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Une biologiste de l’UQAR est lauréate du Prix Gisèle-Lamoureux du Fonds de recherche du Québec

Récemment diplômée à la maîtrise en biologie, Catherine Lapointe est lauréate du Prix Gisèle-Lamoureux attribué par le Fonds de recherche du Québec. Une distinction qui souligne la qualité de son article sur le régime alimentaire hivernal de la morue franche dans le fjord du Saguenay publié dans le Naturaliste canadien.

La morue franche (Gadus morhua) est particulièrement présente dans l’écosystème du fjord du Saguenay. Elle a d’ailleurs une valeur socioéconomique importante dans la région en raison de la pêche blanche. L’étude dirigée par Mme Lapointe visait à comprendre le régime alimentaire de cette espèce pendant la saison froide.

Pas moins de 256 carcasses de morue franche ont été récupérées, de 2003 à 2022, grâce à la collaboration de pêcheurs pratiquant la pêche hivernale dans différents sites au Saguenay.  « Le régime alimentaire de la morue franche a été évalué par l’analyse de son contenu stomacal », explique Catherine Lapointe. « Les résultats révèlent des changements alimentaires selon la taille des prédateurs et indiquent également une variabilité spatio-temporelle. »

La recherche dirigée par la biologiste de l’UQAR révèle que la crevette grise de sable et la crevette nordique dominent la composition du régime alimentaire des petites morues mesurant moins de 40 centimètres. Du côté des morues de moyenne (40 à 80 cm) et de grande tailles (plus de 80 cm), les crevettes sont progressivement remplacées par des poissons comme le sébaste et l’éperlan arc-en-ciel.

L’étude de Mme Lapointe a été réalisée avec Sarah Brown-Vuillemin de l’Institut des sciences de la mer de l’UQAR, le professeur Dominique Robert, qui est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écologie halieutique, ainsi que Samuel Turgeon et Nadia Ménard de Parcs Canada. Leurs travaux montrent l’importance de considérer les facteurs spatio-temporels dans les futures recherches sur l’alimentation de la morue franche.

« La morue franche est une espèce prédatrice importante du fjord du Saguenay. Cette caractérisation de son régime alimentaire est une étape primordiale pour aider à la compréhension de l’écologie de ce prédateur clé et à la mise en place de mesures de conservation de la biodiversité pour assurer une pêche récréative durable selon une approche écosystémique promue par le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent », conclut Mme Lapointe. On peut lire l’article « Régime alimentaire hivernal de la morue franche (Gadus morhua) dans le fjord du Saguenay » ici.

Décerné par le secteur Nature et technologie du Fonds de recherche du Québec, le Prix Gisèle-Lamoureux rend hommage à cette botaniste qui s’est démarquée par sa contribution à la protection de l’habitat d’espèces végétales fragiles ou en péril. Cette distinction souligne la qualité des publications de recherche en français au Québec et au sein de la Francophonie.

Pour nous soumettre une nouvelle : communications@uqar.ca