
Le ministère des Transports du Québec inaugure
la Chaire de recherche en transport maritime de l'UQAR
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| De gauche à droite: M. Michel Tremblay, maire de Rimouski; Mme Julie Boulet, ministre des Transports; M. Michel Ringuet, recteur de l'UQAR; et M. Guy C. Veronneau, président de la SODES. |
Mme Julie Boulet, ministre des Transports et ministre responsable de la région de la Mauricie, a annoncé à Rimouski, le 13 novembre 2003, la création d'une Chaire de recherche en transport maritime à l'Université du Québec à Rimouski.
Ce lancement s'est déroulé dans le cadre de la troisième édition du Carrefour maritime, qui a réuni à Rimouski de nombreux spécialistes et intervenants intéressés du vaste domaine des activités maritimes. Des représentants du ministère des Transports et de l'UQAR étaient présents, tout comme M. Guy C. Veronneau, président de la SODES (Société de développement économique du Saint-Laurent) et M. Michel Tremblay, maire de Rimouski.
Selon le recteur Michel Ringuet, " cette Chaire permettra à l'Université d'ajouter un autre volet à son expertise de recherche reliée à la mer en plus d'élargir sa notoriété dans les domaines de la gestion des ressources et du développement maritime ".
Cette Chaire de recherche, la huitième obtenue par l'UQAR dont cinq dans le domaine maritime, sera rattachée au Département d'économie et de gestion. Signalons que l'UQAR offre depuis plusieurs années un programme de maîtrise en gestion des ressources maritimes qui attire des étudiants venant de plusieurs continents. Elle offre aussi un programme de baccalauréat avec majeure en transport maritime.
Mission
La Chaire de recherche en transport maritime de l'UQAR a pour mission d'approfondir les connaissances en économie et en sciences de la gestion dans le créneau du transport maritime. Elle vient aussi appuyer la formation de chercheurs, par des projets de recherche appliquée ou théorique, et fournir une expertise québécoise novatrice dans ce domaine.
La création de cette chaire arrive dans un contexte particulier. Dans plusieurs pays, on sent le besoin d'adopter de nouvelles stratégies en raison du contexte de libéralisme économique qui règne depuis une vingtaine d'années à l'échelle internationale. Ce contexte amène des changements importants dans plusieurs aspects : la productivité, la taille des navires, la conteneurisation, la spécialisation des ports, les innovations technologiques, les politiques nationales, la protection de l'environnement, la sécurité dans le transport maritime, etc. De plus, signalons que le trafic sur le Saint-Laurent et dans la Voie maritime du Saint-Laurent a connu une baisse notable dans les dernières années. Toute cette situation incite les décideurs publics et privés à réagir.
Ainsi, en sollicitant la participation de chercheurs et d'étudiants de l'UQAR, la nouvelle Chaire pourra fournir de nouveaux éclairages sur le développement durable du transport maritime au Québec.
La Chaire de recherche en transport maritime s'articule autour de trois grands objectifs complémentaires : créer un réseau québécois de recherche et d'expertise dans le domaine afin de réaliser des projets de recherche ; établir un lien concret entre la connaissance développée en milieu universitaire et les pratiques des professionnels ; enfin, assurer la formation des chercheurs par la direction d'étudiants de 2e et 3e cycles et par l'encadrement de stagiaires post-doctoraux.
Axes de recherche
Les travaux de la Chaire porteront sur trois axes principaux : l'analyse des politiques publiques nationales ou internationales et de leurs impacts sur le transport maritime; l'étude des perspectives du développement portuaire et du transport maritime dans un contexte de mondialisation; l'aide à la décision dans la gestion du transport maritime et des services portuaires.
Selon le recteur Michel Ringuet, cette chaire sera dotée au démarrage d'un budget annuel de 250 000 $ dont 210 000 $ en provenance du ministère des Transports et 40 000 $ fournis par des entreprises privées. L'UQAR, quant à elle, injectera dans la chaire des contributions de 120 000 $, sous diverses formes. Le ou la titulaire de la Chaire devrait être nommé(e) au cours des prochaines semaines.
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Le 12 novembre dernier, un éventail de produits pour la promotion et l'information sur l'Université ont été présentés à la communauté par le recteur Michel Ringuet et la directrice du Service des communications, Marie-France Maheu. Le matériel sera également présenté au personnel du Campus de Lévis le mardi 2 décembre prochain.
Ce matériel comprend un kiosque, un CD-ROM, une brochure, une carte postale, une pochette ainsi que différents objets promotionnels. Ces outils ont été conçus au cours des derniers mois afin de mieux faire connaître l'Université auprès de différents milieux intéressés par ses activités, ses programmes d'études et son devenir.
En plus de l'équipe du Service des communications, il faut souligner la participation de Josée Forest à la recherche, de Graffix Communication à la conception de l'image et de la brochure, et de PQM à la réalisation du CD-ROM vidéo.
" Il s'agit d'un positionnement qui nous représente, qui aide à mieux se faire connaître, explique Marie-France Maheu. C'est une manière d'établir de meilleurs liens avec nos partenaires, avec nos futurs donateurs et avec les visiteurs, d'ici et d'ailleurs. "
Le thème choisi, " UQAR près du monde ", signifie : l'UQAR près des gens, près de vous, à votre écoute, mais aussi l'UQAR ouverte sur le monde, branchée sur le monde, en lien avec les connaissances du monde entier.
L'image institutionnelle utilisée s'inspire du trimural du Millénaire, réalisée par le professeur et sculpteur Roger Langevin et ses collaborateurs.
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| De gauche à droite, le recteur Michel Ringuet; les diplômées du Campus de Lévis : Miranda Rioux, Marie-Josée Couture et Marie-Pierre Fortier qui ont reçu une mention d'excellence pour leurs études; le député fédéral de Lévis M. Christian Jobin; et la députée de Lévis à l'Assemblée nationale Mme Carole Théberge, ministre déléguée à la famille et ministre responsable de la région Chaudière-Appalaches. Une autre étudiante (absente sur la photo) a reçu une mention d'excellence : Marie-Thérèse Brunette. |
Parmi les personnes qui ont obtenu un diplôme de l'UQAR en 2002-2003, environ 150 ont assisté à la cérémonie de collation des grades qui s'est déroulée à l'auditorium du Collège de Lévis, le 8 novembre, devant parents et amis. Sur ce nombre, on en comptait 132 au baccalauréat et 18 au 2e cycle.
Le nombre total de diplômés dans les programmes de baccalauréat et de maîtrise atteint 238 personnes cette année, à Lévis seulement. Une cérémonie semblable a eu lieu à Rimouski, le 25 octobre.
Des mentions d'excellence, pour la qualité de leur dossier universitaire, ont été accordées à deux étudiantes à la maîtrise : Marie-Thérèse Brunelle, de Sillery (administration des affaires) et Miranda Rioux, de Lévis (éducation); et à deux étudiants au baccalauréat : Marie-Josée Couture, de Lévis (sciences comptables) et Marie-Pierre Fortier, de Beaumont (enseignement en adaptation scolaire). Bravo !
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| Devant : les quatre représentants de l'IFREMER, Jean Guézennec, Jean-Pascal Bergé, Patrick Durand et Arnaud Muller-Feuga. Derrière : les intervenants rimouskois, provenant de l'ISMER, du Département de biologie, chimie et sciences de la santé de l'UQAR, du Centre de recherche sur les biotechnologies marines, du MAPAQ et d'ABK-Gaspésie. |
Dans le domaine des biotechnologies marines, les intervenants de France s'intéressent de plus en plus à ce qui se passe à Rimouski. Les 18 et 19 novembre, quatre haut-responsables de recherche de l'IFREMER, cet institut français spécialisé dans la recherche maritime, ont passé deux journées de visites et de discussions à Rimouski. Leur but ? Prendre connaissance des activités et des projets qui sont élaborés dans la région et évaluer les possibilités de coopération, soit par des recherches conjointes ou par des échanges d'étudiants.
Cette mission s'est déroulée ans le cadre d'une coopération franco-québécoise entre l'IFREMER et le MAPAQ dans le domaine de l'aquaculture et de la valorisation de la biomasse marine. Les quatre intervenants, en provenance de Nantes et de Brest, se sont également rendus à Gaspé et à Québec.
Les participants français étaient MM. Jean Guézennec, responsable du laboratoire Biotechnologies et Molécules Marines de l'IFREMER à Brest et à Nantes ; Jean-Pascal Bergé, chercheur affilié au laboratoire de Génie alimentaire de l'IFREMER à Nantes, responsable du programme de valorisation des co-produits ; Patrick Durand, directeur du Département de valorisation des produits, qui regroupe six laboratoires dont le laboratoire de Génie alimentaire, le laboratoire Biotechnologies et Molécules Marines et le laboratoire de Production et Biotechnologies des Algues ; et Arnaud Muller-Feuga, chef du laboratoire de Production et Biotechnologies des Algues de l'IFREMER à Nantes. [www.ifremer.fr].
Le directeur de l'ISMER, Serge Demers, trace un bilan positif de cette rencontre : " Nous avons appris à nous connaître. Je suis certain que des partenariats pourront être développés entre l'IFREMER et les différents groupes de recherche du Québec maritime ".
Déjà, il a été question que deux étudiantes françaises actuellement au doctorat puissent venir faire un stage post-doctoral à l'ISMER.
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Selon Jean-Louis Chaumel
Hydro-Québec devrait doubler
le nombre d'éoliennes prévues dans l'Est du Québec
Invité par la Jeune Chambre de commerce de Rimouski à commenter le développement du secteur éolien, le professeur Jean-Louis Chaumel a déclaré qu'Hydro-Québec devrait accepter 2000 MW de projets éoliens plutôt que les 1000 MW prévus.
Tout en reconnaissant qu'Hydro-Québec a désespérément besoin de kWh additionnels et rapidement, le fondateur du Groupe éolien de l'UQAR ne s'est pas opposé formellement à tout projet de centrale thermique par Hydro-Québec. Il considère même que la centrale au gaz Le Suroît est inévitable. Mais il conteste l'annonce d'Hydro-Québec de vouloir aussi construire d'autres types de centrales thermiques, les barrages étant trop longs à réaliser. " Ces centrales sont les pires en termes d'impact environnemental. Comment peut-on signer les accords de Kyoto et se lancer ainsi dans des technologies qui vont fortement contribuer à un accroissement des émissions de gaz à effet de serre ? ", a-t-il souligné.
Une partie des kilowatts-heure dont Hydro-Québec a tant besoin, l'éolien peut le fournir. C'est un enjeu régional majeur de redécollage économique et industriel de l'Est du Québec, et c'est une évidence en termes d'environnement. En toute logique, estime M. Chaumel, il vaudrait mieux d'abord utiliser la ressource éolienne avant de s'engager dans la multiplication de centrales polluantes.
L'appel d'offres de la société d'État déjà annoncé porte sur 1000 MW, soit environ 800 grandes éoliennes. La région comprise de Gaspé à Mont-Joli peut tout à fait accroître ces projets et accepter jusqu'à 2000 MW de projets éoliens. " C'est exactement ce que recherche Hydro-Québec : davantage d'électricité ", affirme le chercheur.
Pour M. Chaumel, " cette stratégie satisferait, au moins en partie, l'appétit de nouvelles énergies chez Hydro-Québec, elle contribuerait davantage au développement régional, elle ne nécessite pas de changement dans les appels d'offres et enfin, elle contribue aux accords de Kyoto ".
Pour la Gaspésie, doubler les parcs éoliens prévus constituerait un atout majeur pour attirer des manufacturiers d'éoliennes qui ne viendront pas pour des volumes trop faibles. " Actuellement, fait remarquer M. Chaumel, ils se font tirer l'oreille pour venir établir des usines ou des ateliers dans la zone désignée par les appels d'offre, de Matane à Gaspé, et sont davantage portés à envisager des usines d'éoliennes aux États-Unis, près d'un marché beaucoup plus significatif que celui du Québec. Tout le monde trouverait donc son compte dans cet accroissement des projets éoliens : les retombées en Gaspésie seraient significatives, les industriels seraient plus motivés à venir ici, Hydro-Québec aurait davantage de kW et on éviterait d'empirer le bilan environnemental du Québec. "
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| Un gros merci!, vous disent le directeur de la campagne 2003 de Centraide à l'UQAR, Jean-François Dumais, et le président de la campagne de Centraide Bas-Saint-Laurent, Daniel Bénéteau. |
La communauté universitaire rimouskoise a répondu très généreusement à l'appel de Centraide cette année lors de la campagne de l'UQAR, concentrée dans la période du 6 au 20 octobre. Ce remarquable geste de solidarité va permettre d'apporter de l'aide à beaucoup de personnes en difficulté. En leurs noms, Jean-François Dumais, professeur à l'ISMER et directeur de la campagne 2003 de l'UQAR, tient à remercier chaleureusement tous les collègues de travail qui ont donné. Il note qu'au fil des ans notre contribution s'améliore. Ainsi cette année le taux de participation du personnel régulier est passé de 37% à 60% et le don total de 13 332$ à 22 739 $. Le don moyen a été de 100 $. Une autre indication de progrès se trouve dans le nombre de " grands donateurs ". Centraide désigne ainsi ceux dont le don est de 500 $ ou plus. Cette année à l'UQAR, leur nombre est passé de deux à sept.
La chose la plus importante demeure la participation. Jean-François Dumais avait fixé (avec le long terme en vue...) un objectif de participation de 90%, ce qui, bien qu'apparemment élevé, lui semble un niveau raisonnable pour notre communauté. Cette idée de participation est importante : que chaque personne (ou presque...) décide de mettre l'épaule à la roue et puis se demande combien d'heures de travail dans une année elle est prête à donner pour aider des personnes en difficulté.
Jean-François Dumais tient à remercier les nombreuses personnes qui ont rendu possible cette campagne.
Merci aux solliciteurs : Claudette Bédard, Ryno Bérubé, Christian Bielle, Jocelyne Desgagnés, Richard Fournier, Christian Gagnon, Guylaine Gagnon, Jean-Pierre Gagnon, Daniel Gauvin, André Gervais, Jacques Lavoie, Denis Lebel, Jean-Claude Michaud, Jean-Pierre Ouellet, Claire Page, Maria Rouleau-Bélanger, Yvan Roux, Jacques Roy et Suzanne Roy.
Merci aux personnes qui ont contribué à la réalisation technique de la campagne : Claudette Bédard, Francine Bélanger, Murielle Côté, Cécile Devigne, Michel Dionne, Danielle Gagné, Céline Lavoie, Sylvie Lévesque, Ginette Rainville et Renée Sirois.
Merci aux personnes qui ont contribué par des apports importants de leur service ou secteur : André Bédard, Madeleine Belzile, Daniel Bénéteau, Serge Demers, Madeleine Dubé, Suzanne Hébert, Nicole Poirier et Jacqueline Proulx.
Enfin, pour ses précieux conseils, merci au directeur de la campagne précédente, Denis Boisvert.
Le président de la campagne de Centraide Bas-Saint-Laurent, Daniel Bénéteau, qui est devenu récemment vice-recteur aux ressources humaines et à l'administration à l'UQAR, exprime sa fierté par rapport à cette contribution de la communauté universitaire. " Jean-François et son équipe ont fait un travail remarquable. Je pense aussi que le personnel est bien conscient du rôle majeur que Centraide peut jouer dans la région auprès des personnes démunies ou qui vivent des problèmes humains. Les gens de l'UQAR ont contribué avec empathie et générosité. Je tiens à les remercier. Je suis fier d'appartenir à une communauté aussi généreuse. "
Une quarantaine d'organismes différents obtiennent des fonds de Centraide Bas-Saint-Laurent. Pas moins de 3000 personnes donnent un coup de main en tant que bénévoles dans ces organismes à travers tout le Bas-Saint-Laurent, ce qui multiplie l'impact des investissements de soutien par un facteur dix et rend possible des actions que les gouvernements ne seraient pas à même de supporter.
Un gros merci à tous les donateurs et donatrices!
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| Christian Nozais, associé de recherche, Andrea Riedel, étudiante au doctorat, et Huixiang Xie, professeur, sont trois des océanographes de l'UQAR qui sont revenus récemment, par avion, après un séjour de six semaines dans l'Arctique, à bord du brise glace Amundsen. Les autres personnes de l'UQAR qui auront également mis les pieds sur le navire, à un moment ou l'autre, sont : Gilles Desmeules, technicien en équipement, Karine Lacoste, agente de recherche, ainsi que Sonia Brugel et Tao Lou, étudiants au doctorat. |
Après avoir quitté Québec le 13 septembre, le navire de recherche L'Amundsen vogue maintenant dans la lointaine Mer de Beaufort, au Nord du Yukon, où il passera l'hiver. Il s'agit de la première mission scientifique internationale de ce nouveau brise-glace de recherche canadien. Dans le cadre de CASES (Étude internationale du plateau arctique canadien), les chercheurs tenteront de mieux élucider le rôle des écosystèmes côtiers et des polynies dans les flux de carbone biogène dans l'ensemble du système arctique, et la réponse potentielle de cet environnement mal connu au réchauffement climatique.
Sur le navire, on compte un équipage d'une trentaine de personnes ainsi qu'une quarantaine de chercheurs et d'étudiants, provenant de plusieurs pays (Canada, Japon, Espagne, États-Unis, Norvège, etc.) et qui se relaient pour mener leurs recherches.
[www.cases.quebec-ocean.ulaval.ca/welcome.asp]
Jusqu'à maintenant, le navire a connu quelques difficultés : une mer agitée avec des vents violents et des vagues de dix mètres, une panne partielle des machines, la menace des barrières de glace, etc. Mais dans l'ensemble, le navire répond bien aux attentes. Les recherches sur l'écosystème marin arctique se déroulent rondement. Et les paysages, dans ces régions désolées, sont spectaculaires!
De l'UQAR, l'étudiante Andrea Riedel, qui travaille sur le biote des glaces de mer dans le cadre de son doctorat, a recueilli des échantillons de la glace nouvellement formée afin de faire des analyses chimiques sur sa composition en protozoaires et en sels nutritifs. Quant au professeur Huixiang Xie, il scrute la biogéochimie du carbone, un processus chimique important pour conserver un environnement de qualité. Christian Nozais, associé de recherche, en est à son quatrième voyage dans le Grand Nord. Pour sa part, il s'intéresse à la distribution et à la production des microalgues planctoniques (en suspension dans l'eau de mer) et benthiques (sur le fond marin).
Le bateau passera donc tout l'hiver dans la baie de Franklin, hébergeant des scientifiques assoiffés de connaissances nouvelles sur ce vaste monde méconnu.
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La dernière des trois missions océanographiques du Réseau SOLAS-Canada, dans l'Atlantique du nord-ouest, s'est terminée à Matane, le 3 novembre. Le navire de la Garde côtière canadienne Martha L. Black avait quitté le quai de Rimouski-Est le 10 octobre avec à son bord 18 scientifiques dont trois de l'UQAR (Zhi-Ping Mei, Julien Pommier et Gitane Caron), deux de l'Institut Maurice-Lamontagne (Michael Scarratt, chef de mission, et Roger Pigeon) et trois de l'Université Laval. La coordinatrice du projet, Sylvie Roy de l'Université Dalhousie, est une diplômée de l'UQAR au doctorat en océanographie.
Au cours de ce voyage, le navire a parcouru plus de 7000 km. Les 200 premiers mètres de la colonne d'eau et la basse atmosphère ont été échantillonnés à huit stations situées entre les eaux chaudes (env. 26°C) et pauvres en sels nutritifs de la mer des Sargasses (36° 50' N) et les eaux froides (env. 4°C) et riches en nutriments du sud du Groenland (50° 15' N).
Cette année, les trois missions SOLAS se sont déroulées au printemps, à l'été et à l'automne pour couvrir l'ensemble de la période productive. Les deux premières missions océanographiques ont eu lieu du 23 avril au 17 mai à bord du NGCC Hudson et du 3 au 30 juillet à bord du NGCC Martha L. Black. Ces missions ont été réalisées avec succès.
On peut suivre le déroulement de la mission, en anglais, à l'adresse suivante : [www.csolas.dal.ca]. Cliquez sur : Science/Field Expeditions/Atlantic.
Le réseau canadien SOLAS fait partie d'une nouvelle initiative internationale visant à comprendre les interactions entre les océans et l'atmosphère, ainsi que les conséquences de ces interactions sur le changement climatique global. Le principal objectif des trois missions SOLAS-Canada a été de déterminer les flux de gaz à l'état de traces dans les principales provinces biogéochimiques de l'Atlantique du nord-ouest afin de développer et de valider les modèles actuels sur les cycles du carbone et du soufre en milieu océanique.
Les participants de l'UQAR sont : Julien Pommier, étudiant au doctorat en océanographie; Zhi-Ping Mei, stagiaire postdoctoral; Magdalena Rozanska, technicienne et étudiante au doctorat en océanographie; Gitane Caron, technicienne et étudiante à la maîtrise en océanographie; Marylin Gauthier, technicienne et étudiante au bacc. en chimie; Mélanie Simard, technicienne; Dominique Hamel, assistante de recherche; Michel Gosselin, professeur à l'ISMER-UQAR; et Christine Michel, professeure associée à l'ISMER-UQAR et chercheure à l'Institut des eaux douces du ministère des Pêches et des Océans à Winnipeg.
Voici les organismes subventionnaires de ce projet : le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, la Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l'atmosphère, et le Ministère des Pêches et des Océans Canada.
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Les étudiants et étudiantes du Module d'histoire de l'UQAR ont eu l'idée dernièrement de monter une pièce de théâtre à saveur historique, Les Sorcières de Salem, afin d'amasser des fonds pour des activités parascolaires. Une quinzaine d'entre eux ont participé à la soirée, soit à titre d'acteurs, soit en s'occupant de la promotion ou de l'organisation technique. Un professeur, Benoît Beaucage, a même accepté de tenir le rôle du juge.
C'est l'étudiante Maude Flamand-Hubert qui a été la cheville ouvrière du projet en proposant des extraits de cette pièce à ses confrères et consoeurs, qui n'ont pas hésité à jouer le jeu. En deux semaines, ils ont monté et répété une scène qui raconte l'essentiel d'un procès de sorcellerie qui s'est déroulé en 1692, à Salem, dans la puritaine région de Boston. Une pauvre femme, qui s'amusait à faire un peu de magie et à prédire l'avenir avec les enfants des alentours, se fait accuser de sorcellerie et de contacts avec le diable. Bientôt, les dénonciations se multiplient; elles sont le fait de fillettes prises d'hystérie. Le juge et le pasteur représentent le parti de Dieu et ils soupçonnent le Diable de s'être emparé des esprits de nombreux villageois. Une cinquantaine de personnes sont ainsi accusées de sorcellerie. Certaines sont torturées et exécutées.
Les étudiants avaient donc invité parents, professeurs et amis à venir voir leur présentation, un vendredi soir au Caravansérail (rue Évêché, Rimouski). Plus de 80 personnes se sont présentées. Le public a même été appelé à donner son avis sur le sort qu'il fallait réserver à la sorcière mise en accusation !
" C'était une belle expérience, estime l'étudiante Laura Ducheman. Le public a aimé. Nous les étudiants, on s'est bien amusé. Ça nous a rapprochés. Et l'argent qu'on a ramassé servira aux activités étudiantes, à faire connaître le Module et à acheter des cartes historiques. " Certains souhaitent déjà renouveler l'expérience l'an prochain, avec une nouvelle pièce de théâtre.
MB
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Sophie Gauthier-Clerc
Mieux comprendre la biologie de la reproduction des bivalves
pour dépister l'effet de la pollution marine
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| Sophie Gauthier-Clerc |
L'étudiante Sophie Gauthier-Clerc a soutenu sa thèse de doctorat en océanographie, le 30 octobre dernier, sous la direction de Mme Jocelyne Pellerin, chercheure à l'ISMER et la co-direction de M. Jean-Claude Amiard, chercheur à L'ISOMer de l'Université de Nantes en France. Le titre de la thèse n'explique pas tout au commun des mortels : " Activité vitellogénique et stéroïdienne chez Mya arenaria (mollusque bivalve) durant la gamétogenèse et en réponse à une exposition au 17B-oestradiol ". Mais résumons en disant que l'étude vise à mieux connaître la maturation sexuelle chez les myes et son contrôle par les hormones pour mieux comprendre certains effets de la pollution sur la reproduction des bivalves.
Recherche
Laissons Sophie expliquer ici sa recherche. " Mon projet de doctorat relève principalement du domaine de l'écophysiologie. Le principal objectif était de mieux décrire la maturation sexuelle des myes en terme de développement des gamètes. Parallèlement à ces descriptions, nous avons également recherché la présence de la testostérone et du 17ß-oestradiol dans la gonade des myes selon leur stade de développement. Notre intérêt pour ces hormones stéroïdiennes avait pour but de mieux comprendre leur implication dans le contrôle du développement des ovocytes chez les femelles ou des spermatozoïdes chez les mâles. Le rôle de ces hormones est effet encore mal compris mais il est indispensable pour apporter des explications concernant un dysfonctionnement de la reproduction des bivalves exposés à des polluants connus pour être capables de perturber l'effet des hormones stéroïdiennes chez les vertébrés. Nous avons donc décrit le processus vitellogénique chez les femelles qui se traduit par l'accroissement du diamètre des ovocytes du fait de l'accumulation de réserves et l'augmentation des concentrations en ARN et en ADN dans la gonade. Grâce à nos résultats nous avons également pu formuler l'hypothèse d'une synthèse de protéines de réserves de type vitelline dans les cellules folliculaires de la gonade qui seraient alors transférées dans les ovocytes lors de leur développement. Chez les mâles, les concentrations en ARN et en ADN augmentent également dans la gonade durant la prolifération des spermatozoïdes, mais la présence de protéines de réserve de type vitelline n'a pas été détectée. Les concentrations en hormones ne varient pas drastiquement durant la maturation sexuelle chez les myes mâles comme chez les femelles ni même d'un sexe à l'autre. Les deux hormones semblent cependant plus impliquées chez les femelles au début du développement des ovocytes et au moment de la ponte ce qui corrobore des observations expérimentales décrites dans la littérature. Enfin, une expérimentation avec le 17ß-stradiol nous a permis de montré que cette hormone semble impliquée dans la mobilisation des réserves énergétiques chez les femelles pour le développement des ovocytes comme le proposent d'autres auteurs chez l'huître et la moule. "
Cheminement
Française, Sophie a étudié à l'Université de Lyon et à l'Université de Metz avant d'arriver à l'UQAR pour sa maîtrise et son doctorat en océanographie. " J'avais rencontré Jocelyne Pellerin, lors d'un colloque en France, et ses intérêts pour l'environnement, la toxicologie et les bivalves concordaient parfaitement avec les miens. "
Au cours de ses études à Rimouski, Sophie a donné des charges de cours en océanographie (Pollution marine), en gestion des ressources maritimes (Écologie des systèmes marins) et en chimie (Éléments de toxicologie). " Ça m'a aidé à me spécialiser dans ce domaine, à mieux vulgariser les connaissances acquises. "
Elle a aussi été impliquée dans l'Association des étudiants de 2e et 3e cycles, dans l'organisation de la Marche pour la Paix, en 2001, et dans les activités du Cinéma Vertigo.
Au terme de ses études, Sophie vient d'obtenir une bourse post-doctorale pour travailler à l'Institut Armand-Frappier (INRS-Santé, à Pointe-Claire), où elle travaillera sur des questions environnementales avec le chercheur Michel Fournier, titulaire d'une Chaire en immunotoxicologie.
" Rimouski va me manquer, c'est sûr!, dit-elle. Les amis, le fleuve, la neige... C'est une belle place pour des études en océanographie, près de l'environnement. Mais après six années, je suis prête pour un changement. "
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| Mélanie Chabot |
Le 14 décembre prochain, Mélanie Chabot se rendra à Vancouver pour participer à une importante compétition de Karaté Kyokuchin (full-contact).
Mélanie, qui est étudiante au baccalauréat en biologie à l'UQAR (3e année), a l'apparence d'une fille solide, déterminée, juste un brin timide. Mais peu de gens savent qu'elle est une véritable force de la nature, qu'elle fait preuve d'une endurance hors du commun... et qu'elle sait très bien se défendre!
Ceinture noire premier Dan en karaté, elle a déjà participé cinq fois aux Championnats nord-américains de Karaté Kyokuchin, qui se déroulent à chaque année à Montréal. Elle est arrivée quatre fois première dans sa catégorie et une fois deuxième.
Mais attention, dernièrement au Nouveau-Brunswick, lors d'une compétition secondaire, Mélanie a réussi à vaincre la seule personne qui l'avait battue à ces Championnats nord-américains...
À Vancouver, il s'agira d'une compétition de premier plan, qui réunira des athlètes surtout du Canada, mais aussi des États-Unis. Quelques grands maîtres internationaux seront sur place pour observer certains athlètes. Le prochain grand rendez-vous international aura lieu à Osaka, au Japon, en juin 2005. " J'avais participé à ces Championnats du monde en juin 2001, et j'avais atteint le quart de finale, explique Mélanie. J'aimerais bien qu'on m'invite à nouveau. Je pense que je peux faire mieux encore! "
Originaire de St-Bruno, sur la Rive Sud de Montréal, Mélanie Chabot a commencé à faire du karaté à 13 ans. " J'ai vu quelques films avec du karaté full-contact et ça m'a passionné tout de suite ", raconte-t-elle. " Ça peut paraître dangereux, bien sûr, mais bien entraînée, il n'y a pas trop de problèmes, pas trop de blessures, et j'y retrouve beaucoup d'action! On apprend à se défendre dans des situations qui ressemblent à des combats de rue. " À Rimouski, elle suit présentement des cours avec Sylvain Lessard, un maître dans l'art de se défendre.
Mélanie tient à remercier l'Association étudiante de l'UQAR, la Fondation de l'UQAR, la Commission de vie étudiante et la Coop étudiante, qui l'encouragent financièrement à participer à cette compétition à Vancouver.
Bonne chance Mélanie! Sois prudente...
MB
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Il n'y a rien comme un masque pour exhiber un personnage imaginaire, sérieux ou loufoque, tendre ou cruel, naïf ou malicieux, et parfois, plus vrai que nature. Rien comme un masque pour dévoiler un état d'âme. En somme, rien comme un masque pour nous montrer le pire et le meilleur de l'être humain. Dans le cadre du cours Langages artistiques, les étudiants du professeur Roger Langevin ont créé avec bonheur au delà d'une centaine de masques expressifs et originaux. En voici quelques exemples.
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