30e année, numéro 13    Mardi, 9 mars 1999
 
 
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    Place au théâtre
    Ainsi va la mort!

    «Ainsi va la mort!» C’est le titre, un peu étrange, d’un spectacle théâtral que donnera la Troupe en T, les jeudi et vendredi 25 et 26 mars, à l’amphithéâtre Ernest-Simard (F-215) de l’UQAR, dans le cadre des activités de l’UQARNAVAL.

    La Troupe, qui besogne depuis quatre ans, est composée d’une quinzaine d’étudiantes et d’étudiants de l’UQAR, qui s’occupent du spectacle de A à Z. Ils présenteront cette année un collage de quatre extraits de pièces de théâtre, deux écrites par des Québécois et deux par des Français. (Félix Leclerc et Jean-Paul Sartre sont parmi les auteurs…)

    «Le titre peut paraître curieux!», constate Marie-Claude Tremblay, étudiante en littérature et metteure en scène de la Troupe. «Nous avons constaté que les quatre extraits que nous allons présenter tournaient autour de la mort, du deuil, de l’existentialisme. Mais je vous assure que la soirée permettra de partager plusieurs émotions : c’est léger, humoristique, absurde, psychologique, dramatique. Il n’y a rien d’ennuyant et de lugubre, même si ça touche le thème de la mort.» Les quatre extraits seront mis en contexte par un propos d’introduction.

    Entrée : 4 $ général, 3 $ pour les étudiants. Venez voir des talents s’exprimer !
     

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    Nouveau programme offert par l’UQAR
    Maîtrise en ingénierie

    L’UQAR offre, dès septembre prochain, un nouveau programme de maîtrise en ingénierie. Il s’agit en fait d’une extension du programme déjà offert par l’Université du Québec à Chicoutimi. M. Jean-François Méthot, professeur de génie, est le tout premier directeur de ce programme à l’UQAR.

    Le programme se veut multidisciplinaire, de type recherche avec production d’un mémoire. Il vise à former des spécialistes dans le domaine des sciences appliquées. La théorie des systèmes constitue un outil important de ce programme, ce qui permet aux étudiants d’approfondir un champ de spécialisation de leur choix.

    Pour obtenir un diplôme, l’étudiante ou l’étudiant devra obtenir 45 crédits, ce qui comprend deux cours obligatoires (Analyse des systèmes et Modélisation et simulation), trois cours au choix (parmi une quinzaine de cours) et un mémoire de 30 crédits. Ainsi, à l’UQAR, les thèmes de recherche pourront porter sur l’énergie éolienne, la vision numérique, les télécommunications, la modélisation et la simulation des réseaux d’énergie électrique, l’étude et la conception des systèmes mécaniques et électriques, la mécanique des fluides et enfin, la productique.

    Pour être admis, il faut être titulaire d’un baccalauréat (ou l’équivalent) en sciences fondamentales ou en sciences appliquées avec une moyenne de 3,2 sur 4,3, ou bien posséder les connaissances requises, une formation appropriée et une expérience pertinente.

    On peut obtenir plus de renseignements sur le programme en composant : 723-1986 poste 1209.

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    L’UQAR remettra un doctorat honoris causa
    au biologiste Jean-Yves Gautier

    Le mercredi 17 mars prochain, l’Université du Québec, par l’entremise de l’UQAR, remettra un doctorat honoris causa à M. Jean-Yves Gautier, un biologiste français de renom.

    Professeur à l’Université de Rennes I (France), M. Gautier est l’un des maîtres d’œuvre de l’écoéthologie, cette science qui étudie les comportements des espèces animales en tenant compte des conditions de leur environnement.

    Tout au long de sa carrière, ce pédagogue chevronné a développé des méthodes d’enseignement témoignant d’une originalité et d’un sens de l’innovation que l’on retrouve tout autant dans ses activités de recherche. Il s’est souvent investi dans le développement d’équipes, non seulement dans son université d’attache mais aussi dans d’autres milieux, en France comme à l’étranger (notamment au Maroc et à l’UQAR). Il est d’ailleurs l’un de ceux qui, avec les professeurs Jean Ferron et Gaston Desrosiers, de l’UQAR, a le plus contribué au développement d’échanges d’étudiants entre l’Université de Rennes I et l’UQAR.

    Le professeur Gautier a participé activement à la mise en place des programmes en sciences biologiques à l’Université de Rennes I. Son enseignement, aux trois cycles d’études, couvre la biologie (évolution et adaptation des espèces, physiologie comportementale) et la psychologie (neurosciences comportementales, développement des comportements et éthologie comparative).

    Ses recherches ont permis de rapprocher les éthologistes et les écologistes, en définissant ce qui s’appelle aujourd’hui l’approche écoéthologique. Il a publié deux livres qui ont permis de mieux faire connaître cette approche : Écoéthologie (paru en 1978) et Socioécologie : l’animal social et son univers (paru en 1982). Il a aussi encadré 16 diplômes d’études approfondies, 20 thèses de doctorat et quatre doctorats d’État. À quelques mois de sa retraite, il continue d’être très actif.

    Ses talents de visionnaire, de communicateur, d’organisateur et de pédagogue toujours attentif aux questions, incitent l’UQAR à offrir à ce chercheur un doctorat honorifique.

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    Campagne 1999 de la Fondation de l’UQAR
    Faire grandir la connaissance

    La Fondation de l’UQAR a lancé, le jeudi 4 mars, sa Campagne de financement 1999, sous la présidence de Mme Marie-Josée Santerre, de la Banque Nationale, une diplômée de l’UQAR en administration. «Notre objectif pour cette cinquième campagne annuelle est de 250 000 $», a expliqué Mme Santerre. Les sommes recueillies l’an dernier ont dépassé les 229 500 $.

    Profitant du mouvement de solidarité et d’appartenance à l’UQAR, mouvement qui s’est manifesté en regard du changement de nom, le président de la Fondation, Me André Casgrain, a invité les leaders du milieu régional à appuyer concrètement leur Université par le biais de la campagne de financement de la Fondation. Pour sa part, le recteur de l’UQAR, M. Pierre Couture, a souligné l’importance que revêt l’aide financière de la Fondation. Celle-ci demeure un outil stratégique de développement aussi bien pour soutenir la recherche permettant d’obtenir des impacts économiques éventuels pour la région que pour raffermir le recrutement et la qualité de la formation de nos étudiantes et de nos étudiants.

    Avec les dons recueillis, la Fondation de l'UQAR s'engage à «faire grandir la connaissance». Un investissement qui rapportera de précieux fruits dans notre milieu. Des comités de sollicitation sont en action pour solliciter des fonds principalement  auprès des entreprises et organismes du milieu (Bas-Saint-Laurent, Gaspésie, Îles-de-la-Madeleine, Côte-Nord), auprès des diplômés de l’UQAR et auprès du personnel de l’Université.

    L’an dernier, les sommes versées par la Fondation de l'UQAR ont été réparties ainsi: Les bourses d'excellence: 147 500 $ ; les Bourses Estelle-Laberge :  4000 $ ; la recherche:  75 000 $ ; enfin, l'équipement scientifique et informatique et le développement de la bibliothèque : 11 000 $.  Au total, la Fondation a distribué 241 300 $. Pour plus de renseignements sur la Fondation de l'UQAR, composez: (418) 724-1418.

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    UQARNAVAL
    Du 24 au 31 mars 1999
    Programme préliminaire

    Mercredi 24 :
    Journée multiculturelle, de 11h à 19h, à l’atrium. Kiosques des continents.
    Spécial midi, menu du Brésil et de l’Argentine, à la cafétéria.
    Souper des nations, de 18h à 20h, à la cafétéria.
    Disco-spectacle : danses thématiques, tam-tam, etc., de 20h à 01h, au Baromètre.

    Jeudi 25 :
    Midi-musical, de 12h15 à 13h15, avec David Lizotte et Vincent Poirier.
    Spécial midi, menu de l’Europe (France, Belgique, Allemagne et Suisse), à la cafétéria.
    Le Bistro français, 5 à 7, à l’Auriculaire.
    Ainsi va la mort!, soirée de théâtre avec la Troupe en T, au F-215 à 20h.
    Soirée de financement, au Baromètre, de 21h à 01h. (A.E.Sc.)
     
     Vendredi 26 :
    Ainsi va la mort!, soirée de théâtre avec la Troupe en T, au F-215 à 20h.

    Dimanche 28 :
    Cinéma québécois, au Baromètre, avec les films Elvis Gratton, à 16h, L’homme idéal, à 18h, et Les Boys I, à 20h.

    Lundi 29 :
    Journée internationale, à l’atrium, de 9h à 16h. Kiosques des organismes internationaux.
    Spécial midi, menu des pays africains, à la cafétéria.
    Conférence : Julie Roy parle de Madagascar, de 12h à 13h, au F-203.
    Défi-intermodulaire : activités culturelles et sportives, à 12h.
    Match d’improvisation : au Baromètre.
     
     Mardi 30 :
    Journée tourisme et plein-air, de 9h à 16h, à l’atrium. Kiosques d’information.
    Spécial casse-croûte : déjeuner québécois, de 7h30 à 10h30.
    Spécial midi, menu canadien, à la cafétéria.
    Conférence : L’Ouest canadien, local F-203.
    UQAR en Art, de 21h à 01h, au Baromètre.
    Défi-intermodulaire : suite.
     
     Mercredi 31 :
    Spécial midi, menu des États-Unis, à la cafétéria.
    Défi-intermodulaire : suite et finale.
    Remise des médailles, au Baromètre, 4 à 6.
    Party de fermeture, avec le groupe Sage. Au Casse-croûte et à l’atrium, de 21h à 1h. (AGE et SAE)

    Coordonnateur : Jacques Lavoie, responsable des activités communautaires.

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    Colloque virtuel 1999
    Les NTIC et la formation continue au Canada

    Du 10 au 12 mars, l’UQAR est au cœur d’une activité très spéciale : un colloque virtuel qui portera sur les Nouvelles technologies de l’information et des communications en rapport avec la formation continue à travers le Canada.

    Six villes seront ainsi réunies pour réfléchir à ces questions : Edmunston (le Campus d’Edmunston de l’Université de Moncton, N.-B.), Rimouski et Lévis (les deux Campus de l’UQAR), Chicoutimi (l’UQAC), Montréal (l’UQAM) et Sudbury, Ontario (le Collège Boréal). L’événement est tenu grâce à la collaboration du Bureau des technologies d’apprentissage.

    Cinq thèmes seront discutés : les attentes économiques des NTIC; les contraintes et avantages pédagogiques; les modèles de collaboration ou de compétition entre institutions; l’utilisation des NTIC pour la formation à temps partiel et à temps complet; la présence des NTIC dans les régions.

    Spécial étudiants
    Signalons que l’inscription à ce colloque, pour les étudiantes étudiants (de Lévis et de Rimouski), est de seulement 10 $. Il est possible aussi de proposer des communications par affichage.

    L’originalité du colloque tient au fait que les participants ne seront pas réunis dans un seul et même endroit. En fait, les communications seront présentées selon les modes suivants : affichage sur site Internet, présentation en temps réel (sur site Internet) ou présentation par vidéoconférence.

    À l’UQAR, M. Bernard Demers, doyen des études de 1er cycle (1541), est l&’;un des responsables de ce colloque. Détails : [colloque_virtuel@uqar.qc.ca].

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    Conférence par vidéocommunication
    Le peuplement de l’Est du Québec

    M. Mario Mimeault, historien et enseignant à la Commission scolaire des Falaises (à Gaspé et à Rivière-au-Renard), donnera une conférence par vidéocommunication, sur le thème suivant : "Histoire du peuplement de l’Est du Québec : à la racine d’une mosaïque culturelle". L’activité se déroulera le mardi 23 mars, à 19h, à la salle de vidéocommunication de l’UQAR (J-460), et en simultané au Cégep de la Gaspésie, à Gaspé (salle 110). La soirée est organisé grâce à une collaboration entre l’UQAR et le Cégep de la Gaspésie. Entrée libre.

    Résumé : L’Est du Québec est un territoire grand comme un pays, ouvert à tous les vents. Ce territoire a vu arriver de toutes parts des gens intéressés à ses espaces et à ses richesses naturelles : des Amérindiens, venus des lointaines prairies de l’Ouest, jusqu’aux Européens, qui, par vagues, ont traversé l’Atlantique. Comment s’est développée cette mosaïque culturelle composée de Micmacs, de Malécites, de Français, de Bretons, de Normands, de Basques, d’Acadiens, d’Anglais, de Jersiais, d’Irlandais et d’Écossais? Comment s’adaptent les nouveaux arrivants, en provenance de Norvège, d’Haïti, du Mexique, de Pologne ou d’Asie? La conférence tentera d’apporter un éclairage.

    L’auteur : Mario Mimeault a fait un mémoire de maîtrise sur les Basques en Nouvelle-France. Il prépare d’ailleurs un ouvrage sur la question. Il est présentement inscrit au programme de baccalauréat en enseignement du français au secondaire, à l’UQAR. Il lui arrive de donner des cours à l’Éducation des adultes au Cégep de la Gaspésie. Il a aussi été consultant auprès de divers organismes, dont le Musée de la Gaspésie et le Conseil de la Culture de la Gaspésie.  Sa passion pour le développement scientifique et culturel (transmise par son enseignement, par ses conférences, par des émissions publiques et par ses nombreuses publications), lui a valu certaines distinctions honorifiques.

    Signalons qu’il a été un collaborateur régulier de la revue Gaspésie et de la Revue d’histoire du Bas-Saint-Laurent, qui s’appelle maintenant la revue L’Estuaire.

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    Colloque en sociologie
    Sommes-nous des Américains ?

    Le syndicaliste Michel Chartrand et le sociologue Pierre Jobin sont les deux invités qui ont pris la parole, le 24 février dernier, pour tenter de cerner ce qui nous différencie des autres habitants des Amériques, en particulier des «États-Uniens» (que l’on appelle et qui s’appellent eux-mêmes «Américains», comme s’ils occupaient toute l’Amérique). Le Module de sociologie de l’UQAR a organisé ce colloque sur l’américanité du Québec.

    La pub infernale
     Le syndicaliste Michel Chartrand a surtout dénoncé l’omniprésence des États-Unis partout sur le territoire des Amériques. Par leurs entreprises, par l’armement, par leur culture et par la publicité, les Américains dominent et font la loi, insensibles à la pauvreté des gens et à la protection de l’environnement. Money please!

    M. Chartrand s’inquiète par exemple de la présence de la publicité de style américain dans toutes nos activités culturelles. L’autre jour, raconte-t-il en badinant, il voulait aller voir un concert de Beethoven et on lui a offert «un concert de Craven-A»… Les scénaristes de la télévision, rigole-t-il, préparent leur scénario en fonction des coupures pour les annonces. «Si ça continue, il y aura des pages publicitaires entre les chapitres des livres que nous lisons…».

    En achetant nos chaînes d’alimentation et même nos salons funéraires, les Américains nous exploitent du berceau à la tombe, s’indigne M. Chartrand. «Pourquoi subir ça?» Il invite les Québécois à sortir du conformisme ambiant, à être inventifs et résistants, à développer une personnalité forte et originale dans tout ce qu’ils entreprennent.

    À plus de 80 ans, Michel Chartrand est toujours entier, incontournable, irremplaçable dans sa façon d’exposer nos contradictions sociales. Mais son côté grivois lui fait perdre des plumes : traiter certains politiciens de «trous de cul» est sans doute un brin drôle, mais la répétition de la chose exhibe un intérêt excessif à jouer verbalement en bas de la ceinture.

    Il n’est pas non plus à une ambiguïté près : ainsi, M. Chartrand sacre comme un bûcheron éméché tout en disant qu’il faut préserver la qualité de la langue, parce que c’est ce qui nous distingue le plus au Québec. De plus, il trouve important qu’il y ait des cégeps et des universités à travers le Québec pour former les jeunes, mais en même temps, il donne spontanément sa bénédiction aux jeunes qui décrochent par désintérêt.

    La meilleure farce de Michel Chartrand était malheureusement hors d’ordre : il souhaite, dit-il, que Jean Chrétien lui offre d’aller travailler au Sénat. «J’aimerais ça aller garder les p’tits vieux!»…

    Amèrika!
    L’autre conférencier, Pierre Jobin, sociologue à l’UQAR, s’est appliqué à définir les nuances de quelques termes courants, autour du sceau «USA». Saviez-vous qu’il existe des différences importantes entre les termes : américanisme, américanisation et américanité?

    L’américanisme, c’est l’amour béat et inconditionnel de l’American Dream. C’est Elvis Gratton qui dit : «Les Amaricains, ils l’ont-tu eux-autres l’affaire!!». C’est le contraire exact de «l’anti-américanisme», qui proclame, dans une grande simplification des réalités, que les États-Unis, c’est le Grand Satan! Pierre Jobin précise qu’on ne peut fusionner sommairement la population des États-Unis dans une seule image. Dans ce vaste pays comme ailleurs dans le monde, il y a des gens qui ont des ambitions, des réalités et des ressources très différentes les uns des autres; ils n’ont pas tous la même capacité de réaliser leurs rêves.

    L’américanisation, c’est un processus (et le résultat…) de l’expansion du mode de vie et de la culture américaine. Ce sont bien sûr les films, les chansons, les informations et les émissions de télévision produits aux États-Unis et qui s’imposent à travers toute la planète; mais c’est aussi un vaste réseau organisé en fonction d’un centre du monde américain. (Il faut quand même noter que les valeurs américaines ne se répandent pas toutes comme une traînée de poudre aux quatre coins du monde : l’architecture, l’urbanisme ou le football américains ne connaissent pas nécessairement de grands succès hors frontières…) L’élite américaine (politiciens, industriels, armée) reproduit cette domination partout et la fait passer pour naturelle. Ainsi, dans ce processus d’américanisation, on finit par voir le monde à travers les yeux américains. À force de regarder CNN, explique M. Jobin, on finit par penser CNN. Et la fermeture-éclair de Bill Clinton devient plus importante qu’une fermeture d’usine en Gaspésie…

    L’américanité, c’est le fait d’habiter un territoire géographique qui s’appelle l’Amérique. C’est de se demander comment on arrive à se sentir chez soi dans ce coin de la planète. C’est de constater ce que nous avons de différent et ce que nous avons en commun avec d’autres territoires des Amériques. C’est de savoir pourquoi certains sont attirés par notre américanité, francophone et boréale, alors que d’autres tiennent à tout prix à faire leur vie ailleurs.

    Les Québécois sont-ils Américains? Nous sommes attirés dans le rêve américain, constate M. Jobin, mais nous sommes aussi conscients et fiers de notre culture particulière. «Kevin Parent, au Québec, est aussi populaire que n’importe quelle star américaine.»

    Nous avons des filtres contre l’américanisation, résume-t-il : la langue, bien sûr, mais aussi notre canadienneté et notre nordicité… (Comme quoi nos confrontations Canadiens/Nordiques ne sont pas encore du passé!)

    «Nous sommes des Presqu’Américains, conclut Pierre Jobin. Ça ne veut pas dire qu’on va devenir Américains, ça veut dire qu’on va toujours avoir quelque chose qui dépasse.»

    Mario Bélanger

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