Conférence du GRIDEQ : Pourquoi restaurer la patrimoine bâti québécois?
Le Groupe de recherche interdisciplinaire sur le développement régional, de l’Est du Québec (GRIDEQ) en collaboration avec le Centre de recherche Cultures – Arts – Sociétés (CELAT) et l’Institut du patrimoine culturel (IPAC) vous invite à une conférence de l’architecte Marie-Josée Deschênes, sous le thème: Pourquoi restaurer le patrimoine bâti québécois?
Dans le cadre de la série « Réparer le patrimoine pour mieux habiter le monde », organisée et animée par Daniela Moisa, à l’occasion du cours DST 57225 – MS Habiter au XXIᵉ siècle : enjeux sociaux, territoriaux et environnementaux
« Dans ce monde où les impératifs économiques dominent, la culture ne semble pas faire le poids. Dans le vaste domaine de la culture, la place du patrimoine bâti est bien modeste. Or, une société se définit par sa façon d’occuper un territoire, ce qui inclut la façon dont elle le divise, y circule et l’habite. C’est ce que l’on définit par le concept de patrimoine bâti, étroitement lié à celui de paysage culturel. Chaque société, communauté ou nation occupe son territoire de façon unique et distinctive, créant une diversité d’architectures et de paysages habités partout sur la planète. La culture constitue donc une richesse, une ressource non renouvelable, dont la perte et la banalisation à petit feu engendrent l’appauvrissement d’une société. Cet appauvrissement est d’abord culturel, mais il devient rapidement économique, particulièrement lorsqu’un territoire a pour économie le tourisme. De plus, entretenir les bâtiments patrimoniaux constitue un geste économique et de développement durable, puisque cela permet de maintenir en bon état les composantes d’un bâtiment qui peuvent être âgées de plusieurs siècles. Comme ailleurs, la société québécoise doit faire de la préservation des témoins encore présents de son histoire une priorité, afin qu’ils participent à son développement, qu’il soit économique ou non. »
Bienvenue à toutes et tous!
