• Accueil
  • Blogue
  • Valentine Loiseau décroche le prix Relève étoile Louis-Berlinguet

Valentine Loiseau décroche le prix Relève étoile Louis-Berlinguet

Valentine Loiseau est chercheuse postdoctorale à l'UQAR. (Photo : Stéphane Lizotte)

La chercheuse postdoctorale Valentine Loiseau vient d’obtenir le prix Relève étoile Louis-Berlinguet du Fonds de recherche du Québec. Une distinction remise pour souligner la qualité d’un article sur la vulnérabilité d’espèces marines benthiques aux changements climatiques publié dans le Journal of Experimental Marine Biology and Ecology.

La recherche de Valentine Loiseau et son équipe porte sur la réponse aux variations de salinité de la littorine des rochers (Littorina saxatilis), de la telline de la Balthique (Macoma balthica) et de la moule bleue (Mytilus spp). « Ce sont trois espèces très présentes dans les estuaires. Or, ces milieux sont particulièrement touchés par l’intensification des précipitations et des crues. Cette intensification entraîne de plus en plus souvent des inondations faisant chuter la salinité de l’eau », indique la chercheuse.

Cette chute de la salinité constitue un défi majeur pour les organismes marins qui y évoluent, poursuit Valentine Loiseau. « Les estuaires sont des environnements naturellement salés. Dans nos travaux de recherche, nous avons voulu comprendre comment les trois espèces ciblées réagissent à des épisodes extrêmes de diminution de la salinité, en particulier dans les estuaires subarctiques ».

Pendant six semaines, l’équipe de Valentine Loiseau a exposé les trois espèces d’invertébrés à différents cycles d’eau douce entrecoupés de période de 24 heures en eau de mer. Si les résultats montrent que les espèces tolèrent bien des expositions de courte durée à l’eau douce, leur résistance chute au-delà d’une exposition de deux jours.

« Le taux de mortalité de la littorine augmente après deux semaines d’exposition à de l’eau douce supérieurs à deux jours. De son côté, la telline présente une vulnérabilité semblable, mais après une période de quatre semaines. Quant à la moule, elle n’atteint un seuil critique qu’après six semaines et on a observé une hausse du taux de mortalité lors d’exposition supérieur à cinq jours », précise la chercheuse de l’UQAR.

L’étude publiée dans le Journal of Experimental Marine Biology and Ecology a permis de mieux comprendre les effets des crues et des inondations liées aux changements climatiques, conclut Valentine Loiseau. « La composition des communauté estuariennes peut varier considérablement, étant donné que chaque espèce réagit différemment aux épisodes d’eau douce. Comme nos travaux le suggèrent, il est important d’en tenir compte lorsqu’il est question de mettre de l’avant des stratégies de conservation de la biodiversité. »

On peut lire l’article Exposure to a gradient of freshwater pulses duration mimicking frequent floodings reveals species-specific vulnerability thresholds in an assemblage of key benthic molluscs ici. L’étude est cosignée par le professeur Piero Calosi de l’UQAR, Yanick Gendreau et David Drolet de l’Institut Maurice-Lamontagne (MPO) et Mathieu Cusson de l’Université du Québec à Chicoutimi.

Le prix Relève étoile Louis-Berlinguet rend hommage à ce biochimiste qui a participé à la création du réseau de l’Université du Québec. Il fut notamment le premier président de l’Institut national de la recherche scientifique et vice-doyen à la recherche à la Faculté de médecine de l’Université Laval.

Pour nous soumettre une nouvelle : communications@uqar.ca