La Fondation de l'UQAR a procédé à la sélection des projets de recherche subventionnés à partir des revenus de la campagne et des intérêts de l'année 2000. En tout, seize projets avaient été déposés et dix ont été retenus à l'intérieur d'une enveloppe de 60 000 $. Notons que les objectifs poursuivis par la Fondation sont de favoriser les projets susceptibles d'avoir une incidence économique, sociale ou culturelle, dans le milieu. La Fondation tient compte également de la prise en charge du développement régional par des organismes du milieu et des projets permettant de stimuler la formation de chercheurs par l'engagement d'étudiants.
Cette année, la Fondation a aussi voulu favoriser des projets
présentés par des professeurs dont la carrière de
chercheur est en démarrage. Une enveloppe avait d'ailleurs été
réservée à cet effet.
Datation de la maison Lamontagne
par Dominique Arseneault, professeur à l’UQAR
La Maison Lamontagne, est une des rares maisons de la région de Rimouski qui daterait du régime français. L'importance patrimoniale de cette maison découle de son style architectural, le colombage pierroté. Seulement six maisons de ce type existeraient encore au Québec. On croit connaître les premiers propriétaires de la maison mais l’année exacte de la construction demeure obscure. On estime actuellement que la Maison Lamontagne a été construite vers 1750, en se basant notamment sur la date de mariage (1744) des premiers propriétaires.
La dendrochronologie est une méthode scientifique qui permet la datation absolue de la période de vie des arbres en se basant sur leur patron de croissance en diamètre. La largeur des cernes annuels de croissance des arbres dépend fortement des conditions climatiques durant chaque saison de croissance. Lorsque les périodes de vie de deux arbres se chevauchent, ces derniers peuvent être interdatés précisément en comparant leur patron de croissance radiale. Pour dater un bâtiment ancien incorporant des pièces de bois, il s'agit de prélever des échantillons, de mesurer la largeur des cernes annuels de croissance et de comparer les séries de croissance avec une série de référence décrivant la croissance de la même espèce au cours de la période de vie présumée des arbres.
Dans le cadre d’un projet-pilote, nous avons daté une poutre de la partie originelle de la Maison Lamontagne. Cette pièce de bois présentait une surface lisse correspondant au dernier cerne de croissance de l'arbre avant sa mort. Ce dernier cerne de croissance correspondrait à l'année 1790. La maison aurait donc été construite en 1791 ou plus récemment encore. Cette date, qui devrait être confirmée par l'analyse de plusieurs autres échantillons, remet en question plusieurs hypothèses concernant la Maison Lamontagne: 1) La Maison Lamontagne aurait été construite plusieurs décennies après la fin du régime français. 2) Les premiers propriétaires ne seraient pas le couple présumé puisque ces individus sont décédés avant 1791. 3) À l'encontre de nos connaissances actuelles, le style architectural à colombages pierrotés aurait persisté bien après 1760. Étant donnée la valeur patrimoniale élevée de la Maison Lamontagne pour la région de Rimouski, il importe de confirmer sa date de construction.
L’objectif principal du présent projet est de dater précisément la construction de la partie originelle de Maison Lamontagne à l’aide de dendrochronologie. L'objectif secondaire est de construire une affiche expliquant aux visiteurs la méthode employée pour dater la Maison Lamontagne. Cette affiche sera exposée à l'intérieur du bâtiment.
M. Pierre Rioux, de l’UQAR, collabore à ce projet.
Consortium de recherche en productique
"Machines-outils et procédés de fabrication
virtuels"
par Jean Brousseau, professeur en génie à l’UQAR
Le projet intitulé "Consortium en productique" qui a été accepté par la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) en août 2000, regroupe le Centre spécialisé de technologie physique du Québec à La Pocatière (CSTPQ), l’Institut de technologie agro-alimentaire de La Pocatière (ITA), le Cégep de Rimouski et des professeurs du Département de génie de l’UQAR. Le Consortium vise l’accroissement de la capacité régionale de recherche en productique par un investissement de 1,6M $ sur trois ans dans l’infrastructure des partenaires.
En appuyant le projet, la Fondation de l’UQAR apporte une partie du complément financier indispensable et exigé par la FCI. Chaque dollar investi par la FUQAR aura donc un effet multiplicateur en terme d’impact dans la région. Ainsi, le Département de génie bonifiera son infrastructure de recherche pour une valeur de 340 000 $. Les équipements acquis dans le cadre de ce projet pourront être mis à la disposition des entreprises et permettront d’offrir des services techniques de très grande qualité.
Les équipements visés par les chercheurs de l’UQAR aideront à entreprendre des projets de recherche dont l’objectif est le développement de nouvelles approches de conception, de modélisation, de simulation et de commande pour la résolution des problèmes critiques associés aux machines-outils et aux procédés de fabrication.
M. Abderrazak El-Ouafi, professeur en génie à l’UQAR, collabore à ce projet.
Projet de colloque:
Économie et société en démocratie
libérale :
Enjeux éthiques
par Guy Giroux, professeur en éthique à l’UQAR
Un colloque international sera organisé par les professeurs Guy Giroux et Michel Fortier, de l’UQAR, en collaboration avec le professeur Michel Dion, de l’Université de Sherbrooke, du 12 au 14 octobre 2001 à Rimouski, sur le thème "Économie et société en démocratie libérale (Enjeux éthiques)". Il sera tenu conjointement sous les auspices de l’Institut de recherche sur l’éthique et la régulation sociale — dont les membres adhèrent tous au Groupe de recherche Ethos de l’UQAR — et du Centre de recherches en éthique économique et des affaires et déontologie professionnelle de l’Université d’Aix-Marseille III.
La problématique du colloque suggère que l’économie n’est pas neutre au double plan éthique et idéologique. Aussi, le choix a été fait de situer l’économie dans la perspective des démocraties libérales, puisque ce sont les sociétés dans lesquelles nous vivons. Or, il en résulte un arrière-plan idéologique qui commande des valeurs dont les enjeux apparaîtront, en quelque sorte, en filigrane dans les sujets de conférences à l’occasion du colloque. Bien entendu, la question de la mondialisation sera abordée, mais aussi la prise en compte des expériences respectives des rapports qui se nouent ou se dénouent entre l’économie, la société et l’État, tant en France qu’au Québec, au Canada, aux États-Unis et même en Amérique latine. Une subvention de 1300 $ a été accordée par la FUQAR pour contribuer à l’organisation du colloque à l’UQAR.
Apprendre à résoudre des problèmes
interpersonnels :
une habileté qui se développe dès
la prime enfance
par France Gravel, professeur en éducation au Campus
de l’UQAR à Lévis
Le programme d'éducation socio-cognitive, qui est au cœur du projet, vise la prévention des problèmes d'adaptation psychosociale. Une abondante littérature indique d’une part que les habiletés de traitement de l’information sociale et de résolution de problèmes interpersonnels des enfants semblent associées à la qualité de leur adaptation socioscolaire et d’autre part que les problèmes de comportement sont construits de façon précoce.
Le programme s'inspire du modèle du traitement de l'information sociale et de l'approche sociogénétique, ce qui conduit à une vision multidimensionnelle et diversifiée de l'adaptation sociale. Il est destiné à tout enfant de quatre ans, indépendamment des caractéristiques socio-économiques de son milieu et de ses caractéristiques psychologiques personnelles. Les activités proposées sont basées sur des dialogues adulte-enfant et enfant-enfant, de façon à favoriser l’intériorisation et la co-élaboration des savoirs entre l'enfant et ses partenaires sociaux. Dans le contexte d’une approche collaborative, le projet se veut autant une activité de formation qu'une activité de recherche. Il est réalisé en partenariat avec du personnel des Centres de la petite enfance (CPE) et des parents, ce qui implique une démarche de co-construction entre les partenaires concernés.
Effet du dérangement humain sur les populations
d'Eiders à duvet nichant dans l'estuaire du
Saint-Laurent
par Magella Guillemette, professeur de biologie à l’UQAR
La visite des différentes îles et îlots de l'Estuaire du Saint-Laurent est devenue une activité prisée par les villégiateurs au courant des années. Certains promoteurs touristiques offrent même depuis peu la visite de certaines îles dans le but d'y faire découvrir aux touristes la nature sauvage qui l'abrite. Des exemples pour l'Estuaire du Saint-Laurent sont les îles du Pot à l'Eau de Vie, l'île Rouge, l'île aux Basques et l'île Saint-Barnabé.
Souvent, ces îles et îlots sont utilisés par d'importantes colonies d'oiseaux au moment de la reproduction, représentées surtout par les goélands, les cormorans et une espèce de canard marin, l'Eider à duvet (Somateria mollissima). De plus, une activité commerciale de cueillette de duvet d’eider a présentement cours pour presque toutes les colonies d’oiseaux de l’Estuaire du Saint-Laurent. Récemment, on mettait en évidence une tendance à la baisse de cette population en invoquant la chasse pratiquée aux États-Unis comme la cause de ce déclin. Des études expérimentales ont cependant démontré qu’une simple visite à l’une de ces colonies au moment de la nidification pourrait réduire considérablement le succès reproductif de cette espèce.
C’est dans ce contexte que ce projet d’étude pourrait contribuer à meilleure gestion de la ressource " oiseaux coloniaux " par les autorités responsables de même qu’à une sensibilisation accrue du public en général, ce qui permettrait aux activités d'écotourisme de se dérouler dans le respect de la nature.
Atlas historique des Îles-de-la-Madeleine
par Paul Larocque, professeur d’histoire à l’UQAR
Le chercheur principal, Paul Larocque, est directeur du projet de rédaction d’une histoire des Îles-de-la-Madeleine, à paraître dans la collection Les régions du Québec, publiée par l’INRS-Culture et Société.
Cet ouvrage, dont la parution est prévue pour le printemps 2003, devra comprendre, comme les autres ouvrages de la collection, des dizaines de cartes et de figures qui seront réalisées dans le laboratoire de cartographie de l’UQAR. La subvention de la FUQAR va permettre l’embauche d’un étudiant ou d’une étudiante qui va effectuer le nécessaire travail préliminaire dans les sources déjà dépouillées au cours des deux dernières années : listes nominatives et imprimées des recensements canadiens ( 1831-1996), documents parlementaires du Canada-Uni, des gouvernements fédéral et provincial. Le traitement préparatoire de ces sources souvent complexes conduira ainsi à la confection des cartes diachoniques illustrant l’évolution du peuplement, des activités économiques et des communications aux 19e et 20e siècles aux Îles-de-la-Madeleine. La Fondation de l’UQAR accorde 3600 $ pour ce projet.
Apport de la télémétrie GPS
aux connaissances et à la gestion de l’habitat
de l’orignal
dans les régions du Québec
par Jean-Pierre Ouellet, professeur de biologie à l’UQAR
La répartition et l’abondance de l’orignal sont influencées par les caractéristiques de la forêt. Plusieurs études se sont donc intéressées à ces relations afin de suggérer des méthodes d’aménagement forestier adéquates. La majorité des connaissances acquises à ce jour l’ont été en utilisant la télémétrie conventionnelle. Des orignaux étaient munis de radio-émetteurs et ils étaient repérés occasionnellement en utilisant des aéronefs. Cette approche est cependant sujette à plusieurs limites importantes : la précision des repérages n’est pas très grande, généralement de l’ordre de 200 à 300 mètres; les localisations sont presque toujours enregistrées durant le jour et lorsque les conditions climatiques sont favorables; à cause des coûts élevés des aéronefs, la fréquence des repérages est habituellement faible, soit un ou deux repérages par mois.
Ainsi, une incertitude importante demeure associée à la qualité et à la quantité des informations acquises, chez l’orignal comme chez d’autres espèces. Comme c’est l'orignal qui sert de base aux normes d'intervention en milieu forestier, il est crucial de valider les connaissances actuelles et d’accroître notre compréhension des relations entre cette espèce et les caractéristiques du milieu. La technologie GPS pourrait combler en partie ces lacunes. Il existe maintenant des colliers d’orignaux capables de se localiser de façon autonome à l’aide d’un GPS. Un micropresseur intégré aux colliers gère les opérations et enregistre les données dans sa mémoire interne. La fréquence des repérages est déterminée par les chercheurs selon les buts de l’étude. Les repérages par satellites peuvent être faits plusieurs fois par jour, à n'importe quelle heure, et quelles que soient les conditions météorologiques. De plus, des techniques de correction permettent d’obtenir une précision d’environ 10 mètres. Nous sommes donc en mesure de connaître précisément quels habitats sont utilisés par les orignaux et ce, à toute heure du jour, peu importe la saison ou les conditions climatiques.
Notre projet de recherche permettra d’approfondir les connaissances actuelles sur l’utilisation de l’habitat par l’orignal et sur ses déplacements. Nous possédons actuellement deux banques d’information contenant environ 50 000 localisations d’orignaux. Ces informations seront utilisées pour simuler des repérages faits selon la télémétrie conventionnelle, ce qui permettra d’évaluer la qualité des informations obtenues à partir l’ancienne technologie. De plus, nous comparerons la sélection de l’habitat et les déplacements entre deux secteurs offrant un habitat de qualité très différente afin de mieux comprendre les variables qui influencent l’utilisation du territoire par l’orignal.
M. Réhaume Courtois (FAPAQ / UQAR), collabore à ce projet.
Modèle d’intervention d’une équipe de
base
en santé mentale en CLSC : une étude
de cas
par Claire Page, professeur en sciences de la santé à
l’UQAR
Au Québec, la création d’équipes de base dans la majorité des CLSC s’inscrit parmi les efforts en vue d’offrir les services de santé mentale dans la communauté. Des attentes élevées existent à l’endroit de ces équipes qui sont appelées à jouer un rôle pivot dans la distribution de l’ensemble des services de santé mentale. On s’attend qu’elles jouent un rôle de maître d’œuvre en matière de prévention, qu’elles assurent, en collaboration avec les médecins en pratique privée, la majeure partie des traitements des troubles mentaux transitoires et qu’elles s’engagent de façon plus soutenue vis-à-vis de la réadaptation et de la réinsertion dans la communauté des personnes atteintes de troubles mentaux graves. Certains les voient comme un tremplin qui permettra de développer de nouveaux types de services ou même une nouvelle culture en santé mentale.
Cependant, de nombreuses difficultés risquent de compromettre le succès attendu de ces équipes. En fait, celles-ci se développent actuellement par essais et erreurs, en l’absence de modèles. Très peu d’études fournissent des indications sur leur fonctionnement et sur les effets de leur intervention. De surcroît, l’interdisciplinarité se vit souvent difficilement dans les équipes. Les efforts d’intégration des connaissances et des habiletés variées des différents professionnels et professionnelles dégénèrent souvent en tensions ou même en conflits.
Nous croyons qu’une démarche structurée, fondée sur la reconnaissance et la participation active des membres d’une équipe de base en santé mentale, devrait contribuer à la consolidation du modèle d’intervention de cette équipe. Nous appliquons, avec une équipe de base d’un CLSC de la région, un processus qui s’inspire de la démarche d’évaluation proposée par Guba et Lincoln (1989). Cette approche se veut un processus par lequel le chercheur fait équipe avec les acteurs concernés de façon à obtenir des consensus sur des changements à apporter. Des cercles de discussion et d’évaluation devraient permettre à l’équipe qui participe à cette étude d’expliciter son modèle d’intervention, d’identifier les aspects satisfaisants et ceux qui le sont moins, et de le corriger au besoin. Cette étude s’intéresse aussi à la valeur de cette démarche entreprise avec une équipe de base en santé mentale.
Élaboration de critères de santé
applicables aux bivalves marins
afin d'assurer le maintien et le développement
des activités
de culture et d'élevage au Québec
par Jocelyne Pellerin, ISMER
Ce programme de recherche vise à comprendre les facteurs déterminants
pour le bien-être physiologique de deux espèces de bivalves,
le pétoncle d’Islande et la mye commune, les deux bivalves constituant
un fort potentiel économique pour la mariculture au Québec.
Le développement de l'élevage et de la pêche du
pétoncle géant est présentement menacé par
un phénomène inexpliqué de mortalité massive
qui affecte épisodiquement jusqu'à 90 % des individus constituant
les populations touchées. Ce projet cherche à développer
les connaissances sur la santé des bivalves et sur les facteurs
environnementaux susceptibles de nuire à leur croissance, à
leur compétence immunitaire et à leur succès reproducteur.
Cela permettra de minimiser les facteurs de risques associés à
la mortalité des individus. De plus, des études récentes
ont montré que la mye commune, prélevée de façon
artisanale et commerciale dans plusieurs secteurs coquilliers, constitue
une source substantielle d’exposition aux micro-organismes pathogènes
et aux contaminants chimiques, tels les BPC, plusieurs métaux lourds
et composés organochlorés. Il importe donc de favoriser la
production et l’exploitation de cette espèce dans des secteurs dénués
de risque toxicologique.
En mesurant la performance de la reproduction et de l’immunocompétence des bivalves, l’équipe de recherche permettra aux intervenants d’opérer une sélection plus appropriée des stocks et des sites d'élevages ainsi qu'un suivi approprié de la santé des organismes.
M. Michel Fournier, de l’INRS-Santé ? IAF, est associé à ce projet.
Valorisation par voie électrochimique
de composés d'origine naturelle de type flavanoïdes
présents dans le bois des conifères
de la forêt boréale du Québec
par Stéphan Simard, professeur de chimie physique à
l’UQAR
Les flavanoïdes sont des composés chimiques phénoliques qui possèdent des propriétés antioxydantes. Les agents antioxydants sont des capteurs de radicaux libres, et ces radicaux libres sont souvent reconnus comme une cause du développement de plusieurs maladies dégénératives tels les maladies du cœur, les cataractes, les dysfonctions cognitives ou le cancer. Bien que l'organisme humain produise lui-même certains antioxydants, l'effet des agressions contemporaines (pollution, cigarette, radiation UV) auquel est soumis notre organisme font qu'ils ne suffissent plus. Il faut alors considérer l'apport d'antioxydants de source externe.
Il a été démontré que les polyphénols d'origine végétale, incluant les flavanoïdes, constituent une importante classe d'antioxydants de défense. Les essences qui se retrouvent dans la forêt boréale regorgent de ces composés chimiques. Il est alors important de pouvoir les extraire et de les isoler. Il a également été démontré qu'une simple modification chimique (réduction) permettrait d'augmenter substantiellement leur efficacité comme antioxydants.
Le présent projet de recherche permettra donc d'identifier ces
composés dans les huiles essentielles tirées d'arbres de
la forêt boréale et de les modifier par voie électrochimique
afin de leur conférer un potentiel antioxydant maximal. Le développement
d’une méthode de préparation efficace pour ces produits phénoliques
s’avérera un avancement important en chimie des produits naturels
et offrira une approche pour leur préparation à grande échelle.
La préparation à grande échelle de ces produits phénoliques
permettra par la suite d’en évaluer le potentiel biologique au niveau
de diverses pathologies.
M. André Pichette, du Département des sciences
fondamentales de l’UQAC, collabore à ce projet.
Le vendredi 20 avril, un colloque en soins infirmiers se déroule à l’UQAR, sous le thème suivant : " Recherche et pratique infirmière : se ressourcer l’une de l’autre ".
Trois infirmières diplômées au doctorat présenteront les résultats de leurs recherches universitaires. Mme Marie Alderson, de l’Université de Montréal, présente : " Entre plaisir et souffrance : analyse psychodynamique du travail infirmier en unité de soins de longue durée ". Mme Ginette Lazure, de l’Université Laval, s’intéresse à : " L’expérience prénatale de femmes du sud de la Tunisie : une approche anthropologique du soin ". Enfin, Mme Hélène Sylvain, de l’UQAR, a intitulé sa conférence : " Une synergie vers la santé : modèle d’intervention infirmière auprès de femmes atteintes de fibromyalgie et de leur conjoint ".
Autre activité : un livre sur la violence conjugale, visant à développer l’expertise infirmière dans ce domaine, sera lancé au cours de ce colloque, à 15 h. Les auteures sont Mmes Hélène Lachapelle et Louise Forest, de l’UQAR.
Ce colloque, qui se déroule à l’amphithéâtre F-215, est organisé par l’UQAR et l’Ordre régional des infirmières et infirmiers BSL, Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine. Inscription : 50 $, 20 $ pour les étudiantes et étudiants. Il est préférable de s’inscrire avant le 13 avril. Renseignements : Claire Page, 723-1986 poste 1845.
Prêt d’honneur
de l’Est du Québec
Quatre étudiants de l’UQAR reçoivent
des prix
Deux étudiants et deux étudiantes de l’UQAR ont remporté des prix dans le cadre du concours littéraire 2000-2001 du Prêt d’honneur de l’Est du Québec. Le 26 mars, Mme Liz Fortin, présidente du Prêt d’honneur de l’Est du Québec, et Mme Micheline Morisset, écrivaine et présidente d’honneur du concours, ont dévoilé les lauréats et lauréates. Le thème du concours était " Pour la suite du monde… un instant magique ".
D’abord, François Rioux, étudiant en littérature, a remporté les honneurs avec deux bourses totalisant 550 $. Il s’agit de la bourse Solange-Charest (remise au meilleur texte par un étudiant en littérature, avec un montant de 300$) et de la Bourse d’excellence de la Caisse populaire Desjardins de Rimouski (pour le premier prix universitaire, 250 $, remis par Mme Pierrette Caron, de la Caisse populaire de Saint-Robert). Le texte de François, qui s’intitule " Des histoires ", joue avec adresse et malice sur la magie de la création littéraire, cette magie qui permet de se mettre dans la peau d’un autre ou de faire entrer dans une histoire les personnages qui s’y pressent.
Voici un paragraphe qui donne l’occasion de goûter à la
prose de François Rioux :
Il recommence et rature à nouveau, plusieurs fois. C’est
le syndrome de la page bleue, presque tous les mots sont biffés.
Il ne reste qu’un prénom, Anne-Marie. Il le prononce à voix
haute. " Anne-Marie ". Il dit ensuite : " Elle sera un personnage de mon
histoire. Je dois faire sa connaissance. " Il va donc dormir.
Un autre prix de 300 $ était accordé au meilleur texte écrit par un étudiant ou une étudiante de l’UQAR, dans un programme autre que la littérature. C’est Christine Desjardins, étudiante en biologie, qui a mérité ce prix, remis par le Prêt d’honneur de l’Est du Québec.
Enfin, Émilie Berthiaume (étudiante en biologie) et Mathieu Gosselin (étudiant en littérature), ont remporté chacun une bourse de 200 $, comme deuxièmes prix remis à des universitaires. Émilie a reçu sa bourse de la députée Danielle Doyer alors que Mathieu a reçu le prix remis par le Groupe Mallette Maheu (M. Irvin Pelletier).
De l’UQAR, Renald Bérubé et Élisabeth Haghebaert ont fait partie du jury de sélection. Dans tout l’Est, 79 textes ont été présentés.
Le Prêt d’honneur aura versé cette année, selon son directeur général Gaston Beauchesne, 5000 $ en bourses d’études à des étudiants des cégeps et de l’UQAR et 6700 $ en fonds de dépannage, dans l’ensemble du Bas-Saint-Laurent. (M.B.)
Événement majeur à
Rimouski
Plus d’une centaine d’étudiants en Administration
de l’Est du Canada se rencontrent
Du 6 au 8 avril, l’UQAR accueillera le regroupement des étudiants en Facultés d’administration de l’Est du Canada (RÉFAEC). Plus d’une centaine d’étudiants représentant douze universités, d’Ottawa à Moncton, se réuniront pour orienter la gestion de différentes activités et associations inter-universitaires.
Parmi ces activités, notons : le premier regroupement du Symposium GRH (une activité inter-universitaire dédiée à la gestion des ressources humaines). À cela s’ajoutent l’élection du prochain Exécutif du RÉFAEC et l’élection du comité organisateur des Jeux du Commerce 2003. L’événement est organisé par des étudiants et étudiantes en administration de l’UQAR. Notons aussi la précieuse collaboration de plusieurs instances de l’UQAR à cette rencontre d’envergure : les Services aux étudiants, le Service des communications et le Service des technologies de l’information.
" Nous allons tenter d’en mettre plein la vue à nos invités en leur présentant notre vision de ce que le RÉFAEC devrait être, c’est-à-dire un événement dont la logistique sera supportée par les nouvelles technologies de l’information et une implication efficace de tous les intervenants, tant les bénévoles que les professeurs et les gens d’affaires ", a souligné M. Samuel Saint-Laurent, principal organisateur de l’événement.
La presque totalité des participants de l’extérieur en sont à leur première visite dans la région de Rimouski. C’est pourquoi l’UQAR s’est donné comme mandat durant cette fin de semaine de faire en sorte qu’ils gardent un bon souvenir de la belle région du Bas-Saint-Laurent. Pour y arriver, on misera sur un menu gastronomique mettant en valeur les produits du terroir ainsi qu’un spectacle, au chalet principal du Mont-Comi, entièrement animé par des étudiants de la région. D’autres activités sont aussi prévues.
Un comité bénévole formé d’étudiants et d’étudiantes de l’UQAR assurera le soutien au comité organisateur qui a entamé les préparatifs il y a plus de trois mois. Les directeurs des Modules d’économie et gestion et des sciences comptables, soit MM. Fernando Ouellet et Guy Perron, ont confirmé leur présence à la soirée d’ouverture. M. Bernard Ouellet, directeur du Services aux étudiants sera aussi de la partie. Le recteur de l’UQAR, M. Pierre Couture, ainsi que le maire de Rimouski, M. Michel Tremblay, seront parmi des dignitaires lors de l’accueil officiel des participants.
Renseignements : M. Samuel Saint-Laurent, au numéro 723-1986 poste 1921.
C’est fait! La didacthèque est maintenant complètement relocalisée à l’intérieur de la bibliothèque de l’UQAR, dans la section K-325 (au sud-est de la bibliothèque, au second plancher, là où se trouvait autrefois la cartothèque).
" Les usagers y gagnent surtout dans le nombre d’heures d’ouverture ", explique le responsable de la didacthèque, M. Léonard Marquis. En effet, la didacthèque sera maintenant accessible non seulement sur les heures habituelles de bureaux, mais aussi en soirée et les fins de semaine, c’est-à-dire aux mêmes heures d’ouverture que la bibliothèque.
En plus, les usagers auront davantage accès à l’ensemble des ressources pédagogiques : l’audiovidéothèque et les photocopieurs sont situés dans les environs immédiats, tout comme l’ensemble du matériel documentaire de la bibliothèque.
" Je pense que c’est très pertinent de centraliser ainsi les ressources, d’avoir tous les moyens à portée de la main ", affirme la professeure en éducation Sonia Fournier. " D’ailleurs, la nouvelle réforme en éducation insiste sur le travail coopératif, la pédagogie par projet et l’intégration des ordinateurs et des appareils technologiques. Le déménagement de la didacthèque à l’intérieur de la bibliothèque s’inscrit bien dans cette dynamique. "
Éclairé naturellement, le nouvel emplacement a été aménagé pour avoir facilement accès aux ressources. On y retrouve aussi des îlots pour travailler en petits groupes. " Et nous avons enfin de la place pour du développement ", lance fièrement Léonard Marquis.
Sonia Fournier est par ailleurs l’auteure de six tableaux qui seront affichés en permanence dans les locaux de la didacthèque, dorénavant installée au deuxième étage de la bibliothèque. C’est un don qu’elle fait à l’Université. Sur le thème de l’éducation, ces tableaux représentent différentes formes d’intelligence, telles que décrites par les auteurs Howard Gardner et Daniel Goleman.
M. Marquis tient à remercier toutes les personnes qui ont collaboré à ce déménagement : le Service des terrains et bâtiments, la bibliothèque, le Département des sciences de l’éducation, et certains professeurs en particulier.
Centre de ressources
La didacthèque se présente comme un centre de ressources
pédagogiques spécialisé dans la formation des maîtres.
Les futurs enseignants et enseignantes, tout comme les professeurs, les
personnes chargées de cours et le personnel administratif de l’UQAR
ont accès à ces diverses ressources pour consulter, étudier
ou même concevoir du matériel didactique.
On y retrouve : des publications gouvernementales et des périodiques
sur l’éducation et l’apprentissage, des jeux éducatifs et
mathématiques, des documents scolaires, des livres de référence,
des logiciels, etc.
" Tous ces moyens, explique Léonard Marquis, contribuent à soutenir les étudiantes et les étudiants de manière à pouvoir réaliser leurs travaux dans le cadre de leur formation en didactique. Aussi, ils peuvent compter sur une ressource professionnelle (jusqu’à 42 heures par semaine) pour les orienter dans cette vaste documentation, en fonction de leurs besoins. "
En plus de Léonard Marquis, qui travaille à temps complet à la didacthèque, Odette Lévesque fournit une contribution d’une journée par semaine. (M.B.)
Réorganisation municipale
au Bas-Saint-Laurent
Volonté de participer au processus
Un important Forum public portant sur le dossier de la Réorganisation municipale au Bas-Saint-Laurent s'est tenu à l'UQAR samedi le 17 mars dernier. Quelque 150 personnes ont répondu à l'invitation d'un groupe de professeurs et d'étudiants et étudiantes des programmes de Maîtrise et de Doctorat en développement régional et de partenaires du milieu, à venir discuter des impacts et enjeux de la réorganisation.
À la suite des travaux de la Commission nationale sur les finances et la fiscalité locales et après la publication en avril 1999 de son rapport Pacte 2000 (" Rapport Bédard "), le gouvernement du Québec a rendu public, en juin 2000, un Livre Blanc (La réorganisation municipale. Changer nos façons de faire pour mieux servir les citoyens). Le gouvernement a aussi enclenché au cours des derniers mois un vaste projet de réorganisation municipale dont les effets seront vraisemblablement importants pour toutes les régions du Québec. Parmi les objectifs centraux poursuivis, on mentionne le renforcement de la position concurrentielle des villes dans le contexte de la mondialisation, la création de dynamiques d'agglomération, et le souci d'équité fiscale entre les municipalités.
Et pour le Bas-Saint-Laurent, avec ses municipalités de tailles variées, ses MRC et ses milieux urbains ou ruraux, quels sont les impacts et les enjeux de cette réorganisation? Y a-t-il lieu d'envisager la réorganisation avec optimisme ou d'y déceler des risques?
Synthèse
Invitée à dégager des éléments de
synthèse, au terme de la journée, Danielle Lafontaine
a relevé quatre grands thèmes très présents
tout au long des échanges. Elle les a ramenés simplement
à quatre mots: craintes, volonté, interrogations et suivi.
Face à un ensemble de changements associés à la réorganisation municipale, les participants ont exprimé des craintes quant au devenir des localités rurales de petites tailles du Bas-Saint-Laurent, lesquelles pourraient bénéficier de stratégies de développement mettant l'accent sur la complémentarité des villes et des campagnes plutôt qu'une dualité qui ne pourrait qu'affaiblir les unes et les autres. Alors que plusieurs éléments de la réorganisation sont encore à préciser et à mettre en œuvre, de nombreux participants ont aussi exprimé une volonté d'être partie prenante des changements en cours afin qu'ils puissent correspondre aux réalités bas-laurentiennes, évoquant même l'intérêt de parvenir à identifier un modèle politico-territorial spécifiquement bas-laurentien qui puisse soutenir durablement le développement des milieux tant urbains que ruraux. Par ailleurs, faisant état de plusieurs interrogations quant à des aspects encore imprécis ou inconnus de la réorganisation, notamment au chapitre des futures compétences des MRC, on a aussi mis l'accent sur l'importance d'obtenir au plus tôt des informations permettant d'avoir une vue d'ensemble aussi complète que possible sur les principaux changements en cours. Enfin, de nombreux participants ont insisté sur l'importance pour les milieux urbains et ruraux du Bas-Saint-Laurent de donner un suivi aux échanges sur les modèles de réorganisation qui se dessinent afin que ceux-ci puissent renforcer une coopération fructueuse entre les acteurs et non mener à un effritement des solidarités. Au sujet d'un suivi souhaité au Forum, on a mentionné le rôle possible de certaines instances existantes (CRCD, MRC, Municipalités), lesquelles pourraient fournir aux responsables publics et à la population un cadre et des occasions futures pour échanger au sujet des réformes en cours et plus largement, à propos des meilleurs moyens d'assurer le développement à long terme du Bas-Saint-Laurent, partageant une vision et des projets porteur d'avenir.
La tenue du Forum ayant soulevé un grand intérêt, les organisateurs songent à préparer un document offrant une vue sur l'ensemble des présentations et des échanges. Entre-temps, des informations sur cet important Forum sont déjà disponibles sur le site internet de l'Altas électronique du Bas-Saint-Laurent : [www.atlasbsl.uqar.qc.ca/].
Participation
De nombreux intervenants issus des huit MRC ont pris la parole lors
de cette rencontre sur la réorganisation municipale. On retrouvait
plusieurs maires: Jacques Asselin (Cabano), Alain Dumas (Saint-Anaclet),
Maurice
Gauthier (Matane), Ginette Saint-Amant (Trois-Pistoles),
André
Théberge (La Pocatière); des préfets de MRC: Aurélien
Beaulieu (Matapédia), Gaston Gaudreault
(Mitis), Jacques
Michaud (Rivière du Loup); des intervenants du milieu régional:
Gérald Beaudry (Directeur du CRCD du BSL), Gilles Proulx
(Président de l'UPA du BSL), Adéodat Saint-Pierre
(Président de la Coalition Urgence rurale). D’autres élus
et maires de villes et villages du Bas-Saint-Laurent ont également
participé aux échanges, dont le maire de Rimouski, M. Michel
Tremblay. Divers responsables d'organismes locaux et régionaux
de développement étaient aussi présents.
Le matin, des professeurs en Développement régional, Danielle Lafontaine (directrice de la Maîtrise en D.R. et coordonnatrice du Forum avec deux doctorants, Robert Gagné et Estelle Delay), Pierre Bruneau et Clermont Dugas ont livré des exposés destinés à éclairer certains aspects de la réorganisation en cours. Ensuite, dans le cadre de tables rondes, d'ateliers ou de plénières, les participants ont pu échanger des informations et des points de vue. D’autres professeurs en développement régional sont aussi intervenus : Serge Coté (directeur du GRIDEQ), Oleg Stanek, Bruno Jean (directeur du Doctorat en D.R.), de même que des étudiants et doctorants : Cécile Angot, Jocelyn Guimont, Liette Perrault, Joane Bérubé et Majella Simard.
L’exposition que nous présente Hélène Couture à la Galerie de l’UQAR, du 9 au 23 avril, propose une trentaine de dessins et de peintures. Le thème retenu : Eros et Thatanos.
" Au début, dit-elle, presqu’inconsciemment, j’ai réalisé plusieurs séries de dessins érotiques au crayon de plomb. J’ai ensuite poursuivi cette recherche picturale en employant divers médiums. Le thème des dessins sur la mort est relié à des événements personnels. Une prise de conscience d’un sujet que l’on aborde rarement, sujet tabou mais d’une force inspiratrice très satisfaisante. "
Les œuvres érotiques, disposées sur les deux murs parallèles de la Galerie, convergent vers le mur central, qui accueille les œuvres évoquant la mort. Les couleurs ne sont pas toujours symboliques. Nous retrouvons des dessins à l’encre de chine noire, mais aussi des dessins aux pastels secs aux couleurs très vives.
La gestuelle des dessins est rapide, comme pour mieux saisir un moment fugitif. Une phrase pourrait résumer la pensée qui anime cette exposition : " Elles accouchaient à cheval sur une tombe. Le jour brille un instant, puis c’est la nuit à nouveau… " (Samuel Beckett, En attendant Godot).
L’artiste sera présente au vernissage qui aura lieu le mardi 10 avril, de 17h à 20h. Bienvenue à tous et à toutes. La Galerie est ouverte de 9h à 21h, tous les jours.