Cet automne et cet hiver, l’UQAR accueille une cohorte pas comme les autres : vingt étudiantes et étudiants venus de France dans le cadre des ententes de double diplomation avec plusieurs Instituts universitaires de technologie (IUT). Une première depuis la relance de ces partenariats: le début d’une belle aventure internationale.
Pendant deux trimestres, ces personnes étudiantes plongent dans la vie universitaire québécoise : cours, découvertes culturelles, météo mémorable, nouvelles amitiés et expériences hors du commun. Et deux diplômes reconnus, soit le baccalauréat en administration de l’UQAR et le BUT Gestion des entreprises et administration de leur IUT d’origine, une combinaison gagnante pour leur avenir professionnel.
Double diplomation et expérience académique
Choisir la double diplomation permet de concilier apprentissage académique et envie de découverte.
« Ces ententes de double diplomation incarnent parfaitement notre volonté d’offrir à nos étudiantes et étudiants des parcours internationaux structurants. Elles favorisent l’ouverture sur le monde, l’enrichissement mutuel des cultures académiques et le développement de compétences essentielles dans un contexte professionnel de plus en plus globalisé », souligne Benjamin Simard-Jean, directeur du Bureau des relations internationales.
Pour Louise Morin et Léa Meslet, du IUT Grand-Ouest-Normandie, partir à l’étranger tout en obtenant deux diplômes représentait une opportunité unique. Les deux étudiantes ont réalisé leur parcours en sol québécois au campus de Rimouski.
Baptiste Le Breton, du IUT Saint-Denis, y voyait quant à lui « le meilleur des deux mondes » en vivant une expérience internationale tout en poursuivant sa formation dans son domaine. Il a enrichi son parcours sans faire de compromis sur la qualité des apprentissages. De son côté, il a adopté le campus de Lévis comme environnement d’études.
Une approche pédagogique différente
Dès les premières semaines, les différences avec le système français se font sentir. Le rythme universitaire est plus allégé en nombre d’heures de cours, mais demande davantage d’autonomie. « Nous avons environ deux fois moins d’heures de cours qu’en France, mais des séances plus longues », explique Baptiste Le Breton.
L’accent est aussi fortement mis sur les travaux de groupe. « On développe des compétences concrètes essentielles pour le monde professionnel », souligne Léa Meslet. Une approche que Baptiste apprécie particulièrement, puisqu’elle permet d’aller au-delà de la théorie.
Une relation prof-étudiant accessible
Autre élément marquant, la proximité avec le corps enseignant. « Les professeurs sont très accessibles et bienveillants. Il y a beaucoup moins de barrières qu’en France », note Louise Morin. Cette accessibilité crée un environnement d’apprentissage plus humain, propice aux échanges et à la progression.
Des expériences marquantes
Certaines activités viennent enrichir le parcours, comme les Jeux du commerce, une compétition interuniversitaire majeure. « J’y ai vécu une expérience incroyable, que je garderai en mémoire toute ma vie », lance Louise Morin.
Cette double diplomation valorise les profils, développe l’autonomie et ouvre des portes. « C’est un avantage pour intégrer une grande école ou se démarquer sur le marché du travail », affirme Baptiste Le Breton.
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Vivre le Québec : s’adapter, s’intégrer, s’émerveiller
Arriver dans un nouveau pays comporte son lot de défis. Baptiste Le Breton note que l’accueil qui lui a été réservé fait la différence. « J’ai toujours été très bien accueilli, autant par les professeurs que par les pairs et le personnel ».
L’intégration se construit au fil du temps, notamment grâce aux travaux d’équipe et aux activités étudiantes. « Les liens se créent naturellement », observe Louise Morin.
Des différences culturelles marquantes
Le quotidien québécois réserve plusieurs surprises. Le tutoiement avec les professeurs, par exemple, a demandé une certaine adaptation : « En France, ce serait très mal vu. Ici, c’est naturel », explique Baptiste Le Breton.
D’autres différences amusent ou surprennent : les repas plus tôt, les expressions locales, l’accent, le peu de ronds-points sur les routes, la passion pour le hockey ou encore les soirées qui se terminent très tard… ou très tôt, selon le point de vue.
L’hiver québécois : le choc avant le coup de cœur
Impossible de parler du Québec sans évoquer l’hiver. D’abord perçu comme un défi, il devient rapidement une expérience à part entière. « Au début, c’est un choc, mais on apprend à en profiter », confie Léa Meslet.
Entre ski, randonnées et paysages enneigés, la saison froide se transforme en aventure. « Au début, quand on sortait dehors, on ressemblait à des bonhommes Michelin avec nos gros bonnets, notre énorme écharpe, nos bottes et nos manteaux XXL. À chaque fois qu’on croisait quelqu’un dans la rue avec juste une petite veste, on se disait : « Mais comment ils font pour survivre à ça ?! » On avait vraiment l’impression d’être des amateurs face au vrai froid québécois », raconte Louise Morin avec humour.
Baptiste résume bien l’expérience. « J’apprécie vraiment l’hiver québécois… pour une année », lance-t-il en souriant.
Au-delà des anecdotes, cette immersion marque. « On gagne en autonomie, en confiance et en ouverture », souligne Léa Meslet.
Baptiste Le Breton évoque aussi un changement de perspective : « Cette expérience m’a donné un nouveau regard sur la France et m’a permis de découvrir un environnement qui me correspond davantage. »
« Je m’en rappellerai toute ma vie et je ne regrette pas du tout mon choix », conclut Louise Morin.
Cette première cohorte ouvre la voie à des collaborations durables.

Quelques souvernis de Léa Meslet et Louise Morin
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