Marie-Pier Forest
Diplômée au doctorat en éducation
Du baccalauréat au doctorat : le brillant parcours de Marie-Pier Forest
Lorsque Marie-Pier Forest a commencé son baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire à l’UQAR au campus de Lévis, elle ne se doutait pas que ses études universitaires se termineraient avec un doctorat et un poste de professeure en orthodidactique des mathématiques à l’Université du Québec à Trois-Rivières.
Originaire de Lac-à-la-Croix, petit village du Lac-Saint-Jean, Marie-Pier Forest arrive au campus de Lévis en 2014. Dès sa première année au baccalauréat, elle développe un intérêt pour la recherche en participant à divers projets menés par des professeures et professeurs de l’UQAR. C’est toutefois sa rencontre avec le professeur Dominic Voyer qui sera déterminante pour la suite de son parcours. « C’est en travaillant sur différents projets de recherche avec Dominic Voyer que j’ai commencé à m’intéresser à l’enseignement et à l’apprentissage des mathématiques. J’ai choisi de poursuivre mes études à la maîtrise et au doctorat à l’UQAR afin de continuer à travailler avec lui », se rappelle Marie-Pier Forest.
Elle entame ses études doctorales en 2020 après un parcours au baccalauréat et à la maîtrise particulièrement remarquable. En plus d’avoir reçu des mentions d’excellence au baccalauréat et à la maîtrise, elle obtient de nombreuses bourses et distinctions tout en s’impliquant au sein de différentes instances universitaires, par exemple la sous-commission de la recherche à l’UQAR et le conseil des études du réseau de l’Université du Québec.
C’est à la didactique des mathématiques, plus précisément à une approche d’enseignement-apprentissage par la résolution de problèmes, qu’elle choisit de consacrer sa thèse. Selon Marie-Pier Forest, même si les bénéfices d’une approche par la résolution de problèmes mathématiques chez les élèves sont bien documentés, les recherches actuelles ne permettent pas de déterminer dans quelle mesure elle est mise en œuvre dans les classes du primaire au Québec. « Les résultats de mon étude montrent qu’une majorité des personnes enseignantes sondées reconnaissent les bénéfices d’une approche par la résolution de problèmes. Toutefois, seule une minorité d’entre elles déclarent avoir recours à une telle approche lorsqu’elles abordent de nouvelles notions mathématiques avec leurs élèves. Ma thèse soutient que la résolution de problèmes mathématiques est trop souvent associée exclusivement à la résolution de situations-problèmes de type ministériel, notamment dans un contexte d’évaluation », explique-t-elle.
Passionnée de son domaine de recherche, Marie-Pier Forest voulait également identifier dans sa thèse les conditions favorables à la mise en œuvre d’une approche par la résolution de problèmes dans les classes. « J’adore les mathématiques! Je veux contribuer au plaisir de faire des mathématiques en classe, autant chez les élèves que chez les enseignantes et enseignants. Je pense que d’offrir des pistes de solutions aux personnes enseignantes pour les aider à surmonter les défis liés à la mise en œuvre d’une approche par la résolution de problème peut contribuer à changer la perception des mathématiques au primaire », avance-t-elle.
Marie-Pier Forest a soutenu sa thèse le 21 septembre dernier au campus de Lévis, en obtenant une mention d’excellence, marquant ainsi l’aboutissement d’un brillant parcours universitaire. Au cours de ses études doctorales, elle a d’ailleurs été récipiendaire de nombreuses bourses et distinctions, dont une bourse d’études supérieures Joseph-Armand-Bombardier du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Aujourd’hui professeure au Département des sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Trois-Rivières, elle garde un souvenir chaleureux de ses études à l’UQAR. « Dans tous mes cours, du premier au troisième cycle, les professeurs et les chargés de cours sur ma route ont toujours fait preuve de bienveillance envers moi et les autres étudiantes et étudiants. Ma réussite, je la dois en grande partie à tous ceux qui ont croisé ma route, mais surtout à Dominic Voyer, qui m’a dirigée à la maîtrise et au doctorat, à Izabella Oliveira de l’Université Laval qui a codirigé ma thèse, ainsi qu’à Michel Bélanger, qui a codirigé mes travaux de maîtrise », conclut-elle.