Portrait

Meggie Tardif

Étudiante au baccalauréat en kinésiologie

Courir pour se dépasser

La course a toujours fait partie de la vie de Meggie Tardif. Dès l’annonce de la création d’une équipe de cross-country au sein du Nordet de l’UQAR, l’étudiante au baccalauréat en kinésiologie savait qu’elle en ferait partie. Portrait d’une athlète qui fait rimer sport, études et vie personnelle avec dépassement de soi.

Meggie Tardif a la course dans le sang. Qu’il s’agisse d’une épreuve de 1500, 3000 ou 5000 mètres sur piste ou encore d’un demi-marathon sur route, la Rimouskoise est dans son élément. « Autant en athlétisme qu’en cross-country, j’aime le sentiment de dépassement qui est présent. De toujours vouloir repousser ses limites, de prendre de l’expérience sur sa gestion de course, de tester de nouvelles tactiques de course. C’est enrichissant et on apprend toujours plus à se connaître en tant qu’athlète à chaque course. »

C’est à l’âge de 9 ans que cette athlète du Nordet a fait ses premières foulées. « Ma sœur pratiquait déjà l’athlétisme. Elle avait participé à une course sur route régionale organisée par le Club Coubertin de Rimouski, le Festi-Santé. Je trouvais que ça avait l’air vraiment le fun. L’été d’après, je me suis inscrite au Club Coubertin, au club-école. J’ai commencé à être très sérieuse et assidue dans mes entraînements à l’âge de 14 ans, quand je suis entrée dans le programme sports-études et que j’ai commencé à faire beaucoup plus de compétitions », indique Mme Tardif.

L’étudiante en kinésiologie a joint la toute première équipe de cross-country du Nordet formée au campus de Rimouski l’automne dernier. « J’ai découvert le cross-country vers l’âge de 12 ans. J’ai commencé à participer à des courses régionales organisées par le Club Coubertin au parc Lepage. En cross-country, j’aime beaucoup le fait que ce n’est jamais le même parcours. Mon attention est vraiment moins sur le résultat, donc le temps que je fais, mais plutôt sur ma position et la façon dont je gère ma course. Mais ce n’est pas moins compétitif pour autant! C’est aussi vraiment stimulant d’avoir des parcours vallonnés, avec des changements de rythme. J’aime particulièrement l’esprit d’équipe et le fait de s’entraîner en groupe, de s’entraider entre coéquipières et coéquipiers. C’est motivant de voir ses collègues progresser. »

Si elle a pris part à de nombreuses compétitions depuis une dizaine d’années, Meggie Tardif a eu une année 2025 qui la rend particulièrement fière. En juin, elle a établi un nouveau record personnel de 17 minutes 52 secondes au 5000 mètres sur piste. En septembre, elle a décroché la deuxième place au 21,1 kilomètres du Marathon de Rimouski, réalisant un record personnel de 1 heure 29 minutes et 4 secondes. De plus, en octobre, elle a obtenu la 30e position parmi les 112 participantes des championnats provinciaux universitaires en cross-country.

Combiner ses études universitaires et la pratique de son sport demande beaucoup de discipline à Meggie Tardif. En moyenne, elle court 60 à 75 kilomètres et s’entraîne en salle deux fois par semaine. « Mon horaire est chargé, avec le temps requis dans mes études et mon emploi le week-end qui limite mes occasions de compétition, mais ça fait partie de la game! »

Le fait de s’inscrire au baccalauréat en kinésiologie à l’automne 2024 n’est pas étranger à l’intérêt que l’athlète du Nordet porte au sport et aux saines habitudes de vie. « J’ai choisi la kinésiologie, car je suis curieuse d’en savoir plus sur les sciences de l’activité physique. J’aime aussi le fait que ça rejoint autant les composantes sociale et qu’analytique. J’aime la relation d’aide, répondre aux besoins de la clientèle et la relation kinésiologue/client. Quant à l’aspect analytique, j’apprécie le fait qu’on est constamment en train de se questionner, de résoudre des problèmes, de comprendre pourquoi notre client a de la douleur, de chercher la meilleure méthode pour répondre à ses objectifs. »

Appréciant particulièrement la taille des groupes et l’accessibilité au personnel enseignant à l’UQAR, Meggie Tardif se garde encore toutes les options ouvertes pour son avenir professionnel. « Pour l’instant, mes objectifs sont encore flous. Je suis encore en questionnement entre poursuivre mes études à un niveau supérieur avec un DESS ou une maîtrise, ou bien aller directement sur le marché du travail. Mes stages et mes prochains cours me permettront également d’y voir un peu plus clair. L’avenir nous le dira! »