Les trajectoires de vie et les carrières dans les entreprises de pêche. Le cas des capitaines propriétaires dans l’Est du Québec

2016-2019

Les capitaines propriétaires sont des dirigeants de petites et moyennes entreprises familiales actifs dans le secteur de la pêche commerciale. Ce sont des acteurs clés de l’économie régionale gaspésienne, qui jouent également un rôle significatif à l’échelle provinciale. Les décisions qu’ils sont appelés à prendre au cours leur carrière pour leur propre entreprise peuvent avoir un  impact sur l’avenir d’autres travailleurs et, plus globalement, sur des communautés entières. Au cours des dernières années, le secteur de la pêche maritime a connu d’importants changements de nature institutionnelle, légale, technique, économique et sociale, qui ont des conséquences sur les pratiques, les modes d’exploitation et, plus largement, les carrières des capitaines propriétaires.

L’objectif principal de cette recherche est de mieux comprendre l’influence des trajectoires de vie et de carrière des capitaines propriétaires sur les dynamiques de leurs entreprises familiales. Les stratégies adoptées par les capitaines propriétaires sont analysées, à trois moments significatifs de leurs trajectoires : l’entrée dans la profession, la permanence et la fin de carrière. Un des objectifs est de parvenir à proposer une typologie des dynamiques d’entreprise en mettant en relation les éléments et les enjeux de type macro avec les différentes trajectoires et stratégies des capitaines propriétaires et de leurs familles.

Cette recherche est menée en partenariat avec l’Association des capitaines propriétaires de la Gaspésie (ACPG). Elle est également le fruit  d’une collaboration multidisciplinaire avec les professeurs Jean-Claude Brethe (sciences de la mer, ISMER-UQAR), Mario Handfield (développement régional, UQAR) et Diane-Gabrielle Tremblay (sciences économiques, TELUQ). Cette recherche est financée par Conseil de Recherches en Sciences Humaines du Canada (CRSH), programme Développement Savoir.

Cette recherche a déjà fait l’objet de deux phases exploratoires. La première, « Les trajectoires de vie des pêcheurs : travailler, vieillir et prendre sa retraite. Le cas des pêcheurs propriétaires de la Gaspésie », a été menée en 2014-2015; et la seconde, « La pérennité des entreprises de pêche à la loupe des trajectoires de vie et des carrières », en 2015-2016. Ces deux premières étapes ont pu être réalisées grâce au soutien de l’Université du Québec à Rimouski - Fonds d'arrimage Desjardins / Fonds Institutionnel de Recherche.

Pérennité de la ressource et de la pêche commerciale à la crevette nordique dans un contexte de changement climatique. Quel rôle pour la communauté professionnelle et locale?

2017 - 2018

Cette recherche porte sur les conséquences socioéconomiques des risques associés aux changements climatiques sur la disponibilité des stocks de crevettes nordiques, une des principales espèces commerciales pêchées dans l’Est du Canada et source d’alimentation d’autres espèces de poissons pêchés sur une base commerciale. Elle aborde plus spécifiquement les pratiques collectives en œuvre dans le secteur des pêcheries, dans leurs relations d’une part au système écologique et, d’autre part, au système social.

Cette recherche vise à estimer les retombées socioéconomiques des effets des changements climatiques sur les activités de pêche de la crevette nordique, ainsi qu’à mieux comprendre les actions de différents acteurs individuels et institutionnels impliqués dans ce secteur d’activité. Elle a pour but de faire le lien entre les dimensions sociale et écologique des enjeux reliés à la pêche à la crevette et de mieux comprendre l’influence de la gouvernance sur le milieu naturel. Cette recherche tente d’aborder cette question dans la perspective des stratégies socioéconomiques de gestion des stocks à long terme, de façon à assurer la pérennité de la pêche et de la ressource. La pérennité écologique de la ressource est une donnée fondamentale du développement économique des communautés côtières, mais aussi de son développement social, comme partie intégrante des identités territoriales et socioculturelles.

Cette recherche s’inscrit dans un plus vaste programme de recherche multidisciplinaire intitulé « Vulnérabilité des populations de crevette nordique (Pandalus borealis) aux changements climatiques et globaux le long de la côte Est du Canada : de la ressource naturelle aux communautés côtières », codirigé par les professeurs Piero Calosi (biologie des changements climatiques, UQAR) et Marco Alberio. Jusqu’à maintenant, cette recherche, en phase de développement, a bénéficié du soutien de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), Fonds d'arrimage Desjardins / Fond Institutionnel de Recherche.

Groupe de recherche sur la santé en région

2014 - 2016

Dans le cadre des activités de ce groupe de recherche, le  professeur Marco Alberio est responsable, avec la professeure Nicole Ouellet (Sciences infirmières, UQAR), de l’axe portant sur les enjeux liés à la vulnérabilité en régions rurales éloignées.

Cette initiative est le résultat d’un partenariat engagé tout d’abord entre le Département des Sciences infirmières et le Département Sociétés, territoires et développement, de l’UQAR. Les chercheures responsables de ce groupe de recherche interuniversitaire et intersectoriel sont Hélène Sylvain (professeure, Département des sciences infirmières, UQAR), Nathalie Lewis (professeure, Département sociétés, territoires et développement, UQAR). Le groupe réunit des partenaires issus également des établissements suivants : UQAR; Institut national de santé publique du Québec (INSPQ); Université Laval; Université de Montréal; Université du Québec à Montréal (UQAM); Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR); Institut et Haute École de la Santé La Source à Lausanne (HES-SO); réseau de la santé Québec (ASSS-CA et CSSS-RN).

Les besoins des jeunes âgés de 16 à 35 ans dans la MRC de La Mitis

2014 - 2015

Cette recherche partenariale est née du constat que le groupe des 16-35 ans résidant sur le territoire de Mont-Joli et de ses alentours était moins visible dans les réseaux de services de santé et services sociaux du milieu. En fait, les chiffres tendaient à démontrer que les jeunes de ce groupe d’âge font moins appel aux services des organisations, en regard du nombre qui devrait en avoir besoin (prévalence). Cette réalité est présente tant dans le secteur de la santé (détresse psychologique, problèmes de santé mentale) que dans celui del’employabilité/éducation. Cette enquête sociologique a permis de mieux connaître les caractéristiques de cette clientèle vulnérable, à cibler les besoins, ainsi que les facteurs facilitant une forme d’activation et d’empowerment.

Cette recherche est le fruit d’un partenariat avec la Conférence régionale des éluEs (CRÉ) du Bas-Saint-Laurent, la table COSMOSS 16-30 ans et la Table d’action communautaire en santé mentale (TACSM) de la région de la Mitis. Elle a été menée en collaboration avec le professeur Mario Handfield.

La conciliation études-emploi chez les jeunes Québécois

2013 - 2015

Cette recherche s’est penchée sur la problématique de la conciliation emploi-études chez les jeunes âgés entre 18 et 29 ans de Montréal et de Rimouski, qui poursuivent des études supérieures au cégep ou à l’université (niveaux bac et maîtrise). Elle a permis de mieux comprendre les expériences et les pratiques sociales de ces jeunes vis-à-vis du travail et, plus spécifiquement, de la conciliation avec les études (leurs conditions de travail, les horaires, l’absence fréquente d’avantages sociaux, la présence ou l’absence de mobilité vers d’autres postes, les difficultés de conciliation avec les études). De façon plus spécifique, nous avons considéré le rôle de l’école et des enseignants ainsi que celui des employeurs dans l’effort de conciliation travail-études. Nous avons aussi pris en compte le rôle des acteurs plus informels, comme la famille, mais aussi des acteurs locaux qui peuvent offrir un soutien à l’insertion en emploi des jeunes (trouver un poste, le conserver, etc.), et finalement le rôle de l'État. 

Cette recherche a été menée dans le cadre d’une collaboration avec la professeure Diane-Gabrielle Tremblay et l’ARUC GATS-TÉLUQ, ainsi que grâce au soutien du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) et de l’UQAR.

La conciliation emploi-famille-soins : quel soutien des entreprises et de la communauté pour les travailleurs proches aidants

2013-2016

De plus en plus de familles sont appelées à prendre en charge un membre proche adulte qui nécessite des soins. Ce sont majoritairement des femmes qui assument le rôle d’aidant et ce nombre est appelé à augmenter avec le vieillissement de la population, la hausse de la longévité et la volonté étatique de favoriser davantage la prise en charge des aînés et des proches malades ou handicapés par leur famille. La conciliation des proches aidants représente donc un enjeu macro social pour nos sociétés, mais aussi, d'un point de vue plus micro, un terrain où les inégalités peuvent jouer un rôle et se reproduire, par exemple en ce qui concerne le genre, l'âge ou la condition économique. Ces éléments risquent de mettre potentiellement en question cette solidarité intergénérationnelle.

Afin de mieux cerner ce phénomène, une recherche a été menée dans la région du Bas-Saint-Laurent en partenariat avec les organismes offrant des services d’aide aux personnes aînées ou aux proches aidants. Celle-ci a permis de caractériser le profil à la fois les proches aidants et des personnes aidées, de mieux connaître leur réalité quotidienne et les difficultés qu’ils rencontrent dans la conciliation entre leurs rôles de travailleur et d’aidant. Nous avons également étudié les mesures en place ou celles qui seraient à améliorer afin de faciliter la conciliation travail-soins, comme les horaires variables, le télétravail ou les congés.

Ce projet de recherche a été mené en collaboration avec Diane-Gabrielle Tremblay (TELUQ) et en partenariat avec l’organisme Appui pour les proches aidants d’aînés BSL. Il a reçu le soutien financier du Fonds institutionnel de recherche – UQAR.