33e année, numéro 11   Mardi, 5 février 2002

  • Dans ce numéro :



  • Nouvelle Chaire de recherche du Canada à l'UQAR
    Conservation des écosystèmes nordiques

    L'UQAR a obtenu dernièrement une troisième Chaire de recherche du Canada. Le titulaire de cette Chaire est un professeur de biologie nouvellement arrivé à l'UQAR, en provenance de l'Université McGill, M. Dominique Berteaux. La Chaire a pour objectif d'élaborer des méthodes pour mieux préserver les écosystèmes nordiques.

    Mieux comprendre pour mieux protéger le Nord
    Depuis quelques années, les influences humaines dans les territoires nordiques augmentent considérablement. Cette ébullition entraîne des impacts importants pour la santé de l'environnement. C'est pourquoi de plus en plus de jeunes chercheurs s'attaquent, d'une part au fonctionnement des écosystèmes nordiques et, d'autre part, à l'élaboration de méthodes qui nous permettront de les exploiter durablement et de les préserver.

    Dominique Berteaux est un chef de file canadien en biologie de la conservation, une science relativement nouvelle qui s'inspire de la biologie des populations, de la taxonomie (la classification des espèces), de l'écologie et de la génétique.

    Les besoins de recherche dans ce domaine ont pris une dimension nouvelle depuis le 7 janvier 2002, date à laquelle a été rendu public le nouveau rapport de la Commission de coopération environnementale (CCE) de l'Amérique du Nord. Le continent fait face actuellement à une " crise généralisée " en raison de la diminution de la biodiversité. La perte et la dégradation des habitats sont devenues la principale menace à la biodiversité. Une proportion importante des espèces végétales et animales de l'Amérique du Nord est menacée.

    Le Canada a une responsabilité majeure en ce qui concerne les écosystèmes nordiques comme la forêt boréale et la toundra arctique. Les principaux problèmes auxquels font face ces écosystèmes sont le développement non durable des ressources naturelles (bois, pétrole, minerais) et le réchauffement global qui affecte plus vite le Nord que les autres régions de la planète.

    À cause de cette responsabilité, le Canada subit une forte pression internationale en matière d'environnement. L'Arctique est par exemple la seule région du monde où les efforts de collaboration internationale sont basés sur des problématiques environnementales. Nos méthodes d'exploitation de la forêt boréale sont en outre scrutées à la loupe par tous nos partenaires commerciaux. Le Canada a mis au point dès 1994 une stratégie relative à la biodiversité. Un projet de loi fédérale sur la protection des espèces menacées est toujours à l'étude. Le besoin de connaissances pour étayer ces efforts est urgent.

    Chaires du Canada
    " Le Programme des chaires de recherche du Canada s'inscrit dans un plan global visant à encourager l'innovation au Canada ", a déclaré M. René Durocher, directeur exécutif du Programme. " Ce programme favorise l'innovation et la recherche de pointe dans les universités, fournit des débouchés très intéressants aux chercheurs et amène dans les universités canadiennes les plus grands spécialistes du monde. Je tiens à féliciter les bénéficiaires de chaires à l'Université du Québec à Rimouski, soit MM. Émilien Pelletier, Bruno Jean et Dominique Berteaux. "

    Dans son budget de l'an 2000, le gouvernement du Canada avait alloué 900 M $ pour aider les universités canadiennes à attirer et à retenir au pays les meilleurs chercheurs ainsi qu'à poursuivre des recherches de qualité en sciences naturelles et en génie, en santé ainsi qu'en sciences humaines. 2000 chaires de recherche du Canada seront établies d'ici 2005.

    Objectifs
    Les objectifs de la Chaire de Recherche du Canada en Conservation des Écosystèmes Nordiques sont les suivants :

    1- Améliorer notre compréhension du fonctionnement des écosystèmes nordiques (surtout forêts nordiques et toundra arctique).

    2- Développer, avec l'aide des chercheurs d'autres disciplines, une meilleure connaissance des impacts des activités humaines sur le fonctionnement des écosystèmes nordiques.

    3- Proposer, de concert avec les partenaires du milieu, des méthodes de développement durable dans les écosystèmes nordiques.

    La Chaire de Recherche du Canada en Conservation des Écosystèmes Nordiques s'appuiera sur l'expérience du Dr. Dominique Berteaux. Celui-ci a travaillé comme biologiste dans les Terres Australes et Sub-antarctiques françaises. Il a été l'un des rares Canadiens à participer en 1999 à l'expédition arctique internationale " Tundra NorthWest 99 ", une ambitieuse entreprise scientifique visant à mieux comprendre le fonctionnement de l'écosystème de la toundra. Il travaille depuis plusieurs années au Yukon et au Parc du Bic sur l'écologie des mammifères en forêt boréale.

    La Chaire, explique le recteur Pierre Couture, s'appuiera sur l'expertise de l'UQAR en matière de biologie animale, végétale, et moléculaire, de gestion des habitats fauniques, de développement régional et de socio-économie des communautés rurales. Une interaction étroite est prévue avec la Chaire en recherches forestières, récemment créée à l'UQAR. Ces développements sont le coup d'envoi pour la mise en place à l'UQAR d'un pôle de recherche en écologie et conservation des écosystèmes, qui sera vite reconnu sur la scène internationale.

    La Chaire recevra du programme des Chaires de Recherche du Canada 500 000 $ sur cinq ans pour le budget de fonctionnement. De plus, 312 500 $ seront investis dès 2002-2003 dans l'achat d'équipements spécialisés pour les recherches sur le terrain. Cet argent provient de la Fondation Canadienne pour l'Innovation (125 000 $), du Ministère de l'Éducation du Québec (125 000 $) et de l'UQAR (62 500 $).

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    Dominique Berteaux
    Savoir observer les comportements

    Ce biologiste a semé ses pas sur tout le globe, des îles de l'océan Indien jusqu'aux montagnes du Yukon. Il a fréquenté une bonne dizaine d'universités et de centres de recherche, en Europe et en Amérique. Mais c'est à Rimouski, à l'UQAR, que Dominique Berteaux a décidé de s'installer, espérons-le pour de nombreuses années.

    " J'ai trouvé à l'UQAR, dit-il, une équipe de jeunes chercheurs en biologie avec un très bon potentiel et une complémentarité d'expertises. En plus, il y a les chaires de recherche, qui suscitent des développements très stimulants. Il y a le programme de 2e cycle en gestion de la faune et de ses habitats. Il y a un projet de doctorat en biologie. Une pareille ébullition, c'est pas très fréquent de nos jours! "

    Dominique Berteaux est venu au monde dans l'ouest de la France, près de La Rochelle. Il a fait des études en biologie et en écologie, à Nantes et à Rennes. Après un DEA (l'équivalent d'une maîtrise) sur le comportement animal, à l'Université de Tours, le biologiste part au bout du monde, dans l'océan Indien, sur l'île Amsterdam, pour étudier le comportement animal. " J'ai fait des recherches sur le manchot, mais aussi sur une espèce d'oiseau rare, l'albatros d'Amsterdam. "

    Il revient en France pendant une année, travaillant au CNRS. Et, en 1991, il est alors tenté de vivre l'expérience québécoise. Il s'inscrit à l'Université de Sherbrooke et obtient, en 1995, un doctorat en biologie et écologie. " J'ai fait ma thèse sur le comportement et l'écologie du campagnol en hiver. On avait jusqu'alors peu de renseignements sur ce petit animal, qu'on appelle aussi mulot et qui vit sous la neige en hiver. Avec la technique du collier émetteur, ou radiotélémétrie, on peut plus facilement suivre ses déplacements. Les nouvelles avancées permettent même de mesurer leurs dépenses d'énergie en milieu naturel. "

    En 1996, le chercheur fait un post-doc au Centre d'études nordiques de l'Université Laval. Ses recherches portent sur le nourrissage d'urgence du cerf de Virginie en hiver, dans la région de Pohénégamook. En 1997 et 1998, il est embauché par l'Université de l'Alberta à Edmonton. Il participe à une étude sur la dynamique des populations d'écureuils au Yukon. " Par rapport aux études faites antérieurement, dit-il, nous avons découvert qu'en raison des changements climatiques dans le Grand Nord, la période de reproduction de l'écureuil avance de quelques jours à chaque année. L'évolution se fait rapidement, sous nos yeux. "

    En 1999, Dominique Berteaux obtient un poste de professeur de biologie de la faune à l'Université McGill, à Montréal. Dans l'été qui suit, il participe à une expédition suédoise dans l'Arctique canadien, avec une trentaine de chercheurs, surtout scandinaves, pour scruter l'état de l'écosystème de la toundra. " Le réchauffement de la planète, et ses effets potentiels sur les écosystèmes nordiques, inquiètent de plus en plus les gouvernements et les scientifiques. Il est important de bien observer l'évolution de la situation. "

    Porc-épic au Bic
    Ces deux derniers étés, M. Berteaux s'est fait connaître dans le Bas-Saint-Laurent. Il était le grand responsable d'une étude sur le porc-épic dans le Parc du Bic. Quelques médias régionaux en ont parlé. " Ma spécialité, ce sont les mammifères, explique-t-il. Alors, j'ai cherché un mammifère, présent en bonne quantité dans un milieu naturel, sur lequel je pouvais mener une étude de comportement pendant plusieurs années. Je suis tombé sur le porc-épic. Le Parc du Bic est l'endroit au Canada où il y en a le plus, soit environ 40 au km2. Il y a beaucoup de petites cavernes naturelles qui favorisent son expansion. Aussi, pour des chercheurs, c'est un animal relativement facile à attraper, si on sait comment s'y prendre bien sûr... "

    Le biologiste a donc élaboré un projet de recherche, obtenu du financement (FCAR, CRSNG) et le support du Parc du Bic. L'été dernier, il y avait jusqu'à neuf étudiants qui ont travaillé dans le projet. " Nous analysons plusieurs aspects du comportement du porc-épic : son évolution dans l'environnement, sa subsistance à l'hiver, son utilisation de l'habitat forestier, sa reproduction, sa nourriture, ses moyens de défense contre les prédateurs et la maladie, ses cycles d'abondance, etc. Le parc est pour moi un laboratoire à ciel ouvert, un échantillon de la forêt boréale. "

    Dominique Berteaux a également présenté un projet de recherche dans le cadre du programme des Chaires de recherche du Canada. Son projet, qui a été accepté dernièrement, concerne la conservation et le fonctionnement des écosystèmes nordiques. Il s'agit de la troisième chaire de recherche fédérale à être reliée à l'UQAR.

    On peut rejoindre M. Berteaux à 723-1986 poste 1701.

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    Pascal Bernatchez
    À la rescousse du littoral

    L'UQAR compte dans son personnel un nouveau professeur en géomorphologie littorale : M. Pascal Bernatchez. Ce jeune géographe est un spécialiste de l'étude de la dynamique des reliefs, de la géomatique, de l'érosion des berges.

    Après ses études collégiales à Baie-Comeau, sa ville natale, Pascal a obtenu, à l'Université de Sherbrooke, un baccalauréat en géographie physique puis une maîtrise en géomorphologie et en sédimentologie. Son mémoire a porté sur l'étude du bassin versant de la rivière aux Anglais, une vallée fossilifère parsemée de coquillages très anciens, à proximité de Baie-Comeau.

    Il est maintenant sur le point de terminer, à l'Université Laval, un doctorat en géomorphologie littorale. Sa thèse de doctorat trace l'évolution géomorphologique du littoral de la Haute-Côte-Nord. " Je m'intéresse aux variations du niveau de la mer de la dernière glaciation jusqu'à aujourd'hui ", explique-t-il. (Il ne connaît cependant pas personnellement la cinéaste Manon Briand, elle aussi de Baie-Comeau, qui prépare un film dans lequel la nature adopte un étrange comportement : le fleuve Saint-Laurent cesse soudainement d'être soumis au phénomène des marées, allez savoir pourquoi...).

    Ces dernières années, Pascal Bernatchez a été très actif sur la Côte-Nord dans le cadre d'un comité d'experts sur l'érosion des berges. Financé par différents ministères et par le CRD Côte-Nord, le projet consiste à rédiger un plan de gestion côtière. " Ça permet de mieux évaluer les dangers d'érosion le long de la côte, explique-t-il. De plus en plus d'infrastructures sont menacées, ces dernières années, et ça sème de l'inquiétude. L'objectif de notre comité, c'est de cibler les zones à risques, de savoir intervenir en cas d'urgence, de mettre en place des solutions adaptées et d'assurer une meilleure planification dans l'aménagement du territoire. Un problème d'érosion crée souvent des problèmes en chaîne. Il faut prévenir. " Trois diplômés de l'UQAR ont travaillé avec lui sur ce dossier : Michèle Roberge (maîtrise en océanographie), Steeve Dugas (géographe) et Jean-Denis Bouchard (maîtrise en océanographie).

    M. Bernatchez a également travaillé à l'occasion avec M. Barbara Karakiewicz, de l'ISMER, une spécialiste des problèmes d'érosion et de restauration des plages.

    À l'UQAR, le nouveau professeur donnera des cours sur la géomorphologie littorale, sur la télédétection et sur la géographie physique des océans. Il compte aussi développer de nouveaux cours sur la gestion intégrée des zones côtières et sur la géographie physique du Québec maritime. Du côté de la recherche, il consacrera son temps à la sensibilité des régions côtières aux changements environnementaux : la hausse du niveau marin, les écarts climatiques, le déficit sédimentaire, les impacts sur les communautés côtières, etc.

    Et dans ses temps libres, Pascal Bernatchez profite à pleins poumons de la nature : ski alpin, raquettes, excursions en plein air, kayak camping.

    Il aime bien l'atmosphère de l'Université. " Ce qui est frappant à l'UQAR, c'est la valeur qu'on donne aux relations humaines, les contacts privilégiés entre les professeurs et les étudiants, les interactions solides entre les individus. Ça saute aux yeux. " On peut rejoindre M. Bernatchez au poste 1257. [M.B.]

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    Nouveaux postes de professeurs à l'UQAR

    Le Conseil a adopté, à son assemblée de janvier 2002, un projet de répartition des postes de professeurs pour l'année 2002-2003. L'occasion se prêtait à un réaménagement des ressources professorales à être embauchées, en fonction des départs à la retraite et des priorités et besoins pour les prochaines années. Ainsi, plusieurs nouveaux postes de professeurs réguliers ont été créés : en fiscalité, en adaptation scolaire, en didactique des sciences humaines, de l'histoire et de l'éducation à la citoyenneté, en administration scolaire, en fondements de l'adaptation et en intervention auprès des élèves handicapés, en psychosociologie, en éthique, en génie électrique (deux postes), en sciences infirmières, en bactériologie marine et en géologie marine (deux postes). De plus, le recrutement pour les postes suivants continue : en didactique des mathématiques, en didactique du français, en sciences sociales du développement et en informatique. Par ailleurs, l'Université a autorisé l'engagement de deux professeurs substituts, un en histoire et l'autre en éthique et éducation morale. Pour plus de renseignements, consultez le site Internet de l'UQAR [www.uqar.qc.ca].

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    UQAR
    Semaine de l'étudiant et de l'étudiante

    Du 9 au 16 février, c'est la Semaine de l'étudiante et de l'étudiant du primaire jusqu'au niveau universitaire. À Rimouski, près de 14 000 élèves et étudiants viennent colorer la vie sociale, économique, culturelle et sportive. Toute la semaine, ils prendront la parole pour faire connaître les passions, les rêves et les préoccupations qui les animent. Voici quelques activités qui se dérouleront à l'UQAR.

    Programmation

    Du 9 au 16 février
    9h à 21h : Exposition de Vicky Babin (peinture et dessin) à la Galerie d'art de l'UQAR.

    Lundi 11 février
    8h30 à 16h30
    Kiosque d'information à l'Atrium :
    - Inscription aux activités de glisse à Val-Neigette
    - Politique de reconnaissance pour la participation étudiante aux activités universitaires
    - Lancement des concours : Prix du Lieutenant-gouverneur et Forces AVENIR
    - Sculptures sur neige.

    Toute la journée : - Sculptures sur neige (terrain en face de l'Atrium)
    - Animation et musique (à l'Atrium).

    Mardi 12 février
    11h30 à 13h30 : Dîner musical à l'Atrium (chansonnier à déterminer).

    19h à 23h : Soirée de glisse à Val-Neigette (Chansonnier, descente en tube, planche à neige, ski alpin, ski de chalet).

    Toute la journée : Sculptures sur neige, Inscription aux activités de glisse à Val-Neigette.

    Mercredi 13 février
    13h à 16h : Défi des Associations modulaires : Kick-ball sur neige, souper communautaire, soirée Karaoké (au Baromètre).

    Toute la journée : Sculptures sur neige, Inscription aux activités de glisse à Val-Neigette (jusqu'à midi).

    Jeudi 14 février
    11h30 : Conférence de presse à l'Hôtel de ville.

    20h à 0h30 : Party étudiant (AGEUQAR), Remise des prix pour le concours de sculptures sur neige.

    Samedi 16 février
    9h30 à 16h : Colloque " Les filles et les sciences : un duo électrisant! " activités créatives, conférences, ateliers interactif en sciences et en technologie, pièce de théâtre.

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    Programmes DEC-BAC dans le champ de l'administration
    L'UQAR et le Cégep de La Pocatière signent deux ententes

    Le Cégep de La Pocatière et l'UQAR ont signé officiellement, le 23 janvier dernier, une entente pour offrir deux programmes de DEC-BAC harmonisés, l'un en Administration, l'autre en Sciences comptables. De tels programmes permettront aux étudiantes et étudiants de terminer, en cinq ans au lieu de six, le cheminement de diplôme d'études collégiales et de baccalauréat.

    Pour ce faire, l'UQAR et le Cégep de La Pocatière ont défini une série de reconnaissances d'acquis du programme Techniques administratives s'appliquant à ces deux programmes de baccalauréat. En vertu de ces mesures, les élèves finissants en Techniques administratives, option Finance, du Cégep de La Pocatière qui s'inscriront au baccalauréat en Administration ou au baccalauréat en Sciences comptables à l'UQAR pourront entrer directement en deuxième année de ces programmes universitaires.

    La directrice générale du Cégep de La Pocatière, Mme Christiane Hardy, et le représentant de la direction de l'UQAR, M. Robert Paré, voient dans cette formule une nouvelle ère de collaboration entre les institutions d'enseignement supérieur. Pour eux, ce sont les étudiantes et les étudiants qui bénéficieront le plus de ces mesures.

    " Il existe d'excellentes possibilités d'emplois pour des experts comptables dans la région ", affirme M. Claude Galaise, directeur du Module des sciences comptables de l'UQAR. " Ce cheminement accéléré dans les études devrait nous aider à augmenter le nombre de personnes qui choisiront les carrières en Sciences comptables. "

    Du côté du baccalauréat en Administration, M. Fernando Ouellet, le directeur du programme, considère que " des spécialistes en gestion des PME, en finance, en marketing, en systèmes d'information organisationnelle et en gestion des ressources humaines trouvent facilement preneur sur le marché de l'emploi dans une période de remplacement massif des baby-boomers quittant pour la retraite ".

    Pour sa part, le directeur des études par intérim, M. Fernand Fissette, considère que tous les élèves talentueux qui se sentent plus à l'aise dans les apprentissages plus concrets que leur offre le DEC technique, mais en même temps, qui démontrent qu'ils ont les aptitudes leur permettant d'aspirer à des études universitaires, auraient tout intérêt à envisager un cheminement qui passe par le DEC - BAC harmonisé.

    Les étudiants et étudiantes qui terminent actuellement leur troisième année d'études collégiales ont dès maintenant deux possibilités : intégrer le marché du travail ou effectuer une demande d'admission à l'UQAR dans l'un ou l'autre des programmes de baccalauréat concernés. Quant aux élèves du secondaire, ils peuvent choisir d'étudier en Techniques administratives tout en sachant que le parcours qu'ils emprunteront au Cégep leur permettra d'intégrer le marché du travail ou de poursuivre des études universitaires accélérées à l'UQAR (à Rimouski et à Lévis).

    Actuellement, ni le Cégep de La Pocatière ni l'UQAR ne forment suffisamment de diplômés dans le secteur de l'administration pour répondre à l'ensemble des besoins du marché du travail.

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    Nouvelle agente de liaison à l'Association des diplômés de l'UQAR
    Chantale Huet

    L'Association des diplômées et diplômés de l'UQAR annonce la nomination de Mme Chantale Huet à titre d'agente de liaison de l'Association des diplômées et diplômés de l'UQAR.

    Originaire de Gaspé, Chantale a étudié au Cégep de la Gaspésie en arts et lettres et en bureautique. Elle a ensuite fait des études à l'Université du Québec à Montréal en archéologie historique.

    Elle s'est ensuite établie pendant plus de dix ans à Montréal, travaillant d'abord comme agente de communications à l'Ordre des technologues professionnels du Québec (quatre ans), puis comme responsable de la logistique (organisation d'événements) pour l'Association des hôpitaux du Québec (pendant cinq ans), et enfin comme adjointe à la direction dans l'organisation d'activités communautaires dans le quartier d'Hochelaga (deux ans).

    En 1999, elle sent le besoin de se rapprocher de sa région, de sa famille. Elle choisit Rimouski. " Pour la qualité de la vie aussi! " Elle a travaillé à l'Office municipal d'habitation, dans le domaine du logement social.

    Puis, l'offre d'emploi à l'Association des diplômés de l'UQAR lui ouvrait la possibilité de remettre ses énergies dans un domaine où elle a une expérience solide : l'organisation d'activités, la conception d'un journal, la gestion d'un organisme.

    Elle vient donc d'entrer en fonction, pleine de bonnes intentions. " Avant tout, je vais trouver des manières de rapprocher les diplômés, de développer les contacts. Je veux mettre en valeur les activités que font les diplômés, partout au Québec, souligner leurs nominations, leurs réalisations, leurs mérites. Je souhaite aussi créer différents liens entre l'UQAR et ses diplômés. Trouver de nouvelles sources de financement pour l'Association est aussi un volet important de mon travail. "

    On peut rejoindre Chantale Huet au bureau D-203, au 724-1484 ou à [assoc_diplomes@uqar.qc.ca].

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    France Guérette
    Un outil pour aider les pêcheurs
    à réussir le transfert de leur entreprise

    Le Comité sectoriel de main-d'oeuvre des pêches maritimes (CSMOPM) vient de lancer, à Matane, une série de quatre fascicules destinés aux pêcheurs plus âgés, sur le thème du Transfert d'une entreprise de pêche. Pour préparer ces brochures, ils ont fait appel à une ressource de l'UQAR, Mme France Guérette, comptable agréée et professeure de fiscalité.

    Par ces publications, le Comité désire soutenir dans leur démarche les pêcheurs qui envisagent de prendre leur retraite et, d'autre part, encourager la relève dans le secteur des pêches. En effet, selon des statistiques recueillies en 1998, 70% des capitaines propriétaires avaient alors plus de 40 ans. Le secteur de la capture des ressources maritimes entre donc dans une période de transition entre deux générations de capitaines propriétaires. Grâce à ces publications, le Comité sectoriel espère faciliter ce passage important dans l'industrie des pêches.

    Les quatre fascicules ont été conçus et rédigés par Mme France Guérette, qui a mis une attention spéciale à donner des exemples bien concrets et faciles à saisir. " C'est un ouvrage de vulgarisation qui se veut à la portée de tous ", a-t-elle expliqué. Les documents ont 16 pages chacun, ils sont illustrés en couleurs et sont disponibles en français et en anglais. Les quatre thèmes abordés sont : l'évaluation d'une entreprise de pêche; le transfert d'une entreprise de pêche personnelle; l'incorporation d'une entreprise de pêche; et le transfert d'une entreprise de pêche incorporée.

    Le CSMOPM offrira également aux groupes de pêcheurs qui en feront la demande des sessions d'information qui viendront fournir des explications supplémentaires sur le contenu des publications.

    Pour plus de renseignements : Mme Suzanne Barrette, directrice du CSMOPM, Gaspé
    1-888-833-3774 ou [www.csmopm.qc.ca].

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    Les filles et les sciences : un duo électrisant !
    Pour que plus de filles embrassent
    les carrières scientifiques et technologiques...

    Une journée thématique exceptionnelle est organisée le samedi 16 février prochain à l'UQAR sous le thème : " Les filles et les sciences : un duo électrisant! ", à l'intention de jeunes filles de 2e et 3e Secondaire (13 à 15 ans) de la région. Simultanément, l'événement se tiendra dans deux autres villes du Québec : Montréal et Chicoutimi.

    Cette activité vise à sensibiliser un plus grand nombre de jeunes filles à l'opportunité d'embrasser une carrière scientifique ou technologique. En effet, même aujourd'hui, trop peu de femmes choisissent ce type de formation, se privant ainsi d'un emploi stimulant, valorisant et bien rémunéré. Au Module de génie de l'UQAR, par exemple, les filles ne représentent que 12% en moyenne de chaque promotion. Comme quoi les stéréotypes sociaux ont la vie dure...

    La tenue de cette journée de promotion des sciences et des technologies auprès des filles de cet âge constitue une intervention stratégique dans leur cheminement scolaire étant donné que l'accès aux études scientifiques dépend de leur choix d'option dès le 4e Secondaire.

    Le 16 février prochain à l'UQAR, plus de 80 élèves pourront assister à des témoignages de femmes professionnelles scientifiques, visiter divers kiosques d'information et participer à des ateliers type "main à la pâte", dans des domaines aussi divers que le génie, l'informatique, l'océanographie, la chimie, l'agronomie, la mécanique du bâtiment, etc.

    Cette activité est rendue possible grâce à la participation de nombreux bénévoles, ainsi qu'au soutien financier et logistique du gouvernement du Québec, de plusieurs organismes scolaires et de diverses associations, entreprises et groupes privés. Le partenaire majeur est le ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie. Soulignons en particulier la participation de femmes de l'ISMER, des entreprises BPR, Génie-groupe, PATLQ, de l'Institut Maurice-Lamontagne, de l'Agence spatiale canadienne et du Conseil du loisir scientifique de l'Est du Québec.

    Le Comité organisateur du Duo-Rimouski est formé de : Mmes Caroline Dodier, coordonnatrice (UQAR); Julie Bonenfant (Commission scolaire des Phrases); Chantal Soulard, (Ordre des ingénieurs du Québec et Mission Environnement); Roselyne Escarras (Carrefour des Sciences et Technologies); Renée Sirois-Dumais (UQAR) et Denise Lacasse (Cégep de Rimouski).

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    Galerie de l'UQAR
    Huile et pastels, de Vicky Babin

    Diplômée à l'UQAR, Vicky Babin enseigne la littérature au Cégep de la Gaspésie-et-des-Îles, Centre de Carleton, depuis un an. Passionnée de création, elle écrit, dessine et peint parce qu'elle y trouve son oxygène. Elle nous présente ce mois-ci sa première exposition, intitulée Huile et pastels. Il s'agit en fait d'un assemblage de tableaux et de dessins produits au cours des trois dernières années.

    " Je n'ai pas reçu de formation en art, explique-t-elle, mis à part un cours complémentaire en dessin technique au Cégep de Rimouski, mais je dessine et peins depuis l'enfance. La peinture est pour moi quelque chose de purement instinctif, un passe-temps que je pratique en autodidacte, en dilettante même, juste quand j'en ai envie, parce que j'y trouve du plaisir. J'aime peindre et dessiner parce que ça me permet de ne plus penser à rien, de m'abandonner à la beauté. "

    L'exposition Huile et pastels se tiendra à la Galerie de l'UQAR, du 4 au 16 février 2002. Vernissage : le 6 février 2002, à 17 h.

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    Calendrier


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