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Une quinzaine d'infirmières du Bas-Saint-Laurent, dont plusieurs font des études à l'UQAR au baccalauréat en sciences infirmières, se sont rendues dans le Triangle de verglas, au sud de Montréal, au cours du mois de janvier, et même en février. Pendant une semaine chacune, avec intensité et courage, elles ont soigné, écouté, consolé, rassuré. Elles ont déniché les médicaments nécessaires, réglé des conflits, rendu une foule de services. Les infirmières interrogées sont toutes d'accord: l'expérience a été épuisante, marquante, mais surtout, elle aura été très humaine et combien valorisante!
Imaginons l'atmosphère d'agitation et de détresse dans les centres d'hébergement de Saint-Hyacinthe et de Saint-Jean-sur-Richelieu. Elles étaient très attendues, les infirmières, dans les jours qui ont suivi le terrible déluge de glace qui a bouleversé toute la Montérégie, à partir du 6 janvier. Certains patients qui ont pu apprécier leurs services leur ont trouvé un nom: «les petits anges». En effet, il fallait presque des ailes pour répondre à autant de besoins, dans des écoles bondées, face à des gens souvent en état de choc.
Aussitôt que la catastrophe est arrivée, l'étudiante Deyna L'Heureux a contacté la Régie régionale de la santé pour offrir les services d'un groupe d'infirmières étudiantes à l'UQAR. Quand elles sont arrivées en Montérégie, c'était le noir total, les rues glacées, un climat de guerre. «Même les gens de la ville avaient de la difficulté à reconnaître leurs coins de rue familiers», déclare-t-elle. «Les médias n'ont pas du tout exagéré l'ampleur du désastre, bien au contraire.»
Les infirmières ont aussitôt été installées en première ligne, dans les lieux publics transformés en centres d'hébergement. «C'était vraiment la misère humaine», lance Mireille Leclerc. Des gens désorganisés, démunis, des personnes âgées en perte d'autonomie, des enfants qui pleuraient, des jeunes qui voulaient faire la fête, et même un couple qui ne pouvait résister à l'envie de faire l'amour... avec des centaines de personnes dans l'entourage. «Tout ça avec les problèmes d'hygiène, la grippe, les risques d'épidémie et... la patience de certains, rendue à fleur de peau.»
Mais Mireille témoigne aussi de l'atmosphère d'entraide, de solidarité qui était présente, autant parmi les intervenants que les victimes du verglas. «Plusieurs oubliaient leurs problèmes en aidant les autres. Il y avait un esprit d'équipe formidable. Chacun essayait de garder un bon moral. On s'encourageait les uns les autres.»
«Ça donne énormément d'énergie de se sentir utile et valorisée» constate Annie Pineau. «Tu donnes beaucoup, mais tu as aussi l'impression de recevoir beaucoup. En somme, c'était un stage très pratique, qui m'a donné une nouvelle vision des problèmes de masse. Je suis revenue avec le sentiment qu'on a un bon bagage de connaissances et que l'on peut répondre à beaucoup de besoins avec peu de moyens. Ça nous fait prendre conscience que, en tant qu'infirmières, nous travaillons vraiment pour les gens.»
«C'était une situation exceptionnelle, ajoute Isabelle Rousseau. Ça exige beaucoup d'attention, de présence d'esprit. Ça développe notre relation d'aide, notre capacité de travailler avec des intervenants de diverses disciplines. C'est une valeur importante de la profession d'infirmière de s'oublier pour les autres, d'écouter et de respecter chaque individu, de s'adapter à la situation. Il faut parfois se faire l'avocate des victimes.»
Améliorations
Que faudrait-il améliorer, si une telle situation se représentait?
Andrée Thériault signale qu'on sentait «beaucoup d'insatisfaction
quand, malgré les déclarations, le retour de l'électricité
dans tel ou tel secteur était retardé». Il faudrait
aussi, dans chaque municipalité, établir un plan d'urgence
et le réviser à chaque année, prévoir des soins
spéciaux pour les personnes âgées, les malades et les
enfants, mieux diviser les réalités et besoins de chaque
groupe social, bref, toujours être centré sur les besoins
de la clientèle sur place. Quant au personnel soignant, il faudrait
mieux structurer les horaires (pour plusieurs, des «chiffres»
intensifs de 12 heures semblent convenables, au lieu des horaires qui s'étendaient
sur des périodes de 8 heures ou même de 20 heures de suite,
selon les endroits).
Les infirmières ont constaté aussi qu'il fallait s'adapter à la demande, changer de place plusieurs fois. Dans certains centres, il y avait un surplus d'infirmières, dans d'autres il en manquait. Et c'est souvent à la base que se prenaient les décisions de mieux répartir les ressources.
Pour sa part, Katy Bois a vécu l'expérience de la Montérégie en février, alors que la crise de l'électricité était passée. «J'ai dû affronter le désespoir d'après-crise, raconte-t-elle. Les gens avaient besoin de soutien car les dégâts du verglas étaient toujours là, au cœur de leur vie. C'est alors que l'esprit critique est important: il faut savoir réfléchir vite pour trouver les bons mots, pour agir avec la meilleure solution dans chaque cas.»
Pas facile de partir, après tant d'émotions. «Ça va me marquer toute ma vie», commente Mireille. «On s'est senties coupables de tout quitter», lance Deyna. «C'est une expérience qui me revalorise en tant que personne et en tant qu'infirmière», observe Annie. «C'était une belle occasion d'augmenter notre capacité d'adaptation en situation de crise», poursuit Isabelle. Andrée conclut: «On était au cœur de l'action, on ne savait plus ce qui se passait à l'extérieur de la zone, on a vraiment vu l'humanité avec ses comportements de base et ses besoins essentiels.»
Des amitiés se sont créées avec les gens de là-bas. La Croix-Rouge et d'autres organismes d'urgence, impressionnés par la compétence de ces infirmières venues de l'Est, ont pris note de leurs coordonnées. Au cas où...
Voici les noms des infirmières-étudiantes de l'UQAR qui ont apporté leur collaboration professionnelle à cette mission d'entraide en Montérégie: Deyna L'Heureux, Mireille Leclerc, Annie Pineau, Isabelle Rousseau, Andrée Thériault, Katy Bois, Dorothée Thibeault, Annie Dionne, Ève Laliberté, Nathalie Sheenan, Annie Denis et Isabelle Migneault. On compte aussi deux infirmières-diplômées de l'UQAR: Marie-Josée Dubé et Johanne Carrignan. Bravo!
Denise Banville est avantageusement connue dans la région par son expérience dans le domaine du développement régional et de la sollicitation de fonds. Elle a été directrice de Ficelles, un regroupement pour l'accès des femmes au travail, pendant plus de huit ans, puis directrice générale de Centraide Bas-Saint-Laurent, pendant cinq ans. Elle est membre du Conseil d'administration du Centre hospitalier régional de Rimouski. Elle s'est également impliquée à la Chambre de commerce de Rimouski, au Conseil régional de concertation et de développement (CRCD) et dans le mouvement populaire Urgence rurale.
Mme Banville a obtenu de l'UQAR, en 1975, un diplôme de baccalauréat en études françaises (enseignement secondaire). Elle poursuit présentement, toujours à l'UQAR, des études à temps partiel au certificat de 2e cycle en administration publique régionale.
Denise Banville se dit fière de relever ce nouveau défi et de pouvoir mettre ses connaissances à profit dans une cause tout aussi louable que celle de Centraide, soit: le développement de l'enseignement supérieur et de la recherche dans la région.
La société actuelle fait-elle suffisamment de place à l'histoire? Quelles sont les motivations des étudiants à entreprendre des études en histoire aujourd'hui? Est-ce qu'une formation en histoire peut s'avérer utile sur le marché du travail? L'histoire a-t-elle un avenir?
Un colloque sur «Les métiers de l'histoire» se déroulera au Musée régional de Rimouski le vendredi 13 mars prochain, de 9 h à 17 h. L'activité se veut une occasion de réunir les étudiants en histoire, les professeurs et les chargés de cours, des travailleurs œuvrant dans des domaines reliés à l'histoire, des diplômés ayant fait leurs études à l'UQAR, des étudiants à la maîtrise ou au doctorat, bref, d'amener toutes ces personnes à s'interroger ensemble sur la place de l'histoire dans la société actuelle et sur le sens et l'aboutissement des études en histoire.
Donc, rendez-vous dès 9 h pour la présentation du thème et des quatre allocutions sur les métiers de l'histoire, qui porteront sur l'enseignement de l'histoire (à tous les niveaux scolaires); le domaine des communications (médias, centres d'interprétation); la conservation (musées, archives, sites historiques); et enfin, la recherche (projets à caractère historique, fonction publique, entreprises privées, milieu culturel, sous-traitance). En après-midi, des ateliers de discussion sont prévus ainsi qu'un bilan général des réflexions de la journée, vers 15 h.
L'un des organisateurs du colloque, le professeur d'histoire Gaston
Desjardins, invite tous les passionnés d'histoire à venir
participer à cette journée riche en discussions. «L'histoire,
c'est à la fois un loisir, une culture, un chantier de mémoire
collective, un métier. La journée nous aidera non seulement
à mieux comprendre le rôle pertinent de l'histoire, mais aussi
à mieux établir le rapport entre la formation de baccalauréat
en histoire offerte à l'UQAR et les potentialités du marché
du travail.»
L'entrée est libre à cette activité. Bienvenue
à tous! Renseignements: 724-1644.
Le Département de lettres et le Comité de programme de la maîtrise en études littéraires ont procédé au lancement de six ouvrages, le 12 février dernier, à l'UQAR. Le professeur André Gervais a apporté sa contribution minutieuse à trois des ces publications.
D'abord, il propose un livre sur la poésie de Gilbert Langevin. Sous le titre suivant: La voix que j'ai, la publication regroupe quelque 110 chansons, connues ou méconnues, du poète Langevin, décédé en 1995. Une quarantaine de ces textes ont fait l'objet d'un enregistrement, notamment par Pauline Julien, Offenbach, Marjo et Dan Bigras. En plus de réunir ces textes, André Gervais signe ici l'avant-propos.
Ensuite, M. Gervais a collaboré au numéro 66 de la revue de littérature québécoise Voix et images, dont le dossier porte sur le poète Gilbert Langevin. Le professeur fait la présentation de ce dossier de plus de 100 pages et il dresse une bibliographie très détaillée de l'œuvre de Langevin.
Enfin, M. Gervais a préparé Tendres et emportés, un livre qui propose des textes rares et parfois inédits de Gérald Godin ainsi que des informations sur cet écrivain qui a également touché le journalisme et la politique au cours de sa vie. Publié par Lanctôt éditeur, le livre présente une mise en contexte, un récit et des nouvelles de l'auteur, ainsi qu'une chronologie de son cheminement. Natif de Trois-Rivières, M. Godin est décédé en 1994.
Autres livres
M. Robert Dion a lancé un livre qu'il a rédigé
pendant son congé sabbatique en Allemagne: Le moment critique de
la fiction: les interprétations de la littérature que proposent
les fictions québécoises contemporaines. L'ouvrage est diffusé
par Nuit Blanche éditeur.
M. Paul Chanel Malenfant propose un nouveau recueil de poèmes, publié aux Éditions du Noroît: Fleuves.
Enfin, Mme Frances Fortier, directrice de la revue Tangence, a parlé du numéro 56 de la revue, qui s'intitule: Postures scripturaires dans la littérature franco-ontarienne. La revue présente une nouvelle jaquette de couverture, dessinée par le graphiste Richard Fournier, de l'UQAR.
Depuis près de 10 ans, M. Grantner fait des recherches pour rassembler les renseignements disponibles sur chacune des espèces d'arbres du monde, du plus petit au plus grand, du plus nordique au plus tropical. Son projet, le Dictionnaire mondial des arbres, a mérité la collaboration d'une centaine de spécialistes à travers le monde, tous intéressés à mieux connaître la diversité des arbres, leur distribution ainsi que les dangers d'extinction qui pèsent sur eux.
En premier lieu, les chercheurs ont fait l'inventaire des arbres de l'Amérique du Nord, d'abord parce que c'est à proximité, mais aussi parce qu'il fallait commencer l'observation par un territoire plus «facile» à décortiquer. Plus on pénètre dans les zones tropicales, en Afrique comme en Amérique du Sud, plus la botanique est variée et plus la terminologie est complexe. On sait qu'il y a plus de 6000 espèces et sous-espèces en Amérique du Nord, et au moins dix fois davantage à travers le monde, explique M. Grantner.
La contribution de M. Laplante au projet est d'avoir développé une base de données, ainsi qu'un site web permettant de l'interroger, afin de partager les connaissances accumulées avec le reste du monde et de les soumettre à la critique universelle. Le site en question a déjà accueilli des usagers d'une trentaine de pays qui ont transféré plus de 2500 fichiers.
Le site peut intéresser les forestiers, les botanistes
et les environnementalistes, mais aussi les linguistes et les traducteurs
puisque les noms d'arbres y sont présentés en plusieurs langues.
Mieux encore, toute personne qui cherche un renseignement sur les arbres
peut y trouver des réponses utiles.
Une fois ce Dictionnaire botanique terminé, il reste à
savoir si les chercheurs auront l'idée d'ajouter un arbre généalogique
pour expliquer l'origine et l'ascendance de toutes ces espèces...
La Bourse du GRIDEQ 1997-1998 a été offerte à Mme Cécile Angot, étudiante en développement régional. Originaire de Bretagne (France), Mme Angot est inscrite à l'UQAR depuis septembre dernier. En France, elle avait obtenu une maîtrise en histoire. À l'UQAR, son mémoire de maîtrise portera sur le Théâtre des Gens d'en Bas, une troupe artistique implantée au Bic.
D'abord, il s'agira dans ce mémoire de définir le rôle et l'historique de cette troupe en région, avec le contexte social, économique, culturel et politique. Ensuite, la démarche de Mme Angot sera axée sur l'élaboration d'une définition du théâtre québécois comme instrument de contestation sociale et politique. Il faudra ainsi voir de quelle manière la troupe bicoise a contribué au développement de la région, à une prise de conscience de ses habitants face à la nécessité d'un pouvoir local et régional fort, à la lutte contre la fermeture des villages, à la défense des groupes sociaux marginalisés, etc.
D'une valeur de 1100 $, la Bourse du GRIDEQ (Groupe de recherche interdisciplinaire
sur le développement régional, de l'Est du Québec)
est remise chaque année à un étudiant ou une étudiante
inscrit dans le programme de maîtrise en développement régional.
L'évaluation des dossiers se fait selon les éléments
suivants: résultats du dernier diplôme complété
(30 %), C.V. (10 %) et qualité de l'avant-projet de mémoire
(60 %). Renseignements: M. Renaud Thibault, bureau C-305.
Depuis sa tendre enfance au Nouveau-Brunswick, Réjean Roy a la passion du dessin. Du primaire jusqu'à l'université, confesse-t-il, il a couvert ses cahiers d'école de toutes sortes d'illustrations, raffinant continuellement la précision du trait et l'éclat du détail. Cent fois sur le métier...
Autre passion: la biologie. Réjean a obtenu en 1996 un diplôme de baccalauréat en biologie de l'UQAR. Ce qui lui a donné un précieux bagage de connaissances sur la faune et sur la flore, sur les habitats forestiers et sur le mode de vie des animaux.
À l'UQAR, certains se souviendront de lui parce qu'il faisait partie de l'équipe du journal étudiant, L'UQUARIUM, en tant qu'illustrateur.
Question existentielle: comment concilier ces champs d'intérêt face au marché du travail?
Au travail
Après ses études à l'UQAR, Réjean
déménage à Gaspé, avec sa copine, Isabelle
Morris, qui a obtenu un emploi de naturaliste au Parc Forillon. Isabelle
est également une diplômée de l'UQAR en biologie.
Réjean décide alors de lancer sa propre entreprise,
spécialisée dans l'illustration. Sous un joli nom, «D'après
nature», la PME propose des illustrations de la faune, de la flore
et de leurs habitats, des illustrations scientifiques, des dessins de personnages
et des caricatures, des logos d'entreprises, etc. Réjean est aussi
habile avec le graphite, l'encre de Chine ou l'aquarelle, sans compter
tout ce que permet l'infographie aujourd'hui. Il peut travailler autant
en couleurs qu'en noir et blanc.
«J'aime mettre sur papier ce que j'ai observé, explique-t-il. En Gaspésie, j'ai de belles possibilités d'aller en forêt, de découvrir des habitats naturels, de faire des recherches. Et avec les moyens de communication d'aujourd'hui, la distance n'a plus l'importance qu'elle avait. J'ai des contrats d'un peu partout. Et je peux travailler confortablement chez moi.»
Par exemple, il a illustré le Manuel d'aménagement des boisés privés, du professeur Jean Ferron de l'UQAR, une commande de la Fondation de la faune du Québec. Il a préparé, à la demande du Conseil du loisir scientifique, des panneaux d'interprétation de l'Île des débrouillards (Îlet Canuel) pour les adolescents férus de sciences. Il a dessiné pour le Ministère Environnement et Faune des fiches techniques sur les plantes rares du Québec. D'autres projets sont en cours. Plus il se fera connaître, plus les contrats seront nombreux.
Par l'illustration, dit-il, il aime explorer l'art, aller chercher l'émotion, le souffle artistique, bref «l'essence de ce qui nous inspire» dans un paysage.
L'illustration fait partie de l'humanité depuis des temps lointains, constate Réjean. Avec imagination, les anciens ont représenté les événements et les objets qui influençaient leur vie. Qu'on se rappelle les fameuses peintures rupestres, qui s'inspiraient souvent de la nature. «Vraiment, mon métier date de très très longtemps.»
Pour en savoir plus, on peut contacter Réjean Roy au numéro
(418) 892-6003, ou par courrier électronique: [ illustra@globetrotter.qc.ca ].