35e année, numéro 10    Mercredi, 28 janvier 2004


  • Dans ce numéro :

  • Une grande fierté pour l'UQAR
    Richard Cloutier est nommé
    " Scientifique de l'année 2003 " par Radio-Canada

    Jean-Claude Labrecque, rédacteur en chef, Affaires publiques et grands documentaires, à Radio-Canada, a remis une plaque honorifique à Richard Cloutier, en présence de l'animateur Yanick Villedieu.

    Toute la communauté de l'Université du Québec à Rimouski se réjouit du prix qui vient d'être accordé à l'un des siens, le biologiste Richard Cloutier, nommé " Scientifique de l'année " par l'équipe du magazine radiophonique Les Années-lumière (Radio-Canada).

    Spécialiste de l'étude des fossiles (paléontologie), ce chercheur a été choisi " pour sa contribution à la découverte et à l'analyse du plus ancien fossile de requin au monde, fossile datant de plus de 409 millions d'années ". Ce spécimen rare et bien conservé a été mis au jour au Nouveau-Brunswick, sur les rives de la Restigouche, par Richard Cloutier et par Randall F. Miller, du Musée du Nouveau-Brunswick. La prestigieuse revue Nature a présenté la découverte en primeur, en octobre 2003.

    En plus d'enseigner la biologie à l'UQAR, M. Cloutier y a mis sur pied un laboratoire de biologie évolutive des poissons. Il est également associé au parc de Miguasha, en Gaspésie.

    Des chercheurs de réputation ont déjà reçu cet honneur dans les années précédentes : par exemple, Pierre Béland (spécialiste des bélugas), Fernand Labrie (endocrinologue), Gérard Bouchard (sociologue et historien), Guy Rouleau (neurologue), René Racine (astrophysicien), Jean-Marie Leclerc (cancérologue), François Auger (médecin), Christiane Ayotte (spécialiste du dopage), Claude Villeneuve (environnementaliste) et Louis Taillefer (physicien).

    À titre de Scientifique de l'année, Richard Cloutier a été reçu à l'émission de radio Les Années-lumière le dimanche 18 janvier, en entrevue avec l'animateur Yanick Villedieu. Les travaux de Richard Cloutier ont également fait l'objet d'un reportage télévisé à l'émission Découverte, le même jour.

    Honneurs
    Le travail du professeur Cloutier s'inscrit également dans le palmarès des " Dix découvertes scientifiques de l'année ", présenté dans le numéro de février de la revue Québec Science. D'ailleurs, les recherches d'un autre professeur en biologie de l'UQAR, M. Dominique Berteaux, font partie de ce palmarès de prestige. (Voir autre texte.)

    Selon le recteur Michel Ringuet, " de tels honneurs, décernés par des jurys d'observateurs bien informés, confirment la qualité des chercheurs de l'UQAR dans le domaine de la biologie. Cela fournit à l'Université une belle visibilité auprès des étudiants qui désirent poursuivre des études menant à des carrières scientifiques. Ces distinctions devraient en outre favoriser l'intégration de nos équipes aux grands réseaux de recherche internationaux en biologie. Nous avons, dans l'Est du Québec, des zones très propices à l'observation de la faune et aux expérimentations qui en découlent. Cet environnement, associé aux conditions de travail mises en place par l'UQAR pour favoriser la créativité, attire déjà chez nous des chercheurs de calibre international et les événements d'aujourd'hui contribueront à établir notre renommée. "

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    Québec Science : les découvertes de l'année en biologie
    Du requin à l'écureuil : deux visages différents de l'évolution

    Richard Cloutier et Dominique Berteaux, de l'UQAR, discutent de leurs dernières découvertes sur l'évolution des êtres vivants et se demandent à quel point les humains influenceront le cours de l'évolution sur notre planète.

    Deux des dix découvertes de l'année 2003 sélectionnées par le magazine Québec Science proviennent de recherches menées à l'UQAR. Ces deux découvertes concernent la biologie et plus particulièrement l'évolution des espèces animales.

    Requin
    Le Dr Richard Cloutier et ses collègues du New Brunswick Museum et Monash University en Australie ont découvert, près de Campbellton au Nouveau-Brunswick, ce qui s'avère être le plus vieux requin complet connu jusqu'à ce jour. Ce fossile vieux de 409 millions d'années a permis aux paléontologues de reconsidérer l'origine des requins et leurs liens de parenté. Remarquablement bien conservé, ce requin fossilisé, qui n'a qu'une cinquantaine de centimètres de long, permet de mieux comprendre l'évolution biologique de ce groupe de poissons. La présence de ce requin sur le continent nord-américain est également une surprise de taille, puisque les très anciens fossiles de requin n'avaient jamais jusqu'à maintenant été découverts dans cette partie du monde. Les résultats de la recherche ont été présentés dans la revue Nature, en octobre dernier.

    Écureuil
    Le Dr Dominique Berteaux et ses collègues de l'Université McGill et de l'Université de l'Alberta ont découvert que les changements climatiques ont déjà modifié le patrimoine génétique d'écureuils vivant au Yukon. Les écureuils se reproduisent, au printemps, presque trois semaines plus tôt qu'il y a 10 ans et leur bagage génétique s'est modifié. Les résultats de la recherche ont été publiés en février 2003 dans la revue scientifique de la Société Royale de Londres Biological Proceedings.

    Évolution
    " On voit ici deux visages différents de l'évolution, indique le professeur Berteaux. La découverte du fossile de requin nous permet de mieux comprendre l'évolution des espèces à l'échelle de millions d'années. La découverte des changements génétiques chez les écureuils nous montre l'évolution en action, le travail actuel de la sélection naturelle. "

    " Dans le cas du requin, on a découvert un maillon nouveau dans l'histoire très ancienne de l'évolution de l'humanité ", ajoute le professeur Cloutier. " Dans le cas des écureuils, on découvre des effets insoupçonnés des activités humaines sur l'évolution des espèces animales, puisque le réchauffement climatique modifie l'évolution. "

    " Le message à retenir de ces deux découvertes est que l'homme est à la fois un produit et un acteur de l'évolution des espèces ", estime M. Cloutier. " Et si on n'y prend garde, conclut M. Berteaux, nos actions sur l'évolution de la nature peuvent rapidement avoir des conséquences incontrôlables ".

    Richard Cloutier et Dominique Berteaux sont tous deux de jeunes professeurs à l'UQAR et membres du Groupe de Recherche en Biodiversité et Conservation en milieu nordique (BIONORD). Le Dr Berteaux est aussi titulaire de la Chaire de recherche du Canada en conservation des écosystèmes nordiques alors que le Dr Cloutier vient d'être reconnu " Scientifique de l'année 2003 " par l'émission radiophonique Les Années Lumières, à Radio-Canada.

    Les deux chercheurs ont récemment choisi l'UQAR comme lieu de travail, et le Bas-Saint-Laurent comme milieu de vie, après avoir été reconnus pour leurs travaux en Europe, aux États-Unis et dans l'Ouest canadien.

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    Pleins feux sur la biologie à l'UQAR

    Pierre Blier

    À l'UQAR, la biologie reçoit bien des honneurs par le temps qui court! Deux des dix " Découvertes scientifiques de l'année ", de la revue Québec Science, ont été faites par des professeurs de biologie de l'UQAR. Le prix " Scientifique de l'année " de Radio-Canada est remis à un chercheur en biologie de l'UQAR. Une étudiante au doctorat en biologie de l'UQAR fait partie des " femmes de l'année " de la revue Elle Québec.

    Est-ce qu'ils mangent tous des épinards? Profitons de l'occasion pour voir ce qui se trame à l'UQAR du côté de la biologie. Rencontre avec le directeur du Département de biologie, de chimie et de sciences de la santé, Pierre Blier.

    Question : Comment expliquer des résultats aussi exceptionnels pour une équipe de taille relativement restreinte?
    Pierre Blier : Je dirais qu'il y a un bon esprit d'équipe! Il y a le travail de chacun, bien sûr, mais nos énergies, autant dans l'enseignement que dans la recherche, sont concentrées en écologie et en évolution. Les interactions sont nombreuses entre nous. Chacun comprend les intérêts des autres. Tous nos efforts vont dans le même sens. Notre programme de baccalauréat a déjà une bonne réputation. On se retrouve maintenant dans un projet commun : la consolidation de nos programmes de maîtrise et de doctorat. Alors, tous mettent l'épaule à la roue, vers le même horizon. Nous avons créé BIONORD, ce qui permet d'intégrer les activités de l'équipe, de mettre sur pied des projets communs. D'ailleurs, il y a tellement à faire dans ce domaine. On ne s'ennuie pas.

    Q. : La biologie existe à l'UQAR depuis les débuts, en 1969, mais elle s'est spécialisée avec les années, touchant principalement l'écologie. Comment s'est développé ce créneau en particulier?
    P.B. : En fait, dans notre équipe de chercheurs, nous touchons autant les aspects appliqués que fondamentaux de l'étude de l'écologie et de l'évolution. Plusieurs se consacrent à l'aménagement de la faune et de son habitat. Dominique Berteaux est un spécialiste des populations animales en milieu nordiques, notamment les écureuils et les porcs-épics. Jean-Pierre Ouellet fait des recherches sur les grands cervidés : orignaux, cerfs, caribous. Magella Guillemette connaît à fond l'ornithologie. Richard Cloutier est non seulement un paléontologue chevronné, mais il en sait beaucoup sur l'impact de l'environnement sur le développement des poissons. Bruno Vincent a développé ses connaissances en biostatistiques, en particulier en biologie aquatique. Pour leur part, Luc Sirois et Dominique Arseneault s'intéressent à l'écologie forestière. Jean-Marc Grandbois développe des outils didactiques pour l'enseignement de la physiologie. Lucien Adambounou fait des recherches en sciences et en technologie des aliments. France Dufresne s'intéresse particulièrement à l'écologie et à l'évolution des invertébrés des habitats arctiques.

    Q. : Vous touchez aussi d'autres aspects de la biologie?
    P.B. : Oui. Nous avons aussi des intérêts pour la biologie moléculaire, mais toujours dans une perspective environnementale. France Dufresne utilise des outils d'analyse moléculaire, généralement reliés au domaine de la santé (pharmacologie, médecine), pour travailler dans le domaine de l'écologie. Les outils modernes permettent de voir l'évolution des populations dans le temps et dans l'espace.

    Pour ma part, je m'intéresse à l'étude des adaptations physiologiques et biochimiques des organismes aquatiques aux variations environnementales. Avec Nathalie Le François et France Dufresne, nous dirigeons des programmes de recherches en aquaculture, ici à Rimouski et à Grande-Rivière.

    Finalement, certains d'entre nous, ainsi que nos collègues chimistes, s'intéressent de près au secteur des biotechnologies marines. D'ailleurs, la seule compagnie dans ce domaine dans le Bas-Saint-Laurent est une initiative de notre Département et du Département de gestion. La création du CRBM, le Centre de recherche en biotechnologies marines, au sud du Campus rimouskois, va donner de l'élan à ce secteur.

    Q. : Quel est le portrait de la biologie à l'UQAR, en ce qui a trait aux étudiants?
    P.B. : Il y a environ 250 étudiants au 1er cycle. Nous offrons des programmes gradués depuis 1995 seulement, mais nous avons près de 90 étudiants à la maîtrise et au doctorat. C'est incroyable! Nous sommes probablement le seul programme de biologie au Québec qui est en augmentation constante des effectifs depuis le début des années 1990. Je pense aussi qu'on retrouve ici un accès aux professeurs et aux auxiliaires d'enseignement qu'on ne retrouve pas ailleurs. Nos programmes sont populaires non seulement dans l'Est, mais à travers tout le Québec et même en France.

    Q. : Qu'est-ce qui caractérise l'enseignement de la biologie à l'UQAR?
    P.B. : En consacrant nos énergies à l'écologie, nous sommes présents dans un créneau très solide présentement. La population autant que les gouvernements sont conscients qu'il y a beaucoup d'actions et de recherches à faire dans ce domaine.

    En plus, nous avons ici un avantage compétitif incomparable : le milieu ambiant. La nature est à proximité, et c'est un privilège incroyable. Plusieurs cours et laboratoires se déroulent sur le terrain, au Parc du Bic, sur la réserve Duchénier, au marais salé de Pointe-au-Père, dans le parc de la Gaspésie. Il y a l'estuaire, des lacs, des forêts... Les biologistes comme nous sont des gens qui ont besoin d'être en contact avec la nature. Ce n'est pas difficile d'attirer des professeurs et des étudiants dans ces conditions, avec un vaste environnement et une équipe qui fonctionne bien!

    Q. : Et les projets d'avenir?
    P.B. : Il y en a plusieurs, mais pour le moment, nous concentrons nos efforts à l'embauche prochaine de deux nouvelles ressources professorales, en écologie des microorganismes et en écologie animale terrestre.
    MB

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    Nouvelles têtes chez les profs de l'UQAR

    Place aux femmes dans l'enseignement universitaire ! Signe des temps : voici une nouvelle cuvée de huit femmes professeures que l'UQAR a embauchées au cours des dernières semaines. Elles ont des connaissances, de l'expérience, et la tête pleine de défis à relever. C'est l'occasion d'en savoir un peu plus sur elles. Sur un corps professoral de 170 personnes, l'UQAR compte maintenant 49 femmes (soit 29%). MB

    Janie Bérubé,
    professeure en sciences comptables au Campus de Lévis

    Originaire de Baie-Comeau, Janie Bérubé a obtenu au Campus de l'UQAR à Lévis un baccalauréat en sciences comptables, cheminement expertise-comptable, puis un Diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en sciences comptables. Elle a travaillé trois ans pour la firme Mallette, dans la région de Québec, en certification et en formation des stagiaires. C.A. depuis 2002, elle a entrepris une maîtrise en sciences comptables.




    Nancy Boiteau,
    professeure en mesure et évaluation au Campus de Lévis

    Originaire de Québec, Nancy Boiteau a fait ses études à l'Université Laval : baccalauréat en Enseignement secondaire (géographie), maîtrise et doctorat en Mesure et Évaluation. Ses expériences ont été variées : enseignement secondaire et universitaire, technologies de l'information et recherche. Ses projets de recherche actuels concernent la mesure d'habiletés dans le contexte de l'évaluation des apprentissages.




    Hélène Boucher, professeure invitée
    en psychopédagogie de l'enseignement professionnel

    Professeure invitée à l'UQAR, Hélène Boucher, originaire de Rivière-du-Loup, a terminé à l'UQAR son baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire, puis sa maîtrise en éducation, sur l'alphabétisation. Elle a travaillé à la Commission scolaire de Rivière-du-Loup, pour l'organisme d'alphabétisation ABC des Portages, puis à la Commission scolaire des Navigateurs, comme directrice adjointe du Centre d'éducation des adultes.




    Joane Deneault, professeure
    en développement de l'enfant et de l'adolescent

    Originaire de la Montérégie, Joane Deneault a étudié à l'Université de Montréal où elle a obtenu son Ph.D. en psychologie. Sa thèse porte sur la compréhension qu'a l'enfant de 5 à 9 ans de sa propre organisation des connaissances. Jusqu'à récemment, elle a enseigné à l'Université de Montréal. À l'UQAR, elle dispense des cours sur le développement de l'enfant.




    Marie Lacombe,
    professeure en sciences infirmières au Campus de Lévis

    Marie Lacombe, originaire de Rivière-du-Loup, a fait son baccalauréat en nursing à l'UQAR (Rimouski), sa maîtrise à l'Université Laval et elle poursuit des études au doctorat en sciences infirmières à l'Université de Montréal. Elle a occupé plusieurs postes en milieu hospitalier. Les activités qui la passionnent le plus gravitent autour de la périnatalité, de la pédiatrie et de la famille.




    Sylvie Morin,
    professeure en marketing

    Originaire de Rivière-du-Loup, Sylvie Morin a fait des études en nutrition et en design à l'Université de Montréal et en ergonomie à l'UQÀM, avant de se lancer dans une maîtrise (U. de Montréal) puis un doctorat (U. McGill) en marketing. Elle a une riche expérience de travail, tant en milieu universitaire que dans l'entreprise privée. Champs d'intérêt : comportements d'achats, gestion de produits et de services, marketing international.




    Céline Plante,
    professeure en sciences infirmières au Campus de Lévis

    Originaire de Danville, Céline Plante possède un baccalauréat en sciences infirmières (U. Laval) et une maîtrise en sciences cliniques (U. Sherbrooke). Elle a travaillé en tant qu'infirmière en CLSC (soins à domicile, programme Info-santé) et en centres hospitaliers. Elle a aussi été consultante en formation de personnel de la santé et chargée de cours dans diverses universités. Elle s'intéresse aux soins critiques, particulièrement à l'urgence.




    Dany Rondeau,
    professeure en éthique

    Originaire de Québec, Dany Rondeau a étudié en philosophie à l'Université Laval. Au doctorat, elle a travaillé sur l'éthique des relations internationales (dialogue Islam et Occident). Elle a séjourné dans plusieurs pays, comme coopérante ou étudiante. Elle a enseigné la philo dans divers cégeps et à l'Université Laval. Champs d'intérêt : éthique des relations internationales, éthique de l'administration publique, éthique de société.

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    Mario Dumais, professeur associé
    à la Chaire de recherche sur le développement rural à l'UQAR

    Mario Dumais

    Le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en développement rural à l'UQAR, le professeur Bruno Jean, annonce la nomination de M. Mario Dumais à titre de professeur associé au Département des sciences humaines.

    Mario Dumais est économiste. Après avoir enseigné à l'UQAM et à l'Université de Sherbrooke, il a travaillé à l'Union des producteurs agricoles à titre d'économiste et de directeur de l'hebdomadaire La Terre de chez nous et du magazine Le Producteur de lait québécois. Par la suite, il fut secrétaire général de la Coopérative fédérée de Québec. En 1998-99, M. Dumais a assumé la direction du Secrétariat du suivi du Sommet québécois de l'agriculture. De 1999 à 2002, il a été à l'emploi de l'Institut interaméricain de coopération sur l'agriculture à titre de directeur du Centre pour l'intégration et le développement agroalimentaire. Cette fonction l'a amené à séjourner au Costa Rica au cours de ces trois années. En 2002-2003, M. Dumais a été commissaire à la Commission sur le développement durable de la production porcine, une Commission du Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE). " La capacité de réponse de la Chaire en développement rural aux attentes et aux besoins de recherche et d'expertise de différents milieux agricoles et ruraux vient d'être considérablement augmentée avec l'arrivée de ce professeur associé à l'UQAR, qui a acquis une précieuse expertise dans le domaine ", a déclaré son titulaire, Bruno Jean.

    Au sein de la Chaire de recherche du Canada en développement rural, M. Dumais collaborera en particulier aux activités de recherche, d'enseignement et de liaison avec la collectivité.

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    Bernard Landry en visite à l'UQAR

    Quatre étudiants de l'UQAR font partie de l'exécutif des jeunes du Parti Québécois, région Bas-Saint-Laurent. Ils étaient présents pour accueillir M. Bernard Landry, président du Parti Québécois et chef de l'opposition à l'Assemblée nationale, lors de sa récente visite à l'UQAR. Sur la photo : Bruno Paradis, président de l'exécutif (avec sa toute jeune fille, Olivia), Étienne Blanchette, Bernard Landry (député de Verchères), Jeannot Beaulieu, Solange Charest (députée de Rimouski), Annie Dugas et Richard Legendre (député de Blainville).

    Le chef du Parti Québécois, Bernard Landry, estime qu'il faudrait que le Québec devienne enfin membre des Nations-Unies, à titre de nation participante, d'ici 2010. Selon lui, le Québec aura toujours plus de chances de se faire entendre comme nation plutôt que comme " province canadienne " ou " société distincte ". L'Irlande, petit pays indépendant, est plus prospère que l'Angleterre, a-t-il expliqué. De plus, dans le contexte des échanges économiques dans l'ensemble des Amériques, le Québec pourrait ainsi mieux développer ses affinités latines.

    Devant plus de 250 personnes qui sont venues le rencontrer à l'Atrium de l'UQAR, le 21 janvier, M. Landry a livré sa profession de foi pour l'indépendance du Québec, invitant les étudiants à bien s'informer de la situation politique et à partager leurs convictions avec les autres générations. Il a aussi décoché quelques flèches à l'endroit du gouvernement Charest, l'accusant de vouloir " rompre les solidarités sociales ". Le conférencier avait été invité par l'exécutif des jeunes du P.Q., région BSL.

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    L'UQAR, un milieu de vie en santé !

    À l'UQAR en 2004, Benjamin Laplatte et Danielle Lemire seront au coeur de la question de l'environnement. Étudiant en biologie, Benjamin est membre du CEDRE, alors que Danielle vient d'être embauchée, grâce à une subvention du Fonds Jeunesse Québec, comme chargée de projet au programme de gestion environnementale à l'UQAR. En collaboration avec les gens de l'UQAR, tous deux participeront à un Comité de gestion environnementale. Ce comité sera appelé à développer un Plan quinquennal afin d'établir les priorités d'interventions à l'UQAR en matière d'environnement. Présidé par Viateur Lavoie, directeur du Service des terrains et bâtiments, cet organisme regroupera des intervenants des principales composantes de l'Université. " Nous voulons mettre en place un campus éco-responsable et qui vise le développement durable ", explique Benjamin. On peut rejoindre les membres du CEDRE dans un nouveau local, le E-113. Téléphone : 723-1986 poste 1928. Courriel : [cedre@uqar.qc.ca].

    Le CEDRE, Comité étudiant de Rimouski pour l'environnement, est un regroupement d'étudiants bénévoles de l'UQAR qui a pour mission de sensibiliser la communauté universitaire et rimouskoise aux questions environnementales. Les actions menées par ce comité, depuis sa création en janvier 2000, ont déjà eu des retombées importantes, tant au niveau de l'institution que de la MRC. Depuis septembre 2002, le CEDRE a initié le projet fleuve " L'UQAR, un milieu de vie en santé ! ", qui vise l'adoption d'un mode de gestion durable par l'Université et la sensibilisation de la communauté à la pensée écologique. La première année du projet (2002-2003) fut particulièrement consacrée à produire un Bilan environnemental de l'institution en vue de guider les futures actions à entreprendre afin de diminuer les impacts environnementaux négatifs de son fonctionnement. Ensuite, le CEDRE a sollicité la création d'un Comité de gestion environnementale à l'intérieur de l'institution. Constitué de différents représentants de la communauté universitaire, son rôle sera de coordonner et d'inspirer les futures initiatives visant la promotion et la protection de l'environnement.

    Aujourd'hui, alors que toutes ces premières briques institutionnelles sont en train de se poser, le CEDRE se réjouit de constater que ses efforts ont enfin porté leurs fruits. En effet, M. Michel Ringuet, recteur de l'UQAR, a déjà reçu très favorablement le projet, de même que bon nombre d'intervenants décisionnels de l'Université, dont certains ont pu prendre part à un groupe de travail sur le contenu du Document d'orientation stratégique en matière d'environnement au cours de l'été 2003. L'année qui s'en vient sortira donc définitivement de l'ombre le projet " L'UQAR, un milieu de vie en santé ! " et placera, avec l'aide de Danielle Lemire, notre toute nouvelle chargée de projet, un certain nombre d'actions.

    Un enjeu de taille...
    Notre plus grand souhait, pour l'année qui s'en vient, est que l'Université puisse briller sur la scène québécoise en matière de gestion environnementale. Tous ses membres doivent être convaincus que cela représente pour l'UQAR une opportunité d'optimiser son rôle éducatif et son attractivité. L'Université est le meilleur endroit qui soit pour inculquer aux jeunes quels seront les enjeux de demain en termes d'éco-gestion et d'éco-éducation, d'autant plus que c'est en son sein que sont formés les futurs gestionnaires de notre société. Or, la préservation de la qualité de notre environnement sera un enjeu de premier ordre pour nos futurs leaders. C'est pourquoi, plus que jamais, la sensibilisation aux comportements éco-civiques sera le catalyseur d'une société responsable qui aura de plus en plus à minimiser l'impact environnemental de ses activités. Le développement durable est désormais une nécessité incontournable admise par les financiers et les comptables eux-mêmes, qui en font un facteur d'efficacité et de rentabilité. La prise de responsabilité sociale et environnementale de l'entreprise est donc à la mode. Pour nous, étudiantes et étudiants qui allons entrer dans le monde actif, c'est un marché en gestation, riche de perspectives nouvelles et de carrières innovatrices. Gageons de surcroît, que l'exemple de l'UQAR puisse servir à ses consœurs et à d'autres institutions dans le futur, mais pour cela il faudra d'abord miser sur la concertation de toute la communauté et procéder étape par étape pour assurer la longévité de toutes les actions entreprises à l'interne.

    En tant que responsable du projet, je tiens à remercier, au nom du CEDRE, nos différents partenaires dont le Fonds Jeunesse Québec, Éco-action Canada, Action-Environnement Québec, la Fondation de l'UQAR, le Syndicat des professeur(e)s et les Associations étudiantes AGE et AEEES, ainsi que toutes les personnes qui nous ont soutenus.

    Dans nos remerciements, une attention spéciale ira particulièrement à Mme Denise Banville, directrice de la Fondation, et à M. Viateur Lavoie, directeur du Service des terrains et bâtiments, dont l'aide nous est extrêmement précieuse.

    Benjamin Laplatte, responsable du projet pour le CEDRE
    Danielle Lemire, chargée de projet " Un milieu de vie en santé "

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    Des visiteurs de Gaspé bravent le froid

    Une vingtaine d'élèves de Secondaire 5 de la Polyvalente C.E. Pouliot, de Gaspé, ont bravé les grands froids du 15 janvier dernier (-28ºC) pour visiter le campus de l'UQAR à Rimouski. " Pour plusieurs, c'était la première fois qu'ils mettaient les pieds dans une université ", explique l'accompagnateur responsable, Sylvain Leblanc.

    Les élèves consultés ont bien apprécié leur tournée des lieux. Anne Joncas-Côté, qui s'intéresse aux sciences comptables, estime que la journée a été très instructive. " Je pense que les profs sont très disponibles ici. En plus, c'est facile de rencontrer du monde. " Thomas Poulin, qui pense étudier un jour en géographie ou en histoire, considère qu'il y a un bel éventail d'activités qui sont offertes aux étudiants à l'UQAR. " Il y en a pour tous les goûts. La vie culturelle semble très active. En plus, je trouve qu'il y a une belle relation entre le personnel et les étudiants. " Tania Jeannotte hésite entre l'armée et des études universitaires en biologie, une formation qui la conduirait peut-être vers l'océanographie. " La visite était bien organisée, dit-elle. J'ai écouté ce qu'on m'a dit sur le contenu des cours, j'ai vu les laboratoires, et j'ai beaucoup aimé. C'est un bel emplacement. "

    Matthew Keays, Joël Cloutier et Philippe Tremblay regardent tous les trois vers une formation en informatique. Matthew : " Les laboratoires sont bien équipés, avec du bon matériel. Les profs sont accessibles. Je suis satisfait de ma journée. " Joël : " C'est très bien le campus de Rimouski. Il n'y a pas de grande foule et tout est à proximité. " Philippe : " Ça semble facile de s'intégrer. La vie étudiante est dynamique. Aussi, la cafétéria fait de la bonne bouffe! ".

    " C'était des élèves très attentifs, et qui posaient des questions intelligentes ", a fait remarquer Nicole Poirier, du Service des communications de l'UQAR, responsable de l'accueil.

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    Pensée utopique et interprétation :
    quand les sciences sociales se font critiques

    Marcel Méthot

    Conférence de Marcel Méthot, au Musée régional de Rimouski
    Mercredi 4 février 2004, 19 h 30

    Il s'agit de discuter de la possibilité mais également de la pertinence d'intégrer des éléments de la pensée utopique dans des démarches de recherches en sciences sociales. Intégrer des éléments de la pensée utopique à une démarche scientifique, c'est assumer une posture résolument critique où les chercheurs sont invités à engager leurs recherches en conservant une fonction citoyenne, c'est-à-dire en ne craignant pas de prendre position, de dénoncer, de prendre des risques, bref de favoriser une science sociale "critique" pour contrer une certaine "pensée unique scientifique".

    Chargé de cours à l'UQAR depuis 1995, Marcel Méthot enseigne depuis cinq ans surtout en Communications (relations humaines). Il s'intéresse aux méthodologies de recherche qualitatives, à l'accompagnement existentiel du changement, à l'art-intervention. Il possède une maîtrise en éducation et un doctorat en développement régional. Il est engagé dans son milieu, par l'organisation d'événements tant sociaux que culturels.

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    L'équipe du Conseil d'administration
    de l'Association des diplômés et diplômées de l'UQAR

    Jean Richard (administrateur), Francine Julien (administratrice), Julie Roberge (administratrice), Céline Dupuis (représentante FUQAR), Mélanie Coulombe (secrétaire-trésorière), Sylvie Carroll (coordonatrice) et Josée Lévesque (présidente). Absents: Anne-Marie Dupont (2e vice-présidente), Guylaine Bélanger (administratrice), Eddy Côté (représentant UQAR), et Sylvie Bellavance (1ère vice-présidente), en poste à Lévis.

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    Le recteur rencontre les membres de l'Association des retraités

    Le président de l'Association des retraités, Gaston Dumont, a réussi à réunir trois des recteurs de l'UQAR : Michel Ringuet, Pierre Couture et Pascal Parent.

    Le recteur Michel Ringuet a rencontré une trentaine de membres de l'Association des retraités et retraitées de l'UQAR, le 15 janvier dernier. Ce petit déjeuner s'inscrivait dans le cadre des activités marquant les dix ans d'existence de l'Association. Le recteur a donc brossé un tableau de l'évolution impressionnante de l'Université au cours de ses 34 années d'existence, tout en jetant un œil optimiste sur l'avenir.

    L'UQAR, qui comptait 1580 étudiants en 1970, en dénombre environ 5000 aujourd'hui. De 160 employés au début des années 1970, elle est passée à plus de 400 maintenant. Le budget, qui frôlait les 2 M $ en 1970, atteint les 42 M $ de nos jours.

    L'Université a déjà décerné plus de 28 000 diplômes. Pas moins de 18% des étudiants sont inscrits aux 2e et 3e cycles. Déjà, 3% des étudiants proviennent de l'étranger. Et les nombreux prix que les professeurs et étudiants de l'UQAR reçoivent de différentes provenance démontrent, selon le recteur, la qualité et la pertinence des activités qui s'y déroulent.

    M. Ringuet a souligné les formidables développements qui ont eu lieu en recherche, avec des projets qui contribuent à la création d'emploi dans la région.

    Il a expliqué que le Campus de Lévis continue de bien se développer dans des secteurs spécifiques, ce qui aide au développement de l'Université en créant des masses critiques de ressources.

    L'UQAR se trouve relativement dans une bonne santé financière, constate-t-il. Elle réussit à attirer des professeurs de calibre, en dépit de la distance des grands centres urbains.

    Les principaux défis : attirer encore davantage d'étudiants des grands centres et de pays étrangers, pour contrer la baisse démographique régionale. Et aussi, développer de nouveaux partenariats, avec les cégeps et les entreprises, afin d'optimiser les ressources sur l'ensemble du territoire.
    MB

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