Du 1er au 7 février, l’UQAR souligne la Semaine de la prévention du suicide, un moment essentiel pour ouvrir le dialogue, briser les tabous et rappeler que des ressources existent quand ça va moins bien.
Dans le cadre de cette semaine, un atelier d’écriture gratuit, axé sur l’expression d’histoires d’espoir, aura lieu le mercredi 4 février à 19 h. L’activité est coanimée par Nathalie Maltais, inf. Ph. D., professeure à l’UQAR, et Rebecca Savard, étudiante à l’UQAR et auxiliaire de recherche sur le projet PREVENS (Prévenir ensemble).
Cet atelier d’écriture et de réflexion propose une approche créative, accessible et bienveillante pour explorer le pouvoir des mots comme outils de sens, de lien et de reprise de pouvoir sur sa propre histoire.
Si les recherches en suicidologie sont essentielles pour mieux comprendre les facteurs de risque et de protection, le suicide demeure un sujet profondément stigmatisé. Beaucoup de personnes, qu’elles vivent une détresse personnelle ou qu’elles aient été touchées par un suicide dans leur entourage, ne trouvent pas toujours l’espace ni les mots pour en parler.
« Créer des espaces sécuritaires où les personnes peuvent raconter, transformer et partager leurs récits est une avenue complémentaire essentielle à la prévention. Les histoires ont un pouvoir que les chiffres, à eux seuls, n’ont pas », souligne Nathalie Maltais.
Les mots comme levier d’espoir
L’atelier vise à conscientiser les participantes et les participants au pouvoir des récits en proposant l’écriture comme un espace sécuritaire pour nommer, transformer et alléger ce qui est porté en silence. Les formes d’expression seront variées : texte réflexif, récit, poésie, slam ou même bande dessinée. Aucune expérience en écriture n’est requise.
Des exercices créatifs simples seront proposés afin de démontrer comment les mots peuvent devenir un levier d’espoir, de reconnaissance et de transformation.
Parler du suicide… autrement
L’atelier abordera également les mythes entourant le fait de parler du suicide. Oui, il existe des façons plus justes et aidantes d’aborder ce sujet, et d’autres qui peuvent être maladroites ou inappropriées. Des exemples concrets seront présentés afin d’outiller les participantes et les participants à parler du suicide avec sensibilité, responsabilité et humanité.
Un projet de recherche et un balado pour aller plus loin
La professeure Maltais est à la tête du projet PREVENS (Prévenir ensemble), une recherche sur la prévention du suicide chez les filles de 14 à 19 ans en milieu rural.
De plus, elle est l’instigatrice de la formation Noémie qui vise toute personne intervenant auprès d’enfants de moins de 13 ans. La professeure y aborde le sujet du processus d’évaluation du risque suicidaire (PERS) chez les enfants afin d’aider les personnes intervenantes à mieux comprendre leur détresse et assurer leur sécurité.
Enfin, la deuxième saison du balado Parler pour vivre sera lancée durant la Semaine de la prévention du suicide. Cette nouvelle saison mettra en lumière l’implication des jeunes et des organismes communautaires en prévention du suicide. Le balado est disponible sur Spotify.
Information sur l’activité
Mercredi 4 février, 19 h
Gratuit – ouvert à toutes et à tous
Zoom : https://uqar.zoom.us/j/86052339197?pwd=YYqIFa5qjb9buqwOjaCqNRRI0EAEIC.1



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