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L’UQAR lance une chaire en diplomatie scientifique sur la dynamique et la gestion des stocks de poissons

Le professeur Dominique Robert est le cotitulaire de la Chaire en diplomatie scientifique en dynamique et gestion des stocks halieutiques.

L’Université du Québec à Rimouski lance les activités d’une chaire en diplomatie scientifique pour favoriser la saine gestion des pêcheries sur les scènes nationale et internationale. Codirigée par le professeur Dominique Robert de l’Institut des sciences de la mer (ISMER-UQAR), cette chaire mènera des recherches en soutien à la pêche durable tout en visant à améliorer la prise de décisions, notamment pour la gestion des stocks transfrontaliers exploités par plusieurs états.

La Chaire en diplomatie scientifique en dynamique et gestion des stocks halieutiques est issue d’un partenariat international entre le Fonds de recherche du Québec, l’UQAR et l’Atmosphere and Ocean Research Institute (AORI) de l’Université de Tokyo. « Il s’agit d’une belle reconnaissance de l’expertise de l’UQAR et de son Institut des sciences de la mer sur la pêche durable, mais aussi du rôle que la science peut jouer sur le plan diplomatique pour la gouvernance des océans. Nous remercions nos partenaires pour leur confiance de même que le Fonds de recherche Québec qui ont eu l’initiative de mettre sur pied et de soutenir ce type chaire », souligne le recteur de l’UQAR, François Deschênes.

Dotée d’un financement de 1 M$ sur cinq ans, la nouvelle chaire concentrera ses travaux sur les stocks de petits poissons pélagiques, comme le maquereau et le hareng qu’on retrouve en Atlantique Nord, mais aussi le saury et le maquereau du Pacifique, ainsi que la sardinelle de la côte ouest-africaine. « Ce sont des espèces qui sont essentielles à la sécurité alimentaire et à la vitalité économique des régions maritimes, et dont la gestion nécessite une bonne coopération internationale. Nos travaux viseront à faire progresser les connaissances en appui à la durabilité de ces ressources dans le contexte déstabilisant du changement climatique qui bouleverse les écosystèmes marins et mène souvent à la surpêche », explique le professeur Dominique Robert.

Les espèces qui seront étudiées sont migratrices et particulièrement sensibles aux changements environnementaux. Le déplacement de leur distribution en fonction du réchauffement les place au cœur des questions de gouvernance internationale des pêches, ajoute le professeur Robert. « Notre programmation scientifique combinera la recherche écologique avec la modélisation des écosystèmes pour étudier les facteurs affectant la survie lors des premiers stades de la vie, les patrons de migration et la productivité des stocks. En Afrique de l’Ouest, la chaire explorera également la gouvernance des pêcheries de sardinelles afin d’améliorer la coopération régionale et la résilience des communautés côtières. »

Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écologie halieutique, le professeur Robert assumera la codirection de la Chaire en diplomatie scientifique en dynamique et gestion des stocks halieutiques avec son collègue Shin-ichi Ito du Atmosphere and Ocean Research Institute de l’Université de Tokyo. La professeure et titulaire de la Chaire UNESCO en analyse intégrée des systèmes marins, Fanny Noisette, est également impliquée dans la gouvernance de la chaire, tout comme les professeurs japonais Hiroaki Saito, Susumu Hyodo et Mitsutaku Makino.

Plusieurs étudiantes et étudiants à la maîtrise et au doctorat en océanographie prendront part aux travaux de recherche de la Chaire en diplomatie scientifique en dynamique et gestion des stocks halieutiques. « Les recherches seront alignées sur les grands objectifs de la Décennie des Nations unies pour les sciences océaniques au service du développement durable. En plus de contribuer aux efforts mondiaux en faveur d’une gouvernance des océans fondée sur la science, elles permettront de former la relève en diplomatie scientifique », indique le directeur de l’ISMER-UQAR et vice-recteur associé à la recherche, Guillaume St-Onge.

À terme, plus d’une vingtaine de personnes contribueront aux activités de la Chaire en diplomatie scientifique en dynamique et gestion des stocks halieutiques au Québec, au Japon et en Afrique de l’Ouest. Ce premier financement de cinq ans permettra à l’équipe de la chaire d’ouvrir de vastes horizons pour lesquels des recherches dans ce secteur se poursuivront pour des décennies.

Pour nous soumettre une nouvelle : communications@uqar.ca