
Professeur de biologie à l'UQAR, M. Luc Sirois sera le titulaire de la Chaire universitaire en recherches forestières, qui a été accordée grâce à une entente spécifique entre le gouvernement du Québec et le CRCD. Le créneau d'action de cette chaire porte sur " le développement durable des écosystèmes dans la forêt habitée ".
La Chaire en recherches forestières a été présentée officiellement à Rimouski, le lundi 10 décembre 2001, par le ministre des Ressources naturelles, M. Jacques Brassard, en présence du recteur de l'UQAR M. Pierre Couture, de la présidente du Conseil régional de concertation et de développement (CRCD) Mme Ginette Saint-Amand, du titulaire de la Chaire M. Luc Sirois, de la députée de Rimouski Mme Solange Charest, et du président de l'Agence régionale de mise en valeur des forêts privées du BSL M. Jean Nazair.
M. Luc Sirois enseigne à l'UQAR depuis 1989. En plus de donner des cours en biologie végétale et en écologie des habitats fauniques, il a mis sur pied un programme de recherche fondamentale axé principalement sur le fonctionnement des forêts boréales et subarctiques.
" J'ai surtout travaillé dans la recherche fondamentale, explique le chercheur, mais cette Chaire est une belle occasion de développer un créneau de recherche appliquée à des questions de foresterie. Le défi sera de créer un maillage entre l'UQAR et tous les intervenants concernés du milieu forestier régional. C'est un projet d'équipe et plusieurs collègues sont déjà mis à contribution. "
Luc Sirois a obtenu un baccalauréat en biologie de l'UQAR en 1980, avant de poursuivre à la maîtrise et au doctorat à l'Université Laval, en écologie forestière et en biologie végétale. Ensuite, en 1989, il a effectué des études post-doctorales en sciences de l'environnement à l'Université de Virginie, aux États-Unis.
Comme chercheur, Luc Sirois a obtenu d'importantes subventions. En 12 ans à l'UQAR, il a bénéficié, seul ou en collaboration, de plus de 1,7 millions $ en subventions de recherche. Ses travaux portent sur les perturbations forestières, sur la régénération après-feu des forêts boréales et subarctiques, sur l'effet des changements climatiques sur la maturation des graines d'arbres, sur l'évaluation du potentiel faunique, sur l'habitat du caribou en Gaspésie, etc.
Chaire universitaire
La nouvelle entente spécifique entre le Gouvernement du Québec et le CRCD du Bas-Saint-Laurent (Conseil régional de concertation et de développement) prévoit investir 73 M $ sur cinq ans, avec les objectifs suivants : diversifier l'industrie forestière régionale et contrer les effets de la baisse des volumes forestiers disponibles. Dans le cadre de cette entente, une somme de 470 000 $ est accordée à la création à l'UQAR d'une Chaire universitaire en recherches forestières.
La Chaire s'appuiera sur l'expertise de l'UQAR en matière de gestion des habitats fauniques, de développement régional et de socio-économie des communautés rurales.
Le professeur Luc Sirois affirme que les expertises de l'UQAR en matière de ressources forestières, fauniques et aquatiques de même qu'en développement régional seront mises à contribution dans le développement de cette Chaire. La Forêt Modèle du Bas-Saint-Laurent, dont les bureaux sont à même le campus de l'UQAR, sera également un partenaire privilégié de la Chaire en raison de son expertise dans le développement de nouvelles modalités d'intervention dans la forêt habitée.
Selon M. Sirois, le déploiement parallèle de cette Chaire de recherche et de l'Observatoire en foresterie (qui dressera le portrait de la situation forestière régionale) permettra de consolider les relations entre les utilisateurs de l'ensemble des ressources forestières et le milieu universitaire. " Les connaissances qui émergeront de nos travaux devront nécessairement être reliées aux besoins du milieu forestier et favoriser une utilisation durable de toutes les ressources du milieu. "
Plusieurs ministères et partenaires apportent une contribution à l'entente. Le CRCD se voit confier la responsabilité de sensibiliser les intervenants régionaux aux diverses mesures de l'entente et d'assurer la concertation dans la mise en uvre. Selon la présidente du CRCD, Mme Ginette Saint-Amand, " cette entente donne au BSL des leviers d'intervention en forêt pour les cinq prochaines années ".
La Chaire de recherche du Canada en développement rural, dont le titulaire est le professeur Bruno Jean, annonce l'attribution d'un important soutien financier, totalisant 35 000 $, à six étudiantes et étudiants des programmes de maîtrise et de doctorat en développement régional de l'UQAR. Les travaux de mémoire et de thèses de ces universitaires contribueront à réaliser la mission et les objectifs de cette nouvelle chaire de recherche dédiée au développement de la ruralité. Ces bourses seront renouvelables, en tenant compte d'une évaluation positive après la première année.
Selon le professeur Jean, la mission de la Chaire est de " favoriser la recherche sur les questions relatives à la ruralité, dans une double perspective d'avancement des connaissances et de soutien aux initiatives de développement des communautés ". Par leur soutien financier, ces bourses contribueront ainsi à développer de nouvelles capacités de recherche sur les problématiques de développement des collectivités rurales, tant au Québec, au Canada que dans d'autres pays. Elles aideront aussi à former une nouvelle génération de chercheurs et d'intervenants en développement rural capables d'accompagner les efforts de développement de la ruralité.
Le recteur de l'UQAR, Pierre Couture, affirme que tout le monde sort gagnant dans ce programme de bourses d'études. " C'est d'abord un encouragement pour les étudiants, mais aussi une stimulation importante pour l'UQAR, qui devient un pôle important en développement rural dans toute la Francophonie, et aussi pour les milieux ruraux, qui bénéficieront des retombées de ces recherches. " Cette année, parmi les six boursiers, trois sont Québécois, deux sont Africains et une est Française.
En partenariat avec la Fondation de l'UQAR et le secteur privé, la Chaire espère, dans un proche avenir, augmenter l'enveloppe annuelle pour ce programme de bourses. " Cela permettra de consolider l'UQAR comme un pôle d'excellence en études régionales et rurales, non seulement au pays mais dans toute la francophonie. ", constate M. Jean.
Signalons aussi que la Chaire de recherche a remis à la bibliothèque de l'UQAR une somme de 5000 $ pour l'acquisition de documents sur les questions de développement rural. M. Claude Durocher, représentant de la bibliothèque, a accepté avec plaisir cette initiative de M. Jean et souhaite que ce geste ait un effet d'entraînement pour les autres chaires de recherche en développement à l'UQAR.
Description des projets de recherche
La fragilité des petites localités rurales au Québec
La thèse de Majella SIMARD apportera un nouvel éclairage sur les problèmes des petites localités rurales (500 habitants et moins) du Québec et, en particulier, du Bas-Saint-Laurent, aux plans de la démographie, des occupations, des revenus et de l'offre de services. Son approche méthodologique se situe à trois niveaux : une analyse factorielle, une enquête sur le terrain auprès des principaux acteurs de développement local et une enquête téléphonique qui met l'accent sur les difficultés vécues par les résidents de ces milieux fragiles. Dans cette thèse, qui sera déposée bientôt, l'auteur pose les jalons pour l'élaboration d'une politique de développement orientée vers la correction des facteurs structurels qui affectent ce segment de l'espace rural québécois. Cette politique constitue la prémisse d'un modèle de développement plus humain.
Restructuration des milieux ruraux
La recherche d'Augustin ÉPENDA porte sur l'analyse des dynamiques socio-démographiques et socio-économiques des milieux ruraux québécois en restructuration. Un état des lieux sera fait sur les grandes tendances et sur les dynamiques démographiques, socio-économiques, géographiques, politiques, etc. La démarche permettra de concevoir de nouveaux indices aptes à mesurer les différences entre diverses réalités rurales. Cette hétérogénéité sera aussi mesurée entre les grandes régions administratives et à l'intérieur même de chacune des régions. À partir de ce diagnostic, on dégagera une nouvelle typologie de la ruralité québécoise. On verra alors s'il existe ou non des couloirs de la ruralité (isoruralité) au Québec. Sur cette base, on esquissera une prospective des mutations de la ruralité, utile pour adapter les politiques existantes ou pour élaborer de nouvelles politiques en faveur des milieux ruraux.
Le développement approprié des communautés rurales
Partout dans le monde, les territoires ruraux font face à plusieurs défis de développement qui relèvent des aspects démographiques, économiques, sociaux, culturels, institutionnels et environnementaux. Dès lors, comment concilier ces différentes dimensions? Comment favoriser l'entrepreneurship local, soutenir les collectivités, revitaliser les économies? En première année du programme de doctorat en développement régional, Tchabagnan AYEVA s'intéresse à la question du développement durable des communautés rurales. Dans cette perspective, il veut établir un bilan des " expériences gagnantes " de développement local réalisées tant au Québec qu'ailleurs. Il analysera les conditions qui expliquent ces succès et les stratégies qui furent adaptées. Sa recherche pourra servir de cadre de référence pour les collectivités en quête d'un dynamisme socio-économique et d'un développement harmonieux.
Le défi de la transmission des entreprises agricoles familiales
Des mouvements de fond ont considérablement changé l'agriculture... et le portrait de nos campagnes. Les fermes qui ne réussissent pas à s'adapter sont appelées à disparaître. D'autres, qui ont traversé ces multiples changements, deviennent difficiles à transmettre à l'intérieur de la famille. Différents facteurs rendent difficile l'établissement d'une relève agricole familiale en même temps qu'ils limitent la capacité des parents d'assurer le transfert de la ferme. Comment les parents et la relève arbitrent-ils leurs décisions entre les logiques entrepreneuriale et patrimoniale dans le cadre du transfert de la ferme familiale? Mario HANDFIELD tentera d'apporter un éclairage. Sa recherche porte sur les familles agricoles du Bas-Saint-Laurent qui n'ont pas réussi ce passage intergénérationnel. Elle cernera les causes de cet insuccès et étudiera les enjeux et intérêts qui conditionnent les choix des acteurs en cause.
L'insularité et le développement rural durable
Dans la diversité des sociétés rurales du Québec, les communautés insulaires constituent un cas d'espèce. Ces communautés oscillent entre tradition et modernité, ouverture et fermeture, ici et ailleurs, exploitation et conservation... Confrontées depuis longtemps aux limites des ressources naturelles et à l'exiguïté de leur territoire, les îles présentent des évolutions sociales, économiques et écologiques en dents de scie. Tantôt elles apparaissent en retard, tantôt à l'avant-garde, par rapport au développement régional ou national. Elles sont une sorte de loupe grossissante de la complexité. À l'heure de l'impératif du développement durable, Hélène CHEVRIER cherchera à savoir, à partir du cas des Îles-de-la-Madeleine, si le phénomène de l'insularité peut contribuer à élargir la connaissance des dynamiques rurales. Elle souhaite suggérer des stratégies de développement viable, où biodiversité et diversité humaine se conjuguent.
Le rôle des coopératives agricoles dans le développement régional
Dans le contexte actuel de mondialisation, on s'interroge sur le rôle des coopératives agricoles dans le développement régional. Dans un environnement de libéralisation, les coopératives agricoles ont-elles le pouvoir et le devoir de se différencier des entreprises privées? Cette recherche permettra de se questionner sur l'objectif des coopératives agricoles : agissent-elles en suivant les principes coopératifs fondamentaux ou en s'assimilant à des entreprises privées à la recherche du profit maximal? Devient-on coopérateur comme on pourrait être simple client d'une entreprise non coopérative ? Règne-t-il un réel esprit coopératif chez les producteurs agricoles? Grâce à des études de cas dans le Bas Saint-Laurent et dans l'Ouest de la France, les enquêtes permettront à Manuella DANIEL, de revoir cette problématique des relations entre coopération agricole et développement des régions.
Quatre étudiants de l'UQAR inscrits au programme de baccalauréat en génie ont mis au point un robot électromécanique, dans le cadre d'un cours donné par le professeur Amadou Doudou Diop, durant l'automne 2001. Le robot n'a pas encore de nom définitif. Pour le moment, on l'appelle : SYSMER, pour " système mécanique électrique robotisé ".
Voici le nom des quatre étudiants concernés : Louis Saint-Laurent (originaire de Lac-au-Saumon), Stéphane Béland (de Les Hauteurs), Carl Dumais (de Rimouski) et François Gagnon (de Notre-Dame-du-Portage).
Le robot a un poids de 76 livres, des dimensions de 45 pouces par 17, et une hauteur entre 18 et 28 pouces, selon que ses quatre bras sont en position regroupée ou en extension. Grâce à différents appuis financiers et à beaucoup de débrouillardise, les étudiants ont mis au point ce robot en déboursant 2570 $ pour la partie mécanique et 800 $ pour la partie électrique. Muni d'un contrôleur à distance, le robot peut avancer, reculer, tourner à gauche ou à droite, accélérer, freiner, monter une pente et contourner un obstacle.
Le robot en est toujours dans sa première phase. Au cours des prochaines années, les étudiants en génie seront invités à perfectionner encore ce robot, en lui donnant d'autres avantages que peuvent fournir les technologies modernes, notamment des bras articulés. Il pourra même éventuellement garder en mémoire un tracé afin de le parcourir à nouveau automatiquement, etc.
Les commanditaires de ce robot sont : CSDT-PME, AMH, la Coop de l'UQAR, la SNEQ, le Département de génie, l'AGEUQAR, la SADC-Neigette, le CFA et le Syndicat des professeurs de l'UQAR.
À compter de l'an 2002, les étudiants ont l'intention de faire circuler le robot dans les écoles de la région.
Grâce à la générosité de la compagnie d'assurances Clarica et à la collaboration de plusieurs de ses conseillers, la Fondation de l'UQAR a pu remettre, le 6 décembre dernier, onze bourses d'excellence d'une valeur de 1000 $ chacune.
Voici les étudiants et étudiantes de l'UQAR qui ont obtenu une bourse. Marie-Joële Bélanger, enseignement secondaire (Cégep de Rimouski); Bernard Bérubé, études littéraires (Cégep de Matane); Julie Bérubé, préscolaire-primaire (Cégep de Rimouski); Jonathan Bérubé, administration (Cégep de Rimouski); David Gagnon, chimie (Cégep de Rimouski); Isabelle Guerrette, enseignement secondaire (Cégep de Rimouski); Isabelle Lavoie, enseignement secondaire (Cégep de Rimouski); Isabelle Montminy, enseignement en adaptation scolaire (Cégep de La Pocatière); David Pelletier, biologie-géographie (Cégep de Rimouski); Andrée-Chantale Proulx, communication (relations humaines) (Cégep F.-X.-Garneau) et Louis Saint-Laurent, génie (Cégep de Rimouski).
Le 13 décembre dernier, on a souligné les 25 ans de services de 13 employés de l'Université. Les personnes qui ont atteint 25 ans de service sont : M. Gilles Brien, du Département des sciences humaines; M. Ghislain Canuel, de l'ISMER; Mme Pauline Côté, du Département des sciences de l'éducation; Mme Madeleine Dubé, du Service des ressources humaines; Mme Suzanne Fortin, du Service des Terrains et bâtiments; Mme Lise Gauvin, du Service des ressources humaines; M. Arthur Gélinas, du Département des sciences de l'éducation; Mme Berthe Lambert, du Département d'économie et gestion; M. Jean Larrivée, du GRIDEQ; Mme Linda Maltais, du Décanat des études de 1er cycle; Mme Lorraine Michaud, du Département des sciences de l'éducation; M. Denis Rajotte, du Décanat des études de 1er cycle; et M. Renaud Thibeault, du Décanat des études avancées et de la recherche.
C'est devenu une tradition annuelle. À l'occasion du rendez-vous du personnel de l'UQAR, juste avant le temps des Fêtes, le Prix Reconnaissance est accordé à une employée ou à un employé de l'Université.
Le 13 décembre dernier, à l'Atrium, le recteur de l'UQAR Pierre Couture et vice-recteur aux ressources humaines Louis Gosselin ont remis le prix Reconnaissance à Mme Maria Rouleau-Bélanger.
Les critères de sélection pour ce prix indiquent qu'il faut identifier une personne qui a démontré dans l'accomplissement de son travail un degré élevé de compétences professionnelles, un grand sens des responsabilités, tout en maintenant des relations de qualité avec les membres de la communauté universitaire.
La personne choisie cette année est à l'emploi de l'UQAR depuis près de 30 ans, et tout au long de ces années de travail, elle a fait preuve d'une disponibilité et d'un engagement hors du commun.
À l'UQAR, elle a occupé principalement des postes de technicienne. Elle a démontré sa capacité à assumer l'ensemble des fonctions qui lui étaient dévolues en maintenant un travail de qualité irréprochable, une autonomie de fonctionnement, un jugement solide et un empressement à répondre aux besoins des autres. Elle sait aussi trouver les façons de faire pour rendre son travail, et celui de ceux qui l'entourent, le plus efficace et le plus agréable possible.
Au delà de ses fonctions de technicienne, elle a souvent eu l'occasion de démontrer sa capacité à assumer des responsabilités de niveau professionnel en étant affectée à certains postes lors d'absences des titulaires. À chaque occasion, les résultats obtenus dépassaient les attentes. Elle fait preuve d'une capacité d'analyse et de compréhension des situations qui la servent magnifiquement bien en ces occasions.
Les relations des employés du Service des finances avec les autres membres de la communauté universitaire sont souvent liées au respect des procédures et politiques institutionnelles. Malgré la difficulté d'intervention que certaines situations peuvent impliquer, Maria sait maintenir des relations harmonieuses teintées du respect des autres, d'équité et de clarté. Elle a toujours démontré un haut niveau d'engagement et de loyauté envers l'institution.
Pas moins de 16 membres du personnel de l'UQAR ont pris leur retraite au cours de l'année 2001. Voici leurs noms : Pierre Bélanger, Lionel Brisson, Jean DesRosiers, Maurice d'Amboise, Monique Dumais, Gaston Dumont, Pierre Fortin, Simone Fortin, André Gagné, Guy Giroux, Raynald Horth, Bernard Larocque, Michel Légaré, Rita Lepage, Ghislain Marmen et Nicole Thivierge.
Un dossier-souvenir a été préparé sur eux, avec textes et photos, dans la version d'UQAR-Info sur papier journal. Il est possible d'en avoir un exemplaire en faisant une demande au Service des communications de l'UQAR, auprès de Mario Bélanger, 723-1986 poste 1426 ou [mario_belanger@uqar.qc.ca].
Maintenant étudiant à l'UQAR, Delphin Ruché a passé 14 mois en Antarctique, sur la base scientifique Dumont D'Urville en Terre Adélie, de décembre 1999 à février 2001. Recruté par le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS-France), son travail consistait à étudier les oiseaux et les phoques de l'archipel Pointe Géologie, chapelet d'îles égrenées au bord du continent. " Notre mission hivernale, la cinquantième du nom, s'est déroulée au sein d'un petit groupe de 24 personnes, scientifiques et techniciens, isolé du reste du monde par une banquise de 300 kilomètres, dans des conditions extrêmes. " Ah les joies de la promiscuité!
Durant le court été antarctique, des milliers d'oiseaux marins viennent se reproduire en hâte sur les rochers émergés de l'archipel : Pétrel des neiges, Pétrel géant, Pétrel de Wilson, Skua antarctique, Damier du Cap, Fulmar antarctique et Manchot Adélie. Puis, sans prévenir, la vie déserte les lieux, le jour sans fin laisse la place à la nuit permanente, les aurores australes illuminent la croix du Sud, les Manchots empereurs choisissent l'hiver polaire pour venir se reproduire sur la banquise. Les phoques entretiennent des trous dans la glace, que parfois des baleines épuisées utilisent un temps. Le blizzard, les catabatiques, le vent, le froid et la neige se partagent le temps qui passe, en attendant la débâcle.
Parallèlement, en contrat photographique avec l'Institut Français pour la Recherche et la Technologie Polaires (IFRTP), Delphin a pu profiter de cette expérience pour voler des images au dernier continent et à ses habitants temporaires. " Je propose ici plus de 25 photos en noir et blanc, sur l'univers antarctique. "
Delphin Ruché est étudiant à l'UQAR au diplôme de 2e cycle en gestion de la faune et des habitats. Région d'origine : les Pyrénées (France).
L'exposition est offerte au public à la Galerie de l'UQAR, pour la période du 7 au 26 janvier 2002. Le vernissage aura lieu le mercredi 16 janvier, à 18h.