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Et si la pleine conscience pouvait soulager le syndrome prémenstruel?

Joëlle Veilleux est candidate au doctorat en psychologie.

Pour une très grande proportion de femmes, le syndrome prémenstruel a des répercussions marquées sur leur santé psychologique, physique, sociale et professionnelle. Dans les cas où il y a peu d’options thérapeutiques, la pleine conscience peut s’avérer une avenue susceptible d’améliorer leur bien-être. Une approche qui est au cœur du doctorat en psychologie de Joëlle Veilleux.

Selon la littérature scientifique, le syndrome prémenstruel touche plus de trois femmes en âge de procréer sur quatre, souligne la chercheuse de l’UQAR. « Pourtant, les personnes présentant des symptômes légers à modérés sont souvent peu reconnues et disposent de peu d’options thérapeutiques adaptées. Mon projet s’inscrit dans un objectif plus large d’amélioration du bien-être des femmes, de reconnaissance de leur souffrance et de développement d’approches thérapeutiques alternatives, accessibles et holistiques. »

Joëlle Veilleux s’intéresse depuis toujours à la complexité de l’être humain. « Que ce soit sur le plan affectif ou cognitif, chaque personne est unique et une multitude de facteurs peuvent expliquer une perception, un comportement ou une façon de réagir. Ce qui m’attire particulièrement dans la psychologie et la neuropsychologie, c’est la possibilité de mieux comprendre cette complexité tout en développant des outils concrets pour améliorer la qualité de vie des gens. »

Son projet de doctorat s’inscrit dans cette volonté de contribuer au bien-être d’autrui en allant au-delà de ce qui est visible. « Derrière chaque difficulté ou chaque symptôme, il y a une personne, une histoire et une réalité », poursuit Mme Veilleux. « Aussi, l’objectif de mes travaux de recherche est d’évaluer les effets d’une intervention de pleine conscience sur les manifestations psychologiques, comportementales, physiologiques, cognitives et fonctionnelles du syndrome prémenstruel. À long terme, les résultats pourraient contribuer au développement d’une approche non pharmacologique pour aider les personnes qui vivent avec le syndrome prémenstruel. »

À compter de l’hiver 2027, Joëlle Veilleux va amorcer des rencontres de groupe et individuelle avec des personnes étudiantes âgées entre 18 et 30 ans intéressées à participer à son étude sur les effets d’un programme de pleine conscience sur les symptômes du syndrome prémenstruel. Les rencontres auront lieu au campus de Lévis. Les personnes intéressées sont invitées à lui écrire à l’adresse joelle.veilleux@uqar.ca.

La notion de pleine conscience désigne une attitude d’attention, de présence et de conscience à nos sensations, nos pensées, nos émotions et notre environnement immédiat. « C’est un état pour trouver la tranquillité, pour profiter du moment présent et pour lâcher prise », résume la chercheuse en psychologie.

Originaire de Saint-Georges, Mme Veilleux a amorcé son doctorat à l’UQAR à l’automne 2024 sous la direction de la professeure en psychologie Marie-Josée Tremblay et la codirection de la professeure en sciences infirmières Elsa Gilbert. Auparavant, elle a obtenu un baccalauréat en psychologie à l’Université Laval. « J’ai choisi l’UQAR pour son approche humaine, la proximité entre les professeurs et les étudiantes ainsi que son ambiance chaleureuse. Étant moi-même originaire d’une région, j’apprécie particulièrement le caractère familial de l’Université. Je trouve que c’est une université humaine où les relations y sont authentiques et l’on y ressent une grande proximité, même une entraide entre les membres de la communauté universitaire. »

Les travaux de recherche puis de rédaction de la thèse de Mme Veilleux vont s’étendre jusqu’en 2029. Par la suite, elle entend poursuivre encore un peu son parcours universitaire. « J’envisage de poursuivre des formations complémentaires dans le domaine de la psychologie affective et relationnelle. Bien que la neuropsychologie vise notamment à favoriser le plein potentiel cognitif des individus, je considère que le développement et les apprentissages reposent d’abord sur une base de sécurité affective. Pour moi, une personne disponible sur le plan cognitif est également une personne qui se sent suffisamment en sécurité sur le plan émotionnel. »

Pour nous soumettre une nouvelle : communications@uqar.ca