes, président de la campagne auprès de la communauté universitaire.

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