Étudiante au baccalauréat en administration au campus de Lévis, Mathilde Côté a vécu une expérience hors du commun grâce à la bourse canadienne du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II de la Fondation Rideau Hall. Depuis plusieurs semaines, elle réalise un stage au Maroc, une aventure qui lui permet de mettre en pratique ses connaissances tout en découvrant une culture riche et inspirante. Elle sera de retour au pays le 29 juin prochain.
Pour Mathilde Côté, le choix de partir à l’international allait bien au-delà de l’acquisition d’une expérience professionnelle. « J’ai choisi le Maroc parce que je voulais vivre une expérience humaine avant tout. Cette immersion culturelle allait m’apporter autant sur le plan personnel que professionnel », explique-t-elle.
Un accueil chaleureux dans un nouvel environnement
À son arrivée à Casablanca, l’étudiante a rapidement été plongée dans un univers très différent de celui du Québec. Entre l’effervescence de la ville, les différences culturelles et la découverte d’un nouveau mode de vie, les premiers jours ont été marqués par un mélange d’excitation et d’appréhension.
« En sortant de l’aéroport, j’ai ressenti à la fois le dépaysement, l’excitation et une petite appréhension face à l’inconnu. Tout était nouveau pour moi », raconte-t-elle. L’accueil chaleureux reçu sur place lui a permis de s’adapter rapidement.
Une expérience professionnelle enrichissante
Mathilde Côté effectue son stage au sein d’une équipe jeune et dynamique où elle contribue à différents projets de marketing et de communication. Son mandat consiste principalement à développer des concepts de communication éditoriaux liés à l’architecture, au patrimoine et aux architectes ayant marqué Casablanca.
Elle souligne également les différences observées dans le milieu de travail marocain : « Les horaires sont plus souples et l’ambiance est plus détendue qu’au Québec. J’ai trouvé que la santé mentale est davantage mise de l’avant, ce qui rend le quotidien professionnel très agréable ».
Au-delà des tâches réalisées, ce sont souvent les petites attentions qui l’ont marquée. Parmi ses souvenirs les plus précieux figure la surprise organisée par ses collègues à l’occasion de son anniversaire. « Ils m’ont offert une petite pochette marocaine. J’ai été tellement touchée. Ce genre d’attention signifie beaucoup pour moi ».
À la découverte de la culture marocaine
L’expérience de l’étudiante en administration ne se limite pas au cadre professionnel. Son séjour lui permet également de découvrir des traditions et des événements culturels uniques. D’ailleurs, vous pouvez consulter quelques photos que Mathilde Côté a voulu partager avec nous dans le carrousel ci-dessous.
Présente au Maroc durant l’Eid al-Adha, une importante fête religieuse, elle a constaté l’importance des rassemblements familiaux et de la solidarité. Lors d’un passage à Tamraght, elle a aussi assisté au Carnaval Boujloud, une célébration haute en couleur.
Parmi ses découvertes figure son premier passage dans un hammam traditionnel. « J’étais un peu nerveuse au départ, mais j’ai découvert un endroit calme qui représente très bien l’authenticité de la culture marocaine. Les femmes étaient accueillantes et sans jugement. C’est un souvenir qui restera gravé dans ma mémoire ».
Cette expérience de mobilité internationale a déjà eu un impact important sur son développement personnel. « J’ai appris à mieux m’adapter, à me faire davantage confiance et à être plus ouverte aux différences », affirme-t-elle.
Pour l’étudiante, cette aventure démontre également l’importance des expériences dans un parcours universitaire. « Dans le baccalauréat en administration, nous voyons beaucoup de théorie. Un stage international permet de la mettre en pratique tout en développant des compétences humaines essentielles ».
Si elle devait résumer son expérience en trois mots, Mathilde Côté choisirait : dépaysement, développement personnel et apprentissage.
« Les expériences internationales comme celle vécue par Mathilde Côté permettent aux étudiantes et étudiants de développer des compétences qui dépassent largement le cadre académique. Elles favorisent l’ouverture sur le monde et la confiance en soi, des qualités recherchées dans tous les milieux professionnels », constate Benjamin Simard-Jean, directeur du Bureau des relations internationales.
Oser partir
À celles et ceux qui hésitent à vivre une expérience semblable, son message est clair : « Je vous encourage tellement à partir. L’inconnu peut faire peur, mais je pense sincèrement que tout le monde devrait vivre une expérience comme celle-ci une fois dans sa vie. Si ça vous fait peur, c’est probablement la bonne direction. La pire chose qui peut arriver, c’est que vous appreniez quelque chose. La meilleure, c’est que ça change votre vie ».
Un nouvel appel de candidature sera lancé à l’automne. D’ici là, écrivez à international@uqar.ca pour toute information supplémentaire.
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