Étudiant à la maîtrise en histoire à l’UQAR, Jérôme Soucy s’intéresse au passé en relevant les traces concrètes qu’il a laissées. Pour lui, l’archéologie est un moyen privilégié d’accéder à l’histoire de communautés souvent marginalisées par les sources de documentation traditionnelles.
Son projet de maîtrise porte sur la culture matérielle des Samnites, un peuple de l’Italie antique, et leur mode de vie. À travers l’analyse de vestiges, comme la poterie, il cherche à mieux comprendre leur organisation sociale, leurs échanges et leurs influences. « J’aime donner une voix à un peuple qui n’a pas laissé beaucoup de traces écrites », nomme Jérôme Soucy.
Longtemps, les Samnites ont été décrits comme de simples montagnards sans grande importance historique. Or, sa recherche contribue à nuancer cette vision. Les résultats montrent un quotidien bien plus complexe, marqué par des réseaux commerciaux actifs et des contacts soutenus avec les peuples voisins. Ces interactions se reflètent directement dans les formes, les motifs et les représentations observées sur leurs objets.
Dirigé par le professeur Nicolas Beaudry, Jérôme Soucy souligne l’accompagnement offert dans son parcours. Il explique avoir choisi l’histoire, puis l’archéologie, pour approfondir sa compréhension du passé tout en lui donnant une dimension tangible. « L’étude de la culturelle matérielle me permet de relier théorie et terrain et ainsi de donner une dimension humaine et concrète aux sociétés anciennes. »

Il décrit l’UQAR comme un milieu engageant, où l’on est rapidement invité à s’impliquer dans des projets concrets. Selon lui, cette dynamique favorise l’apprentissage et prépare efficacement à la vie professionnelle.
Après sa maîtrise, il souhaite poursuivre dans le domaine de l’archéologie, que ce soit comme chef de fouille ou technicien. Peu importe la forme que prendra la suite de son parcours, il entend rester sur le terrain, au plus près des vestiges et des récits qu’ils portent. Pour Jérôme Soucy, l’archéologie demeure avant tout un dialogue avec le passé, rendu possible par les objets et les traces laissées par celles et ceux qui n’ont pas toujours eu la chance d’écrire leur propre histoire.
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