La professeure en sciences de la gestion Isabelle F. Dandurand collabore avec le Musée de Rimouski dans le cadre d’un projet de recherche à l’interface de la gestion des personnes en milieu de travail et la création. Une démarche novatrice qui combine des approches issues des sciences sociales et des arts.
Le travail de l’artiste Massimo Guerrera et son exposition au Musée de Rimouski sont à la base du projet Habiter le travail de l’intérieur : qualité de présence, création et dialogue. « Le projet s’inscrit dans cette exposition et prend la forme d’ateliers-retraite dont l’objectif est de réfléchir à nos relations humaines et à notre façon d’habiter le monde du travail. Nous proposerons des ateliers-retraite pour aller encore plus loin dans nos réflexions sur les liens entre la qualité de présence et le rapport travail », explique la professeure Dandurand.
Ces ateliers-retraite s’adressent aux personnes œuvrant dans les domaines de la culture, de l’éducation, de la santé et du grand public qui s’intéressent au mieux-être au travail. « À travers la méditation, l’écriture, le dessin et le collage, nous allons nous questionner sur les façons d’être présent et de donner du sens à son travail dans un monde qui est en profonde transformation », précise la professeure Dandurand.
Le quotidien au travail est particulièrement marqué par la valorisation de la performance, ce qui contribue à l’établissement d’une culture de l’urgence, observe la professeure Dandurand. « Ces tendances s’inscrivent dans une dynamique plus large d’accélération sociale et invitent à interroger leurs implications pour le bien-être et les relations humaines au travail. Mon projet de recherche poursuit cette exploration avec des personnes issues de différents milieux professionnels autour de la question suivante : quelles conditions permettent aux personnes et aux collectifs d’habiter leur travail avec une qualité de présence? »
Les ateliers-retraite se dérouleront au Musée de Rimouski les 24 et 25 octobre puis à l’UQAR au début du mois de février. Pour s’inscrire, il faut remplir un questionnaire disponible ici avant le 14 octobre. Le nombre d’inscriptions est limité à 18 personnes. « Il est important de préciser que les ateliers-retraite ne visent pas à donner des solutions déterminées à l’avance. Les pratiques artistiques et contemplatives constituent ici une modalité d’exploration permettant de rendre perceptibles des dimensions qui demeurent parfois difficiles à exprimer uniquement par le langage discursif », conclut la professeure Dandurand.
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