• Accueil
  • Blogue
  • La parole aux jeunes sur les systèmes d’intelligence artificielle

La parole aux jeunes sur les systèmes d’intelligence artificielle

Originaire de Caen, une ville de Basse-Normandie en France, Lauriane Lalande a choisi de mettre le cap sur le Québec pour réaliser une maîtrise en éthique, sous la direction de la professeure Hazar Haidar, directrice des programmes en éthique de l’UQAR. Son mémoire portera sur le droit à la participation des jeunes Québécois de 13 à 17 ans dans les systèmes d’intelligence artificielle (SIA).

Son bagage universitaire est varié : elle a réalisé une licence en France (l’équivalent d’un baccalauréat au Québec) qui liait les langues étrangères, l’économie, le droit et le marketing. Par la suite, elle a obtenu une maîtrise en marketing et management dans une école de gestion.

Avec ses diplômes en poche, Lauriane Lalande a ensuite travaillé dans différents milieux : technologiques, industriels, éducatifs, et a démarré son entreprise d’accompagnement en santé mentale et en services de bien-être pour les mères et les jeunes enfants. « Les enfants sont les citoyens de demain, c’est notre responsabilité de les intégrer à la société et de penser aux façons de bâtir un monde plus juste afin de leur laisser un héritage et non un fardeau », croit l’étudiante, elle-même mère de quatre enfants.

Le chemin vers une maîtrise en éthique s’est tracé dans son esprit à 35 ans : « Je voyais un fil conducteur dans mon parcours : santé, numérique, projets, éducation… l’éthique est partout, constate-t-elle. Dans un monde dans lequel tout va très, même trop, vite, elle est une boussole précieuse, peu importe le champ d’activités. »

L’objectif des travaux de Lauriane Lalande est la mise en valeur de la parole des jeunes utilisatrices et utilisateurs pour qui les SIA sont omniprésents. Contrairement aux croyances populaires, les jeunes ont un regard très critique sur ces derniers, toutefois, ils ont besoin d’un meilleur accompagnement pour naviguer avec ces puissants outils technologiques selon l’étudiante.

« J’aimerais que mon projet ouvre la discussion et permette aux jeunes d’être mieux intégrés aux réflexions et aux conceptions dans les SIA comme des partenaires de recherche et non pas juste comme des personnes utilisatrices, explique-t-elle. Je crois qu’il faut réfléchir collectivement à la conception de systèmes d’intelligence artificielle plus justes, utiles et non délétères pour l’humain. Cela revêt une grande importance dans notre société moderne. »

Pour nous soumettre une nouvelle : communications@uqar.ca