30e année, numéro 3    Mardi, 29 septembre 1998
 
 
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    Hausse des inscriptions à l’UQAR

    Les chiffres ne sont pas définitifs, mais le nombre d’inscriptions à l’UQAR pour l’automne 1998 est en hausse. À la mi-septembre, on comptait à l’UQAR, au premier cycle, 3700 étudiantes et étudiants (1742 à temps complet et 1958 à temps partiel). Au deuxième et troisième cycles, on retrouve 470 inscriptions.

    Par rapport à l’année précédente, il s’agit d’une hausse générale de 5,3 %. L’augmentation est notable au 1er cycle (6,4 %) alors qu’une baisse légère est prévisible dans les programmes de 2e et 3e cycles.

    Dans l’ensemble du réseau de l’Université du Québec, le nombre total d’étudiantes et d’étudiants, pour l’ensemble des cycles, est en baisse de 0,4 %.

    Nouvelles inscriptions

    Situation réjouissante pour l’UQAR : le nombre de nouveaux inscrits, à temps complet au premier cycle, a augmenté de 17,3 % par rapport à l’année dernière. Ainsi, l’UQAR accueille au premier cycle 672 nouveaux étudiants et étudiantes à temps complet (comparativement à 573 l’an dernier). Les efforts de toute la communauté universitaire pour améliorer la recrutement étudiant semblent avoir porté fruit.

    De l’étranger

    Pour la première fois, plus de 150 étudiantes et étudiants venant de pays étrangers fréquentent l’UQAR cette année. Il s’agit d’une augmentation de 25 % par rapport à l’an dernier. Ainsi, plus de 70 citoyens français sont inscrits à l’UQAR, dont une trentaine dans des programmes d’échanges universitaires entre la France et le Québec. (Par contre, peu d’étudiants de l’UQAR profitent de cette possibilité d’aller étudier une année en France dans le cadre de leurs études universitaires à l’UQAR.).

    Les autres étudiants étrangers proviennent principalement des pays francophones du grand continent africain (Maroc, Tunisie, Sénégal, Tchad, Centrafrique, etc.) et d’un grande variété d’autres contrées (Haïti, Espagne, Suisse, Allemagne, Mexique, Égypte, Nouvelle-Zélande, etc.).

    Ces étudiants sont principalement inscrits dans les programmes d’études avancées (océanographie, gestion des ressources maritimes, gestion de la faune et de ses habitats, gestion de projet, développement régional) et dans quelques programmes de 1er cycle (notamment biologie et administration).

    Bienvenue à tous!
     

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    Paul Chanel Malenfant remporte
    trois prix de prestige en poésie

    M. Paul Chanel Malenfant, professeur au Département de lettres de l’UQAR, recevra ces jours-ci trois prix convoités dans le domaine de la poésie : le Prix Alain-Grandbois, de l’Académie des lettres du Québec, le Grand prix du Festival international de la Poésie de Trois-Rivières, et enfin, le Grand Prix de la Société Radio-Canada des scénaristes, nouvellistes et poètes (Section poésie).

    Montréal

    D’abord, le 28 septembre, il reçoit à Montréal, le Prix Alain-Grandbois de l’Académie des lettres du Québec, pour la qualité de son recueil intitulé Fleuves, aux Éditions du Noroît. Ce prix vise à couronner le meilleur livre de poésie parmi la production québécoise de l’année 1997, et il est assorti d’une bourse de 2000 $.

    Trois-Rivières

    Ensuite, M. Malenfant remporte le Grand Prix du Festival international de la Poésie, qui se déroule à Trois-Rivières du 2 au 11 octobre 1998. La parution du recueil Fleuves a valu à M. Malenfant ce prix prestigieux qui lui sera remis, ainsi qu’une bourse de 5000 $, lors de l’ouverture officielle du Festival, le vendredi 2 octobre.

    Selon M. Gaston Bellemare, responsable du Festival, le jury a voulu souligner la «rare beauté des images de Paul Chanel Malenfant qui transforme un des thèmes traditionnels de la poésie québécoise, le fleuve, en un long «poème d’apprentissage» qui se déroule par vagues successives, au rythme d’une voix qui cherche à traduire ce mot, fleuve, fluide, insaisissable mais obsédant. Au milieu des fragments de l’origine, entr’aperçus à travers le fracas des guerres contemporaines, Malenfant dit la fatigue du monde et constate le douloureux et difficile accord entre l’encre et le langage.»

    Enfin, dans le cadre de ce même festival, Paul Chanel Malenfant se verra décerner le Grand Prix de la Société Radio-Canada des scénaristes, nouvellistes et poètes (Section poésie), pour un texte inédit intitulé: «Des ombres portées». Cette suite poétique appartient à un recueil en préparation et fera l’objet d’une diffusion à la radio de Radio-Canada, sur la chaîne MF, au cours de l’automne. Ce grand prix est aussi assorti d’une bourse de 5000 $.

    Honneurs

    Paul Chanel Malenfant est bien sûr honoré de ces trois prix. Le prix Alain-Grandbois marque à la fois la valeur d’un livre et la reconnaissance d’une carrière en poésie. Et à Trois-Rivières, alors que toute la ville vibre aux accents de la poésie, alors que le Festival met en valeur la solidarité de la poésie québécoise avec la poésie de la francophonie internationale, le fait de recevoir un prix devient une véritable fête du langage et la consécration d’une démarche poétique. Enfin, le Grand Prix de la SRC, alors qu’il couronne un texte encore inédit, constitue un encouragement stimulant à la poursuite du travail d’écriture.

    La chance sourit à M. Malenfant en cette année 1998. En plus de ces trois prix de poésie, il a reçu, pour son premier roman Quoi, déjà la nuit? paru le printemps dernier aux éditions L’Hexagone, un accueil fort louangeur et unanime de la part de l’ensemble des critiques littéraires.

     
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    Prévention des catastrophes
    Un prix scientifique pour Mohammed El-Sabh

    M. Mohammed El-Sabh, professeur au Département d’océanographie de l’UQAR, a remporté cet été, en Grèce, le «Prix scientifique» de la Société internationale des catastrophes naturelles. Le prix a été accordé lors du 7e Congrès international de cette société, qui s’est déroulé à l’île de Crète, en Grèce, en mai dernier, devant des chercheurs et spécialistes du monde entier.

    Le prix a été décerné pour la «contribution scientifique constante et exceptionnelle» de M. El-Sabh, dans le domaine de la recherche sur les catastrophes et la prévention. Celui-ci a été le président fondateur de cette Société en plus d’être le rédacteur en chef de la revue internationale Natural Hazards. Depuis les débuts, il participe activement à la coordination de tous les congrès organisés par cette société. Rappelons qu’en 1986, la deuxième édition de ce congrès s’était déroulée à l’UQAR.

    En Grèce, M. El-Sabh a livré une communication sur le déluge de l’été 1996 au Saguenay : le phénomène, les réactions et la prévention. Il a rappelé que les 280 mm de pluie qui sont tombés sur une zone de 5000 km2 pendant un peu plus de 36 heures représentent l’équivalent du volume d’eau qui jaillit dans les chutes du Niagara en quatre semaines! Le résultat fut catastrophique : écroulement de barrages, dommages graves dans huit communautés, dix morts, plus de 2600 maisons et chalets détruits ou endommagés, routes impraticables, érosion du sol, etc.

    De plus, M. El-Sabh a présenté, conjointement avec une autre professeure de l’UQAR, Mme Pauline Côté, du Département des sciences de l’éducation, une communication sur le rôle de l’éducation publique dans la prévention des catastrophes. Selon eux, il est important, face aux catastrophes éventuelles, d’éduquer et d’entraîner le grand public pour que chacun se considère comme un participant engagé dans la prévention et dans la réduction des risques plutôt que comme un simple pion dans les programmes gouvernementaux.

    Enfin, Mme Côté a aussi présenté une communication sur l’éducation relative à la protection de l’environnement et à l’amélioration de la qualité de vie dans un milieu écologique fragile : le cas des Îles-de-la-Madeleine.
     

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    Examens CGA 1998

    Mme Isabelle Therrien, l’une des candidates de l’UQAR aux examens de l’Ordre des comptables généraux licenciés du Québec (CGA), s’est classée, en juin dernier, au cinquième rang au Québec (sur 212) et au neuvième rang au Canada (sur 1344) pour l’examen de vérification.

    Native de Baie-Comeau, Isabelle Therrien a fait ses études au Cégep de Limoilou (campus de Charlebourg), en techniques administratives, avant d’arriver à l’UQAR, pour son baccalauréat en sciences comptables. Elle occupe présentement un emploi dans la région de Rimouski, dans son domaine, ce qui lui donne l’occasion de faire le stage de deux ans qui lui permettra d’obtenir le titre CGA. Pour ce qui est des examens, Isabelle en a déjà passé trois avec succès : fiscalité, finance et vérification. Il lui restera à affronter l’examen de comptabilité.

    Cinquième au Québec, neuvième au Canada? Isabelle est bien fière de son classement, surtout qu’elle ne s’y attendait pas. «J’ai travaillé avec soin. J’ai suivi le cours de bachotage offert par l’UQAR, j’ai fait une lecture attentive des notes de cours CGA, j’ai refait les examens des années antérieures. Je crois que l’examen de cette année était plus pratique que les années passées, moins théorique. Mais il était quand même difficile. J’ai donc été surprise et bien contente de mon résultat.»

    Bravo!

    Les étudiants et étudiantes de l’UQAR qui ont passé l’un ou l’autre de ces examens cette année sont :

    Vérification : Isabelle Therrien, Rimouski; Jean-Jacques Landry, de Rimouski; Marie-Hélène Beaulieu, Sayabec; Johanne Gagné, Lévis; Andrée Lauzier, Rimouski; Johanne Larrivée, Pointe-au-Père.

    Comptabilité : Gino Gosselin, Rimouski; France Ouellet, Saint-Médard.

    Finance : Alain Chabot, Saint-Lazare.

    Fiscalité : Nancy Rouleau, Rimouski; Thi-Mai Huynh, Rimouski.

     
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    Examen CMA 1998

    Félicitations aux étudiantes et étudiants de l’UQAR qui ont réussi, en juin dernier, l’examen d’admission de l’Ordre CMA (Ordre des comptables en management accrédité du Québec). Pour ceux et celles qui en étaient à leur première tentative, le taux de succès des étudiants de l’UQAR est de 84,6 % alors que la moyenne québécoise est de 69,9 % et la moyenne canadienne de 60,5 %.

    Bravo à : Sonia Bélanger (de Saint-Jean-Chrysostome); Julie Bilodeau (de Rimouski); Josée Boulianne (d’Amqui); Geneviève Corbin (de Matane); Félix Desjardins (de Petit-Matane); Anne Leboutillier (de Rimouski); Dave Lévesque (de Causapscal); Marie-Claude Marquis (de Saint-René-de-Matane); Christian Noël (de Rimouski); Daniel Saint-Pierre (de Rivière-du-Loup); Manon Nadeau-Beaulieu (de Dégelis); Bruno Ouellet (de Price).
     

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    Colloque annuel en Développement régional
    Penser et agir localement
    dans l’arène de la globalisation

    Le programme conjoint de doctorat en Développement régional (UQAR-UQAC) invite la population bas-laurentienne à un colloque sur le développement local face à la mondialisation, qui aura lieu les 8 et 9 octobre à l’UQAR. Des étudiants du doctorat et des leaders régionaux interviendront et répondront aux commentaires et réactions de l’assistance, deux heures d’échanges et de débats étant prévues au programme.

    Sous le thème «Penser et agir localement dans l’arène de la globalisation», cette activité se veut un exercice de rapprochement entre l’UQAR, les acteurs du milieu et les citoyens de la région. Quel type de développement devons-nous privilégier dans le contexte actuel? C’est aussi l’occasion, selon les voeux des organisateurs, de créer un espace où l’ensemble des citoyens préoccupés par le mieux-être de la communauté puissent amorcer une réflexion ouverte sur les multiples dimensions du développement: humaines, économiques, sociales, culturelles, politiques, éthiques, etc.

    Le jeudi 8 octobre, à compter de 17 h 30, Mgr Bertrand Blanchet présentera une allocution sur le thème du colloque, lors d’un souper-conférence qui aura lieu à l'Hôtel des Gouverneurs, après l’ouverture officielle qui se fera à l’UQAR à 16 h, sous la présidence d’honneur du maire de Rimouski, Michel Tremblay.

    Le vendredi 9 octobre, en avant-midi, sept étudiantes et étudiants en développement régional présenteront des exposés thématiques, sur la ruralité, la décentralisation, les comparaisons Nord-Sud, la migration des jeunes, etc. Il s’agit de Majella Simard, Lyne Chouinard, Valencia Vololonirina, Marcel Methot, Robert Gagné, Dominique Potvin et Alidou Amadou. Un échange suivra.

    En après-midi, de 13 h à 16 h 30, une brochette d’acteurs régionaux de premier plan prendront la parole sur la problématique actuelle du développement local et régional : Gérald Beaudry (CRCD-BSL), Robin D’Anjou (Développement économique Canada), Yves Lavoie (Fédération des caisses populaires Desjardins du Bas-Saint-Laurent), Bertin Pigeon (préfet MRC Rimouski-Neigette), Diane Vallières (Régie régionale de la Santé et des Services sociaux BSL) et Simon Chabot (Ministère des régions, BSL). Suivront un débat-échanges et une synthèse des discussions.

    L’inscription est ouverte au grand public : 30 $ (souper-conférence et colloque) ou 15 $ (colloque seulement). Pour les étudiants de 2e et de 3e cycles de l’UQAR, l’inscription est de 15 $ (souper-conférence) et l’entrée au colloque est gratuite (gracieuseté de l’Association des étudiantes et étudiants aux études avancées).

    Pour vous inscrire, téléphonez à Lise Blanchette, au secrétariat des études avancées en développement régional de l’UQAR (724-1440). Vous pouvez aussi vous procurer une fiche d’inscription dans différents endroits de Rimouski et des environs. Pour plus de détails, vous pouvez communiquer avec Robert Gagné (723-1986 poste 1309) ou Marcel Methot (723-1986 poste 1901).

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    La Maîtrise en gestion de projet
    intensifie sa présence au Campus de Lévis

    La Maîtrise en gestion de projet accueille un nombre record d’étudiantes et d’étudiants au Campus de Lévis cette année. En effet, c’est plus de 30 personnes qui entreprennent le programme dont la moitié à temps complet. L’offre du temps complet est d’ailleurs une première à Lévis et elle s’inscrit dans une orientation de fond qu’a prise le programme l’an dernier. À l’instar des inscriptions à l’ensemble des programmes de l’UQAR, où la proportion du temps complet est en croissance constante par rapport au temps partiel, la MGP a cru bon d’offrir la possibilité à ses étudiants de poursuivre le programme à temps complet.

    D’une durée minimale de 16 mois, le programme à temps complet peut être poursuivi de septembre jusqu’à décembre de l’année suivante. Cette possibilité sourit bien sûr aux étudiants qui sont déjà à temps complet et qui veulent poursuivre un programme d’études avancées. Elle est intéressante, également, pour ceux qui sont en situation de travail et qui veulent effectuer un retour aux études. Déjà, quelques étudiants ont choisi cette voie et ont demandé un congé à leur employeur, soit pour une période limitée de quatre mois, soit pour une plus longue période.

    D’après Jean-Yves Lajoie, professeur au Département d’économie et gestion et récemment affecté au Campus de Lévis, les exigences croissantes du monde du travail rendent de plus en plus difficile la poursuite d’études à temps partiel en parallèle aux occupations professionnelles. La formule du congé de travail, pour toute la durée des études ou pour une partie seulement, rend davantage accessible la poursuite de programme d’études avancées, d’autant plus que nos gouvernements tentent simultanément d’offrir différents accommodements fiscaux pour faciliter ce va-et-vient entre travail et études.

    L’offre du programme à temps complet facilite également l’accueil des étudiants étrangers. Déjà le programme compte dix étudiants qui viennent soit de France, du Pérou ou du Bénin. Ce brassage culturel bénéficie non seulement aux étudiants étrangers, il contribue également à mieux préparer tous les diplômés, Québécois ou non, à s’engager dans des projets internationaux ou dans des entreprises qui oeuvrent à l’international.

    Pour illustrer cette implication croissante à l’international de nos étudiants, une de nos diplômés du Campus de Lévis en 1998, Mme Lynda Roy, était récemment engagée comme chargée de projet pour Printemps Québec, l'événement culturel et technologique du Québec en France qui aura lieu entre mars et juin 1999. Mme Roy considère qu’elle a obtenu ce mandat en grande partie à cause de sa maîtrise en gestion de projet. Voilà un exemple de la pertinence du programme, non seulement dans les secteurs traditionnels comme la construction, l’ingénierie et l’informatique, mais aussi dans le domaine plus intangibles de la culture.

    Programme d’échanges avec l’Université de Lille

    L’UQAR et l’Université de Lille, en France, se sont entendus à l’hiver 1998 pour favoriser l’échange d’étudiants entre leurs programmes respectifs que sont la Maîtrise en gestion de projet (MGP) et le Diplôme d’études spécialisées (DESS) en management de projets. L’entente prévoit notamment la reconnaissance d’équivalence entre le Programme court en gestion de projet (PCGP) de l’UQAR et une partie de la scolarité du DESS en management de projet.

    C’est ainsi que sept étudiants français sont arrivés au Campus de Lévis pour la session d’automne 1998, afin d’entreprendre la MGP. En plus de suivre des cours à l’UQAR, ils seront amenés à réaliser des travaux sur des projets concrets dans la région Chaudières-Appalaches. Nous leur souhaitons la bienvenue au Québec et à l’UQAR ainsi que le meilleur des succès dans leur programme d’étude.
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     Anne Rossignol
    Un livre sur l’estuaire maritime et le golfe du Saint-Laurent

    Un beau livre de vulgarisation en océanographie vient de paraître, sous l’égide de l’INRS-Océanologie : il s’agit du travail d’Anne Rossignol, qui porte son regard sur «L’estuaire maritime et le golfe du Saint-Laurent».

    Anne Rossignol est une diplômée de l’UQAR au baccalauréat en biologie (1986) et au certificat en éducation (1988). Dans le cadre du programme «Étalez votre science!», du Ministère de la Culture et des Communications du Québec, elle a préparé cet ouvrage qui s’adresse au grand public. Elle a donc concilié ses intérêts pour le Saint-Laurent, la biologie et la vulgarisation, et le résultat est fort agréable : de nombreux renseignements sur les phénomènes marins du Saint-Laurent, une présentation attrayante, toute en couleurs, et un design graphique de qualité, incluant des aquarelles, des photos sous-marines et des images satellitaires. Plusieurs chercheurs ont d’ailleurs collaboré à la publication.

    Vacanciers, étudiants, amants de la nature: toute personne curieuse de ce milieu et de cette science y trouvera des informations instructives et propres à des disciplines variées : sur les courants marins, sur le mélange des eaux, sur le rassemblement des baleines à la hauteur de Tadoussac, sur l’absence de marée aux Iles-de-la-Madeleine, sur le concentration de sels dans l’eau de mer, sur la chaîne alimentaire, etc.

    En plus de l’INRS-Océanologie et du Ministère de la Culture et des Communications, l’Institut Maurice-Lamontagne, le Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent et le Groupe de recherche en environnement côtier (GREC) ont appuyé le projet.

    Le lancement officiel de ce livre aura lieu au Salon du livre de Rimouski, le 5 novembre. Ce Carnet d’océanographie est déjà disponible dans plusieurs librairies (15,95 $). Renseignements : 723-1986 poste 1709.

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    La ministre Rita Dionne-Marsolais à l’UQAR
    Vers une approche plus personnalisée auprès des contribuables

    Lutter contre l’évasion fiscale et le travail au noir, pour que la contribution de chaque individu au fisc soit davantage équitable. Mais aussi, offrir des services mieux adaptés aux besoins actuels. Ce sont là deux objectifs importants pour le Ministère du Revenu du Québec.

    Le 17 septembre dernier, la ministre déléguée au Revenu, Mme Rita Dionne-Marsolais, s’est arrêtée à l’UQAR, afin de rencontrer les membres de la communauté universitaire. Après une visite à la direction de l’Université, la ministre a fait connaître, lors d’une conférence publique, les nouvelles orientations de l’approche-client adoptés par son Ministère. Elle a profité de l’occasion pour tracer le bilan de la lutte contre l’évasion fiscale et le travail au noir.

    La ministre a d’abord expliqué que les effectifs de son ministère au bureau de Rimouski sont passés de 27 employés en 1994 à 117 aujourd’hui. Plusieurs diplômés de l’UQAR en sciences comptables ont trouvé de l’emploi dans ce développement. L’objectif de la démarche, semblable à l’échelle du Québec, était de lutter contre l’évasion fiscale, mais aussi de rapprocher les services de la population. Ainsi, des efforts ont été faits et seront faits encore pour personnaliser l’accueil des clients, pour simplifier la correspondance, pour améliorer le service téléphonique et la transmission des relevés, etc. L’amélioration des services passe aussi par le traitement des plaintes, axé sur une meilleure identification des causes et sur la résolution accélérée des problèmes.

    À compter de l’hiver prochain, le personnel du bureau régional du MRQ à Rimouski sera affecté à l’un des trois guichets dédiés aux clientèles que sont les particuliers, les entreprises et les particuliers en affaires. Au lieu d’être organisés en fonction des droits à percevoir (RAS, TVQ, TPS, impôt), les services seront regroupés pour répondre avec synergie à l’une ou l’autre des trois clientèles. Le premier guichet qui sera installé, le «guichet-entreprise», développera un volet spécial pour accompagner les entreprises en démarrage.

    La ministre promet également, pour 1999, une simplification des formulaires de l’impôt provincial, souvent décriés pour leur complexité. Aussi, le transfert électronique des déclarations d’impôt gagne en popularité. L’an dernier, 10% des déclarations ont été fournies par voie électronique.

    Travail au noir et évasion fiscale

    À cause du travail au noir, la société québécoise perd, chaque jour, plus de 4 millions $ en impôt et en taxes, affirme la ministre. «Ce sont les honnêtes gens qui doivent compenser pour ce manque à gagner. Mais tromper le fisc, c’est se tromper soi-même. C’est pourquoi, au nom de l’équité fiscale, notre gouvernement a entrepris en 1996 une lutte sans merci contre le travail au noir et l’évasion fiscale. Il y a là une menace pour la qualité de nos services publics.»

    Mme Dionne-Marsolais a donné l’exemple des frais de scolarité au Québec: s’il coûte à un étudiant universitaire québécois un peu plus de 900 $ pour une session, le gouvernement dépense près de 12 000 $ par année par étudiant à ce niveau, ce qui représente 500 $ de plus que la moyenne canadienne. Pour maintenir l’accessibilité aux études universitaires, constate la ministre, il faut que les contribuables s’acquittent de leur obligations fiscales.

    L’an dernier seulement, dans la région Bas-Saint-Laurent, Gaspésie-Les-Iles, le Ministère du Revenu a récupéré plus de 34 millions $ qui seraient autrement disparus en évasion fiscale. C’est plus que le budget de l’UQAR! Les deux tiers de cette somme provenaient d’entreprises, l’autre tiers a été puisé chez les particuliers.

    Taxe

    Professeure de fiscalité à l’UQAR, Mme France Guérette a livré le mot de la fin lors de cette visite ministérielle. Elle a souhaité que le Ministère, dans sa quête de fonds, insiste davantage sur la taxe directe à la consommation, plus juste pour l’ensemble des contribuables. Selon elle, la tendance à augmenter la tranche d’imposition en additionnant les revenus qui entrent dans une même famille défavorise avant tout les familles de la classe moyenne, et en particulier les femmes à faibles revenus.

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