M. Pierre Couture, recteur à l’UQAR depuis le mois d’août 1996, a fait part au président de l’Université du Québec et aux membres du Conseil d’administration de l’UQAR, de son intention de demander un renouvellement de mandat, pour la période 2001 à 2006.
" Il y a beaucoup de travail à faire dans les prochaines années et je pense qu’il y a une continuité à assurer à la direction de l’Université ", explique M. Couture.
Le recteur avoue qu’il a connu une période de forte hésitation au cours de l’automne. " J’en ai discuté avec beaucoup de personnes, autant dans l’Université qu’à l’extérieur, et toutes m’ont encouragé à continuer. Je crois pouvoir continuer à apporter une contribution significative à la croissance de l’UQAR."
M. Couture trace un bilan positif de son premier mandat, en dépit d’une situation de rareté de ressources pour les universités. Parmi les réalisations, on compte la création de l’Institut des sciences de la mer (ISMER), l’augmentation de la clientèle étudiante malgré la démographie régionale négative, le développement de nouveaux programmes d’études et de recherche. " Ma manière, dit-il, c’est de gérer la décroissance par du développement. Il est essentiel qu’une université prennent des initiatives si elle veut avancer et faire sa marque. "
Bientôt, un " Contrat de développement " devrait être signé entre l’UQAR et le ministère de l’Éducation. Une situation qui réjouit le recteur et qui lui permet de voir s’éclaircir l’horizon pour l’Université. " Une entente avec le Ministère permettrait de mieux anticiper l’avenir. En plus, il y a des dossiers importants à mener à terme, avec l’acquisition d’un navire pour l’ISMER, le congrès de l’ACFAS à Rimouski en 2003, le Plan d’orientation stratégique. " Dans un prochain mandat, M. Couture veut aussi mettre un effort particulier du côté de l’enseignement et de la recherche en développement régional. " Il est important de donner à cette équipe les moyens d’atteindre de nouveaux sommets. " D’ailleurs, il investit lui-même de son temps dans différents organismes du milieu pour être plus facilement en contact avec la réalité régionale.
Pour le recteur, le recrutement étudiant continuera d’être un dossier délicat et prioritaire. Il faudra, dit-il, trouver les moyens de maintenir la population étudiante, même si les écoles et cégeps du territoire affichent une diminution de leur clientèle. Le recteur envisage aussi de continuer à développer le Campus de l’UQAR à Lévis. " Il faut se coller à la réalité de ce milieu et répondre le mieux possible aux besoins. "
M. Couture affirme aussi qu’il est fier de l’augmentation substantielle des subventions de recherche accordées à l’UQAR. " Nous aurons près de 5 millions $ en 1999-2000. C’est un record et ce sont des investissements qui créent de l’emploi et de l’expertise dans la région. "
Du côté de l’Université du Québec, M. Couture juge que le mode de financement serré des dernières années a fragilisé l’esprit réseau. " Il sera important d’innover dans nos modes de concertation pour s’assurer de renforcer la cohésion de notre réseau. "
Processus
Un comité procédera maintenant à une évaluation
de la candidature de M. Couture. Ce comité de cinq personnes
est composé du président de l’Université du Québec,
M. Pierre Lucier, de deux membres du Conseil d’administration de
l’UQAR, Mmes France Ruest et Mme Francine Julien, et de deux
membres de l’Assemblée des gouverneurs, Mme Anne Marrec et
M. Georges Smith.
Par la suite, le comité pourra soit recommander le renouvellement du mandat de M. Couture, soit réouvrir le concours de recrutement pour le poste de recteur. La décision finale pourrait être connue au printemps. [M.B.]
Cinq nouveaux postes de professeurs réguliers ont été créés à l’UQAR, afin de répondre aux besoins des prochaines années. On cherche des compétences en sciences de l’éducation (un poste en psychopédagogie de la formation pratique, un autre en psychopédagogie de l’organisation de la gestion de la classe, un poste en didactique du français), en sciences humaines (un poste en géomorphologie littorale et télédétection) et en sciences de la santé (un poste en sciences infirmières). Ces nouveaux postes s’ajoutent à ceux pour lesquels l’Université est déjà en recrutement : en didactique des mathématiques, en psychosociologie, en informatique, en génie électrique (conception électronique), en chimie inorganique, en chimie marine et en géologie marine. Par ailleurs, quatre postes de professeurs vacants ont été abolis. Le recteur Pierre Couture a souligné que le recrutement de professeurs devenait une tâche de plus en plus difficile, compte tenu de l’augmentation de la demande de cette expertise dans l’ensemble des universités et des centres de recherche.
Onze professeurs ont obtenu un congé sabbatique pour l’année 2001-2002. Il s’agit de MM. Farid Ben Hassel et Jean-Louis Chaumel (économie et gestion), Roger Langevin et Lorraine Pepin (éducation), Johanne Boisjoly, Bernard Hétu et Carol Saucier (sciences humaines), Adrian Ilinca (génie), Frances Fortier et Thérèse Paquin (lettres), ainsi que Céline Audet (ISMER). Chacune des ces personnes a présenté un projet d’activités qui comprend diverses composantes : préparation de publications, stages à l’étranger, participation à des séminaires ou à des colloques, mise à jour des connaissances, etc.
À la bibliothèque de l’UQAR
La didacthèque et la cartothèque sont
relocalisées
Des changements sont en cours à la bibliothèque de l'UQAR, afin d'accueillir dans ses murs la didacthèque, jusque là située à l'étage D-400. Cette décision devrait permettre une accessibilité accrue d'une grande partie des collections et des locaux de la didacthèque pour les étudiants et étudiantes en sciences de l'éducation En effet durant les sessions, la bibliothèque offre 42 heures supplémentaires d'ouverture par semaine.
Dans un premier temps, la cartothèque, située dans la partie Est de la bibliothèque, a déménagé dernièrement ses cartes géographiques, ses atlas, ses globes et ses tables d’observation dans la partie Nord-Ouest de la bibliothèque, tout près du secteur des archives régionales. Le bureau de Mme Cathy Brown est maintenant situé dans ce secteur.
Dans un deuxième temps, la didacthèque intégrera ses activités dans les locaux de la bibliothèque, dans la partie occupée auparavant par la cartothèque. La nouvelle didacthèque ainsi que le bureau du responsable, M. Léonard Marquis, seront situés à proximité de l'audiovidéothèque. Le déménagement se fera durant la Semaine de lecture (5 au 9 mars) et le service sera légèrement perturbé dans les jours qui suivront.
Finances et approvisionnements
D’autres déménagements sont prévus. Ainsi,
au début d’avril, le Service des finances et le Service
des approvisionnements seront logés à l’étage
D-400, dans les espaces occupés jusque là par la Fondation
de l’UQAR et par la didacthèque. Ce mouvement permettra de
fusionner dans un même endroit les finances et les achats.
Au cours du mois de mai, la Fondation de l’UQAR et l’Association des diplômés de l’UQAR feront leur nid à l’étage D-200, à la place d’une partie occupée présentement par le Service des finances. (La Fondation et l’AGEUQAR sont temporairement situés au D-310 et D-315.)
Les travaux de réaménagement sont assurés par l’équipe du Service des terrains et bâtiments et par le personnel de la bibliothèque de l’UQAR.
Professeure en sciences de la santé à l'UQAR, Mme Hélène Sylvain a soutenu à la fin de l'an 2000 son doctorat en sciences infirmières à l'Université de Montréal. Comme il s'agit d'un doctorat conjoint entre l'Université de Montréal et l'Université McGill, plusieurs cours ont été suivis dans chacune des deux universités.
Dans le cadre de sa thèse de doctorat, Hélène Sylvain s'est intéressée particulièrement à la fibromyalgie. " Il s'agit d'un type de rhumatismes présents chez environ 2% de la population adulte. Cette maladie cause une douleur diffuse, de la fatigue et des problèmes de sommeil; elle est difficile à diagnostiquer avec précision. Le stress semble être un facteur d'aggravation. Les victimes sont en majorité des femmes, à 80%. Les pays nordiques semblent davantage affectés que les pays chauds. "
Le problème avec cette maladie, c'est qu'il n'existe pas de solution médicale. On recommande aux patients de simplement " vivre avec ". Mais comme c'est une maladie difficile à identifier et à cerner, plusieurs pensent qu'il s'agit d'une maladie " imaginaire "…
Dans sa recherche, Hélène Sylvain a donc évaluer comment pourrait se développer une intervention aidante pour les personnes souffrant de cette maladie. Elle a fait une étude de fond auprès d'un groupe de femmes atteintes et auprès de leurs conjoints. Elle a effectué des entrevues auprès d’infirmières en CLSC, des médecins et d’autres professionnels de la santé en contact avec la problématique.
" L'une des difficultés de base, explique Hélène Sylvain, c'est que les victimes de cette maladie ont l'impression qu'on ne croit pas qu'elles ont mal. On leur dit " Désolé, il n'y a rien à faire ". Elles se sentent donc impuissantes et vivent beaucoup de détresse psychologique. Il y a donc un travail de sensibilisation à faire chez les professionnels de la santé, mais aussi dans l'entourage des personnes atteintes. Il faut trouver des façons de les accueillir dans le système de la santé, d'améliorer les services, de fournir de l'information aux proches. " La thèse implique donc une démarche éducative, un plan d'action, pour combler un vide dans le système de santé actuel.
Durant ses études de doctorat, Mme Sylvain a obtenu la Bourse d'excellence Alice-Girard de l'Université de Montréal ainsi que la Bourse Claire-Paquette, pour la recherche sur la fibromyalgie.
Infirmière depuis 1974, Hélène Sylvain avait terminé son baccalauréat à l'UQAR, en sciences de la santé, en 1982. Elle a ensuite obtenu une maîtrise en éducation de l'Université de Sherbrooke, en 1990. Elle est professeure à l'UQAR depuis 10 ans, après avoir enseigné au Cégep de Rimouski pendant une quinzaine d'années.
Calmer la douleur
Maintenant qu'elle a son doctorat, Hélène compte poursuivre
ses recherches dans le domaine de la douleur chronique. " Ma grande
préoccupation, c'est de travailler à améliorer les
services de santé pour cette population. " Depuis un an, elle
fait d'ailleurs partie d'un réseau provincial de chercheurs interdisciplinaires
dans le domaine de la santé. Ce réseau s’intéresse
au suivi systématique de certaines maladies chroniques, en partenariat
avec diverses clientèles de soins.
Lauriers!
Discrète comme elle est, Hélène Sylvain n'aurait
peut-être même pas rendu publique l'obtention de son doctorat.
Il a fallu insister un peu… C'est sans doute sa mère qui sera
la plus contente de voir qu'on parle enfin dans un journal de ce diplôme
de doctorat bien mérité, une victoire dans la vie d'une fille…
tenace et exceptionnelle! [M.B.]
Un groupe de onze étudiantes et étudiants de l’UQAR en biologie a passé trois semaines au Costa Rica, du 21 décembre au 11 janvier. L’organisation d’un tel voyage dans un environnement tropical est devenu une coutume chez les étudiants de troisième année du baccalauréat en biologie de l’UQAR. Dans les années précédentes, d’autres groupes se sont rendus au Costa Rica, sinon au Mexique ou en Floride.
" C’est une façon de pouvoir se familiariser avec une grande diversité de végétaux et d’animaux qui n’existent pas dans l’environnement québécois ", explique une étudiante participante, Anne-Marie Pelletier. " En biologie, c’est important d’avoir une sensibilité à d’autres écosystèmes, pour pouvoir comparer avec le nôtre. "
Bribris
Ce qui a été particulier cette année, c’est que
les étudiants ont vécu une dizaine de jours chez les Bribris,
dans un village indigène, au sud-est du pays. " Il n’y avait
pas d’électricité, pas de robinets d’eau. C’était
vraiment toute une adaptation. " Mais c’était une expérience
exceptionnelle! " Nous avons beaucoup appris de leur relation avec
l’environnement. Ils nous ont fait connaître leur cuisine,
leurs plantes médicinales. Ils sont fiers de leur mode de
vie. Ils nous ont accueillis avec beaucoup de chaleur et d’ouverture.
" Les notions d’espagnol, apprises avant de partir, ont été
utiles, tout comme la présence d’un guide d’origine suisse qui a
fait le lien entre la communauté indigène et le groupe rimouskois.
Au cours de leur voyage, les étudiants se sont familiarisés avec les végétaux, les insectes, les grenouilles, les coraux, les volcans, l’environnement mer/forêt, etc. " Le Costa Rica offre une riche variété d’écosystèmes dans un espace restreint ", constate Anne-Marie. D’ailleurs, comme ce séjour s’inscrivait dans le cadre d’un cours de biologie (donné par M. Boucar Diouf), les étudiants présenteront à l’UQAR deux conférences publiques. Le mardi 13 février, sur l’heure du midi, il y aura une conférence générale sur le voyage. Et le 20 février, un cinq à sept à l’Auriculaire, sur des questions plus spécifiques à la biologie. Vous saurez tout sur les Bribris et sur la faune costaricaine! Avec de belles images en prime!
Commanditaires
Juste pour se rendre au Costa Rica, le billet d’avion coûte 850
$. Il a donc fallu ramasser des sous. Économiser.
Ce que les étudiants ont fait depuis deux années : vente
de t-shirts, soirées bénéfices, etc. Un gros
merci aux principaux commanditaires : Bombardier transport, la Maison provinciale
des Ursulines, les Sœurs Notre-Dame du Saint-Rosaire, le Club Richelieu
de Rimouski, la Caisse populaire de Saint-Gabriel-de-Kamouraska, Lavoie
Gas Bar inc., la Municipalité de Saint-Gabriel-de-Kamouraska, Service
Jean enr., le député de Kamouraska-Témiscouata.
Et également, un gros merci aux parents et amis qui ont encouragé
les membres de l’équipe tout au long de cette préparation.
" C’est grâce à vous tous que nous avons pu vivre ce merveilleux
voyage de groupe ", lance Anne-Marie Pelletier.
Un autre groupe de biologistes prépare déjà le prochain voyage à la découverte de l’univers tropical, en décembre 2001. Destination? Le Costa Rica, encore une fois… Décidément, c’est un environnement qui plaît! (M.B.)
C’est déjà le temps de s’inscrire à la 3e édition du concours Forces Avenir. Si vous étudiez à temps complet dans une université, si vous avez fait preuve d’ingéniosité, de détermination ou de leadership, si vous avez participé à un projet dont les retombées ont eu une incidence significative dans votre communauté ou dans votre champ de compétence, vous êtes peut-être un candidat ou une candidate idéal pour le Gala Forces Avenir.
Rappelons que l’an dernier, les étudiants de l’UQAR se sont signalés lors de ce concours : Sébastien Cyr a remporté le prix " Avenir Arts, Lettres et Culture " alors que Louis Saint-Laurent et le groupe CEDRE ont été finalistes respectivement pour les prix " Personnalité " et " Environnement ".
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Des bourses pour un total de 115 000 $ et des stages internationaux
font partie des prix. Vous pouvez vous inscrire dans l’une des sept catégories
suivantes (Affaires et vie économique; Arts, lettres et culture;
Entraide, justice et paix; Environnement; Santé; Sciences et applications
technologiques; Société, communications et éducation).
Il y a également des Prix " Personnalités " (au 1er cycle,
aux 2e et 3e cycles, et par excellence).
Votre dossier de candidature doit être déposé au plus tard le 21 mars 2001, aux Services aux étudiants de l’UQAR (E-105). Le responsable du dossier à l’UQAR est M. Bernard Ouellet, directeur des Services aux étudiants.
Chaque université effectuera d’abord une première sélection afin de présenter un maximum de deux candidatures par catégorie. Ensuite, un jury de trois personnes reconnues dans leur milieu retiendront les meilleures candidatures de chacune des catégories, pour la finale. Enfin, le Grand Jury, composé de six personnalités, décernera les prix et les bourses, lors d’un grand Gala, en septembre 2001.
Pour connaître les détails : [www.forcesavenir.qc.ca].
Comment un jeune soldat a-t-il vécu la Deuxième Guerre mondiale, dans son quotidien? Le dernier numéro de la revue d’histoire L’Estuaire (janvier 2001) présente un article de fond sur cette terrible Guerre vue par un soldat gaspésien qui a vécu personnellement ce conflit. Diplômée de l’UQAR en histoire, Danielle Dufresne a préparé ce texte en collaboration avec son père, M. Émilien Dufresne, le soldat dont il est question dans le texte.
C’est un document riche en anecdotes et en émotions que les lecteurs sont invités à lire. On y voit un jeune bûcheron de 18 ans qui laisse volontairement son emploi en forêt pour partir à la découverte du monde, au désespoir de ses parents. Il raconte son entraînement dans le Camp des Fusiliers, sa traversée de l’Atlantique en avril 1942, ses responsabilités dans un camp militaire canadien en pleine Angleterre bombardée, et enfin, le débarquement en Normandie, en juin 1944. Les Dufresne ont l’intention de faire un livre pour raconter la suite de l’aventure. Le soldat a d’ailleurs été fait prisonnier par les Allemands…
Ce numéro de L’Estuaire propose aussi des textes sur les relations disparues entre le Bas-Saint-Laurent et son fleuve; sur la pêche au saumon qu’on faisait autrefois dans l’Anse aux Coques; sur l’aéroport de Rimouski; sur le Séminaire de Rimouski; sur le Rimouski des années 1858-1875; sur la vie d’un menuisier (M. Emmanuel Coulombe, de Saint-Fabien); et sur le folklore gaspésien.
La revue est en vente dans de nombreuses librairies et tabagies (7,95$). (M.B.)