
La maîtrise du français écrit a toujours représenté un défi de taille pour les étudiants universitaires. La génération actuelle ne fait pas exception : avec patience, elle doit, elle aussi, apprendre et réapprendre à conjuguer les verbes convenablement, à bien accorder les adjectifs, à vérifier le sens exact des mots et surtout, à mémoriser mille et une bizarreries orthographiques, héritage de la longue, glorieuse et dramatique histoire de notre chère langue française.
Comment les étudiants actuels se débrouillent-ils face à ce défi? Quelles sont leurs perceptions? Leurs attentes? Leurs ambitions?
Nous avons posé la question à sept étudiants et étudiantes inscrits à l’UQAR au baccalauréat d’éducation au préscolaire et d’enseignement au primaire. Voilà des personnes qui se destinent à l’enseignement et qui seront au front de l’enseignement de la langue française auprès des jeunes dans les prochaines années. Écoutons-les. Ce sera une façon de contribuer aux États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec, qui commencent bientôt. (entrevue : Mario Bélanger)
Isabelle : Nous avons été une génération cobaye, avec des expériences-pilote pour apprendre à écrire et à lire. Je pense que nous faisons encore beaucoup de fautes. Plusieurs ont tendance à écrire au son. À l’école, les enseignants n’ont pas beaucoup insisté sur les règles de grammaire. Ce qui fait qu’on se retrouve à 19 ou 20 ans avec des lacunes.
Jessie : On se rend compte qu’on a encore de la misère à écrire, à parler convenablement. Il y a des règles que nous maîtrisons encore mal. Dès la petite école, il y a des matières où les fautes ne comptent pas dans l’évaluation. Aussi, chaque enseignant peut avoir une vision différente de la bonne façon d’écrire, de la place où il faut mettre des virgules, etc. Ça n’aide pas les élèves.
Patrick : À l’université, on t’enlève un maximum de 10% pour les fautes. Alors, même si une personne fait beaucoup de fautes, elle peut toujours avancer et réussir sans trop de problèmes en autant qu’elle connaisse bien la matière de base.
Karine : À tous les niveaux scolaires, l’évaluation peut être très différente d’un cours à l’autre, que ce soit pour la qualité du français ou pour la matière elle-même. Certains profs sont sévères et accordent 75% pour un excellent travail alors que d’autres donnent jusqu’à 90% pour un travail ordinaire. Certains profs font beaucoup de corrections de la langue, d’autres laissent tomber. C’est difficile pour les étudiants d’être constants.
Philippe : Je pense qu’il faudrait insister davantage sur la lecture, dès le niveau primaire et secondaire. Il faut développer le goût de la lecture. C’est en lisant qu’on apprend à éviter les fautes et à mieux structurer ses textes. Pour acquérir du vocabulaire, par exemple, la lecture, c’est très profitable.
Isabelle : Oui, mais au Cégep, on fait de la littérature, on découvre des auteurs, mais on n’insiste pas assez sur l’écriture comme telle. Les professeurs ne sont pas tous préoccupés de la même façon par la qualité du français. Pour certains, c’est très secondaire.
Mélissa : En secondaire IV, je n’avais qu’une seule enseignante qui insistait sur le français. Il faudrait que tous les enseignants prennent ça plus au sérieux. En plus, au secondaire, les textes à lire sont souvent très ennuyants et dépassés. Ça c’est un gros problème.
Karine : Certains d’entre nous sont retournés l’an dernier dans des écoles primaires, pour faire des stages. Nous avons trouvé les mêmes livres qu’il y a dix ans, quand on y étudiait. Il faudrait renouveler davantage la documentation si on veut intéresser les jeunes à la lecture. Il faut que les livres soient plus récents et se rapprochent de l’actualité.
Mélissa : Dans la dernière année du collégial, nous devons passer obligatoirement un test de français pour obtenir notre DEC. Ce test est basé sur une rédaction personnelle : alors, les gens évitent d’écrire des mots difficiles pour ne pas faire trop de fautes. Aussi, comme il y avait beaucoup d’échecs dans les années précédentes, je pense qu’ils ont réduit les critères.
Philippe : C’est vrai qu’il faut insister davantage sur la qualité du français. Mais certains enseignants eux-mêmes écrivent mal et ne savent pas comment l’enseigner. Pourtant, c’est important qu’un texte soit bien écrit. Quand on voit un texte mal écrit, ce n’est pas crédible, c’est insultant. Les francophones devraient respecter davantage leur langue. Et c’est important que les enseignants maîtrisent le français.
Patrick : Si tu veux apprendre à bien écrire, il faut que quelqu’un te corrige, te fasse prendre conscience de tes erreurs. Les enseignants jouent un rôle important. Il faudrait qu’ils soient tous préoccupés par la qualité du français. Ce n’est pas le cas.
Caroline : Moi, je pense que je vais être sévère sur la qualité du français, quand je serai enseignante. C’est important pour les élèves de bien identifier les fautes, de les aider à chercher les corrections, de leur expliquer le pourquoi. La correction des textes devrait se faire dans toutes les matières.
Jessy : Comme étudiante, je sais qu’il m’arrive de faire des fautes. Le français n’est pas une langue facile. Mais je souhaite m’améliorer et c’est important pour moi qu’on m’explique où et comment je commets des erreurs. Il faut débuter tôt aussi. Moi, j’ai commencé à apprendre ma grammaire seulement au Cégep. C’est pas normal.
Philippe : Souvent aussi, parmi les étudiants qui écrivent le mieux, on observe que ce sont leurs parents qui ont insisté quand ils étaient jeunes. Moi, c’est ma mère qui m’a aidé, et je ne suis pas le seul dans ce cas.
Les solutions
Patrick : Je pense que les enseignants devraient toujours corriger
les fautes. Pour les étudiants, c’est la meilleure façon
d’apprendre et de constater ses erreurs. Il faut revoir les règles
régulièrement, expliquer avec insistance, dès le jeune
âge. Aussi, les enseignants pourraient donner des points boni à
ceux qui ne font pas beaucoup de fautes : il ne faudrait pas seulement
pénaliser, mais aussi encourager ceux qui font des efforts.
Isabelle : Certains étudiants n’aiment pas se faire corriger trop sévèrement. Dans un cours, le printemps dernier, j’en connais qui sont sortis de la classe furieux contre le professeur parce que celui-ci leur avait remis leur travail long avec plein de corrections au crayon rouge. Certains n’aiment pas qu’on insiste beaucoup là-dessus.
Mélissa : Il faudrait peut-être relancer la bonne vieille dictée. C’est une façon efficace d’apprendre à corriger ses fautes. Je pense qu’il y aurait une vaste réforme à faire dès le primaire pour améliorer la qualité du français.
Caroline : On pourrait augmenter le temps de lecture à l’école, améliorer les bibliothèques. Mais aussi, il faudrait offrir des ateliers de mise à niveau en français, pour tout le monde.
Philippe : Le nombre maximum de points accordés aux fautes devrait être augmenté. 10% des points, ce n’est pas beaucoup. La tolérance des enseignants devant des travaux remplis de fautes est trop grande. Mais aussi, il faudrait un bon encadrement et des ressources pour améliorer la situation de ceux et celles qui ont des problèmes majeurs.
Karine : La qualité du français, c’est essentiel. Quand je serai enseignante, je serai très exigeante là-dessus. Peu importe la matière. Il faut en faire une priorité.
Isabelle : C’est d’autant plus important que nous sommes de futurs enseignants. Sinon, qui s’en préoccupera? Plusieurs parents portent moins attention à la qualité des devoirs de leurs enfants qu’aux notes qu’on voit sur le bulletin. Autant les parents que les enseignants doivent travailler à la qualité du français des enfants.
Patrick : C’est peut-être l’Office de la langue française
qui devrait en faire une priorité. Lancer un vaste programme général
sur la qualité du français dans les écoles, avec l’implication
de toutes les personnes intéressées. C’est un défi
national, une série de valeurs qu’il faut transmettre aux élèves,
dès le primaire. Dans un autre ordre d’idée, je propose que
l’on place d’urgence un logiciel correcteur dans le courrier électronique.
Ce serait une façon rapide d’enlever presque automatiquement une
foule de petites fautes agaçantes.
1er cycle à temps complet
Les étudiantes et étudiants inscrits à temps complet
dans les programmes de baccalauréat et de certificat sont invités
à suivre la procédure suivante pour l'inscription à
la session d'hiver:
2e et 3e cycles
À moins d'avis contraire de votre responsable de programme,
votre bulletin d'inscription et l'horaire des cours vous sont expédiés
par la poste.
Bureau du registraire
L’UQAR accueille, du 3 au 5 novembre 2000, le congrès de la Société québécoise pour l’étude biologique du comportement (SQÉBC). Il s’agit du 25e Congrès annuel de cette société.
Le thème du congrès cette année sera : L’étude du comportement animal : l’évolution d’une science. Plusieurs communications orales et séances d’affichage sont prévues. Les invités de marque seront :
Bienvenue à tous!
L’acquisition d’un navire interuniversitaire de recherches océanographiques vient de franchir une étape importante. En effet, la Garde Côtière canadienne a considéré favorablement la demande du Consortium universitaire (formé de l’UQAR, de l’Université Laval, de l’Université McGill et de l’UQAM), en déclarant excédentaire le navire John-Jacobson, actuellement basé à Victoria, en Colombie-Britannique. Cette décision permettra au Consortium d’entreprendre les négociations en vue de faire l’acquisition du navire.
D’une longueur d’environ 50 mètres, le navire John-Jacobson appartient à la Garde Côtière. Un comité sera donc mis sur pied, avec des représentants de la Garde Côtière et des gens du Consortium universitaire, afin d’établir les possibilités et les modalités d’acquisition. Le Consortium vise son acquisition d’ici la fin de l’année.
Rappel des événements
Rappelons qu’en juin 1999, la Fondation canadienne pour l’innovation
(FCI) a donné son aval au projet de faire l’acquisition d’un navire
interuniversitaire de recherches océanographiques au Québec.
La Fondation a alors accordé un montant de 6 M $, qui s’additionnait
au 4 M $ déjà promis par le ministère de l’Éducation
du Québec.
Le consortium des quatre universités québécoises travaille depuis plusieurs mois pour obtenir un navire. Sous l’initiative de l’UQAR, le projet a été préparé par les chercheurs et les dirigeants des différentes institutions concernées. L’Institut maritime du Québec à Rimouski est également associé à ce projet.
Il est à noter que les universités suivantes, UQAR, Laval et McGill, dispensent depuis septembre 1999 un programme interuniversitaire de doctorat en océanographie.
Pas moins de 200 personnes dans la communauté universitaire ont accepté de consacrer une journée, le 18 octobre dernier, pour discuter de l’avenir de l’UQAR et des orientations stratégiques que celle-ci devrait prendre dans les prochaines années. Étaient réunis : des étudiants, des professeurs, des cadres, des employés de soutien, des chargés de cours et des représentants des organismes associés à l’UQAR. Une délégation du Campus de Lévis et des représentants des bureaux régionaux étaient présents. Avouons que les occasions sont rares d’échanger ainsi en toute franchise, sur des questions de fond, entre les différents groupes de l’Université.
Le recteur Pierre Couture a d’abord fait une présentation de la situation actuelle à l’UQAR, insistant sur les bons résultats qu’a connus l’Université depuis cinq ans en regard des augmentations de l’effectif étudiant, de l’augmentation des octrois de recherche et des nombreuses distinctions obtenus par des membres de la communauté universitaire. Il a aussi exprimé son inquiétude face à la chute démographique qui continuera d’affliger tout l’Est du Québec dans les prochaines années.
Les participants se sont ensuite répartis en ateliers, pour discuter de la proposition que le Comité d’orientation avait élaboré. C’était l’occasion d’apprécier comment l’Université pourrait désormais accomplir sa mission sur le vaste territoire où elle se veut présente. C’était aussi l’occasion de se dire deux ou trois vérités, et de lancer quelques idées originales. Le compte rendu de ces ateliers sera remis au Comité du Plan d’orientation stratégique, lors de la prochaine rencontre, le 3 novembre.
En résumé
Au cours du Forum, certains ont exprimé des craintes par rapport
aux fameux " contrats de performance " que le gouvernement exige des universités.
Doit-on y voir une nouvelle façon de couper dans les budgets? De
réduire en douceur la variété des programmes de formation
existants? De mettre le savoir universitaire sous la tutelle de l’entreprise
privée?
Diverses interventions sont venues souligner l’importance pour l’UQAR de miser sur les avantages d’un milieu universitaire de petite taille, sur un enseignement personnalisé et sur les possibilités de l’interdisciplinarité. La dynamique à développer avec le Campus de Lévis a aussi été discuté.
Par ailleurs, il a été question de la place de l’UQAR sur la scène régionale, mais aussi de la projection de l’UQAR sur la scène québécoise et dans le monde. On a aussi proposé à l’UQAR d’adopter un positionnement axé sur l’environnement et d’élaborer en ce sens une politique générale qui mobiliserait toute la communauté dans une préoccupation constante et tangible pour l’environnement.
Suites
Prochainement, une tournée de consultation devrait se dérouler
sur le territoire, permettant aux citoyens et organismes d’exprimer leurs
questions et préoccupations par rapport à la présence
de l’UQAR dans leur milieu.
Il restera ensuite aux membres du Comité du Plan d’orientation stratégique à étudier les diverses propositions émises lors des rencontres et à préciser les pistes d’action à privilégier pour l’UQAR, pour les prochaines années. Enrichi de tous ces questionnements, un projet de Plan d’orientation stratégique sera transmis à nouveau au processus de consultation auprès des instances et organismes de l’Université. Enfin, le projet de Plan sera déposé au Conseil d’administration, pour adoption, au printemps 2001. (M.B.)
Un nouvel organisme du Gouvernement du Québec, l’Office Québec-Amériques pour la jeunesse (OQAJ), offre de nombreuses occasions d’établir des ponts à la grandeur des Amériques.
L’organisme s’adresse avant tout aux étudiants et étudiantes qui désirent tricoter des liens avec d’autres milieux, élargir leurs possibilités d’emploi, améliorer leurs connaissances des autres cultures. Déjà, quelques dizaines d’étudiants québécois ont profité de ces possibilités, notamment au Mexique et au Wisconsin. Des partenariats sont déjà établis avec ces deux milieux.
La directrice générale de l’organisme, Mme Lucie Latulippe, était de passage à Rimouski dernièrement pour expliquer le programme. L’OQAJ répond à une demande du gouvernement du Québec qui souhaite intensifier les échanges économiques et culturels avec le continent des Amériques (du Nord et du Sud) et aussi, augmenter le nombre de Québécois trilingues.
L’organisme s’inspire de deux formules qui connaissent énormément de succès : l’Office franco-québécois pour la jeunesse, avec la France, et l’Agence Québec-Wallonie-Bruxelles, avec la communauté francophone de Belgique. Sauf que cette fois, le chantier se développera dans les frontières d’un immense territoire où tout est encore à défricher : deux Amériques, c’est-à-dire une quarantaine de pays, 800 millions de personnes, qui parlent quatre langues majeures.
Pour qui?
Les programmes de l’OQAJ intéresseront donc les 18 à
35 ans qui ont un projet concret. Il est possible par exemple de faire
un stage, de suivre une formation, de lancer une coopération ou
de tester un produit dans un nouveau marché. Le projet peut s’insérer
dans le cadre d’une mission commerciale ou d’un cours universitaire. Il
peut toucher autant les affaires que la culture. Les projets présentés
autant par les individus que par les groupes peuvent être acceptés.
Bref, il s’agit d’un grand défi d’ouverture sur le monde et le Québec
ne veut pas rater le train.
L’OQAJ propose aux personnes dont les projets seront acceptés une aide au transport, une assurance-santé, une aide financière à l’hébergement et de précieux conseils. Il faut penser cependant à compléter le financement par d’autres sources.
Le 24 novembre 2000 est la date limite pour la prochaine fournée
de projets, qui se dérouleront entre mars et juin 2001. Mme Latulippe
prévoit qu’au moins 3000 personnes profiteront des projets de l’OQAJ
sur une période de dix ans. Détails : [www.oqaj.gouv.qc.ca].
(M.B.)
Deux étudiantes en biologie de l’UQAR, Caroline Duchaine et Dominique Auger, ont franchi le cap de l’an 2000 à l’Île de la Réunion (à l’est du continent africain). Au cours de l’année 1999-2000, elles ont étudié à l’Université de la Réunion, située dans la capitale, Saint-Denis. Elles sont de retour à l’UQAR cette année.
Deux étudiants réunionnais qu’elles ont connus là-bas, Laurent Seychelles et Jérôme Payet, ont été emballés par cette possibilité d’aller étudier ainsi à l’autre bout du monde. Cette année, c’était leur tour de faire le grand voyage : depuis septembre, ils sont inscrits tous les deux à l’UQAR, à la maîtrise en océanographie.
Grand départ
Caroline et Dominique, les deux étudiantes de l’UQAR, ont bénéficié
des bons soins de l’Office franco-québécois pour la jeunesse
(OFQJ), qui a offert une compensation pour le billet d’avion. Il faut dix-huit
heures de trajet pour se rendre!
Pourquoi La Réunion? " J’ai fait des recherches pour une destination spéciale, explique Dominique. Cette île est peu connue ici, mais à cause des micro-climats, de la flore, du volcan encore actif, j’ai été attirée par ce milieu. " Situé près de Madagascar, ce département français regroupe environ 700 000 personnes dont le français est la langue principale. " C’est un petit paradis, avec la mer et la montagne toujours à proximité ", ajoute Caroline.
Les deux étudiantes ont profité du programme d’échanges de la CRÉPUQ, qui permet d’obtenir pour son dossier universitaire une reconnaissance des cours suivis à l’étranger.
L’Île de la Réunion, c’est un heureux mélange des cultures africaines, asiatiques et européennes, un brassage de religions et de coutumes. Et tout ça se fait dans l’harmonie, sans racisme.
Le système scolaire est basé sur celui de la France. L’Université compte 10 000 étudiants. En biologie, constatent les deux étudiantes, la formation était de bonne qualité, même si le système universitaire avait ses lourdeurs... " J’ai beaucoup aimé les sorties sur le terrain, fait remarquer Dominique. Les poissons colorés, les récifs coralliens, les montagnes, les paysages, tout ça est impressionnant. " " En plus, rappelle Caroline, on rencontre vraiment des gens de partout au monde. "
Et elles ont dû répondre à une foule de questions sur le Canada. " Pour plusieurs, le Canada est un pays de rêve, explique Dominique. Ils aimeraient bien venir pour une visite touristique ou même pour y vivre, malgré l’hiver, qui leur fait un peu peur. "
La forêt
Les Réunionnais connaissent un peu le Québec, par la
télévision. Mais quand ils arrivent ici, ce qui les impressionnent
avant tout, c’est la forêt immense, la grande nature. Laurent et
Jérôme ont adoré le Parc du Bic en début d’automne!
Jérôme parle ainsi du Québec : " Nous arrivons dans un environnement très différent du nôtre. Les couleurs de la nature sont différentes. Les gens ont un accent spécial. L’accueil est sympathique. Et on est surpris par l’absence de clôtures autour des maisons... "
Laurent : " Côté social, on s’intègre assez bien.
Côté scolaire, les cours sont basés sur les mêmes
fondements, mais je pense qu’il y a plus de travaux personnels ici. À
l’UQAR, les profs sont très centrés sur la relation prof-étudiants.
En plus, le matériel de laboratoire est plus abondant ici que chez
nous! "
" Fréquenter l'université, c'est un rêve que j’aurais toujours voulu réaliser ", affirme Marie-France Fortin, de Matane C'est donc avec une grande joie, les 12 et 13 octobre dernier, que Marie-France a circulé sur le campus de l'UQAR. Pas pour étudier! Sa santé est trop fragile pour se lancer dans de si grands projets. Elle voulait être en contact avec l'atmosphère des lieux, saisir, dans toute leur authenticité, une foule de dimensions humaines dans un campus dit " universitaire ". Elle tenait beaucoup à voir des étudiants dans une classe, à la bibliothèque ou dans un laboratoire, pour s'imprégner de mille et un souvenirs.
Il y a quelques années, Marie-France avait bien réussi ses études collégiales en techniques administratives, au Cégep de Matane. De graves problèmes de santé ont surgi sur la route de sa vie personnelle, ayant comme effet la perte de tous projets, dont celui d'aller plus loin dans les études.
Aujourd'hui, survivre à la maladie est un combat de tous les jours pour Marie-France. Ce combat, elle le mène avec sagesse surprenante. Elle goûte chaque instant de vie avec passion et bonne humeur.
L'été dernier, elle a demandé à Claude Denis, un ami qui est étudiant, ici à l'UQAR, s'il était possible de visiter l'Université. Sans hésitation, il a répondu positivement. Claude lui a donné rendez-vous, le 12 octobre au matin. Par hasard, c’était le jour d’anniversaire de Marie-France! Une amie a accepté de la conduire jusqu'à Rimouski.
C'est fait! Marie-France s'est promené dans toutes les ailes du campus. Elle a serré la main du recteur, M. Pierre Couture, qui lui a remis une attestation qui souligne sa visite à l'UQAR.
Elle a rencontré des représentants de l'Association étudiante. Elle a visité L'ISMER, la bibliothèque, le café l'Auriculaire et bien d'autres... Durant sa visite, elle a croisé plusieurs nouveaux visages dans notre milieu studieux. Elle est repartie, la tête pleine de souvenirs!
" C’est une expédition qui a été très enrichissante pour moi ", lance Marie-France, pour faire le bilan. " J’ai passé de bien beaux moments. Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont accueillie, très chaleureusement. "
Dans son combat de tous les jours, elle nous rappelle que chaque événement sert à nous faire évoluer.