
Une jeune femme de 30 ans, Me Céline Plante, siège depuis quelques semaines au Conseil d’administration de l’UQAR à titre de représentante socio-économique. Elle travaille comme avocate à Saint-Anselme, une petite ville industrielle à quinze minutes de Lévis. Dynamique, volubile, bien enracinée sur le Rive-Sud de Québec, Céline Plante aura un mot important à dire dans tout ce qui concerne le développement du Campus de l’UQAR à Lévis.
Cheminement
Native de Saint-Lazare (Bellechasse) et maintenant domiciliée
à Pintendre, Céline Plante a étudié en sciences
humaines au Cégep Lévis-Lauzon, puis à l’Université
Laval, où elle a obtenu un baccalauréat en droit, en 1992.
Elle a été admise au Barreau du Québec l’année
suivante.
Elle a d’abord travaillé à Québec, pour la firme Joli-Cœur Lacasse et associés, pour ensuite fonder, au printemps 1995, son propre bureau d’avocat, à Saint-Anselme. " J’avais le goût d’une petite entreprise et je voulais aussi revenir dans mon milieu, sur la Rive-Sud. " Mme Plante se définit comme une avocate généraliste, qui s’intéresse au droit civil, au droit matrimonial, au droit des affaires et au droit agricole. " Je travaille souvent dans le milieu des PME, avec les caisses populaires, etc. " À la fois agricole et industriel, Saint-Anselme est un milieu dynamique sur le plan du développement économique. Prévost Car inc., fabricant d'autocars, y possède même une usine.
" De retour dans mon milieu, explique-t-elle, il a fallu que je me fasse
connaître professionnellement, que je bâtisse ma clientèle.
" Cela l’a amenée à s’impliquer dans plusieurs organismes,
notamment au sein de la Fondation Rayon d’espoir de la M.R.C. de Bellechasse
(qui s’occupe des centres d’hébergement de soins de longue durée)
et également comme présidente de la Chambre de Commerce de
Saint-Anselme / Honfleur, après avoir siégé au conseil
d'administration de la Chambre de commerce de Sainte-Claire. Elle a ainsi
travaillé sur le dossier de la sécurité de la route
277-173, l’aménagement d'une piste cyclable sur l'ancien trajet
de la voie ferrée du Québec Central, le maintien des services
dans un C.H.S.L.D. à Saint-Anselme qui était menacé
de fermeture. Depuis le mois de décembre dernier, elle siège
au conseil d'administration de l'Hôtel-Dieu de Lévis. " C’est
beaucoup de travail, mais c’est valorisant de travailler avec et pour les
gens. "
Depuis novembre dernier, elle est avocate associée au sein du
cabinet Pouliot L’Écuyer. " C’est une grande firme qui peut me fournir
de l’expertise et du support, et puis, mon bureau de Saint-Anselme devient
leur place d'affaires sur la Rive-Sud. Je trouve que c’est important de
décentraliser les activités. "
L’éducation
Lorsqu’on l’a approchée pour siéger au Conseil d’administration
de l’UQAR, Céline Plante a accepté d’emblée. " J’ai
toujours trouvé que le monde de l’éducation était
essentiel au développement d’une région. Au niveau universitaire,
il faut rendre les programmes accessibles géographiquement, autant
à temps complet que pour la formation continue, à temps partiel.
Voilà un nouveau défi qui me convient. Si je n’avais pas
choisi le droit, je serais devenue enseignante ou psychologue, je pense.
"
Campus de Lévis
Céline Plante est bien consciente de tout le débat qui
a entouré le déploiement du Campus de l’UQAR à Lévis.
Au début des années 1990, certains intervenants du milieu
souhaitaient ardemment établir une université autonome à
Lévis, alors que le gouvernement du Québec a préféré
confier à l’UQAR, qui offrait déjà des programmes
dans la région depuis 1980, le soin d’élargir les activités
universitaires sur la Rive-Sud. Une mission que l’UQAR a accepté
de relever.
" Moi, je pense que l’UQAR a fait ses preuves à Lévis depuis une vingtaine d’années. Le Campus a connu une croissance remarquable. Il offre des services personnalisés. Il sait répondre rapidement aux besoins du milieu. Je suis solidaire de cette approche et j’offre ma collaboration ", explique-t-elle.
En plus du Conseil d’administration, Céline Plante siège d’ailleurs au Comité du Plan d’orientation stratégique de l’UQAR. Elle a tissé des liens avec la communauté universitaire de Lévis et avec le Comité pour le développement du Campus universitaire de Lévis. " J’ai reçu un bon accueil, tant à Lévis qu’à Rimouski. "
Comment voit-elle son nouveau rôle à l’UQAR? " Je serai attentive au développement équilibré entre les deux campus, à Rimouski comme à Lévis. Je suis fière de notre appartenance à l’UQAR. Il faut que le campus de Lévis occupe la place qui lui revient dans l’organisation. Il faut communiquer, être solidaires et travailler ensemble dans la collaboration. Par exemple, un dossier qu'il faudra étudier très bientôt est celui des espaces supplémentaires à Lévis pour les prochaines années car la population étudiante est en croissance. Si Lévis va bien, l’UQAR ira bien aussi. "
Elle veut d’ailleurs faire sa part pour accroître les liens entre
les deux campus et aussi, contribuer à promouvoir le Campus de Lévis,
en particulier dans les secteurs de Bellechasse et de la Beauce, où
il est un peu moins connu.
La deuxième activité du comité responsable du Plan d'orientation stratégique de l'UQAR a eu lieu le 22 mars dernier. L'objectif de cette rencontre consistait essentiellement à finaliser les grands enjeux, et ensuite, à associer les opportunités et les contraintes reliées à chacun de ces enjeux.
Les grands enjeux qui attendent l'UQAR à l'aube du nouveau millénaire, selon le comité, se regroupent autour des thématiques suivantes :
- Réaffirmer l'UQAR comme université à part entière;
- Bâtir à l'UQAR un milieu de vie stimulant;
- Consolider les liens avec la région;
- S'ouvrir sur le monde;
- Poursuivre l'excellence et la spécificité pour une
meilleure reconnaissance;
- Placer les besoins des étudiantes et étudiants au cœur
de nos préoccupations.
Ces enjeux seront présentés et discutés lors des prochaines consultations.
Voici les dates des prochaines activités :
Dans le cadre de l’élaboration du Plan d’orientation stratégique de l’UQAR, les étudiantes et étudiants sont appelés à faire connaître leurs réflexions sur les orientations futures de l’Université.
Le comité du Plan d’orientation stratégique de l’UQAR propose deux façons de prendre part à cette démarche de réflexion.
1. Participation aux consultations :
Le comité invitera nommément tous ceux et celles qui
siègent au sein des regroupements étudiants et des instances
officielles de l’UQAR (conseils de module, directions de programme, exécutifs
des associations étudiantes, Comité de vie étudiante,
Conseil d’administration de l’UQAR et Commission des études de l’UQAR)
à participer aux consultations étudiantes. Celles-ci auront
lieu le jeudi 13 avril au campus de Lévis, de 11h30 à
13h30, et le vendredi 14 avril au campus de Rimouski, de 9h à 12h.
2. Questionnaire :
Les étudiants et étudiantes qui désirent exprimer
leur opinion peuvent le faire, par écrit, en remplissant un questionnaire
qui vise à identifier les forces et faiblesses de l’UQAR ainsi que
les orientations que l’Université devrait prendre dans les prochaines
années. Ce questionnaire est disponible, sur demande, au Service
des communications de l’UQAR (E-215), au secrétariat du Campus de
Lévis (au bureau de Lyne Ruest) ou par téléphone au
1 800 511-3382 poste 1446.
Les questionnaires devront être acheminés, avant le 20 avril, au Service des communications de l&’;UQAR, 300 allée des Ursulines, Rimouski, G5L 3A1 à l&’;attention de madame Marie-France-Maheu ou par courriel à [Marie-France_Maheu@uqar.qc.ca].
Le jeudi 6 avril, des étudiantes et étudiants de 1ère année au PREP (préscolaire-primaire) présentent à un kiosque de l’Atrium, de 9h à 17h, des exemples de jeux éducatifs qu’ils ont conçus. Dans le cadre du cours " Éducation préscolaire ", une quarantaine de jeux ont été créés : des casse-tête, des jeux de mémoire, des poupées, une trousse de médecin, des déguisements, des blocs, etc. " Ce sont des jeux éducatifs et durables qui plairont aux enfants ", explique Renée Thériault, la chargée de cours responsable de cette activité. Ces jeux seront remis à une nouvelle ludothèque qui vient d’être construite à Port-au-Prince, en Haïti. Le local est prêt. Il ne manque que des jeux…
De jeunes enfants pourront aller s’y amuser, en compagnie de leurs parents. Les jeux seront acheminés sur l’île des Antilles grâce à la collaboration avec OMEP-Canada (Organisation mondiale pour l’éducation préscolaire).
Par ailleurs, les étudiantes et étudiants profitent de l’occasion pour faire une collecte de jeux qui seront également remis à la ludothèque haïtienne. Alors, si vous avez dans vos tiroirs et armoires des jeux qui ne servent plus, il est possible de les apporter au kiosque de l’Atrium. Vous pouvez aussi acheter vous-mêmes des jeux ou faire des dons en argent pour l’achat de jeux. Dès que possible, toute la boîte à jouets prendra la direction de Port-au-Prince. Et les enfants s’amuseront, grâce à vous!
L’une des figures marquantes de l’Est du Québec dans les années 1960, le notaire Georges-Henri Dubé, a remis officiellement à la bibliothèque de l’UQAR, le 27 mars, un important fonds d’archives relatif au développement de notre région.
Du début des années 1950 jusqu’à l’an dernier, sur près de 50 ans, Georges-Henri Dubé a tenu un bureau de notaire, au début à Mont-Joli, puis à Rimouski. Aussi, cet homme s’est toujours préoccupé du développement social et économique de son milieu. De 1963 à 1966, il a d’ailleurs occupé les fonctions de président du fameux BAEQ, le Bureau d’aménagement de l’Est du Québec. Dans la mouvance de la Révolution tranquille, cet organisme a laissé des traces en analysant et en remuant l’Est du Québec dans tous les sens.
M. Dubé a d’ailleurs conservé pendant des années de nombreuses caisses de documents contenant des procès-verbaux, des rapports et de la correspondance reliés de près au développement régional de cette époque. Voici donc qu’il décide, à l’heure de la retraite, de livrer à l’Université ces précieux souvenirs écrits qui font partie de l’histoire régionale.
Comment décrire ce fonds? Pas moins de 88 boîtes d’archives (soit 18,5 mètres linéaires) concernant non seulement l’aventure du BAEQ, entre 1963 et 1967, mais aussi, partiellement, celle d’organismes comme l’ARDA (un programme fédéral), le COEQ (Conseil d’orientation économique du Québec), le COEB (Conseil d’orientation économique du Bas-Saint-Laurent), le Parc du Bic, la Ville de Rimouski, le Cégep de Rimouski, le Parc du Mont-Comi. Bref, une imposante documentation relative aux institutions et à diverses expériences d'aménagement, de planification et de développement régional. On y retrouve aussi des photos et des coupures de presse.
Les étudiants, professeurs et journalistes, tout comme les simples citoyens, auront donc le loisir de consulter cette imposante documentation afin de mieux comprendre ce grand brassage d’idées et de projets qui a marqué les années 1960 et 1970 et qui a encore des répercussions aujourd’hui.
Le BAEQ, vous dites?
Tous ceux et celles qui s’intéressent au développement
du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie ont entendu parler du BAEQ,
le Bureau d’aménagement de l’Est du Québec. Quatre lettres
fortes, qui ont marqué le années soixante, et qui surgissent
encore aujourd’hui comme lorsqu’on évoque les réalisations
d’un ancêtre lointain.
Le BAEQ rappelle l’animation sociale vigoureuse, les remises en question, la prise en main du développement, les réunions de villages où l’avenir du milieu se discutait ouvertement, les sociologues qui produisaient une masse énorme d’études et de statistiques, etc. Parmi les actions entreprises suite aux travaux du BAEQ, un épisode a particulièrement semé la controverse : la fermeture d’une douzaine de paroisses dans l’Est du Québec.
Villages fermés
" Il faut se retremper dans cette époque-là ", explique
le notaire Georges-Henri Dubé, l’un des chefs de file du BAEQ au
milieu des années 1960. " Ces villages avaient été
ouverts dans les année 1930, durant la crise. Les gens avaient exploité
la forêt environnante et, dans les années 1960, certains vivaient
dans la pauvreté absolue, sans ressources, sans avenir. Il fallait
voir la grande misère des habitants. Ce sont les gens eux-mêmes
qui ont décidé de fermer les villages, suite à plusieurs
rencontres et discussions. Les gens ont été replacés
dans les villes du littoral : Matane, Saint-Anne-des-Monts, Rimouski. Ils
étaient plus proches des écoles, de l’hôpital, des
lieux de travail, des services. En plus, il fallait prendre en considération
les coûts d’entretien des routes et des infrastructures de ces municipalités
éloignées et isolées. Bien sûr, il y a eu quelques
nostalgiques qui n’ont pas accepté la fermeture de ces paroisses."
Dès 1956
La volonté d’intervenir conjointement pour améliorer
les conditions de développement régional ne date pas d’hier
dans l’Est du Québec. Dans les années 1950, les élites
économiques se demandaient comment mettre en place des moyens permettant
à la région de rattraper le retard culturel et économique
par rapport à l’ensemble du Québec et du Canada.
M. Dubé rappelle que le Conseil d’orientation économique du Bas-Saint-Laurent a été créé dès 1956. Il regroupait des intervenants des principales villes du territoire et des chambres de commerce. " Il y avait d’abord des représentants de Rimouski, de Matane et de Matapédia, et plus tard, de Rivière-du-Loup et du Témiscouata. Le COE a réalisé, en collaboration avec l’Université Laval, plusieurs études sur l’agriculture, par exemple sur l’utilisation des sols, mais aussi sur le transport, sur la démographie. Ces questionnements ont conduit à la création du BAEQ. "
En 1963 donc, le BAEQ voit le jour, suite à une demande officielle présentée au gouvernement du Québec afin de faire du Bas-Saint-Laurent un territoire-pilote d’aménagement. Le projet a été accepté et deux ministres importants, M. Alcide Courcy, à Québec, et M. Maurice Sauvé, à Ottawa, ont appuyé à fond de train cette initiative régionale, notamment grâce à la loi ARDA, qui portait sur l’essor des régions rurales. De 1963 à 1966, en pleine Révolution tranquille, un somme considérable de cinq millions $ a été affectée à ce grand projet qu’était le BAEQ, unique en son genre. Plusieurs jeunes chercheurs, comme Guy Coulombe et Jean-Claude Lebel, ont travaillé à la préparation d’un vaste Plan de développement. Cette démarche s’est faite en collaboration avec toute la population concernée. La Gaspésie a aussi été incluse dans le territoire-pilote.
" L’objectif de ce Plan de développement, résume M. Dubé, c’était d’avoir une perspective globale de la région et de ses potentialités, à tous les points de vue. Il y a eu jusqu’à 150 chercheurs et étudiants qui ont parcouru le territoire pour l’analyser sous tous les angles, consulter la population, et proposer des moyens de développement nouveaux. "
Selon M. Dubé, le Plan de développement du BAEQ a été très utile pour amorcer des processus de changement, pour faire entrer la région dans la modernité. " En agriculture, par exemple, il y avait un grand nombre de petits producteurs qui ne pouvaient pas vivre avec la production laitière de seulement quelques vaches. Il a fallu consolider les fermes, stimuler l’industrie laitière en la faisant passer de 10 à 25 vaches par agriculteur. Aujourd’hui, les agriculteurs sont moins nombreux, mais ils vivent bien. "
En tourisme, des pôles d’intérêt ont été priorisés : Forillon, Mont-Saint-Pierre, Percé, Carleton et le Parc du Bic. La plupart de ces sites touristiques ont connu des développements depuis les années 1960, parfois remarquables, parfois en deçà des espérances. " J’en tire quelques leçons, affirme Georges-Henri Dubé. Ainsi, on ne peut pas contrer certaines réalités comme le climat."
Après l’expérience du BAEQ, de nombreux organismes se sont donnés comme mission d’intervenir dans le développement régional. Notamment, il faut signaler, dès la fin des années 1960, la création du Conseil régional de développement de l’Est du Québec (CRDEQ), un lieu de rencontre des intervenants de tout le milieu régional. Du côté du gouvernement du Québec, on peut aussi mentionner l’existence de l’Office de planification et de développement du Québec (OPDQ), et son bras régional, l’Office de développement de l’Est du Québec. Et la vie continue!
À peine la campagne de financement de la Fondation de l’UQAR est-elle lancée, depuis février dernier, qu’elle a recueilli, au 21 mars, plus de 95 000 $ sur un objectif de 250 000 $.
C’est principalement le télémarketing effectué auprès des diplômés qui a permis d’atteindre ces résultats partiels. En effet, plus de 52 000 $ sont maintenant cumulés en promesse de dons, sur un objectif de 50 000 $. Cette sollicitation se déroulait jusqu’à la fin du mois de mars.
C’est maintenant au tour des entreprises et des membres de la communauté universitaire d’être invités à participer à cette sixième campagne de financement sous le thème : "Faire grandir la connaissance".
Rappelons que trois diplômés de l’Université président
cette campagne de financement. Il s’agit de M. André Turcotte,
diplômé en administration (1978) et président de Concerpro
Stratégies d’entreprises inc., dont les bureaux sont situés
à Sainte-Foy et Montréal ; M. Jules Fugère,
diplômé en administration (1979), copropriétaire de
diverses entreprises de transport et commerces, principalement à
Sept-Iles; et enfin, M. Guy Perron, diplômé en administration
(1978), professeur au Département d’économie et de gestion
à l’UQAR, et directeur du Module des sciences comptables au Campus
de Rimouski.
Retour
à la page principale
Lors d’une fête des bénévoles, le 23 mars dernier,
on a souligné de manière spéciale l’implication de
quatre étudiants de l’UQAR en tant que bénévoles.
Ils ont reçu de l’AGEUQAR une bourse de 125$ chacun. Les bénévoles
de l’année sont : Jenny Côté (Préscolaire-primaire),
Guy Parenteau (Géographie), Samuel Saint-Laurent (administration)
et Marie-Maude Allard (Psychosociologie). Félicitations!
Retour
à la page principale