
Les présidents de Conseil d’administration ainsi que les recteurs des cinq constituantes de l’Université du Québec situées en région - l’Université du Québec à Trois-Rivières, à Chicoutimi, à Rimouski, à Hull et en Abitibi-Témiscamingue ont rencontré hier les caucus regroupés de chacune des régions concernées.
Cette rencontre avait pour objectif de sensibiliser les députés qui les représentent à l’Assemblée nationale sur la crise financière dramatique que vivent présentement les universités situées en région. Pour les présidents et recteurs, il en va de la survie de ces établissements si le gouvernement actuel n’intervient pas rapidement pour corriger cette situation.
Au 31 mai prochain, leur déficit consolidé et accumulé dépassera les 40 millions, dont 25 millions pour le présent exercice. Ces 40 millions représentent 23 % de leurs budgets d’opération. Ces Universités sont nées au cours des trente dernières années de la volonté de l’État québécois de rendre accessibles l’enseignement et la recherche universitaires de haut niveau sur l’ensemble du territoire québécois : une mission, donc, d’excellence, d’accessibilité et de développement régional. Ceux qui ont bâti ce réseau avaient bien compris la place et le rôle que l’université allait tenir dans une économie du savoir et, partant, la nécessité de la rendre accessible au plus grand nombre.
Chacune de ces universités s’est construite à l’image de sa région respective, motivée par le désir de s’insérer dans la dynamique de son milieu, alimentée par ses besoins et fière d’apporter la force d’un savoir de haut niveau dans son développement tout en ayant eu le défi d’offrir une programmation diversifiée. Elles ont su également développer leur programmation d’enseignement et de recherche en répondant aux besoins régionaux dans des créneaux d’expertise pour constituer, dans plusieurs cas, des pôles d’excellence sur le plan national et international. Que ce soit dans des domaines aussi variés que les études québécoises, les populations, les sciences de la mer, le givrage, la santé, la santé mentale, les ressources minérales, l’hydrogène, la gestion de projet, la gestion des PME, les sciences du développement régional, la forêt boréale, les pâtes et papiers, l’aluminium, les sciences de l’éducation, les sciences de l’information, la réadaptation, et bien d’autres encore, ces cinq universités apportent une contribution importante et originale à l’évolution du Québec ainsi qu’à l’évolution des connaissances scientifiques.
Les présidents et recteurs tiennent à rappeler que leurs universités permettent à une population de près de 1,5 million de québécoises et de québécois de trouver des services universitaires de haut niveau dans leur proximité géographique. Que plus de 28 000 étudiants y sont inscrits, et nos professeurs ont généré l’année dernière plus de 31 millions de dollars en recherche. Depuis notre création relativement récente, nous avons déjà diplômé au-delà de 135 000 personnes. Mais, au-delà des diplômes, notre présence permet à des acteurs du développement régional de se former “ chez eux ” et de devenir ainsi des agents de changement et des promoteurs du développement social, économique et culturel de leur région.
C’est l’Assemblée nationale qui a défini le mandat de nos universités, sises en région. Il leur a donné une mission importante, celle de contribuer au développement régional. Il nous a également confié la responsabilité de les administrer et d’assurer le déploiement et la réalisation de leur mission. Nous sommes tous des inconditionnels du développement régional et nous avons mis toutes nos énergies au cours des dernières années à maintenir les services de nos établissements malgré la décroissance continue du financement. Nonobstant tout ce qui a été réalisé en termes d’économies, de coupures, de rationalisations, d’implication de tous nos partenaires régionaux, la structure financière de ces universités est à la veille de s’écrouler. Ce projet de société hautement stratégique et de très haute qualité pour le développement de nos régions est en grand danger.
Dans cette situation, si le Gouvernement du Québec, par l’entremise du ministère de l’Éducation, n’injecte pas les argents neufs requis dans les bases de financement de ces établissements dès l’année prochaine, il est difficile de voir comment leurs opérations pourront être maintenues. Nous sommes donc très clairement au seuil d’une impasse qui mettra fin à tout un pan du développement régional et qui aura sans doute des implications irréversibles pour l’avenir de la société québécoise.
À titre d’administrateurs responsables, nous ne voyons pas comment nous pourrions recommander à nos conseils d’administration d’accepter des budgets à nouveau déficitaires. Les présidents et recteurs de ces établissements ont d’ailleurs évalué à quelque 60 millions les montants nécessaires pour uniquement ramener les universités situées en région à un niveau de financement équilibré et tenant compte de l’ajout de ressources humaines, principalement de professeurs. Ces montants qui ont déjà été transmis au ministre de l’Éducation en septembre dernier ne tiennent pas compte des développements futurs de ces établissements.
Il devient donc impératif et urgent que les élus qui nous représentent à l’Assemblée nationale fassent les démarches nécessaires afin de s’assurer que les universités situées en région obtiennent les moyens nécessaires pour remplir le rôle important qu’elles jouent dans leurs régions et de la société québécoise. Pour les présidents et recteurs, il n’est aucunement question de diminuer ou d’affaiblir leurs universités car il en va de la survie du développement des régions du Québec.
À Rimouski tout comme ailleurs au Québec, les universités situées en région ne voient pas de lumière au bout du tunnel. Si rien ne change, elles n’arriveront plus à remplir la mission d’enseignement et de recherche que le gouvernement du Québec leur a confiée, depuis la fin des années 1960.
Les recteurs et les présidents des constituantes de l’Université du Québec situées en régions (Hull, Abitibi, Trois-Rivières, Chicoutimi et Rimouski) ont rencontré, le jeudi 2 mars, les députés de l’Assemblée nationale pour leur faire part de la gravité de la crise financière à laquelle elles sont confrontées. Il s’agit de la crise " la plus dramatique de leur existence ", précise un communiqué commun.
À Rimouski, le vendredi 3 mars, le président du Conseil d’administration de l’UQAR, Me Marc Doucet, et le recteur de l’UQAR, M. Pierre Couture, ont fait, devant la presse régionale, le bilan de cette rencontre avec les élus.
Le défi particulier de desservir des populations dispersées sur de vastes territoires est de plus en plus lourd à relever, dans un contexte où les compressions et les rationalisations se succèdent sans répit depuis plusieurs années. Cela fait que les universités des régions sont rendues à bout de souffle financièrement. Tout nouveau développement se fait sur la marge de crédit.
La faillite budgétaire de ces universités ne pourrait mener qu’à une catastrophe pour le Québec, affirment d’un commun accord les dirigeants de cinq universités. Ceux-ci pressent les élus d’injecter de l’argent neuf dans les bases de financement, dès la prochaine année, sinon, déclarent-ils, " il est difficile de voir comment les opérations pourront être maintenues ".
Au 31 mai prochain, le déficit accumulé de l’UQAR atteindra 6,3 millions $, soit 21,7% du produit d’opération. C’est juste un peu moins que le pourcentage général (23%) des cinq établissements concernés, dont le déficit global atteint les 40 millions $.
L’UQAR dessert un vaste territoire de près de 500 000 personnes, de Lévis aux Îles-de-la-Madeleine et de Baie-Comeau à Carleton. À la session d’automne 1999, l’UQAR accueillait près de 4500 étudiants, dont plus de 1950 à temps complet. Près de 2500 étudiants fréquentent le campus de Rimouski et plus de 1100 celui de Lévis. Les autres font leurs études en liaison avec les bureaux régionaux de Rivière-du-Loup, de Baie-Comeau, de Gaspé, de Matane et de Carleton.
Le budget annuel de fonctionnement l’UQAR tourne autour de 33,5 millions $, auquel s’ajoute un budget de plus de 4 millions $ généré par les projets de recherche.
Depuis sa création, l’UQAR a décerné plus de 25
000 diplômes, à tous les cycles d’enseignement.
Deux étudiants de l’UQAR en sciences comptables, Martin Lefrançois, de Matane, et Sébastien Lévesque, de Rivière-du-Loup, sont arrivés respectivement en 3e et en 4e position au Québec (sur 411 candidats) à l’examen " Comptabilité financière 4 " de l’Ordre des CGA, qui s’est déroulé en décembre 1999. Plus encore, les deux étudiants sont arrivés au 7e et au 9e rang sur 2085 candidats, pour l’ensemble du Canada.
Les étudiants de l’UQAR continuent d’obtenir des résultats satisfaisants à ces examens. Pour l’UQAR, le taux de réussite pour les examens de décembre est de 54% alors que le taux pour l’ensemble du Québec atteint 56%.
Voici les noms des autres étudiants de l’UQAR qui ont réussi l’un ou l’autre des examens de l’Ordre des CGA. Sophie Boulay (de Gaspé), Caroline D’Astous (de Rimouski), Martin Lefrançois (de Matane), Gaétan Michaud (de Québec), Sarah Paquet (de Rimouski), Annie Primard (de Rimouski), Steve Rioux (de Saint-Jean-de-Dieu), Sylvain Sénéchal (de Rivière-du-Loup) et Christian Viens (d’Amqui) ont réussi l’examen " Finance 2 ". Chantal Michaud (de Québec) et Anick Roussel (d’Amqui) ont réussi l’examen de " Vérification publique 2 ". Alain Chabot (de Québec) et Jean-Jacques Landry (de Rimouski) ont réussi l’examen " Fiscalité 2 ".
Pour pouvoir porter le titre de CGA, il est nécessaire de réussir les quatre examens de l’Ordre. Soulignons qu’Anick Roussel et Jean-Jacques Landry, ayant réussi leur 4e examen, font donc maintenant partie de ce groupe sélect.
Félicitations à ces étudiants et aussi, aux professeurs
et au personnel de l’UQAR qui les ont accompagnés dans leur démarche.
Deux représentants de haut rang des États-Unis seront sur le campus rimouskois de l’UQAR, le mercredi 15 mars prochain. L’entrée est libre à toutes les personnes intéressées par les questions traitées. Les deux personnalités sont invitées conjointement par la section Histoire du Département des sciences humaines et par le Département d'économie et de gestion.
Mme Lois A. Aroian
D’abord, Mme Lois A. Aroian, consule des États-Unis à
Québec, rencontrera les membres de la communauté universitaire
au local C-410, à 10h30, où elle prononcera une courte conférence
sur la question des Noirs aux États-Unis dans la période
contemporaine.
Mme Aroian détient eu doctorat en histoire de l'Université du Michigan. Elle possède une vaste expérience comme diplomate, ayant représenté son pays en Afrique (Maroc, Mauritanie, Soudan et Kenya) et au Moyen-Orient (Syrie et Liban) en plus d’avoir été conseillère au Département d'État pour l'Amérique latine, les Caraïbes et les îles du Pacifique.
M. David Burnett
Ensuite, toujours le 15 mars, M. David Burnett, conseiller économique
de l'ambassade des États-Unis à Ottawa, donnera une conférence
au local D-315, à 14h. Sa conférence s’intitule : " La position
des États-Unis à l'Organisation mondiale du commerce internationale
".
M. Burnett dirige la Division de la politique commerciale et financière à la section économique de l’ambassade. Il est conseiller du Ministre conseiller aux affaires économiques, M. Robert Smolik. Il détint un baccalauréat en économie de l'Université d'Idaho et une maîtrise de l'Université Stanford. Il a travaillé dans plusieurs capitales mondiales (Paris, Alger, New-Delhi, Tunis, Brazzaville Washington et Guadalajara). Avant de venir à Ottawa, M. Burnett était membre de la Mission américaine pour l'Union européenne.
La 4e édition du Colloque régional sur l'agriculture biologique, qui aura lieu le samedi 25 mars prochain à l'Université du Québec à Rimouski, permettra à toute la population de mieux connaître l'agriculture biologique.
Depuis que les aliments transgéniques font l'actualité ( les OMG ), tout le monde se pose des questions sur la qualité des aliments qu'on trouve sur le marché. On se rend compte de l'importance de s'assurer de manger des aliments sains. Sous le thème " À l'heure du bio ", le colloque donnera l'occasion au grand public de faire le point sur les plus récents développements de l'agriculture biologique, notamment par trois conférences :
Pendant le Mois de la Nutrition (en mars), le Colloque sur l'agriculture
biologique est une activité incontournable pour toutes les personnes
qui désirent faire un choix éclairé en ce qui concerne
leur alimentation.
Le Colloque régional sur l'agriculture biologique se tiendra
le samedi 25 mars, de 13 h à 17 h, à l'UQAR, à l’amphithéâtre
Ernest-Simard (F-215). Les billets, au coût de 8 $, sont en vente
à la coopérative ALINA et seront en vente à l'entrée
le jour du colloque.
Pour renseignements : Christiane Cossette, 727-3561, poste 246.
À quoi servent les sciences régionales? Peut-on vraiment parler de " science " régionale? Faut-il faire allusion aux sciences régionales ou à la science régionale (multi-, inter- ou trans-disciplinaire)? Quels liens existent-ils entre la pratique et la théorie? Que peut faire la (les) science(s) régionale(s) face au problème du développement en Gaspésie?
Les étudiants et les professeurs du doctorat en développement régional organisent une tribune libre pour discuter de ces questions.
L’activité est ouverte à toute la communauté universitaire.
Elle se déroulera à la salle D-305, le jeudi 9 mars,
de 11h45 à 13h. Bienvenue!
Le programme de formation Antidote a des impacts positifs sur le bien-être, l’autonomie et la participation sociale des femmes dans leur milieu. Telle est la conclusion d’une recherche menée par Mme Micheline Bonneau, professeure-chercheure à l’UQAR, à la demande du Centre des Femmes du Témiscouata.
Conçu par la psychopédagogue Nikole DuBois, le programme Antidote, offert dans plusieurs centres de femmes, vise trois objectifs : 1) amener les femmes à prendre conscience des pièges de leur condition de femme et rehausser leur estime d’elle-même; 2) développer leur autonomie; 3) favoriser leur participation sociale. Grâce à une subvention du ministère de la Santé et des Services sociaux, la recherche a pu corroborer scientifiquement les résultats observés sur le terrain. En comparant les comportements de 50 femmes ayant suivi la formation Antidote avec ceux de 30 femmes qui attendent de le suivre, Mme Bonneau a pu analyser l’impact du programme. Les résultats sont probants.
Des résultats positifs
Règle générale, les femmes qui ont suivi le programme
de formation Antidote ont un plus grand sentiment de bien-être psychologique,
sont plus autonomes et plus actives socialement que celles qui se sont
inscrites pour le suivre.
Les femmes qui ont suivi le programme Antidote affirment avoir réussi à se distancer du rôle féminin traditionnel de dévouement aux autres au détriment de soi. Elles disent être moins dominées par les autres et vivre des relations interpersonnelles plus équilibrées. Elles ont plus confiance en elles-mêmes, s’affirment davantage et se sentent plus capables de faire face à leurs problèmes. Elles affirment avoir des compétences de vie supérieures, ce qui améliore la qualité de leur insertion personnelle et sociale. Elles s’accordent plus de plaisir et gardent plus du temps pour elles-mêmes.
Les résultats sont un peu moins éclatants quant on mesure leur sentiment d’avoir le contrôle de leur vie ( mesure appelée le " locus interne "), ce qui reflète malheureusement la condition socio-économique de la majorité d’entre elles. Par contre, selon des critères féministes d’autonomie, plus de la moitié des participantes du programme Antidote affichent des scores d’autonomie élevés ou très élevés, alors que c’est l’inverse chez celles qui n’ont pas suivi le programme.
Une proportion assez importante des participantes du programme Antidote sont relativement peu actives socialement, mais leur participation sociale est quand même supérieure à celle des non-participantes et elles sont plus sélectives dans leur choix au lieu de se laisser imposer des activités qui ne leur conviennent pas. Leurs relations sociales et leurs liens avec leur entourage sont plus solides et elles se sentent deux fois moins seules que celles qui n’ont pas suivi le programme.
Bien entendu, le programme Antidote ne peut changer la vie des femmes du tout au tout. On note, par exemple, que le sentiment de détresse des participantes reste élevé. Ce qui est somme toute " normal " puisque ces femmes vivent majoritairement dans des conditions socio-économiques très difficiles. Malgré cela, le programme Antidote a fait chuter de 20 % le pourcentage de femmes ressentant un taux élevé de détresse psychologique. De surcroît, le sentiment de bien-être psychologique ( une mesure composite de l’estime de soi, du sentiment de contrôle sur sa vie, de la sociabilité et du bonheur ) est beaucoup plus élevé chez les femmes qui ont suivi le programme. Il est même supérieur à celui de la population québécoise en général.
Portrait socio-économique des femmes interviewées pour
les fins de la recherche
Les 50 femmes qui ont suivi le programme Antidote et qui ont été
interviewées pour la recherche sont majoritairement des mères
de famille nombreuses, âgées de 35 à 55 ans, ayant
une scolarité de niveau secondaire. Les trois quarts d’entre elles
ont un revenu personnel inférieur à 15 000 $ ( environ la
moitié travaillent ) et la moitié ont un revenu familial
inférieur à 20 000 $.
Le rayonnement d’Antidote
Né au Témiscouata, il y a environ dix ans, le programme
de formation Antidote comporte désormais deux volets, Antidote I
et Antidote II. Offert dans presque tous les centres de femmes du Bas-Saint-Laurent,
il est de plus en plus connu et apprécié dans plusieurs autres
centres de femmes un peu partout au Québec. L’école de formation
Antidote Monde forme des animatrices pour tous les centres de femmes qui
veulent l’offrir au Québec. Il est même question que des animatrices
viennent de France et du Portugal pour suivre cette formation dans le Bas-Saint-Laurent.
Le rapport complet de la recherche ou un résumé des points saillants peuvent être obtenus sur demande au Centre des Femmes du Témiscouata. Pour plus d’informations sur le programme Antidote : Mme Nikole DuBois, Centre des femmes du Témiscouata, (418) 854-2399 Sur la recherche : Mme Micheline Bonneau, UQAR, (418) 723-1986, poste 1620.
M. Jonathan Moreau a été nommé pour siéger à l’Assemblée des gouverneurs de l’Université du Québec, en tant que représentant des étudiantes et des étudiants. Jonathan étudie en enseignement secondaire à l’UQAR et il est membre du Conseil d’administration de l’AGEUQAR. Il remercie tous les étudiants qui lui ont donné leur appui.
L’Assemblée des gouverneurs se veut le Conseil d’administration de l’ensemble des dix constituantes du réseau de l’Université du Québec. Deux sièges sont réservés aux étudiants. L’autre étudiant élu est de l’UQAM.
L’artiste Odette Levesque s’est lancée dans une recherche-action sur la contribution des deux hémisphères du cerveau à la création artistique, par le truchement de la peinture. À la Galerie de l’UQAR, du 13 au 25 mars, elle nous présente ses œuvres les plus récentes, fruit de cette réflexion.
D’un côté, une partie de notre cerveau serait rationnelle, logique, méthodique : c’est le siège du langage et du raisonnement. L’autre partie du cerveau serait rêveuse, imaginative, innovatrice : c’est le royaume des formes générales, de la perception, de l’intuition. Chacun de nous serait un amalgame de ces deux sources d’énergie en activité. Parfois, l’un des deux hémisphères prend plus de place que l’autre. D’autres fois, les deux peuvent s’accorder, se disputer, interagir, se répondre mutuellement… Comme des jumeaux!
Pour présenter ses travaux récents, dans lesquels l’abstraction prend une place de choix, Odette Levesque fait usage de techniques mixtes : encre de Chine, pastels, émail à vitrail, cire fondue, peinture à l’huile, vernis, etc. Sa démarche personnelle, bien expliquée à l’entrée de la Galerie, donne des moyens de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau à travers les phénomènes complexes que l’on retrouve en arts plastiques.
Depuis toujours, Odette Levesque est familière avec le dessin, la peinture et la sculpture. Le métier de technicienne en arts plastiques, qu’elle pratique depuis 23 ans à l’UQAR, lui aura permis de faire maintes recherches et… des découvertes toujours étonnantes.
L’exposition " Recherche sur le cerveau gauche et le cerveau droit par la peinture " regroupe une vingtaine d’œuvres. On peut les voir, du 13 au 25 mars, à la Galerie de l’UQAR. La Galerie est ouverte tous les jours, de 9h à 21h. Le vernissage se fera le lundi 13 mars, de 17h à 20h. Bienvenue!