
L’UQAR a remis un doctorat honoris causa au peintre Basque, de son vrai nom Léonard Parent, le samedi 24 octobre 1998. L’activité s’est déroulée au Centre des congrès de Rimouski, lors de la Cérémonie annuelle de collation des grades.
Né à Trois-Pistoles, Léonard Parent a développé très tôt son talent pour les arts, parallèlement à son appétit pour la lecture et à son attachement pour le territoire. Après des études classiques au Petit Séminaire de Rimouski, il fit des études de théologie et de philosophie au Grand Séminaire de Rimouski. Il obtient ensuite une maîtrise de l’Université Angelicum, à Rome. Il entreprend aussi à cette époque une démarche d’artiste autodidacte.
Il commence ensuite, dès 1953, une carrière d’enseignant. De 1969 à 1980, il a enseigné à l’UQAR, d’abord en sciences religieuses puis au Département des sciences de l’éducation, où il se voit confier l’enseignement des arts. Il se consacre ensuite à la création artistique, en s’adonnant toujours, partout sur le territoire, à l’animation culturelle en arts visuels.
( Nous reproduisons plus loin l’allocution que le recteur de l’UQAR, M. Pierre Couture, a livré avant la remise du doctorat honorifique. )
Il s’agit du neuvième doctorat honoris causa à être accordé par l’UQAR, les autres ayant été reçus par : le botaniste Ernest Lepage (1977), le poète et chanteur Gilles Vigneault (1979), la juge Claire L’Heureux-Dubé (1989), l’homme de sciences Charles E. Beaulieu (1991), l’éthicien français René Simon (1992), la journaliste Lisette Morin (1993), l’éducateur Pascal Parent (1994) et l’homme de lettres Jules Bélanger (1994).
Diplômés
Ils étaient nombreux les étudiantes et étudiants qui ont participé à cette cérémonie, afin de recevoir leur diplôme de fin d’études. En tout, l’UQAR a accordé, au cours de 1997-1998, 561 diplômes (sans compter les certificats). On en retrouve 475 au baccalauréat (180 hommes et 295 femmes), 81 au 2e cycle (37 hommes et 44 femmes) et 5 au 3e cycle (3 hommes et 2 femmes).
Depuis les débuts, en 1969, l’UQAR a remis 24 277 diplômes, soit 8795 à des hommes et 15482 à des femmes. Par cycles d’études, ces diplômes se répartissent ainsi : 23061 au 1er cycle, 2241 au 2e cycle et 29 au 3e cycle.
Médaillés
La médaille d’or du Gouverneur général a été remise cette année à Mme Lise Moisan, de la région de Montréal, pour la qualité de ses études de maîtrise. Elle a terminé à l’UQAR une maîtrise en développement régional. M. Jacky Lavoie, de Rivière-du-Loup, qui vient d’obtenir son baccalauréat en sciences comptables, a pour sa part remporté la médaille d’argent du Gouverneur général, pour la qualité de son dossier scolaire aux études de premier cycle.
Professeurs
La direction de l’Université a profité de cette occasion pour souligner publiquement les prix d’excellence de l’Université du Québec qu’ont reçus le professeur de biologie Jean Ferron (en enseignement) et le professeur de lettres Robert Dion (en recherche).
Mario Bélanger
Lors de la Cérémonie de collation des grades de l’UQAR,
qui s’est déroulée au Centre des congrès de Rimouski,
le samedi 24 octobre 1998, deux médailles du Gouverneur général
ont été accordées à des diplômés
de l’UQAR pour souligner l’excellence de leur performances scolaires. Ce
qui est surprenant, c’est que dans les deux cas, il s’agit de personnes
qui ont fait un retour aux études après quelques années
sur le marché du travail. On n’a plus les "décrocheurs" qu’on
avait… Leurs notes élevées sont d’autant plus dignes de mention!
La médaille d’or du Gouverneur général a été
remportée par Mme Lise Moisan, diplômée au programme
de maîtrise en développement régional. Native de Québec,
puis Montréalaise d’adoption, Lise Moisan décide, au début
des années 1990, de faire un retour aux études, au niveau
de la maîtrise. Elle souhaite aussi mieux connaître la réalité
d’une région du Québec. Elle s’inscrit donc au programme
de maîtrise en développement régional offert par l’UQAR,
étant admise sur la base de son expérience personnelle et
de son engagement social. Elle avait d’ailleurs acquis auparavant une expérience
très profitable dans divers mouvements populaires à travers
le Québec : groupes de femmes, organisations syndicales, éducation
des adultes, etc. Elle a été l’une des fondatrices et collaboratrices
de la revue La vie en rose, de 1980 à 1987. Pour son mémoire
de maîtrise à l’UQAR, elle a étudié l’accès
des femmes à la propriété agricole et l’évolution
de la situation des femmes dans les entreprises agricoles familiales du
Bas-Saint-Laurent. Elle affirme avoir apprécié grandement
la "dimension humaine" de l’UQAR et se dit ravie de la qualité des
professeurs qui lui ont enseigné. La Médaille prestigieuse
qu’elle remporte lui fait dire qu’elle était prête à
se mesurer aux "défis du milieu universitaire".
C’est M. Jacky Lavoie, diplômé au baccalauréat
en sciences comptables, qui a mérité la médaille d’argent
du Gouverneur général. Jacky a fait ses études collégiales
principalement à Rivière-du-Loup, en sciences humaines, avec,
en option, quelques cours de sciences pures. Il travaille ensuite quatre
ans dans la restauration, à La Pocatière. En 1995, il entreprend
ses études universitaires à l’UQAR. "J’avais suivi un seul
cours de comptabilité au cégep, mais je l’avais beaucoup
apprécié et j’avais bien réussi." C’est donc avec
des aptitudes certaines qu’il a cheminé dans son baccalauréat,
accumulant les A et les A+. L’excellence de son dossier scolaire ne l’empêche
pas d’être actif sur le campus, au comité étudiant
de la corporation des comptables agréés (C.A.), comme participant
aux Jeux du commence, et aussi comme gardien de but de l’équipe
de hockey de l’UQAR. "J’ai bien aimé mes études à
l’UQAR, dit-il. L’ambiance est saine, les professeurs sont disponibles,
il y a un bel esprit de groupe entre étudiants et les services sont
faciles d’accès." Après un stage d’été chez
Samson, Bélair, Deloite, Touche (bureau de Rimouski), Jacky poursuit
maintenant ses études au 2e cycle, toujours à
l’UQAR, dans le cadre d’un Diplôme d’études supérieures
spécialisées en sciences comptables. Une carrière
prometteuse en sciences comptables se profile, droit devant!
Mario Bélanger
Hommage à monsieur
Léonard Parent, dit Basque,
lors de la remise d’un doctorat honorifique,
dans le cadre de la remise des diplômes,
UQAR, le 24 octobre 1998
Monsieur Léonard Parent, dit Basque,
Monsieur le président Pierre Lucier,
Chers diplômés, Distingués invités,
Membres de la communauté universitaire,
Mesdames et Messieurs,
Il est des carrières qui suivent, sans dévier jamais de leur objectif, un tracé précis; il en est qui ont, dit-on, la flamboyance des feux de l'automne. Nul ne s'étonnera que celle de Basque, qu'honore aujourd'hui l'Université du Québec, sous l'égide de l'Université du Québec à Rimouski, en la personne de monsieur Léonard Parent, conjugue la couleur et la ligne : la connivence que l'artiste entretient avec le territoire qu'il a fait sien et les hommes qui l'habitent relève de la même intense intimité que la couleur et la ligne pour le peintre. Derrière l'œuvre, il faut lire l'aventure du créateur, découvrir le charisme discret mais efficace de l'enseignant et de l'animateur culturel, c'est-à-dire le parcours d'une vie de recherche et de création consacrée à l'enseignement et à la sensibilisation aux arts et à la culture; bref, l'histoire d'une passion partagée.
Tout commence dans le troisième rang de Trois-Pistoles où Léonard Parent naît en 1927 dans une famille de cultivateurs. C'est un jeune élève doué, à la curiosité boulimique, qui assimile en une seule année scolaire les programmes de 7e, 8e et 9e années. Pourtant, sa mère s'étonnait du fait qu'il n'avait jamais de travaux scolaires à réaliser à la maison. D'une enfance austère et contemplative, où le dessin représente déjà un mode d'expression privilégié conforme à sa réserve naturelle, il gardera le goût de l'espace et de l'indépendance. Inlassablement, sous toutes les formes il traduira, jusqu'à le rendre universel, son attachement au terroir et aux paysages de ses origines.
Le temps de ses études classiques au Petit Séminaire de Rimouski, il est premier de classe sans discontinuer de 1940 à 1948. Il n'en reste pas moins que sa mère aura l'occasion de lire sur son bulletin "Léonard pourrait encore faire mieux!". La compréhension de maîtres éclairés qui savent discerner son talent lui permet de s'adonner, avec quelques condisciples, à la passion du dessin pendant ses loisirs. Cette passion n'a d'égale que celle de la lecture: sur la foi de ses résultats, il obtiendra une dérogation pour s'y consacrer pendant le temps imparti au travail scolaire. Il en profite pour dévorer tous les livres d'art que contient la bibliothèque, découvrant ainsi les maîtres anciens: Rembrandt, Goya et Léonard de Vinci en particulier, dont l'universalisme le fascine. D'être le principal illustrateur du journal «La vie écolière» ne l'empêche pas de tenir sa place d'altiste et de contrebassiste dans la fanfare et l'orchestre du collège: ainsi se comporte un digne émule du lointain Léonardo!
Grâce à un léger coup de pouce du destin sans doute, une de ses sœurs le dote d'une boîte de peinture à l'huile. Ainsi, il "entre en peinture" en même temps qu'il commence ses études de théologie et de philosophie au Grand Séminaire de Rimouski. Nous sommes en 1948. Ce jeune lettré à la plume alerte, déjà amateur de poésie ancienne et moderne, féru d'archéologie et de géologie, se voit destiné par ses professeurs aux hautes sphères de la pensée. Il s'attaque cependant "en explorateur" — ce sont ses mots — à ce médium nouveau pour lui qu'est la peinture à l'huile. Il n'a pour tout bagage que ses connaissances livresques et son insatiable curiosité, alliées à un irrépressible sens de la recherche et de l'aventure intérieure. Il mènera dès lors de pair sa formation intellectuelle — qui le conduit à l'obtention de la maîtrise en théologie de l'Université Angelicum à Rome — et sa démarche d'artiste autodidacte. À l'étranger, il se forme au contact direct des œuvres qu'il fréquente et découvre de visu dans les musées, les galeries et les ateliers d'artistes. En marge de tout encadrement institutionnel, il éprouve et réinvente, pour le bénéfice de sa manière personnelle, les diverses techniques qui ont marqué le parcours de l'histoire de l'art, en particulier les plus récentes. Il se confronte ainsi au réalisme, à l'impressionnisme, au cubisme et à l'expressionnisme. Il s'enrichit des expériences de ces "écoles", courants ou tendances sans sacrifier sa personnalité à leurs dogmes. S'il reconnaît avoir été attiré, vers 1958-1959, par le mouvement automatiste initié par le Refus global de Borduas, sa réserve naturelle et sa sagesse foncière l'ont incité à n'en retenir que le principe de liberté qui le caractérise. "Liberté de suivre l'intuition du moment et le caprice des matériaux", selon ses propres termes. Il reste que cette "double vie", intellectuelle et artistique, débouche d'abord sur une double carrière d'enseignant.
Sa carrière d'enseignant commence au Grand Séminaire de Rimouski où il enseigne la théologie dès 1953; elle se poursuit à l'Université du Québec à Rimouski où il enseigne au Département des sciences religieuses de 1969 à 1975. La problématique qu'il propose avec "La question de Dieu" chamboule quelque peu les interrogations traditionnelles; ses collègues s'en souviennent. Puis, de 1975 à 1979, il se voit confier l'enseignement des arts au Département des sciences de l'éducation. Pendant plus de vingt-cinq ans, il s'acquitte de ses tâches pédagogiques avec le joyeux sérieux et la générosité qui le caractérisent. Il quittera l'institution en 1980 pour se consacrer à plein temps à la création artistique à laquelle il n'a jamais cessé de s'adonner jusque-là, autant comme animateur culturel expert en arts visuels que comme artiste à part entière.
En effet, de 1958 à 1980, parallèlement à sa mission officielle d'enseignant d'une part, et à sa carrière d'artiste d'autre part, monsieur Parent s'engage dans une troisième voie qui concilie en quelque sorte les deux autres: celle d'animateur en arts visuels. Malgré une apparente timidité, imputable à une grande sensibilité, qui donne à ceux qui ne le connaissent pas l'impression qu'il est un peu distant, il emploie ses talents de communicateur à faire partager son enthousiasme et sa passion pour l'art à la population du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.
Il le fera sous le nom de Basque, cette identité de substitution qu'il emprunte à partir de 1957, lors de sa première exposition, pour se démarquer d'une image sociale conventionnelle. Ce nom, choisi en hommage aux aventuriers chasseurs de baleines venus au large de Trois-Pistoles dès avant l'arrivée de Jacques Cartier, deviendra synonyme de peinture pour au moins deux générations d'amateurs et d'admirateurs du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Pendant plus de vingt ans en effet, Basque fait œuvre de prosélyte et contribue amplement au rayonnement et au développement culturel d'une région à laquelle il reste entièrement dévoué. Dispensant sans compter son temps, son savoir et son savoir-faire, il sillonne le territoire en donnant des cours et des conférences en histoire de l'art, des ateliers de dessin, de peinture et d'appréciation de l'art. Son charisme est tel que des groupes d'échange et de réflexion se forment dans divers centres: Rivière-du-Loup, Trois-Pistoles, Rimouski, Amqui, constituant de véritables forums spontanés qui répondent à un réel besoin du public en matière d'art.
En 1962-1963, à la demande de monsieur Pascal Parent, futur recteur de l'UQAR, agissant alors à titre de directeur pédagogique des cours d'extension universitaire à Rimouski, l'initiative de Basque vient s'inscrire dans le cadre d'un de ces programmes parrainés par l'Université Laval. La participation de la population est considérable; en plus de rendre justice aux talents d'artiste et d'animateur de Basque, ce succès est aussi particulièrement révélateur du dénuement culturel qui entourait à cette époque les arts visuels et de la soif de connaissance de la population. Le groupe "Les amis de l'art", né en 1962 à Trois-Pistoles et ainsi dénommé en 1972, témoigne encore de l'engouement d'alors. Cet organisme à but non lucratif fait l'acquisition de la "Maison du Notaire", patrimoine historique, et la transforme en atelier pour une vingtaine de créateurs et en centre de diffusion de l'art. Trente-six ans plus tard, ce lieu demeure un souvenir actif de cette période d'intense effervescence qu'a pu susciter Basque. Sa visite occasionnelle continue d'ailleurs de compter comme événement à ne pas manquer.
La contribution de Basque à la diffusion de la connaissance et de la culture artistique ne s'arrête pas là. En plus de collaborer à des livres d'art religieux et d'illustrer une vingtaine d'ouvrages divers, le peintre, fort d'une renommée qui dépasse déjà largement les limites du Québec, décide, en 1974, de partager ses contacts et sa propre clientèle avec des peintres qui exposeront chez lui. Il fonde donc, en collaboration avec son épouse, une galerie destinée à la promotion des artistes professionnels. Agissant comme conseiller artistique, il partage son expertise en prodiguant généreusement ses conseils aux artistes en début de carrière. Au nom de son amour de l'art, il leur offre ainsi le tremplin nécessaire à un bon départ tout en ménageant au public le plaisir de découvrir de nouveaux talents aussi bien que des artistes confirmés. Depuis vingt-quatre ans que la galerie est ouverte, plus de cent vingt expositions-solo y ont eu lieu, sans aucune subvention. C'est dire le nombre de visiteurs — qui se compte par milliers — venus des alentours bien sûr, mais aussi de tous les coins du pays et de l'étranger, qui ont pu, grâce à l'initiative et au rayonnement de la Galerie Basque, apprécier la beauté et la vitalité de la région et en emporter un souvenir de qualité.
Pour achever de souligner l'engagement et l'implication de Basque dans son milieu, on mentionnera encore sa disponibilité de personne-ressource dans les projets de restauration d'édifices: il concrétise son attachement au patrimoine et aux valeurs ancestrales en tant que commissaire à la Commission des biens culturels du Québec depuis 1993; le don de certaines œuvres, la cession de ses droits de reproduction au profit d'un certain nombre d'organismes, ainsi que sa participation à divers événements manifestent concrètement son soutien aux institutions culturelles et de bienfaisance de la communauté. Enfin, il a exprimé sa solidarité avec les autres peintres en participant au travail de sensibilisation aux arts entrepris par Québec-Téléphone et en étant actif comme membre de l'Institut des arts figuratifs et du Regroupement des artistes en arts visuels. Jamais ce travailleur acharné ne refuse la tâche quand il s'agit de promouvoir les arts.
Il est vrai que les arts et la vie de Basque se confondent indissociablement: l'histoire de sa peinture est l'histoire de sa vie, et vice versa. Les étapes de son évolution spirituelle, intellectuelle et affective se déchiffrent en toute transparence sous son coup de spatule, dans ce qu'il appelle les "accidents de matière". Il ne semble pas exagéré de dire que, pour ce passionné, la vie est avant tout art de vivre en harmonie entre l'art et la nature. C'est ce que — dans l'abstraction ou la figuration — l'œuvre ne cesse de scander sur tous les tons et sous toutes ses formes: huiles, encres et lavis ou émaux sur cuivre qui, d'Est en Ouest et au-delà des mers, font le bonheur des collectionneurs. Depuis 1960 en effet, plus d'une centaine d'expositions-solo et de groupe dans des petites et grandes galeries aussi bien que dans les musées de Montréal, Québec et Rimouski témoignent de cet indissoluble lien qui unit l'homme à son pays et — tels le ressac, le roc, si souvent présents dans cet œuvre — le façonne à son image.
Dans un monde essentiellement voué à la technologie et à l'économie, la démarche de Basque peut sembler anachronique à beaucoup de ceux qui parmi nous sont arrivés dans un monde déjà en marche, voire en panne ou du moins en état d'essoufflement, je pense en particulier aux plus jeunes de nos étudiants et étudiantes. Cependant, cet apparent anachronisme — si tel était le cas — a le mérite d'exiger de nous de faire une pause et de nous inviter à réfléchir à ce qui donne sens à nos vies et à notre société. Contrairement à bon nombre d'idées reçues, la culture n'est pas un domaine évanescent, géré en pure perte par quelques rêveurs; c'est bien davantage ce qui continue de nous unir dans nos différences en nous rattachant à des racines communes. En ce sens et par-delà les modes ou les querelles d'écoles, le travail de Basque est exemplaire, car il redit bellement et simplement, à sa manière, comment la force de conviction et la persévérance tranquille d'un seul être sert à en éveiller d'autres et à leur donner le goût et l'espoir de voir le monde autrement.
Monsieur Léonard Parent,
Monsieur Parent, cher Basque, au nom de toute la communauté universitaire, laissez-moi vous témoigner toute notre gratitude et notre amitié respectueuse.
Le Recteur,
Pierre Couture
L’Université du Québec à Rimouski a participé dernièrement, en collaboration avec la Fondation de l’UQAR, à la remise de 103 bourses d’excellence, d’une valeur de 1000 $ ou de 2000 $. Conditions nécessaires : s’inscrire à l’UQAR à temps complet dans un programme de premier cycle et présenter un dossier scolaire collégial de haute qualité. Parmi ces bourses, 17 ont été remises à des étudiantes et étudiants inscrits au Campus de Lévis.
Des cérémonies ont eu lieu le vendredi 9 octobre à Rimouski et le mercredi 14 octobre à Lévis, afin de souligner la performance de ces étudiantes et étudiants. À ce propos, une édition spéciale d’UQAR-info paraîtra bientôt, au début novembre.
Bonne nouvelle : le programme de bourses d’excellence de l’UQAR se poursuivra l’an prochain. Ainsi, des bourses d’une valeur de 1000 $ (cote de rendement au collégial entre 30 et 32) et de 2000 $ (cote de rendement supérieure à 32) sont offertes. Aucun formulaire de candidature n’est requis. Tous les étudiants qui font une demande d’admission à l’UQAR et qui sont éligibles, selon les critères établis, recevront une bourse.
Grâce à la générosité des donateurs lors de la Campagne annuelle de financement, la Fondation de l’UQAR, en plus de fournir des bourses d’excellence, contribue au développement de l’Université par l’achat d’équipement (ordinateurs, livres, appareils de laboratoires) et par le financement de projets de recherche qui ont une incidence sur le développement régional.
La campagne de financement organisée par la Fondation de l’UQAR en 1998 a dépassé les objectifs de 200 000 $ que les organisateurs avaient fixés. Au 14 octobre, 223 073 $ ont été recueillis. Le président de la campagne, M. Camille Leblanc, c.a., diplômé de l’UQAR et directeur de Samson Bélair Deloitte & Touche (bureau de Rimouski), est très fier du travail accompli : «j’apprécie beaucoup la générosité et la fidélité des gens à la cause de la Fondation, autant au sein de la communauté universitaire, chez les diplômés que dans le milieu des affaires de la région. Les bénévoles, grâce à qui ces fonds ont été recueillis, méritent nos félicitations et nos remerciements les plus sincères.»
La quatrième campagne de la Fondation de l’UQAR s’est déroulée d’avril à septembre 1998, auprès des diplômés, de la communauté universitaire et du monde des affaires. Parmi les 3700 diplômés qui ont été rejoints, plus de la moitié (environ 2000) ont accepté de contribuer à la Fondation, pour un montant total de 50 252 $. Dans la communauté universitaire, les dons ont atteints un montant global de 44 072 $. Enfin, dans le milieu des affaires, des entreprises du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie/Iles-de-la-Madeleine, de la Côte-Nord et de la Rive-Sud de Québec ont apporté leur contribution, pour un montant de 108 750 $.
Les organisateurs de cette campagne espèrent atteindre la somme de 235 000$, d’ici la fin de l’année, puisque des entreprises et individus n’avaient pas encore confirmé leur participation.
Rappelons que la Fondation de l’UQAR a investi 193 500 $ dans les différents volets du programme de bourses d’excellence et dans la recherche, au cours de la dernière année.
Dans les prochaines années, l’UQAR participera de façon majeure, à titre de maître d’œuvre, à un programme entre le Canada et la Tunisie, afin d’accroître la compétitivité de ce pays sur les marchés mondiaux, dans le domaine des ressources maritimes.
Le Canada, par l’entremise de l’ACDI, a offert son aide à la Tunisie pour atteindre divers objectifs de formation, afin d’améliorer la performance des établissements tunisiens et de renforcer les compétences de la main-d’œuvre. Les deux pays ont donc signé un protocole d’entente qui comprend, entre autres actions, la mise en œuvre du Programme de renforcement institutionnel canadien en Tunisie (PRICAT). Ce programme quinquennal comprend une quinzaine de projets, principalement axés sur des activités de formation ou de recherche répondant aux besoins spécifiques du secteur privé tunisien. Le programme est financé conjointement par l’ACDI et par le Gouvernement tunisien, pour un investissement total de 15 millions $ can. L’AUCC (Association des universités et des collèges du Canada) administre le programme.
L’un des projets PRICAT est orienté vers le domaine des ressources maritimes, un volet important de l’économie tunisienne. Le professeur Mohammed El-Sabh, du Département d’océanographie de l’UQAR, devient le responsable administratif et scientifique canadien de ce projet PRICAT-RIGEDMER, tandis que M. Yoser Gadhoum, professeur au Département d’économie et gestion, agira comme co-responsable scientifique du projet. Un budget de 750 000 $ est alloué, pour les deux prochaines années, afin de mener le projet à bon port.
En plus de l’UQAR, d’autres établissements de la région sont associés au projet en tant que partenaires : l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli, le Centre spécialisé des pêches de Grande-Rivière et l’INRS-Océanologie, à Rimouski.
Le rôle des établissements de la région sera de contribuer à une mise à niveau des ressources humaines tunisiennes affectées au secteur maritime (gestion des pêches et de l’aquiculture, amélioration de la productivité et de la qualité des produits, protection de l’environnement, transferts technologiques, etc.).
Le projet ouvre les portes à diverses collaborations entre l’Est du Québec et la Tunisie : accueil d’étudiants ou de professeurs tunisiens, mission de formation ou d’expertise en Tunisie par les spécialistes de la région, échanges de documentation, de contacts, etc. Selon M. El-Sabh, "ces échanges peuvent aussi être très profitables pour les entreprises du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, car il existe des possibilités commerciales intéressantes entre les Tunisiens et nous, dans le domaine des ressources maritimes en particulier". Le projet renforce également le partenariat entre les organismes de la région et l’exportation des expertises au niveau international.
Mario Bélanger
Trente-quatre étudiantes et étudiants du Campus de Lévis, ayant débuté le programme de baccalauréat en enseignement en adaptation scolaire de l’UQAR l’hiver dernier, sont en stage à la session d’automne 1998. Ce stage est rendu possible grâce à la collaboration de plusieurs institutions publiques et privées de la région : les commissions scolaires de la Capitale, des Découvreurs, des Navigateurs et des Premières-Seigneuries; les collèges de Champigny, Dina Bélanger, Jésus-Marie de Sillery, de Lévis et St-Charles-Garnier; les écoles secondaires François-Bourrin, Notre-Dame, Juvénat Notre-Dame du St-Laurent et Le Petit Séminaire de Québec.
Les enseignantes et enseignants associés accueillent les étudiantes et étudiants dans leurs classes pendant quinze jours; ce qui permet aux stagiaires de se familiariser avec différents aspects du milieu scolaire et de situer le rôle de l’enseignante ou de l’enseignant du secondaire par rapport à l’ensemble de la vie scolaire.
À la session d’hiver 1999, cent cinquante étudiantes et étudiants, inscrits au programme de baccalauréat en enseignement en adaptation scolaire (71) et au programme de baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire (79), feront un stage de quinze jours dans les écoles afin de se familiariser avec le milieu scolaire et avec la classe régulière au préscolaire-primaire. La majorité de ces stagiaires sont intéressés par les lieux de stage situés dans la région administrative de la Chaudière-Appalaches (C.S. de la Côte-du-Sud, des Navigateurs et de la Beauce-Etchemin) et dans la région administrative de Québec (C.S. de la Capitale, des Découvreurs, de Portneuf et des Premières-Seigneuries).
Fernande Fournier, agente de stages de l’UQAR au Campus de Lévis, a rencontré des responsables des commissions scolaires concernant la formation pratique des étudiantes et étudiants en enseignement. La plupart de ces responsables accordent leur appui à l’UQAR et sont prêts à accueillir nos stagiaires dans leurs institutions. Les écoles privées de la région de Québec font aussi bon accueil aux stagiaires. Le Campus de Lévis est fier de s’associer avec les écoles de la région et entend travailler en collaboration avec le milieu, dans un esprit de partenariat, afin d’assurer la formation pratique des étudiantes et étudiants.
Jacques D’Astous
La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) dénonce deux initiatives du Gouvernement fédéral qui touchent directement les étudiantes et étudiants de niveau universitaire : la création de la Fondation du millénaire et le changement à la Loi sur la faillite.
La FEUQ, qui regroupe 15 associations étudiantes et 135 000 membres, vient de lancer à travers les villes universitaires du Québec une campagne de sensibilisation contre ces deux dossiers, qui font partie de la loi C-36. Le porte-parole de la FEUQ, Pascal Bérubé (un diplômé de l’UQAR) était de passage à Rimouski le 21 octobre. Il a donné une conférence de presse en compagnie de la présidente de l’AGEUQAR, Esther Lévesque.
Millénaire
Par rapport à la Fondation du millénaire, rappelons que ce projet vise à utiliser des surplus accumulés (2,5 milliards $) pour offrir, à travers tout le Canada, des bourses d’études aux étudiants de 1er cycle les plus méritants. Environ 625 millions $ seraient consacrés aux étudiants québécois.
La FEUQ n’est pas en soi contre l’idée de décerner des bourses au mérite, mais elle croit que les fonds publics doivent prioritairement servir aux étudiants les plus démunis et endettés, ce qui n’est pas le cas avec les bourses du millénaire. La FEUQ s’interroge : comment comparer les résultats d’étudiants inscrits dans des programmes différents et dans des provinces différentes ? Est-ce qu’un A en chimie est comparable à un A en philosophie ? Pourquoi les étudiants des cégeps et des cycles universitaires supérieurs (maîtrise et doctorat) n’ont pas droit au programme de bourses ? Pourquoi mettre en place une coûteuse organisation pour évaluer les dossiers étudiants et remettre les bourses alors qu’au Québec, le système d’aide financière existe déjà ? Pourquoi le gouvernement fédéral veut-il s’introduire dans le domaine de l’éducation alors qu’il s’agit clairement d’un secteur de compétence provinciale ?
Faillite
Quand à la Loi sur la faillite, signalons que le gouvernement fédéral a modifié cette loi de façon à interdire aux étudiants la possibilité de faire faillite avant une période de 10 ans après la fin des études. Le délai était auparavant de deux ans.
La FEUQ constate qu’il s’agit d’une discrimination abusive contre un groupe de citoyens (les étudiants), car il est toujours possible à un citoyen de faire faillite après une dette de consommation ou un dette de jeu, alors que la situation est beaucoup plus contraignante pour quelqu’un qui a une dette d’études.
La FEUQ considère que si des étudiants n’arrivent pas à rembourser leurs dettes et qu’ils sont confrontés à faire faillite, c’est en raison du manque d’emplois. Pourquoi l’étudiant n’a-t-il pas les mêmes droits que tout le monde ? Pourquoi le gouvernement ne s’occupe-t-il pas de créer des possibilités d’emplois plutôt que d’imposer de nouvelles contraintes aux étudiants qui vivent des difficultés financières ?
Mario Bélanger
Quel type de développement devons-nous privilégier dans le contexte actuel? Sur quoi faut-il mettre ses énergies ? La réflexion a porté sur ces grandes questions lors d’un colloque sur le développement local face à la mondialisation, qui a eu lieu les 8 et 9 octobre 1998, à l’UQAR. L’activité était organisée dans le cadre du programme conjoint de doctorat en Développement régional (UQAR-UQAC). À signaler : il s’agissait d’une belle occasion d’ouvrir une discussion entre des étudiants du doctorat, des professeurs ainsi que des leaders régionaux, qui sont tous intervenus dans le débat. Plus d’une centaine de personnes ont assisté au colloque, ce qui représente un beau succès pour les organisateurs.
Le jeudi, Mgr Bertrand Blanchet, évêque de Rimouski, a présenté une allocution sur l’importance de prendre en considération les aspects humains dans le développement. Il a critiqué les conséquences néfastes du néo-libéralisme qui règne actuellement et qui fait souvent oublier la dignité humaine. Entre le communisme, où l’égalité fait la vie dure à la liberté, et le capitalisme, où les libertés prennent dangereusement le dessus sur l’égalité, il faut trouver une troisième voie, où chaque humain pourra se sentir plus justement apprécié. Selon lui, la crise de civilisation que nous vivons dans le monde ouvrira peut-être la porte à une prise de conscience, à un espoir nouveau. Le palier local peut jouer un rôle important pour développer des mesures qui contribuent au respect des valeurs humaines.
Que faire pour que le développement de notre région soit solide et énergique ? Diverses suggestions ont été proposées. Par exemple, miser sur les jeunes immigrés qui reviennent dans la région, après un séjour à l’extérieur, ou sur les jeunes des autres régions qui acceptent d’investir leurs énergies dans la région et qui sont prêts à relever des défis. Il est essentiel d’offrir aux jeunes des emplois à la mesure de leurs compétences et de leur potentiel. L’avenir est là.
Il faut aussi développer des programmes qui ont une couleur locale, auxquels les gens peuvent s’identifier. (Des exemples ont été présentés, notamment dans le domaine du développement forestier ou rural.) D’autres ont proposé de mettre au point des projets de création de PME de 10 à 20 emplois, et pas seulement des projets reliés à de petites entreprises familiales, nombreux mais souvent fragiles.
Il faut innover, profiter de notre patrimoine culturel et naturel, utiliser la matière première, savoir développer et mettre en marché de nouveaux produits. Souvent, beaucoup d’idées circulent, mais il n’y a pas suffisamment de liens entre les concepteurs et les entrepreneurs. Il est important de développer le leadership, de créer des lieux d’échanges et d’insister sur les tactiques concrètes, précises, plutôt que sur les grandes stratégies qui veulent refaire le monde.
On doit aussi voir les aspects positifs de la mondialisation. Il s’agit en fait de l’accélération d’un phénomène qui existe depuis longtemps, et qui peut apporter sa part de bénéfices, de satisfactions, si on s’installe dans les bons créneaux.
Selon Bruno Jean, professeur en développement régional à l’UQAR, les milieux ruraux doivent faire la preuve qu’ils sont capables de digérer les nouvelles réalités, les technologies de la communication, sans oublier leur propre culture, leurs racines.
Peut-on tirer une conclusion de ce colloque ? La clé, c’est le travail. Il faut que chacun puisse travailler pour s’insérer dans la société. Et il faut que chacun s’engage, au meilleur de ses connaissances et de ses talents, à contribuer au développement de la société.
Mario Bélanger
Najat Chaouq a fait son entrée à l’UQAR en 1991, pour entreprendre des études de maîtrise en océanographie. Elle arrivait de son Maroc natal, d’une ville côtière qui s’appelle Kenitra, située près d’un estuaire. Sept ans plus tard, Najat vient de terminer à l’UQAR son doctorat en océanographie. Le 23 septembre dernier, elle a fait une présentation publique de sa thèse, avec la mention >très bien>.
Najat est une spécialiste de la sédimentologie. Pour sa thèse, elle a étudié la dynamique des vases dans les zones de marées en climat tempéré froid : le cas de l’Est du Canada.
Dans un premier temps, elle a travaillé, avec l’équipe du chercheur Bernard Long, de l’INRS-Océanologie, à la conception d’appareils pour mesurer les propriétés dynamiques des sédiments. Ensuite, elle a effectué avec ces appareils des analyses sur le terrain. Enfin, elle a procédé à des simulations de la marée sur modèle réduit, en laboratoire.
Ce travail permet d’avoir de meilleurs renseignements scientifiques sur la dynamique du tassement et de l’expansion des sédiments maritimes, selon l’importance des marées, selon l’emplacement des vasières intertidales et selon la présence de nappe phréatique sous le sol. De tels renseignements peuvent être utiles pour mieux prévoir l’érosion des rivages et pour mieux aménager les zones portuaires ou les plages.
M. Bernard Long était le directeur de thèse de Mme Chaouq, alors que le co-directeur était M. Trimback Parchure, un spécialiste américain. Voici les autres membres du jury : Carl Amos (Commission géologique du Canada), Claude Mignot (France), Philip Hill (UQAR) et Georges Drapeau (INRS-Océanologie).
Najat gardera de bons souvenirs de Rimouski. "C’est une période très importante dans ma vie. Rimouski est une ville faite pour les études, et je me sens chez moi ici." Même que sa sœur Bouchra l’a rejointe à l’UQAR, où elle fait présentement une maîtrise en études littéraires.
Najat souhaite maintenant travailler dans le domaine de l’océanographie, au Maroc, au Québec ou ailleurs, dans des projets reliés au tourisme, à l’aménagement du littoral ou à la protection de l’environnement.
Bonne chance!
Mario Bélanger
Deux pionniers de la première heure de l’UQAR entreprennent bientôt leur retraite de l’Université. Une cérémonie, toute affectueuse, a été organisée par la direction de l’Université et par le Département de sciences religieuses et d’éthique, le 2 octobre dernier, afin de souligner le départ de ces deux professeurs, Rodrigue Bélanger et Jean-Yves Thériault.
Les enfants de ces deux professeurs (quatre jeunes adultes au fort potentiel), s’étaient donné le mot pour préparer une animation qui a rappelé, de façon amusante, les étapes marquantes et quelques anecdotes de la vie de ces deux philosophes.
Rodrigue et Jean-Yves ont connu plusieurs similitudes dans leurs cheminements de vie et de carrière. Le premier est né à Amqui, en 1939. Le second a vu le jour à Saint-Octave-de-Métis, quelques mois plus tard dans la même année. Les deux ont étudié au Séminaire de Rimouski. Ils ont poursuivi leur formation à Rome, et ils ont toujours eu un fort attrait pour le continent européen.
Ils étaient prédestinés à l’enseignement. Dès 1969, année d’ouverture de l’UQAR, ils ont été tous deux embauchés par le Département des sciences religieuses. Depuis près de 30 ans, ils ont donné des cours, à Rimouski et aussi sur le vaste territoire. Ils ont souvent assumé les fonctions de direction, tant au Module qu’au Département. Ils ont fait partie de nombreux comités. Comme le soulignait le recteur Pierre Couture, leurs actions ont contribué à la renommée de leur Département, l’Université a grandi grâce à leur collaboration au quotidien.
Rodrigue Bélanger détient un doctorat en théologie de l’Université Laval. Pionnier, il l’a été aussi en étant le premier directeur de programme de la maîtrise en éthique. Il a été président du comité de direction des Cahiers de recherche éthique publiés par les Éditions Fides, président du Comité scientifique du 61e Congrès de l’Acfas qui s'est déroulé à l'UQAR, en 1993. De 1990-1996, il a été membre du Conseil d’administration de l’UQAR et, en 1990-1991, membre du comité du budget.
Le professeur Thériault détient une licence en Écriture Sainte de l’Institut Biblique pontifical de Rome. Il a aussi vécu deux années d’études et de recherche à l’École Biblique de Jérusalem. Lui aussi a accompli un travail de pionnier: il a mis sur pied un groupe de recherche sur la qualité de vie au travail, ce qui a donné naissance au groupe de recherche Ethos. De 1978 à 1980, et de 1996 à 1998, il a été membre de la Commission de études de l'UQAR.
Valeurs
"L’université pour moi, explique Rodrigue Bélanger, c’est un lieu de parole, d’écriture et de service." La parole, dit-il, c’est un outil indispensable de l’exercice pédagogique. L’écriture est déjà dans l’enseignement, elle en assure la cohérence, mais c’est dans la recherche qu’elle trouve sa forme ultime. Elle y invente le mot à mot de la science, tracé tantôt au creuset du doute, tantôt dans la fulgurance du résultat. Enfin, la vie universitaire construit finalement son unité dans le service. "Je pense ici à l’encadrement des étudiants, aux tâches administratives, aux exercices de concertation, aux joies retenues des réunions et autres divertissements du genre. C’est sur ce terrain que naît et se confirme le sentiment d’appartenance à l’institution, que s’exerce la collégialité dans les choix, que s’orchestrent les différentes composantes de la tâche universitaire."
"Les deux valeurs qui m’ont le plus animé dans ce milieu, renchérit Jean-Yves Thériault, c’est d’une part la recherche du vrai, c’est-à-dire ne pas se contenter des idées courantes. Et ensuite, la pratique de la solidarité, c’est-à-dire accepter le pluralisme, trouver des alliances, construire des projets communs, dans le respect de l’autre."
Monique Dumais, la directrice actuelle du Département, a souligné la passion de création qui a habitée ces deux hommes au cours de toutes les années qu’elle les a connus, d’abord comme étudiante puis comme collègue de travail.
Avec encore de belles étapes de vie devant eux, les deux hommes sauront sans doute, avec leur famille respective, "se divertir le plus possible dans les riches banlieues de l’esprit"... Comme le dit si bien Rodrigue Bélanger !
Mario Bélanger
Pour nos fins palais, la région du Bas-Saint-Laurent peut offrir divers produits savoureux : pâtisseries fines, produits de l’érable, fromages, jus de carottes, fines herbes, viandes et charcuterie, poissons, confitures, etc. Les gourmets explorateurs ne sont pas mis de côté non plus avec le pâté d’autruche, le beurre de pensées et agrumes, le ketchup aux zucchinis, le confit de carottes.
La présentation et l’emballage de ces produits se sont raffinés au cours des dernières années, mais la mise en marché avait toujours été marginale, artisanale.
Les producteurs de la région se sont regroupés depuis l’an dernier pour se donner une force dans la distribution et la commercialisation de leurs produits. Ainsi, une vingtaine de producteurs, de La Pocatière à Matane, sont maintenant membres du regroupement Les Saveurs du Bas-Saint-Laurent. Ils ont mis au point des fiches techniques pour expliquer leurs produits, avec de belles photos alléchantes et des renseignements pertinents. Des ententes sont signées avec un distributeur de Notre-Dame-du-Portage afin de pénétrer dans quelques centaines de points de vente en restauration, dans les institutions et sur le marché de détail. Les produits seront présentés en promotion dans des salons et activités publiques, ici et ailleurs au Québec. La chaîne d’alimentation Métro-Richelieu et les marchés GP ont offert leur collaboration pour la promotion. Les autres producteurs de la région sont invités à s’associer à cette équipe qui a le vent dans les voiles, avec le label distinctif : Les Saveurs du Bas-Saint-Laurent. Renseignements : Anne-Marie Granger, 723-2424 ou Bruno Germain, 723-6045. (Une pochette d’information peut être consultée au Service des communications de l’UQAR, au E-215).
Mario Bélanger