Poissons de ville et poisson de champs, comment l’urbanisation influence les populations de poissons d’eau?
Dans le cadre des Midis des Sciences Nature et Société du Département de biologie, chimie et géographie, Olivier Morissette, professeur en biologie, agrégé au Département des sciences fondamentales de l’Université du Québec à Chicoutimi et cotitulaire de la chaire de recherche sur les espèces aquatiques exploitées, nous présentera : « Poissons de ville et poisson de champs, comment l’urbanisation influence les populations de poissons d’eau? » le lundi 30 mars à 12 h, au J-480.
Le programme de recherche d’Olivier Morissette porte sur les impacts éco-évolutifs des perturbations anthropiques sur les populations de poissons d’eau douce. Ses travaux visent à améliorer la conservation de la biodiversité aquatique et la mise en œuvre d’une gestion durable de la pêche récréative. Ils s’inscrivent dans une approche écologique intégrative qui combine l’écologie aquatique, la géomatique, la génomique et la science des isotopes stables. Ses travaux sur la chimie des otolithes ont contribué au développement d’analyses innovantes pour l’étude des schémas migratoires, de la structure des populations et de l’écologie thermique de nombreuses espèces de poissons. Le professeur Morissette est actif au sein de la communauté scientifique, notamment en tant qu’éditeur associé au journal Environmental Biology of Fishes et codirecteur du Centre interuniversitaire de recherche sur le saumon de l’Atlantique (CIRSA). Il participe également à des comités de gestion et de conservation, notamment en tant que représentant du Québec au sein du Groupe d’experts des Grands Lacs sur les espèces aquatiques envahissantes (Canada-États-Unis) et en tant que membre du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), au sein du sous-comité des spécialistes des poissons d’eau douce. Sa formation diversifiée lui confère une excellente compréhension des enjeux, des attentes et des besoins des bénéficiaires et des utilisateurs de la science (p. ex. le gouvernement, les ONG), ce qui lui permet d’ancrer son travail dans des applications diverses et utiles.
Résumé : Pollution, changements climatiques et introduction d’espèces envahissantes, les conséquences de la présence humaine sont multiples. Ces perturbations altèrent profondément les écosystèmes autant terrestres qu’aquatiques, imposant de nouveaux régimes de sélection sur les populations animales, notamment pour les poissons qui habitent les plans d’eau en milieux urbains et périurbains. Mon groupe de recherche s’intéresse, entre autres, à comprendre ces relations, afin d’identifier les réactions écoévolutives des populations de poissons d’eau douce aux différentes perturbations anthropiques. Nous avons abordé comment le territoire urbanisé québécois peut favoriser les introductions d’espèces envahissantes ou la persistance des espèces indigènes, selon le cas. Ces connaissances nous équipent à mieux connaître les risques des perturbations futures, mieux réagir à celles-ci et s’adapter aux perturbations futures.
La présentation sera en présentiel et par Zoom.
Lien d’inscription : https://uqar.zoom.us/webinar/register/WN_LDkwRE5rRCqPVCEpNDtg5A
