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Chaire de recherche en éducation transformatrice pour l’engagement climatique – Programme Apogée Canada, Transformer l’action pour le climat (TAC)

Les travaux de la chaire sont orientés vers une volonté de visibiliser et de soutenir les actions des acteurs et des actrices de la transition socioenvironnementale, qui enseignent, participent à la production des savoirs, influencent les politiques publiques ou proposent des solutions aux questions contemporaines liées aux changements climatiques

Mise en contexte

La Chaire en éducation transformatrice pour l’engagement climatique a vu le jour en août 2024 grâce au financement du Fonds d’excellence en recherche Apogée Canada, à travers le programme Transformer l’action pour le climat (TAC) (2024-2030), dont l’un des grands objectifs est d’appuyer une adaptation juste et équitable. Les travaux de la chaire poursuivent cet objectif, en étant orientés par une volonté de visibiliser et de soutenir les actions des acteurs et des actrices de la transition socioenvironnementale, qui enseignent, participent à la production des savoirs, influencent les politiques publiques ou proposent des solutions aux questions contemporaines liées aux changements climatiques. Ces questions, porteuses de risques, d’incertitudes et d’enjeux sociopolitiques, emportent avec elles une vivacité dans la société, dans les savoirs de référence et dans la classe.

Les travaux de la chaire trouvent leur ancrage dans la thèse de sa titulaire, Isabelle Arseneau. Celle-ci porte sur la participation sociétale des scientifiques dans le contexte de questions socialement vives (QSV) environnementales et sanitaires. En présentant des portraits et des points de vue de scientifiques qui ont décidé d’agir sur les plans scientifique, sociopolitique et/ou éducatif dans le contexte de telles questions, elle soutient une éducation aux sciences critique, politique et transformatrice. L’enseignement des QSV, qui demandent d’être examinées de manière interdisciplinaire, permet en effet d’éclairer l’enchevêtrement des pratiques scientifiques et sociales en contribuant à la formation de citoyen·nes informé·es, critiques, soucieux·euses de justice sociale et environnementale, porté·es vers l’action et engagé·es sur le plan sociopolitique. À cette fin, les dimensions affectives doivent être prises en comptes et questionnées, car elles apparaissent comme une des conditions centrales au développement du pouvoir agir, ce à quoi les maillages arts-sciences peuvent contribuer.

À l’interface de la didactique des sciences et des science studies, les travaux de la chaire s’intéressent à des cas concrets de questions environnementales et sanitaires, ancrées dans des réalités régionales et territoriales, où divers acteur·trices et groupes sociaux s’engagent à transformer les situations problématiques. Cela contribue à la compréhension des défis scientifiques, sociopolitiques et éducatifs associés à la gestion sociétale et à l’enseignement de ce type de questions. En mobilisant des cadres théoriques et des outils issus de l’éducation, mais aussi de la sociologie des controverses et de l’action publique, les travaux de la chaire permettent ainsi de prendre en compte les rapports de pouvoir, les inégalités et les conditions concrètes du pouvoir agir dans une perspective de transition juste. Autrement dit, la mise en lumière d’exemples de mobilisations réussies et de portraits authentiques de personnes (scientifiques, citoyen·nes, enseignant·es, jeunes, etc.) qui s’engagent dans des actions visant la protection de l’environnement, des communs, et de la santé des populations revêt une pertinence scientifique, éducative et sociopolitique. 

Les travaux de la Chaire de recherche en éducation transformatrice pour l’engagement climatique s’inscrivent dans des démarches interdisciplinaires et intersectorielles qui touchent le territoire et les communautés qui l’habitent, en conjuguant plusieurs perspectives et domaines de savoirs.  Ils visent à mettre en lumière les rôles et les capacités ainsi que les rapports aux savoirs et à l’action d’une diversité d’acteurs et d’actrices sociaux qui mettent en œuvre, dans leur milieu ou leur communauté, des actions scientifiques, sociopolitiques ou éducatives transformatrices pour s’adapter aux enjeux environnementaux et sanitaires contemporains. Ils s’intéressent également aux processus de co-production des savoirs, aux initiatives d’action collective et à ce qui les rend possibles. Ainsi, ils cherchent à apporter des réponses pertinentes aux grands enjeux socioenvironnementaux caractérisant notre temps.

Étant soucieuse de participer aux conversations sociopolitiques entourant les questions environnementales et sanitaires, ce qu’elle considère comme une responsabilité, la titulaire de la chaire a co-fondé en juin 2026, avec Mathilde Jutras, aussi titulaire d’une chaire associée au programme TAC, le Collectif de scientifiques pour l’action environnementale du Québec. Au sein de ce collectif, qui regroupe déjà 70 expert·es, elle agit à titre de co-porte-parole.

Les travaux de la chaire sont ancrés dans une posture « antidéficitaire » à l’égard des jeunes et des citoyen·nes. En d’autres mots, ils visent à dépasser, voire à combattre la posture selon laquelle les citoyen·nes seraient en déficit d’intérêt, de compréhension et de connaissances lorsque des questions environnementales et sanitaires se posent dans la société. Dans cette perspective, les travaux de la chaire s’appuient sur le modèle de la co-production des savoirs, qui considère que les citoyen·ne·s sont en mesure de contribuer de façon pertinente à la production des savoirs scientifiques. Leurs connaissances locales et contextualisées, difficiles à percevoir pour une personne œuvrant hors de leur milieu, et leurs observations liées à l’évolution de certaines situations sont nécessaires pour les documenter et agir sur elles. La capacité des citoyen·nes à développer une crédibilité et une expertise légitime est donc reconnue et mise en valeur par la chaire.

Les travaux de la chaire sont d’abord guidés par des valeurs de solidarité et de justice (environnementale, climatique, intergénérationnelle, sociale et épistémique), mais également par la rigueur et la responsabilité sociétale. En outre, la titulaire de la chaire, en tant que chercheuse en début de carrière et mère de famille, considère avec une sensibilité accrue les considérations liées à l’équité, l’inclusion et la reconnaissance de la légimité de différentes formes de savoirs. Cela la mène à mettre explicitement de l’avant, dans chacune des étapes de ses projets, des valeurs de convivialité, de compréhension, de respect et d’empathie comme étant un socle au travail d’équipe.

  • Mettre en œuvre des recherches interdisciplinaires et intersectorielles structurées par la co-production des savoirs;
  • Reconnaître et valoriser, dans la société et dans l’enseignement, les rôles et les capacités des citoyen·nes et des scientifiques à enrichir la gestion sociopolitique des questions environnementales et sanitaires socialement vives ;
  • Mobiliser et transférer les savoirs aux bénéfices des populations concernées et de la relève scientifique et enseignante ;
  • Concevoir des outils pédagogiques et de transfert des connaissances visant le développement d’un rapport émancipé aux savoirs, aux expert·es et à la production des savoirs ;
  • Soutenir une éducation en contexte de changements climatiques critique, politique et transformatrice ;
  • Prendre part à des initiatives et à des actions collectives.

Axes de recherche

  • Élucider les rapports aux savoirs et à l’action de scientifiques, de personnes qui enseignent et de personnes œuvrant dans les milieux communautaires et associatifs ;
  • Éclairer les types de savoirs et de capacités utiles pour comprendre, enseigner et agir de manière collective et transformatrice face aux changements climatiques.
  • Documenter des démarches transformatrices orientées par la co-production des savoirs pour mieux comprendre les conditions et les leviers les rendant possibles ;
  • Mettre en lumière les rôles, les capacités et les incapacités que s’attribuent des personnes engagées dans ce type de démarches.
  • Éclairer les déterminants et les compétences qui soutiennent, ou non, le pouvoir agir de personnes ou de groupes considérés comme des agents de changement, notamment au niveau des politiques publiques ;
  • Soutenir, par la conception d’outils pédagogiques, le développement des capacités d’action de divers acteurs sociaux, dont des jeunes et des scientifiques ;
  • Instiguer et participer à des actions collectives transformatrices.
  • Participer à des démarches de co-création arts-sciences et les documenter ;
  • Explorer des avenues éducatives et des outils de transfert des connaissances maillant arts et sciences pour appréhender comment certaines façons de réfléchir, de mobiliser des savoirs et de collaborer peuvent faire émerger de nouvelles possibilités d’action.

Projets de recherche en cours

La titulaire de la chaire, Isabelle Arseneau, est co-leader d’une unité de recherche (LRP 3.2) associée au programme de recherche Apogée Canada « Transformer l’action pour le climat » (TAC). Dans ce contexte, elle collabore avec des chercheur·euses associé·es aux quatre universités partenaires du programme, soit l’UQAR, l’Université Dalhousie, l’Université Memorial et l’Université Laval (ULaval). Elle a aussi intégré en septembre 2025 le Comité conseil pour la recherche (RAC), chargé de conseiller les directions scientifiques de ce programme de recherche d’envergure.

Elle le réalise aux côtés des professeures Anne Fauré (sciences de la gestion) et Émilie Morin (sciences de l’éducation), de la stagiaire postdoctorale Laïsa Pivert (sociologie) et de l’agente de recherche Charlotte Cloutier. Ce projet documente cinq cas de mobilisations entourant le système Saint-Laurent et a pour objectif d’éclairer les déterminants qui soutiennent (ou non) les actions sociopolitiques de personnes ou de groupes considérés comme des agents de changement (axe 3), dont des entrepreneur·euses de politique.

Aussi avec la professeure Morin, ce projet s’appuie sur un travail en bibliométrie réalisé par une équipe de l’Université Dalhousie associée à l’unité 3.2. Ce projet vise à tisser des liens entre les résultats d’une étude en bibliométrie sur les recherches et savoirs disponibles en lien avec l’océan, le climat et l’action, les savoirs associés à la littératie océanique dans les principaux écrits scientifiques, et les savoirs contenus dans le programme de formation du secondaire en Science et technologie. Ce travail contribue à éclairer les types de savoirs utiles pour comprendre, enseigner et agir de manière collective et transformatrice face aux changements climatiques (axe 1).

Porté par la professeure Geneviève Therriault (sciences de l’éducation), ce projet vise à coconstruire avec des enseignant·es du secondaire des activités d’apprentissage sur le climat et l’océan. Il réunit des chercheur·es de l’UQAR et de l’Université Dalhousie en éducation, en biologie, en physique et en sciences de l’informatique ainsi que plusieurs étudiant·es à la maîtrise et au doctorat. Par cette démarche orientée par la co-production des savoirs (axe 2), elle contribue à concevoir des d’outils pédagogiques visant à soutenir le développement du sentiment du pouvoir agir des jeunes (axe 3).

Au sein de l’unité 3.3 du programme TAC, avec des chercheur·es de l’Université Laval et de l’UQAR en sciences naturelles et de la santé, dont les professeures Mélanie Lemire (santé environnementale) et Isabelle Goupil-Sormany (santé publique) ainsi que les professeurs Philippe Archambault, Jean-Sébastien Moore et Dominique Robert (biologie/écologie halieutique), Isabelle participe à un projet de recherche interdisciplinaire et intersectoriel entourant une initiative de pêche collective à retombées communautaires en Haute-Gaspésie. À titre de co-chercheuse, elle a obtenu une subvention complémentaire du FRQ-NT (300k$) pour le projet intitulé Préparer l’avenir des pêches – coproduire des savoirs autour d’une initiative de pêche collective en Haute-Gaspésie (2025-2028). Dans ce contexte, elle travaille à élucider les rôles et les capacités des agent·es de la transition socioécologique dans la filière maritime ainsi que le processus de coproduction des connaissances entre les pêcheur·euses, les scientifiques et les autres partenaires du projet (axe 2).

Puisque ce projet est réfléchi sous l’angle de la justice épistémique et du développement des communautés, Isabelle cherche à déployer tous les efforts possibles pour mobiliser les connaissances acquises auprès des populations concernées, mais aussi plus largement dans la société. Pour cette raison, et puisque que les dialogues sciences-société et les maillages arts-sciences (axe 4) occupent une place importante dans ses préoccupations de recherche, elle a obtenu en mai 2026, à titre de chercheuse principale, un financement du programme Dialogue du FRQ (40k$), visant à produire une bande dessinée documentaire (BDD) relatant l’expérience du projet pilote de pêche collective afin de restituer aux divers acteur·trices de la communauté, en particulier aux pêcheurs, les résultats issus de la démarche de coproduction des savoirs. Ce projet de BDD, également pensée comme un outil pédagogique, pourra aussi soutenir la formation de la relève en sciences, en enseignement et dans le secteur des pêches (axe 3).

Cette préoccupation liée aux dialogues sciences-société l’a menée à initier un projet de recherche prenant ancrage dans une démarche de co-création arts-sciences entourant les défis socioécologiques du Saint-Laurent (axe 4). En janvier 2025, à titre de chercheuse principale, elle a obtenu un financement (Ocean Frontier Institute, 15k$) avec la professeure Fanny Noisette (océanographie, ISMER-UQAR) pour mettre en œuvre une initiative de maillage arts-sciences, conçue comme un laboratoire ouvert, visant à interroger le rapport au savoir et à l’action de scientifiques de la mer et du climat (axe 1). Ce financement a servi de levier à la professeure Noisette, qui a ensuite obtenu un financement au programme Dialogue du FRQ pour la poursuite de cette initiative novatrice, qui a donné naissance au Collectif Canot de nuit, réunissant artistes et scientifiques (axe 3). Une production grand public entourant le système Saint-Laurent et les enjeux climatiques, créée par ce collectif, a été présentée en septembre 2026, au Théâtre du Bic, dans le cadre du Festival Flõ.

Aux côtés de la professeure de didactique des sciences et technologie, Audrey Groleau (ULaval), Isabelle réalise une recherche, dont l’objectif est de mieux comprendre les relations que divers acteurs et actrices de l’éducation aux changements climatiques (ECC) entretiennent avec les savoirs scientifiques. Pour ce faire, elles interrogent des personnes qui réalisent des activités d’ECC au niveau postsecondaire (cégep et université) ou dans le milieu communautaire et associatif. Elles cherchent ainsi à tisser des liens entre les rapports aux savoirs scientifiques de ces personnes et les perspectives de l’ECC dans lesquelles elles s’inscrivent (axe 1).

Équipe

L’équipe de la chaire est constituée de personnes partageant des valeurs communes et qui sont toutes engagées, à leur façon, dans la recherche de solutions face aux grands défis contemporains touchant l’environnement et la santé des populations.

Isabelle Arseneau, PH, D.

Professeure en éducation sous octroi, Département des sciences de l’éducation de Rimouski
Professeure associée, Département d’enseignement et d’apprentissage, Université Laval

  • Doctorat en didactique, Université Laval, 2024
  • Maîtrise en didactique des sciences, Université Laval, 2012
  • Baccalauréat en enseignement secondaire des sciences et technologies, Université Laval, 2007

Par ses recherches et son enseignement, elle met de l’avant une éducation aux sciences et à l’environnement critique et politique. En particulier, ses recherches éclairent les rapports aux savoirs ainsi que les rôles et les capacités de divers acteurs et actrices de la transition socioécologique, dont des jeunes, qui prennent part à des actions collectives dans le contexte de questions environnementales et sanitaires socialement vives. Dans des projets interdisciplinaires et intersectoriels, notamment dans le domaine des pêches, elle travaille également à documenter les processus de coproduction des savoirs. 

Laïsa Pivert, Ph. D.

Stagiaire postdoctorale
Université du Québec à Rimouski

  • Doctorat en sociologie (Université Laval)
  • Master Science du Management (Universitaire de Management, Brest, France)
  • Licence Économie-Gestion (Université des Antilles. Martinique)

Laïsa Pivert est sociologue et postdoctorante à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) dans le cadre du projet Pouvoir agir et action publique (WP3) associé à l’unité de recherche 3.2 du programme « Transformer l’action pour le climat » (TAC). Ses travaux actuels portent sur les transformations sociales et l’agentivité des individus et des communautés dans le contexte de diverses mobilisations entourant le fleuve Saint-Laurent. Dans le cadre de sa thèse, elle a analysé les processus d’intégration d’une langue autochtone dans le système scolaire, en s’intéressant aux rapports de pouvoir, aux dynamiques institutionnelles et aux formes d’engagement des acteurs concernés. Elle poursuit aujourd’hui ces réflexions auprès de communautés confrontées aux changements socioécologiques, en examinant les manières dont elles s’organisent, apprennent et agissent pour transformer les politiques et les pratiques qui affectent leurs territoires.


Jessy Turcotte, M.A.

Étudiante au doctorat en didactique des sciences
Université Laval

  • Maîtrise en didactique des sciences (profil recherche) (Université Laval)
  • Baccalauréat en enseignement secondaire des sciences et technologies (Université Laval)

Jessy Turcotte est diplômée en enseignement des sciences et de la technologie au secondaire. Après avoir entrepris une maîtrise en didactique en 2019 portant sur l’émergence de l’agentivité transformatrice envers l’éducation alimentaire chez de futur·es enseignant·es, elle poursuit son parcours au doctorat depuis 2022. Ses travaux s’intéressent à l’agentivité transformatrice d’enseignant·es du secondaire engagé·es dans intervention formative visant la conception d’une situation d’enseignement-apprentissage en éducation alimentaire durable, thématique pouvant constituer un levier d’engagement et de transformation chez les enseignant·es devant les enjeux socioécologiques et sanitaires associés à l’alimentation.


Myriam Jourdain, M. Sc.

Étudiante au doctorat professionnel en éducation
Université de Sherbrooke

  • Certificat en géographie (Université Laval)
  • Certificat en développement durable (Université Laval)
  • Certificat de deuxième cycle en pédagogie collégial (Université du Québec à Montréal [UQAM])
  • Maitrise en écologie aquatique (UQAM)
  • Baccalauréat en biologie (UQAM)

Biologiste de formation et enseignante au collégial en sciences de la nature, Myriam s’intéresse à la transformation des pratiques pédagogiques afin de mieux préparer les personnes étudiantes à comprendre et à agir face aux enjeux socioécologiques contemporains. Dans le cadre de son doctorat professionnel en éducation, son projet d’intervention porte sur le développement de savoir-être et de savoir-agir écocitoyens en contexte de crises écologiques et de changements climatiques, à travers l’enseignement des disciplines propres aux sciences de la nature. Son parcours en sciences et en éducation l’amène à explorer des approches pédagogiques favorisant la pensée critique, l’engagement et une relation renouvelée au vivant. Ces réflexions s’inscrivent dans une perspective d’éducation transformative visant à soutenir l’émergence de nouvelles manières de penser, d’apprendre et d’agir face aux défis environnementaux actuels.


Éloïse Gagné

Étudiante à la maîtrise interdisciplinaire en éducation et santé publique
Université du Québec à Rimouski

  • Baccalauréat intégré en environnements naturels et aménagés (Université Laval)

Le projet d’Éloïse prend la forme d’une étude de cas sur la coproduction des savoirs en contexte de transition socioécologique. Plus précisément, cette étude s’inscrit dans un projet pilote de pêche collective à retombées communautaires et elle documente une collaboration innovante entre des pêcheurs gaspésiens et des scientifiques engagé·es dans la production de connaissances liées à la pêche aux homards. Son projet s’inscrit dans une approche transdisciplinaire, à la croisée des sciences de l’éducation, de la santé des communautés et de l’écologie appliquée. Forte d’un parcours intégré en science, d’une passion pour les écosystèmes marins et d’une expérience notable en concertation, Éloïse est engagée dans ce projet qui rejoint naturellement ses intérêts et ses objectifs professionnels.


Henri Gosselin

Étudiant à la maîtrise interdisciplinaire en sociologie économique et en éducation
Université du Québec à Rimouski

  • Microprogramme en développement des compétences entrepreneuriales (Université Laval)
  • Baccalauréat en économique (Université Laval)

Après avoir enseigné la science économique au collégial et consacré plusieurs années à soutenir le développement de la Haute-Gaspésie par l’action politique, Henri Gosselin se joint au projet de recherche visant à développer un modèle de pêche collective à retombées communautaires, misant sur des pratiques plus durables et équitables. Dans le cadre de sa maîtrise sur mesure en sociologie économique et en éducation, il documente le processus de co-construction de ce nouveau modèle socioéconomique en collaboration avec l’Institut de recherche en économie contemporain (IRÉC). Profondément attaché à la Haute-Gaspésie, Henri s’intéresse particulièrement à l’avenir des pêches, un secteur central de l’économie et de l’identité régionales, aujourd’hui au cœur d’enjeux environnementaux et de durabilité des écosystèmes marins.

Charlotte Cloutier, M. Sc.

Agente de recherche
Université du Québec à Rimouski et Université Laval

  • Maîtrise internationale en gestion systémique des milieux naturels (Université de Sherbrooke)
  • Baccalauréat en biologie (Université Laval)

Charlotte a développé sa volonté de travailler en recherche-action au niveau de la relation humain-environnement et des controverses qui l’entourent en complétant une maîtrise professionnelle enseignant l’approche des systèmes socio-écologiques pour la conservation et l’utilisation durable des ressources naturelles. Fraîchement diplômée, elle a joint le programme « Transformer l’action pour le climat » à l’Université Laval en tant que coordonnatrice pour le projet de pêche collective à retombées communautaires en Haute-Gaspésie. Depuis 2025, elle joue également les rôles de coordonnatrice et d’agente de recherche au sein du grand projet recherche « Vers une action et une politique transformatrices en matière d’océan et de climat » (LRP 3.2) et de l’équipe de recherche du projet « Pouvoir agir et action publique » (WP 3).


Martin Lepage, M. Sc.

Agent de recherche
Université du Québec à Rimouski

  • DESS en administration publique (ÉNAP)
  • Certificat en pédagogie (Université Laval)
  • Maîtrise en chimie (Université Laval)
  • B. Sc. spécialisé en chimie (Université Laval)

Passionné de culture et d’interdisciplinarité, Martin Lepage est retraité de l’enseignement collégial après y avoir enseigné la chimie pendant près de 30 ans. Il s’intéresse à la recherche en pédagogie ainsi que sur le rapport à la nature. Il est coauteur d’un rapport PAREA sur l’interdisciplinarité en Sciences de la nature au collégial et il a participé à la rédaction du nouveau programme de Sciences de la nature. Aussi impliqué en médiation scientifique, iI a fondé et animé pendant plus de 5 ans le Centre de démonstration en science (CDES) en Mauricie et Centre-du-Québec, qui se démarque par son aspect théâtral. Amant de la nature et de randonnée, il est aussi adepte de l’écopoétique. 

Évelyne Corriveau, M. A.

Auxiliaire de recherche de 3ᵉ cycle
Université du Québec à Rimouski

  • Étudiante au doctorat en criminologie (Université Laval)
  • Maîtrise en criminologie (Université Laval)
  • Baccalauréat en criminologie (Université Laval)

Évelyne est doctorante en criminologie à l’Université Laval. Elle s’intéresse aux violences vécues par les individus et les communautés liées à la présence d’industries polluantes. Son mémoire de maîtrise portait sur l’expérience de victimisation des citoyen·nes de Rouyn-Noranda vivant près de la fonderie Horne de Glencore. Elle est la 15e lauréate de la bourse Laure Waridel pour son projet de diffusion de ces résultats de mémoire via une exposition itinérante visant la sensibilisation du public et la mobilisation citoyenne.

  • Mathilde Jutras, UQAR
  • Fanny Noisette, UQAR
  • Émilie Morin, UQAR
  • Anne Fauré, UQAR
  • Geneviève Therriault, UQAR
  • Mathilde Jutras, UQAR
  • Dany Dumont, UQAR
  • Catherine-Alexandre Gagnon, UQAR
  • Audrey Groleau, Université Laval
  • Chantal Pouliot, Université Laval
  • Mélanie Lemire, Université Laval
  • François L’Italien, Université Laval et IRÉC
  • Isabelle Goupil-Sormany, Université Laval
  • Dominique Robert, UQAR
  • Jean-Sébastien Moore, Université Laval
  • Philippe Archambault, Université Laval