Une équipe de l’UQAR est de retour d’Islande où elle a mené des travaux de recherche au géoparc du Katla afin de préserver cet attrait naturel prisé par les touristes. Un projet qui met de l’avant l’expertise de l’Université sur l’érosion et les aléas côtiers.
Dirigée par le professeur en géographie David Didier, l’équipe a été mandatée par le Katla UNESCO Global Geopark pour réaliser des travaux sur les conditions hydrodynamiques côtière dans le parc. « L’objectif de notre projet est de documenter les aléas qui peuvent être dangereux pour les humains et qui peuvent causer des dommages sur les plages. Comme ces systèmes ont été créés naturellement par des éruptions volcaniques il y a des centaines d’années auparavant, ils sont désormais déficitaires et les plages s’érodent tout simplement continuellement », explique le professeur Didier.
Reconnue par l’UNESCO en 2015, le géoparc du Katla attire les touristes avec le sable noir de ses plages. « Le sable noir est le résultat de la dégradation de la roche volcanique et des apports des rivières issues des glaciers à l’intérieur des terres. Il fascine et soutient le développement socioéconomique de cette région du sud de l’Islande. Cependant, cette forte fréquentation des curieuses et curieux sur les plages augmente le risque d’être emporté par des vagues très longues qui viennent de l’Atlantique. Plusieurs accidents se sont d’ailleurs produits dans les dernières années », indique le professeur de l’UQAR.

En outre, ces plages s’érodent et soulèvent des défis sur le plan de l’aménagement côtier, poursuit le professeur Didier. « Nous sommes donc face à une situation de gestion complexe des risques. Nos travaux visent à générer de nouvelles connaissances pour que notre partenaire local, le Katla UNESCO Global Geopark, puisse réaliser sa mission de protéger l’environnement naturel, de promouvoir le développement durable local, de faire découvrir la culture locale et de mettre l’accent sur l’écotourisme. »
L’équipe de l’UQAR est arrivée en Islande à la mi-avril. Une caméra a été installée afin de mesurer les vagues sur la côte. « Cette caméra a été conçue par Jérémy Baudry, de l’Institut des sciences de la mer de l’UQAR, dans le cadre d’un projet de laboratoire communautaire et est contrôlable en ligne. Combinées avec des vols de drone pour reproduire la topographie, ces données nous permettrons de bien quantifier les changements morphologiques sur la plage et de contribuer au développement d’un système d’alerte plus efficace pour avertir les touristes et éviter des accidents. »
Les travaux sur le terrain en Islande vont se poursuivre toute l’année. L’équipe de l’UQAR est formée du professeur Didier, de Béatrice Noël, étudiante à la maîtrise en géographie, et de Jérémy Baudry, auxiliaire de recherche du Laboratoire d’études des littoraux nordiques et arctiques (LNAR) et du Laboratoire de physique des océans (POLR). « À terme, nos travaux permettront au Katla UNESCO Global Geopark d’avoir les données probantes pour assurer un développement durable du site. C’est vraiment un projet emballant qui permet de mettre l’expertise de l’Université sur la scène internationale », conclut le professeur en géographie.

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