• Accueil
  • Blogue
  • La biologiste Fanny Vermandele remporte le Prix Découverte BORÉAS

La biologiste Fanny Vermandele remporte le Prix Découverte BORÉAS

Fanny Vermandele est lauréate du Prix Découverte BORÉAS.

La diplômée au doctorat en biologie Fanny Vermandele a remporté le Prix Découverte BORÉAS pour la publication d’un article sur la capacité des organismes marins à faire face aux changements climatiques. Les travaux de trois équipes ont également mérité des distinctions du groupe de recherche sur les environnements nordiques de l’UQAR.

Mme Vermandele a dirigé une équipe internationale dont faisait partie le professeur Piero Calosi de l’UQAR, la professeure Gesche Winkler de l’Institut des sciences de la mer de l’UQAR, Diana Madeira de l’Université d’Aveiro au Portugal, Matthew Sasaki de l’Université du Massachusetts Lowell et Hans Dam de l’Université du Connecticut aux États-Unis. Leur recherche a été publiée dans le journal Global Change Biology.

Intitulé When the Going Gets Tough, the Females Get Going: Sex-Specific Physiological Responses to Simultaneous Exposure to Hypoxia and Marine Heatwave Events in a Ubiquitous Copepod, leur article montre que les copépodes femelles sont plus tolérantes que les mâles lorsqu’elles sont exposées à une vague de chaleur et à une diminution de la teneur en oxygène. Ces petits crustacés sont à la base de l’alimentation de nombreux poissons, oiseaux et baleines. « Le jury du concours a été impressionné par la démonstration concrète des résultats ainsi que la portée potentielle des retombées de l’étude au-delà du milieu scientifique », indique le directeur de BORÉAS, le professeur en biologie Luc Sirois.

Le groupe de recherche BORÉAS a également remis deux prix Coup de cœur lors de l’évènement 4 à 7 Nordicité au début du mois de décembre dernier. Ils ont été attribués à la diplômée à la maîtrise en océanographie Marie Faraut et au professeur de chimie Youssouf Djibril Soubaneh pour leur article Tracking ​radiolabelled polystyrene microplastics in young Atlantic scallop (Placopecten magellanicus): bioaccumulation, depuration and bioenergetic impacts assessment publié dans la revue Chemosphere.

Marie Faraut

L’étude cosignée par les professeurs Réjean Tremblay et Émilien Pelletier de l’ISMER ainsi que Claude Rouleau et Véronique Langlois de l’UQAR a confirmé que le pétoncle géant élimine rapidement les microplastiques malgré une exposition soutenue sur une période de six mois. « La méthode innovante de la recherche ainsi que les résultats ont fait progresser les connaissances des risques environnementaux et alimentaires liés à la pollution plastique », observe le professeur Sirois.

Le second prix Coup de cœur a été attribué au candidat au doctorat en biologie Todor Michchev pour son article Early departures and delayed arrivals: Holocene dynamics of temperate tree species in the boreal-temperate ecotone publié dans Journal of Ecology. L’article a été cosigné par le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biologie intégrative de la flore nordique, le professeur Guillaume de Lafontaine, Julia Cigana de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Pierre Grondin du ministère des Ressources naturelles et des Forêts et Yves Bergeron de l’Université du Québec à Montréal.

Todor Michchev

L’équipe a analysé la dynamique historique de l’érable à sucre, de l’érable rouge et du pin blanc sur près de 10 000 ans à partir de particules fossiles de charbons de bois extraits des sols d’un peuplement marginal de forêt tempérée à sa limite nordique. « Contrairement à l’idée reçue que les espèces tempérées migrent en bloc vers le nord en réponse au réchauffement climatique, leurs résultats ont montré que la réponse migratoire de ces espèces vis-à-vis du réchauffement climatique est spécifique et dépend de facteurs complexes comme la capacité de dispersion, les interactions entre espèces, le régime de perturbation par les feux et les caractéristiques du sol », précise le professeur Sirois.

Une mention spéciale a enfin été remise au professeur en biologie Joël Bêty et à son équipe formée notamment des professeurs en biologie Dominique Arseneault, Dominique Berteaux, Guillaume de Lafontaine de même qu’Éliane Duchesne et Madeleine-Zoé Corbeil-Robitaille pour leur article Expert elicitation of state shifts and divergent sensitivities to climate warming across northern ecosystems publié dans Communications Earth & Environment.

Leur étude a établi que les différentes composantes des écosystèmes nordiques, comme les lacs, la neige ou la végétation, réagissent à des vitesses très variables au réchauffement climatique. Certains peuvent changer d’état en quelques années, alors que d’autres évoluent sur des échelles de plusieurs décennies à plus d’un siècle, ce qui pourrait redessiner en profondeur les paysages du Nord.

Le jury du Prix Découverte BORÉAS était composé de la professeure en géographie Arielle Frenette, du professeur en chimie Jacopo Profili et de la coordonnatrice de BORÉAS Ariane Langlois. BORÉAS est un groupe de recherche qui existe depuis 2002. Il compte près de 25 professeures et professeurs de l’UQAR et une quarantaine de professionnelles et professionnels de recherche en nordicité.

Pour nous soumettre une nouvelle : communications@uqar.ca