36e année, numéro 3    Mercredi, 6 octobre 2004


  • Dans ce numéro :

  • Le 7 octobre
    L'UQAR remet un doctorat honoris causa
    à Mgr Gérard Drainville

    Mgr Gérard Drainville

    Dans le cadre du 5e anniversaire de l'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) et des activités du Carrefour maritime, l'Université du Québec à Rimouski remet un doctorat honoris causa à Monseigneur Gérard Drainville, évêque émérite d'Amos et pionnier de l'océanographie du fjord du Saguenay.

    Cette cérémonie se déroule le jeudi 7 octobre 2004, à 16h30, à l'amphithéâtre Ernest-Simard (F-215) de l'UQAR, en présence du président de l'Université du Québec, M. Pierre Moreau, du recteur de l'UQAR, M. Michel Ringuet, et de plusieurs invités.

    Océanographe
    Cet honneur de prestige est accordé à Mgr Drainville pour sa contribution majeure à l'océanographie au Québec. Scientifique de vision et d'intuition, il a été l'un des pionniers dans l'étude du fjord du Saguenay en décrivant, dès 1968, dans la revue Le Naturaliste Canadien, les caractéristiques physiques des eaux du fjord et en posant une hypothèse sur le renouvellement des eaux profondes. Compte tenu du peu de moyens financiers consentis à la recherche océanographique, ce n'est qu'en 1998 qu'une campagne de mesure prouva l'exactitude de cette hypothèse.

    Selon plusieurs scientifiques, l'hypothèse de Gérard Drainville privilégiait alors l'idée que le processus de renouvellement des eaux était associé " avec la remontée des eaux glaciales du golfe du Saint-Laurent et leur éventuelle pénétration dans tout le bassin amont du Saguenay ".

    Les échanges entre l'estuaire et le Saguenay seraient ainsi contrôlés par une double circulation : les eaux douces de surface créent un courant de sortie qui entraîne vers l'extérieur du fjord une partie des eaux salées de la couche sous-jacente. En même temps, sous la couche de surface, un fort contre-courant entraîne la pénétration des eaux salées provenant de l'estuaire.

    " Les travaux de Mgr Drainville demeurent des outils de référence privilégiés par les chercheurs et les étudiants québécois pour l'étude des communautés benthiques du fjord du Saguenay ", explique le recteur Michel Ringuet.

    " Son travail de pionner francophone dans le domaine océanographique a aidé à découvrir certains mystères profonds du fjord du Saguenay ", constate pour sa part le président du réseau UQ, Pierre Moreau.

    Mgr Drainville
    Le lauréat se montre " ému et bouleversé " de recevoir ce titre honorifique. Dans une lettre récente, il écrit : " Je ne pouvais m'imaginer, il y a 45 ans, l'importance que pourraient avoir ces recherches faites sur le fjord du Saguenay avec une équipe de jeunes étudiants pleins d'enthousiasme. "

    Né à l'Île Dupas, dans le comté de Berthier en 1930, Mgr Drainville a fait ses études au Séminaire de Joliette. Il obtient une licence en théologie en 1953 et devient prêtre à tout juste 23 ans. Il enseigne la biologie à son Alma Mater puis au Cégep de Joliette, le Séminaire ayant changé de vocation. Il fréquentera l'Université de Montréal, cheminement qui le conduit à la maîtrise en sciences biologiques. Sa thèse porte alors justement sur le fjord du Saguenay. Il a aussi enseigné la biologie au Madagascar de 1971 à 1973.

    De retour au pays, il devient vicaire de la paroisse Saint-Lin-des-Laurentides, puis curé de Mascouche-Ouest. En 1978, une mission spéciale lui est confiée : il est nommé évêque d'Amos, un poste qu'il a occupé jusqu'en mai dernier. Il est maintenant évêque émérite et réside à Berthierville, son pays d'origine.

    Au delà de ses occupation sacerdotales, il continue toujours de s'intéresser à l'environnement. D'ailleurs, il a collaboré à la publication de manuels de biologie et, pendant une douzaine d'années, au Camp des jeunes explorateurs sur le Saguenay.

    En trois mots, comment définir Mgr Gérard Drainville ? Un homme de science, un écologiste et un pasteur.

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    Forces AVENIR
    L'UQAR compte deux projets finalistes :
    T'es qui toué ? et Péd@linux

    Trois des membres du projet T'es qui toué?

    Encore cette année, deux réalisations faites par des étudiants et des étudiantes de l'UQAR ont été retenues parmi les projets finalistes du concours québécois Forces AVENIR. Le grand Gala qui permettra de connaître les neuf gagnants, selon diverses catégories, se déroule le mercredi 6 octobre, à Sherbrooke, avec l'animateur Gregory Charles. Des bourses d'une valeur totale de 114 000 $ seront alors remises aux lauréats et finalistes.

    Les deux projets finalistes de l'UQAR sont : T'es qui toué ?, dans la catégorie AVENIR ENTRAIDE, PAIX ET JUSTICE, et Péd@linux, dans la catégorie AVENIR SOCIÉTÉ, COMMUNICATION et ÉDUCATION.

    T'es qui toué ? Cette question exprime le rejet, l'intimidation, la violence physique et verbale qui sont parfois le lot quotidien de plusieurs enfants qui fréquentent l'école primaire et secondaire. Malgré les campagnes de sensibilisation, le problème persiste. Conscients de l'ampleur du phénomène et de ses répercussions négatives, quatre étudiants de l'UQAR, en enseignement préscolaire et primaire, ont choisi de réagir en mettant sur pied, en 2002, un comité de conscientisation sur le rejets des pairs. À la suite de recherches et d'un sondage, le quatuor a finalement élaboré la pièce de théâtre T'es qui toué ? Elle a été présenté lors d'un colloque à l'UQAR et aussi dans trois écoles, rejoignant plus de 300 élèves. À l'aide d'une représentation choc et d'un témoignage émouvant, le projet amène les enfants à réfléchir à cette problématique.

    L'équipe de Péd@linux avec des Sénégalais.

    Le projet Péd@linux a été lancé par sept étudiantes au baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire au Campus de l'UQAR à Lévis. Constatant au cours de leur formation des lacunes en matière d'utilisation des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) dans l'enseignement, elles ont décidé d'offrir une formation pédagogique sur l'intégration des TIC. Utilisant des ordinateurs recyclés ainsi que le système d'exploitation Linux et les logiciels s'y rattachant, l'équipe a créé différents scénarios pédagogiques pour aider les enseignants à démystifier le monde informatique. Après plusieurs réalisations auprès d'écoles et d'organismes dans la région de Québec et de Lévis, Péd@linux, en collaboration avec Horizon Cosmopolite, a exporté son expertise vers le Sénégal en janvier dernier. Durant six semaines, les sept membres de Péd@linux ont alors partagé leurs connaissances de l'informatique et leur culture, allant même jusqu'à ériger une bibliothèque remplie de livres apportés du Québec.

    Depuis l'an 2000, pas moins de cinq réalisations provenant de l'UQAR ont été choisies pour les Grands Prix remis par Forces AVENIR, ce qui est exceptionnel pour une université de petite taille. Sébastien Cyr avait remporté le Prix Culture en 2000. En 2001, Isabelle Lavoie avait obtenu le Prix Personnalité et Ugo Leblanc, le Prix Société. En 2002, Simon-Nicolas Deschênes a reçu le Prix Environnement. Et en 2003, le Prix Personnalité était remis à Marie-Claude Gaudet.

    Bonne chance aux nouveaux finalistes !

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    Faisons la vague !
    L'ISMER fête ses cinq ans

    Serge Demers, directeur de l'ISMER depuis 1999.

    L'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) a été créé à l'UQAR en 1999, il y a donc cinq ans. " L'objectif de ce projet, explique le directeur de l'ISMER, Serge Demers, était de regrouper les forces pour pouvoir compter sur une masse critique importante dans le domaine des sciences de la mer à l'UQAR, pour que tout le monde pousse dans le même sens. " Mission réussie !

    L'idée de regrouper les forces du Département d'océanographie de l'UQAR et de l'INRS-Océanologie était déjà en discussion, mais c'est au président de l'Université du Québec du temps, M. Pierre Lucier, et au recteur de l'UQAR d'alors, Pierre Couture, que revient l'honneur d'avoir créé un comité pour mettre en place l'Institut des sciences de la mer à l'UQAR. Et c'est le directeur actuel de l'ISMER, Serge Demers, qui présidait le comité appelé à relever ce défi. On retrouvait également sur ce comité Émilien Pelletier, Jocelyne Pellerin, Céline Audet, Réal Fournier et Mohammed El-Sabh.

    Aujourd'hui, l'ISMER compte 22 professeurs-chercheurs et deux titulaires de Chaires de Pêches et Océans Canada, qui supervisent plus d'une centaine d'étudiants à la maîtrise ou au doctorat (de provenance internationale), et qui obtiennent des budgets de recherche dépassant les 5 millions $ annuellement.

    L'acquisition d'un navire de recherche de 50 mètres, le Coriolis II, en 2001, qui venait remplacer le Alcide-C.-Horth, a été un fait marquant des dernières années. Tout comme l'acquisition de quatre chaires de recherche reliées aux sciences de la mer.

    Ainsi, le professeur Émilien Pelletier a obtenu en 2001 une Chaire de recherche du Canada, en écotoxicologie moléculaire des milieux côtiers en hautes latitudes, la toute première chaire à être accueillie à Rimouski. En 2002, le professeur Yvan Simard était nommé à la tête de la Chaire de recherche en acoustique marine appliquée de Pêches et océans Canada. À son tour, le chercheur François Saucier acceptait, en 2003, la mission de diriger la Chaire de recherche en modélisation régionale du climat océanique, de Pêche et Océans Canada. Et toujours en 2003, le chercheur Réjean Tremblay était recruté pour piloter la Chaire de recherche du Canada en aquaculture.

    M. Serge Demers avoue être impressionné par les développements en sciences de la mer des dernières années. " C'est au-delà de ce qu'on pouvait imaginer. L'arrivée des chaires de recherche a permis de développer des synergies et d'acquérir de nouveaux équipements spécialisés. " Autant les organismes subventionnaires du gouvernement du Québec que du gouvernement du Canada ont fourni d'importantes sommes d'argent pour en arriver à ces développements.

    Depuis cinq ans, l'équipe de l'ISMER s'est impliquée à fond, autant dans la formation, dans les activités de recherche que dans les services à la communauté scientifique et régionale. Ainsi, les gens de l'ISMER ont participé, l'an dernier, au développement d'un Projet de recherche sur les biomolécules marines à Gaspé. Ils étaient présents dans deux importantes missions de recherche dans le Grand Nord, afin de mieux évaluer l'impact des changements climatiques. Ils ont mis de l'énergie dans l'organisation de rassemblements importants : le Congrès de l'ACFAS, le colloque sur la Chimie des estuaires, le Congrès de l'ABQ sur la biologie marine, etc.

    Ils ont aussi contribué à la création du Centre de recherche en biotechnologies marines (CRBM), qui a vu le jour en 2004, près du campus universitaire. Ils ont collaboré à mettre en place le Centre en cartographie des océans (CIDCO), la Technopole maritime (qui regroupe les intervenants régionaux dans ce domaine), et Innovation-Maritime (organisme de l'IMQ qui s'occupe de créer des outils spécialisés). Ils participent aussi au Carrefour maritime, qui se déroule ces jours-ci à Rimouski.

    M. Nelson Belzile aura été le premier étudiant à obtenir son doctorat à l'UQAR, en janvier 1987. Il enseigne aujourd'hui la chimie à l'Université Laurentienne, à Sudbury (Ontario), et il fait des recherches sur le comportement géochimique des éléments toxiques dans les systèmes naturels. Nous avons deux photos de lui : l'une lorsqu'il a présenté sa thèse de doctorat, l'autre qui date de cette année. Il avoue garder contact avec son Alma Mater en lisant UQAR-Info sur Internet.

    Une longue histoire
    L'ISMER fête ses cinq ans. Par contre, l'histoire de la recherche en sciences de la mer à Rimouski date de plus longtemps : dès 1971, les responsables du Centre d'études universitaires de Rimouski (l'ancêtre de l'UQAR) considéraient qu'il était urgent de faire émerger et de développer des champs d'études et de recherche qui nécessitaient la formation de scientifiques de haut calibre.

    M. Pascal Parent, qui a été l'un des pionniers de l'implantation d'une université à Rimouski en plus d'être recteur de l'UQAR de 1977 à 1982, se souvient que la question se posait alors ainsi : " Quels sont les disciplines qui cadrent naturellement avec la situation environnementale d'une université dans l'Est du Québec et qui apportent une contribution essentielle et originale, non seulement au développement de la région mais aussi à celui du Québec ? Le réseau UQ était à faire son premier plan directeur et lançait le concept d'axes prioritaires de développement et de champs d'excellence pour chacune des constituantes. Ce projet cadrait tout à fait avec notre recherche. Dans ce temps-là, il fallait rêver ! Et je signale que l'océanographie à Rimouski est en premier lieu l'idée et l'œuvre du regretté Alcide C. Horth. "

    En 1972, l'arrivée de trois océanographes, Mohammed El-Sabh, Norman Silverberg et Michael Sinclair, a donné le premier élan au développement de l'océanographie. La maîtrise a été lancée en 1973, tout comme la création de la SOUQAR (Section d'océanographie de l'UQAR). En 1978, le Département d'océanographie (DOUQAR) remplace la SOUQAR. Et en 1982, un programme de doctorat est mis en place.

    D'autres dates à retenir sur le développement des sciences de la mer dans la région : la création à Rimouski de l'INRS-0céanologie, en 1972 ; la construction d'un laboratoire océanologique, en 1975, tout comme son agrandissement en 1993 ; l'ouverture de l'Institut Maurice-Lamontagne, en 1986 ; la construction d'une nouvelle station aquicole à Pointe-au-Père, en 1990 ; la création, en 1994, du Groupe de recherche en environnement côtier (GREC), qui regroupait des chercheurs du Département d'océanographie de l'UQAR et de l'INRS-Océanologie ; etc.

    Mario Bélanger

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    Chargés de cours
    Signature de la convention collective

    Lors de la signature, devant : le vice-recteur Daniel Bénéteau, le recteur Michel Ringuet, et les représentants des chargés de cours, Louise Bérubé (présidente), Ginette Pelletier et Claude Aubut. Debout : Claude Lévesque, nouveau directeur du Service des ressources humaines ; Daniel Gauvin, des ressources humaines ; Alain Caron, secrétaire général ; Jean-Denis Desrosiers, doyen ; Paul Rose, conseiller syndical de la FNEEQ-CSN ; et Jean Ferron, vice-recteur.

    La direction de l'UQAR et le Syndicat des personnes chargées de cours de l'UQAR ont signé une nouvelle convention collective le 27 septembre dernier, suite à l'entente survenue dans les semaines précédentes.

    Valide jusqu'au 31 décembre 2006, la nouvelle convention modifie les conditions de rémunération et d'évaluation des personnes chargées de cours. Elle ajoute des avantages concernant la politique de perfectionnement et les congés parentaux, en plus d'ajouter une prime de départ à la retraite. Elle propose une représentation plus importante des personnes chargées de cours aux instances de l'Université (activités modulaires et Commissions des études), ainsi qu'une augmentation des libérations pour fins d'activités syndicales. Enfin, l'UQAR consacrera une somme accrue (65 000 $ par année universitaire à compte de juin 2006) pour les projets pédagogiques.

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    6 et 7 octobre, à Rimouski
    Carrefour maritime 2004

    À Rimouski, mercredi et jeudi de cette semaine, plusieurs activités reliées au domaine maritime sont offertes à la population, dans le cadre du Carrefour maritime 2004.

    Au port de Rimouski, des démonstrations diverses sont prévues : visite de quatre navires (dont le bateau de l'ISMER, le Coriolis II), plongée sous-marine, etc.

    Le jeudi, il sera possible de faire le tour du nouveau Centre de recherche en biotechnologies marines (le CRBM, situé au sud du campus universitaire), lors d'une journée " Portes ouvertes ", de 9h à 18h.

    Et surtout, plus d'une trentaine d'organismes qui agissent dans le domaine de la mer auront des kiosques d'exposition au Colisée de Rimouski, les mercredi 6 et jeudi 7 octobre. Des conférences et des ateliers s'y dérouleront.

    Parmi les conférenciers présents au Colisée, quatre sont de l'UQAR et de l'ISMER : l'étudiante Émilie Caron-Fournier, avec une conférence sur les changements climatiques, le mercredi à 9h30 ; le professeur Richard Cloutier, sur la découverte du plus vieux fossile de requin complet connu, le mercredi à 14h et le jeudi à 9h30 ; l'agente de recherche Karine Lacoste, sur son expédition d'un an en Arctique, le mercredi à 14h45 ; et enfin, le professeur Bernard Hétu, sur les glaciers, les niveaux marins et l'érosion côtière, le jeudi, à 14h45.

    Le mercredi 6 octobre, on peut aussi assister, à l'Institut maritime du Québec (IMQ), à un colloque sur l'innovation dans le secteur maritime. Les conférenciers de l'UQAR sont : Emmanuel Guy (chargé de cours à la maîtrise en gestion des ressources maritimes), Jean François Goulet (étudiant à la maîtrise en génie) et Aurem Langevin (étudiant au baccalauréat en génie).

    Le Carrefour maritime : voilà une belle occasion de voir ce qui se brasse dans la région du côté maritime. Et pour les personnes qui cherchent un emploi, c'est le lieu idéal pour se faire une idée des possibilités de travail reliées à la mer et pour établir les premiers contacts avec des employeurs éventuels.

    MB

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    FEUQ, AGE-UQAR et AEEES-UQAR
    Les étudiants dénoncent la crise de l'endettement
    provoquée par le gouvernement

    Philippe, Marie-Hélène et Louis-Philippe sont inquiets devant les nouvelles compressions en éducation.

    " La population étudiante de l'UQAR est particulièrement touchée par les nouvelles compressions en éducation ", constate Daniel Bernard, président de l'Association générale des étudiants de l'UQAR (AGE-UQAR). " On pige dans la poche des étudiants qui sont les plus démunis financièrement ou chez ceux qui habitent dans les régions et qui doivent déménager pour étudier à l'université. Ça veut dire 50% plus d'endettement pour les étudiants de l'Est du Québec. Comment notre génération va-t-elle pouvoir lancer des entreprises, fonder des familles, développer de nouveaux leaderships, si nous sommes surendettés ? "

    Daniel Bernard, en compagnie de M. Pier-André Bouchard, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), a pris la parole lors d'une conférence de presse tenue à l'UQAR, le 21 septembre, afin de dénoncer l'effet des coupures de 103 millions $ au régime de prêts et bourses sur la région du Bas Saint-Laurent.

    Au delà des froides statistiques, trois étudiants de l'UQAR, Philippe Veilleux, Marie-Hélène Drolet et Louis-Philippe Renaud, ont livré, à cette occasion, des témoignages touchants sur les effets néfastes des nouvelles compressions du régime de prêts et bourses dans le quotidien des étudiants. Philippe veut poursuivre ses études, mais il se questionne : comment va-t-il rembourser une dette de plus de 18 000 $ quand il aura terminé ? Marie-Hélène, une jeune maman qui fait un retour aux études, constate qu'elle reçoit moins de soutien financier comme étudiante comparativement à une personne sur l'aide sociale. Où est l'encouragement à poursuivre les études ? Et Louis-Philippe a carrément laissé tomber ses études de 1er cycle pour la session d'automne en raison de l'endettement prévisible. Comment joindre les deux bouts avec une bourse qui passe tout à coup de 4000 $ à 2000 $ ? Il conclut d'ailleurs par ces mots : " Il faut investir dans l'éducation. Il faut donner les mêmes chances à tous ".

    Selon les représentants étudiants, 65% des étudiants du Bas-Saint-Laurent seraient pénalisés par ces compressions, considérant que 5500 étudiants reçoivent de l'aide financière. " On demande à notre génération de supporter le fardeau de la dette et en plus, leur dette d'études frôlera en moyenne les 21 000 $, explique M. Bouchard. Ce n'est pas une décision responsable. "

    Au premier cycle, un étudiant qui obtenait l'an dernier en moyenne 2400 $ en prêts et 2600 $ en bourses recevra cette année 4700 $ en prêts et 300 $ en bourses.

    Les étudiants envisagent de prendre des moyens d'action pour demander au gouvernement de changer cette politique qu'ils considèrent injuste et dommageable pour l'avenir de la société québécoise. (MB)

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    Nouvelles têtes chez les profs de l'UQAR

    Dans la présente édition d'UQAR-Info et dans celle du 20 octobre, vous pourrez faire connaissance avec quelques-uns des nouveaux visages parmi les professeurs de l'UQAR. Vous verrez combien leurs expériences et leurs expertises sont riches et variées.

    Depuis le 1er janvier 2004, plus d'une vingtaine de nouveaux professeurs et de nouvelles professeures ont été embauchés par l'UQAR, à Rimouski et à Lévis. Nous en avons présenté quelques-uns précédemment dans UQAR-Info (Éric Bédard, David Doloreux, Sylvie Morin, Céline Plante, Martin Robitaille, Dany Rondeau et Chantal Roussel). En voici d'autres.

    À tous, nous souhaitons une cordiale bienvenue à l'UQAR.


    Joël Bêty,
    professeur en écologie animale

    Joël Bêty a grandi à St-Narcisse de Lobtbinière, un village situé au sud de Québec. Il a obtenu en 2001 son doctorat en biologie à l'Université Laval, avec une thèse sur la migration et la reproduction des oies des neiges qui nichent dans le Haut-Arctique canadien. Avec déjà quelques prix d'excellence dans ses bagages, ce jeune chercheur a des expériences de recherche ou des participations à des congrès en Finlande, aux États-Unis, au Nouveau-Brunswick, en Colombie-Britannique et dans le Grand Nord. Ses efforts de recherche sont concentrés dans les milieux nordiques. À l'UQAR, il enseigne l'écologie comportementale, ainsi que la biologie des populations.





    Danielle Boucher,
    professeure en sciences infirmières à Lévis

    Originaire de Notre-Dame du Portage, Danielle Boucher a fait un baccalauréat en sciences infirmières et un certificat en éducation à l'UQAR, puis une maîtrise en sciences infirmières à l'Université Laval, avec une recherche qui portait sur la pratique d'activité physique de personnes atteintes de maladies cardiovasculaires. Elle poursuit actuellement des études pour le doctorat en santé communautaire à l'Université Laval. Elle a une bonne expérience en milieu clinique et en enseignement. Ses intérêts de recherche se situent en promotion de la santé, dans la perspective des changements de comportements et dans la pratique en santé communautaire.




    Catherine Broué,
    professeure de lettres

    Née en France, Catherine Broué a étudié l'anglais, le russe et les sciences politiques. Après des études en écologie, à Baie-Comeau, elle fait une maîtrise en traduction de l'Université de Montréal, puis, à l'Université Laval, un doctorat en littérature française (1999). Sa thèse porte sur les récits de voyage du père Hennepin, missionnaire qui a participé à la première expédition organisée par le célèbre explorateur Cavalier de la Salle vers l'embouchure du Mississippi. Elle dispensera maintenant des cours de langue et de littérature.




    Éric Frenette,
    professeur en éducation (mesure et évaluation)

    La première passion d'Éric Frenette, c'est l'aviation ! Mais Éric a aussi de l'intérêt (et la fameuse bosse...) pour les mathématiques. Originaire de la région de Portneuf, il a donc entrepris à l'UQTR un baccalauréat en mathématiques puis une maîtrise en éducation. Ses études se sont par la suite transportées à l'Université Laval, au doctorat en mesure et évaluation. Il vient tout juste de terminer un stage postdoctoral à l'UQTR. Ses sujets de prédilection en recherche sont l'évaluation des compétences, les évaluations internationales et nationales en éducation et en psychologie, la mesure et la construction de questionnaires. Il s'intéresse aussi à l'inadaptation psychosociale chez l'enfant et à la réussite scolaire.



    Louise Lebrun,
    professeur substitut en sciences infirmières

    Louise Lebrun a une expérience précieuse pour le Module en sciences infirmières, en cette année d'implantation du programme DEC-BAC, dans son volet universitaire. Née à Trois-Rivières, elle détient un baccalauréat en sciences de la santé de l'Université de Montréal et une maîtrise en éducation de l'Université de Sherbrooke. En plus d'une bonne expérience comme infirmière et comme enseignante, elle a développé des intérêts de recherche en éducation pour la santé, ainsi que dans l'élaboration et l'évaluation de programmes d'enseignement. En collaboration avec l'équipe professorale, elle travaille à l'implantation des stages en CLSC et en soins critiques.




    Christian Nozais,
    professeur en écologie aquatique

    Originaire de Paris, Christian Nozais est un océanographe biologiste qui a obtenu en 1995 un doctorat en sciences de la vie à l'Université Pierre-et-Marie-Curie. Ses travaux, qui se déroulaient à l'Observatoire océanologique de Banyuls-sur-mer (Méditerranée), portaient sur le déterminisme du recrutement des invertébrés benthiques. Avec une bourse d'excellence du ministère de l'Éducation du Québec, il a entrepris un séjour postdoctoral au Département d'océanographie de l'UQAR, s'intéressant à l'écologie des organismes marins microscopiques. Il participe à des missions en mer de Beaufort. Maintenant au Département de biologie, il dispense les cours de microbiologie et ceux portant sur le fonctionnement des écosystèmes marins, et il fait des recherches sur les micro-organismes en milieu aquatique.



    Sonia Dubé,
    professeure en sciences infirmières

    Native de Rivière-du-Loup, Sonia Dubé a terminé à l'Université Laval, en 2003, sa maîtrise en sciences infirmières. Sa recherche portait sur les interventions systémiques auprès de familles ayant un enfant asthmatique. Aujourd'hui, elle donne le cours " Soins infirmiers et la communauté ", et elle entreprend des études doctorales en santé communautaire. " Mes intérêts de recherche porteront sur la promotion de la santé des enfants et des adolescents et sur la compétence parentale. " En plus d'une expérience pertinente en milieu hospitalier et dans l'enseignement, elle s'est impliquée dans l'Ordre des infirmiers et infirmières de Chaudières-Appalaches (comité jeunesse et comité de rédaction du journal).


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    Génie
    Place au mastodonte

    Le professeur Abderrazak El-Ouafi et son bidule...

    Un mastodonte de laboratoire vient de faire son entrée à l'UQAR. Il a même fallu faire appel à Héneault et Gosselin pour faire entrer le bidule dans les murs universitaires...

    Le Département de génie de l'UQAR a fait l'acquisition, pour les besoins de ses programmes, d'un centre de tournage (Machine-outils à commande numérique) de marque Mazak, modèle Integrex 100-IIIST. Nouveau dans la région, l'engin provient du Japon. Il pèse 16 500 livres et vaudrait plus de 300 000 $US.

    Selon le professeur Abderrazak El-Ouafi, le responsable du projet, cette machine ultra-perfectionnée a été acquise grâce à une subvention de la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI). Il s'agit d'une machine-outil multitâche pour la fabrication de pièces de géométrie complexe (tournage, fraisage, contournage avec axe C, usinages excentrés avec axe Y, fraisage de surfaces angulaires avec axe B, taillage d'engrenages, traitements thermiques au laser, rectification, contrôle de qualité, etc...). " Il s'agit d'une machine de haute précision et très polyvalente ", affirme le chercheur.

    Cet équipement sera exploité dans les activités d'enseignement, dans différents projets de recherche (prototypage de nouveaux produits, analyse métrologique des produits et des procédés, l'amélioration des performances des systèmes de fabrication et autre). La machine sera également disponible pour les entreprises intéressées à ce type de technologie.

    MB

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    Galerie de l'UQAR
    Exposition des Peintres du lundi

    Un village en hiver, de Violette

    Les peintres du lundi " tiendront une exposition de peinture à la Galerie de l'UQAR du 24 octobre au 6 novembre 2004. Le vernissage aura lieu le jeudi 28 octobre à 19h.

    Cette exposition, qui a pour thème " Les couleurs de l'amitié ", regroupe des éléments variés qui sont les reflets des goûts et des intérêts de onze peintres qui donnent libre cours à leur inspiration. Parmi les tableaux présentés, vous retrouverez des paysages de la région ou d'ailleurs, des marines ainsi que des portraits. Cette année, quelques membres du groupe ont exploité l'aquarelle.

    Les Peintres du lundi regroupent des personnes retraitées qui se rencontrent chaque semaine aux " Ateliers Saint-Louis " pour donner libre cours à leur art et partager leurs expériences. Les membres du groupe sont Isabelle Auclair, Pierrette R. Beaulieu, Hermane Delage, Gemma C. Desrosiers, Thérèse Dufour, Graziella Hudon, Hélène Lambert, Gilbert Lebel, Améline Proulx et Louise Roy.

    Les peintres du lundi vous invitent cordialement à venir échanger avec eux et découvrir leur passion de peindre.

    Hermane Delage, (418) 724-9715

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    Calendrier

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