• Accueil
  • Blogue
  • Une étudiante en océanographie est lauréate du Concours de vulgarisation de la recherche de l’Acfas

Une étudiante en océanographie est lauréate du Concours de vulgarisation de la recherche de l’Acfas

Emma Duquenne-Delobel est étudiante au doctorat en océanographie. (Photo : Stéphane Lizotte)

Candidate au doctorat en océanographie, Emma Duquenne-Delobel est lauréate du Concours de vulgarisation de la recherche de l’Acfas avec son texte intitulé « Petite annonce : jeune homard à la recherche du logement idéal ».

Le texte de la chercheuse de l’Institut des sciences de la mer de l’UQAR découle de son projet de doctorat sur l’influence des lagunes des Îles-de-la-Madeleine sur le développement des homards. Protégées depuis le début du 20 siècle et reconnues comme refuge marin en 2017, ces lagunes sont considérées comme des habitats essentiels pour les petits homards américains lorsqu’ils sont des « juvéniles ».

« À sa naissance, le homard n’est pas le robuste crustacé que nous connaissons tous. Minuscule et fragile, il dérive au gré des courants et à la merci des prédateurs affamés. Âgé de quelques semaines à peine, il entame une véritable métamorphose, série de transformations physiques et comportementales, et part en quête d’un refuge sur le fond marin. Une étape cruciale, car un homard mal logé… c’est un homard dévoré », écrit Mme Duquenne-Delobel.

C’est en se mettant dans la peau d’un agent immobilier que la chercheuse de l’ISMER-UQAR présente les avantages que représentent les lagunes sur le marché locatif du homard. « Les galets sont LA référence chez les homards. Capables d’accueillir d’importantes densités de juvéniles, ils sont cependant assez rares dans les lagunes. Or, dans le contexte actuel de l’expansion des populations de homards, la compétition est féroce et le marché saturé. »

Quels autres habitats pourraient convenir au homard? L’agent immobilier de la chercheuse de l’ISMER répond à cette question en utilisant des aquariums contenant différents substrats, comme des galets, de la vase et des herbiers marins. « À la fin des expériences, le constat est sans appel : aux densités les plus faibles, les juvéniles choisissent massivement les galets, tandis qu’aux densités les plus élevées, les herbiers marins tirent leur épingle du jeu. »

Afin de tester ce constat sur le terrain, des collecteurs remplis de vase, de galets et d’herbiers marins ont été installés dans le fond de lagunes, poursuit l’agent immobilier. « Après deux mois d’immersion, les collecteurs remplis de galets hébergeaient quatre fois plus de homards que les collecteurs d’herbiers marins ou de vase. Ce résultat semble donc confirmer la préférence des homards pour les galets. Bien que les densités de homards soient inférieures dans les autres types de collecteurs, l’étendue spatiale de la vase et des herbiers marins dans les lagunes pourrait rendre leur contribution cumulée loin d’être négligeable. »

Emma Duquenne Delobel réalise son doctorat en océanographie sous la direction du professeur Réjean Tremblay de l’ISMER-UQAR et de David Drolet et Benjamen Grégoire de l’Institut Maurice-Lamontagne. Elle collabore en outre avec le ministère Pêches et Océans et l’Ocean Frontier Institute pour ses travaux de recherche. Originaire de Hazebrouck, dans le nord de la France, Mme Duquette Delobel a fait ses études en écologie à l’Université de Lille et en sciences de la mer à Sorbonne Université avant de poursuivre son parcours à l’UQAR.

On peut lire le texte « Petite annonce : jeune homard à la recherche du logement idéal » ici. Rappelons que le Concours de vulgarisation de la recherche de l’Acfas comporte quatre catégories, soit texte, bande-dessinée, audio et vidéo.

Pour nous soumettre une nouvelle : communications@uqar.ca