Bureau du respect de la personne
L’UQAR reconnaît à toute personne membre de la communauté universitaire le droit au respect et à la protection de son intégrité ainsi que le droit de travailler et d’étudier dans un environnement sain, empreint de confiance et de respect.
Les conséquences psychologiques et physiques d’une situation de harcèlement, d’incivilité ou de violences à caractère sexuel peuvent s’avérer difficiles. Le Bureau du respect de la personne (BRP) est une ressource impartiale, disponible pour vous accueillir avec respect et sans jugement. Nous vous offrons un accompagnement confidentiel, un soutien adapté, des conseils personnalisés, ainsi que des pistes de solution pour mettre fin à la situation que vous vivez.

Nous remercions l’équipe du Bureau du respect de la personne de l’École de technologie supérieure pour l’utilisation de cette vidéo.
Pour connaître les services du Bureau du respect de la personne, visionnez cette courte vidéo.
Prévention et gestion des conflits
Le BRP a pour mandat la prévention et la gestion des conflits au sein de l’Université. Les services offerts par le Bureau sont neutres, confidentiels et accessibles à toute la communauté universitaire. Les services offerts sont :
- Développe, élabore et met en place des outils et des programmes de prévention, de formation et de sensibilisation en matière d’incivilité, de discrimination, de harcèlement et de violences à caractère sexuel.
- Organise des ateliers sur mesure pour répondre aux besoins particuliers de certains groupes.
- Coordonne la formation obligatoire visant à contrer les violences à caractère sexuel, offerte à tous les membres de la communauté universitaire.
- Accueille, soutient et informe toute personne requérante, ou visée par une plainte, qui s’adresse au BRP pour une situation de violences à caractère sexuel.
- Reçoit les signalements et les plaintes et analyse leur recevabilité.
- Assure la gestion et le suivi des signalements et des plaintes.
- Conseille les personnes requérant les services, évalue la nature et l’étendue de la situation et intervient conformément aux modalités d’intervention prévues par les politiques et les règlements applicables.
- Accompagne et conseille la communauté universitaire en vue de trouver les meilleures pistes de solution pour la résolution d’un conflit.
- Conduit les démarches de prévention et de résolution de problème, comme la conciliation et la médiation.
- Agit à titre de facilitateur.
- Offre des services d’accueil et de référence vers des ressources internes et externes pour du soutien et accompagne les victimes.

La mission du Bureau du respect de la personne
Le BRP est là pour toute la communauté universitaire.
- Par ses actions de sensibilisation et de formation, le BRP fait la promotion du respect et de l’intégrité de la personne. Il contribue à maintenir un environnement exempt de toute forme d’incivilité, de discrimination, de harcèlement et de violences à caractère sexuel.
- Il assure le soutien nécessaire aux personnes qui se considèrent victimes d’incivilité, de discrimination ou de harcèlement en proposant des mécanismes d’aide, de recours et de protection.
- Il prône une approche axée sur les besoins des personnes ayant vécu des violences à caractère sexuel, favorise la mise en place de services d’aide et de soutien et le recours à des services externes selon les besoins.
Écoute, conseils et accompagnement
Dès la première rencontre, nous évaluerons votre situation afin de bien comprendre le contexte. Les différentes options vous seront ensuite présentées en vue de déterminer la démarche la plus appropriée. La confidentialité et l’impartialité font partie de nos principes directeurs.
Nos principes directeurs
- Le respect des personnes
- La prévention, la formation et la sensibilisation
- La gestion proactive des conflits
- La prise en charge des signalements et des plaintes
- La confidentialité
- L’impartialité
Cadre de référence
- La Loi sur les normes du travail
- La Loi visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur
- La Loi sur la santé et la sécurité du travail
- La Politique visant à prévenir et à contrer l’incivilité, la discrimination et le harcèlement
- La Politique visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel
Les situations d’irrespect : quelques définitions
Il s’agit d’une conduite se manifestant par des paroles, des gestes ou des actes visant à exclure ou à inférioriser une personne, à lui refuser ou à ne pas lui reconnaître certains droits énumérés à l’article 10 de la Charte des droits et libertés de la personne lesquels sont énumérés dans la définition de harcèlement.
La discrimination peut être faite sur la base de :
- La race, la couleur de la peau, l’origine ethnique ou nationale;
- L’âge, la langue, le sexe, la grossesse, l’état civil;
- L’identité ou l’expression de genre, l’orientation sexuelle;
- La religion, la condition sociale, les convictions politiques;
- Le handicap ou le moyen utilisé pour diminuer les effets d’un handicap.
Il s’agit d’une conduite qui, sans égard à son degré de gravité, enfreint néanmoins les normes de respect qui prévalent dans un milieu de travail, de recherche et d’études. Bien que l’intention claire de nuire ne soit pas nécessaire pour parler d’incivilité, on reconnaît d’emblée que de telles conduites témoignent à tout le moins d’un manque de respect envers autrui.
L’incivilité peut :
- Apporter un sentiment d’irrespect;
- Créer un inconfort;
- Affecter la confiance en soi;
- Avoir un impact négatif sur le moral, la productivité, le sentiment d’appartenance, etc.
Voici quelques exemples d’incivilité :
- Couper la parole à quelqu’un;
- Manifester un manque d’intérêt pour les opinions d’une personne lors d’une rencontre ou d’une discussion;
- Ignorer une personne lors d’activités communes
- Refuser de saluer quelqu’un;
- S’attribuer la réalisation du travail ou l’idée d’une autre personne;
- Agir de manière arrogante, condescendante ou infantilisante;
- Adopter une attitude générale négative et critique;
- Refuser de collaborer avec certaines personnes;
- Parler en mal de quelqu’un;
- Remettre en question le jugement d’une personne dans son domaine de responsabilité;
- Crier, hausser le ton ou sacrer contre quelqu’un;
- Manquer de professionnalisme en s’adressant à quelqu’un.
Il s’agit d’une conduite vexatoire se manifestant par des comportements, des paroles, des écrits, des actes ou des gestes individuels ou collectifs qui sont répétés, hostiles ou non désirés. Ces gestes portent atteinte à la dignité ou à l’intégrité psychologique ou physique de la personne et entraînent un milieu d’apprentissage ou de travail néfaste. Une seule conduite grave peut aussi constituer du harcèlement si elle porte atteinte à la personne et produit sur elle un effet nocif continu.
La Loi définie le harcèlement psychologique comme étant une conduite vexatoire (abusive, humiliante, blessante) qui se manifeste par des paroles, des gestes ou des comportements qui :
- Sont répétés;
- Sont hostiles (agressifs, menaçants) ou non désirés;
- Portent atteinte à la dignité (c’est-à-dire au respect, à l’amour-propre) ou à l’intégrité (à l’équilibre physique, psychologique ou émotif) de la personne;
- Rendent le milieu de travail ou d’études néfaste.
Voici quelques exemples de harcèlement.
- Empêcher une personne de s’exprimer : l’interrompre sans cesse, lui interdire de parler aux autres.
- Isoler une personne : ne plus lui adresser la parole, l’ignorer, lui retirer ses dossiers sans raison.
- Déstabiliser une personne : se moquer de ses convictions, de ses goûts, de ses points faibles, faire des commentaires désobligeants, mettre en doute son jugement.
- Déconsidérer une personne : répandre des rumeurs à son égard, la ridiculiser, l’humilier ou l’injurier.
- Discréditer une personne : ne plus lui donner de tâches à accomplir, lui attribuer des tâches inférieures à ses compétences ou qu’elle n’a pas la capacité de faire, la mettre en échec, simuler des fautes professionnelles, la dénigrer devant les autres.
- Menacer, agresser la personne : crier après la personne, la bousculer, endommager ses biens;
- Intimider, faire du chantage;
- Suivre ou faire suivre régulièrement quelqu’un, l’attendre continuellement, surveiller ses gestes, ses allées et venues;
- Faire des commentaires méprisants, des insinuations tendancieuses, isoler ou discréditer une personne sur la base de la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap de celle-ci.
Ce qui n’est pas du harcèlement au travail :
- L’exercice normal du droit de gérance : toutes décisions administratives normales de l’employeur (supervision, contrôle de la qualité, recadrage pour un travail mal fait ou de l’absentéisme, évaluation de rendement).
- Les conflits de travail : conflits de personnalités, divergences d’opinions.
- Le stress relié au travail : pression ou anxiété découlant de la nature des tâches, d’un volume de travail trop élevé.
- Les conditions de travail : ne pas être d’accord avec son horaire, son salaire ou les politiques de l’organisation.
- Les décisions organisationnelles : les changements dans l’organisation, les restructurations ou les compressions budgétaires.
- Les évaluations pédagogiques : dans le cadre des activités académiques, l’évaluation des connaissances et des compétences de même que l’imposition de corrections de lacunes observées ne constituent pas du harcèlement psychologique, dans la mesure où cela n’est pas réalisé de manière abusive ou discriminatoire.
Source : Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail
Les VACS constituent toute forme de violence commise lors de pratiques sexuelles ou en ciblant la sexualité, dont l’agression sexuelle. Ceci inclut toute autre inconduite qui se manifeste notamment par des gestes, des paroles, des comportements ou des attitudes à connotation sexuelle non désirés, incluant celles relatives aux diversités sexuelles ou de genre, exprimées directement ou indirectement, y compris par un moyen technologique.
Les violences à caractère sexuel incluent notamment :
- La diffusion d’images ou de vidéos sexuelles dégradantes.
- Les avances verbales ou propositions insistantes à caractère sexuel non désirées.
- La manifestation abusive d’intérêt non désirée.
- Les commentaires, les allusions, les plaisanteries, les interpellations ou les insultes à caractère sexuel.
Autres situations d’irrespect que le BRP transmettra aux services responsables
Le respect prend différentes formes. Vous avez des questions sur des situations qui, selon vous, pourraient être irrespectueuses? Doivent-elles toutes être dirigées vers le Bureau du respect de la personne? Cela dépend de la situation. Voici quelques exemples.
Toute personne qui est d’avis que les obligations de la politique visée ne sont pas respectées est invitée à communiquer avec la personne qu’elle considère en contravention afin de faire corriger la situation. Si la situation ne se règle pas par le dialogue, une plainte peut être déposée en vertu du processus prévu dans la Politique linguistique et dans la Politique sur la liberté académique de l’UQAR.
Toute étudiante et tout étudiant à l’Université doit s’appuyer sur des principes reconnus en enseignement qui favorisent les apprentissages et le respect. L’intégrité est l’un des principes qui doit régir tous les aspects du cheminement universitaire, notamment les études, ainsi que les travaux et les évaluations, mais aussi les procédures, les contributions scientifiques et toute déclaration ou production de documents. L’intégrité exige le respect des consignes et des règles institutionnelles.
Voici d’autres liens utiles :
Dénoncer une infraction relative aux études
En conformité avec la Loi visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur, l’UQAR prévoit, dans sa Politique visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel, un code de conduite des personnes en relation pédagogique ou d’autorité (formulaire de déclaration de conflit d’intérêts).
Pour plus d’information sur les actes répréhensibles, consultez la section Plaintes et signalements > Actes répréhensibles
Le respect de l’intégrité dans les activités en lien avec la recherche et la création est prévu dans la Politique sur l’intégrité en recherche et création et sur les conflits d’intérêts. Pour dénoncer un manquement, consultez la section Plaintes et signalements > Intégrité scientifique et conflit d’intérêt
La Politique d’éthique en matière d’expérimentation sur les animaux vise à faire connaître les principes régissant la recherche et à préciser les responsabilités de l’UQAR et des membres de la communauté universitaire concernant l’utilisation d’animaux à des fins d’enseignement et de recherche. Il apparaît également nécessaire de rappeler aux membres de la communauté universitaire que l’utilisation des animaux doit se faire dans le respect des lois et des règlements en vigueur au Canada.
Pour dénoncer un incident lié au bien-être animal, consultez la section Plaintes et signalements > Incidents liés au bien-être animal