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Un biologiste de l’UQAR est lauréat du Prix Gisèle-Lamoureux du Fonds de recherche du Québec

Titulaire d’une maîtrise et d’un baccalauréat en biologie, Anthony St-Jean est lauréat du Prix Gisèle-Lamoureux du mois de janvier.

Diplômé à la maîtrise en biologie, Anthony St-Jean est lauréat du Prix Gisèle-Lamoureux remis par le Fonds de recherche du Québec. Une distinction qui récompense son article sur les plantes exotiques naturalisées du parc national de la Gaspésie.

Publié dans la revue Le Naturaliste canadien, l’article présente un atlas réalisé à partir d’un inventaire exhaustif des plantes exotiques naturalisées (PEN), effectué en 2021 et en 2022, qu’on retrouve dans les sentiers et les aires de service du parc national de la Gaspésie. Le texte a été cosigné par les deux directeurs de maîtrise de M. St-Jean, les professeurs Guillaume de Lafontaine et Luc Sirois, respectivement titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biologie intégrative de la flore nordique et titulaire de la Chaire de recherche sur la forêt habitée.

Les plantes exotiques sont des espèces qui ne sont pas originaires d’un territoire et qui y ont été introduites par l’activité humaine, explique Anthony St-Jean. « On compte plus de 13 000 plantes exotiques naturalisées dans le monde. Au parc national de la Gaspésie, on en a recensé 107 espèces. C’est dix fois plus qu’en 1950. »

L’équipe de l’UQAR a comparé ces 107 espèces avec celles d’autres aires protégées du Québec et du New Hampshire. « Nos résultats comparatifs suggèrent que la colonisation par les plantes exotiques est un phénomène relativement récent sur le territoire étudié. La taille des colonies et la richesse spécifique des PEN sont maximales dans les basses altitudes où sont aménagées les principales aires de service », précise M. St-Jean, qui est également titulaire d’un baccalauréat en biologie de l’UQAR.

Anthony St-Jean entouré des professeurs Guillaume de Lafontaine et Luc Sirois.

La colonisation de plante exotique a commencé au 15e siècle en Amérique du Nord. De nos jours, ce sont environ 30 % des plantes du sud du Québec qui sont exotiques. Par ailleurs, les travaux des biologistes de l’UQAR ont permis d’établir que huit espèces végétales exotiques du parc de la Gaspésie atteignent maintenant la toundra alpine. « Ce nombre est susceptible d’augmenter prochainement, car 31 espèces additionnelles présentes sur le territoire étudié sont capables de croître au-delà de la limite des arbres dans les montagnes Blanches du New Hampshire », mentionne Anthony St-Jean.

L’article Atlas des plantes exotiques naturalisées du parc national de la Gaspésie peut être consulté ici. Mentionnons que les travaux de l’équipe de l’UQAR ont bénéficié du programme MITACS-Accélération grâce à un partenariat entre la Sépaq et l’UQAR et des installations de la Station d’études montagnardes des Chics-Chocs.

Le Prix Gisèle-Lamoureux est décerné par le secteur Nature et technologie du Fonds de recherche du Québec en hommage à cette botaniste qui s’est démarquée par sa contribution à la protection de l’habitat d’espèces végétales fragiles ou en péril. Cette distinction est attribuée par le FRQ dans le cadre de la remise du prix Publication en français qui valorise les publications de recherche en français au Québec et au sein de la Francophonie.

Pour nous soumettre une nouvelle : communications@uqar.ca