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Une avenue innovante pour le rétablissement du chevalier cuivré

Le professeur Pierre Blier en compagnie de la professeure France Dufresne. (Photo : Stéphane Lizotte)

Un projet novateur mené par une équipe de l’UQAR figure parmi les quatorze projets de recherche retenus par Génome Québec dans son dernier concours d’intégration de la génomique. Il vise le rétablissement du chevalier cuivré, un poisson en voie de disparition au Québec.

Les techniques de suivi traditionnelles sont coûteuses et complexes. L’objectif du projet de l’équipe de l’UQAR est de créer une trousse de détection pour le Biodôme de Montréal afin de réaliser un suivi des herbiers aquatiques et des mollusques essentiels à la survie de cette espèce emblématique.

« La trousse de détection que nous allons développer pour le Biodôme de Montréal est basée sur l’ADN environnemental et sera une alternative simple, moins coûteuse et non invasive pour identifier et déterminer la présence d’une trentaine d’espèces de mollusques qui sont essentielles à la survie du chevalier cuivré », explique le professeur Pierre Blier.

Le chevalier cuivré a reçu le statut d’espèce menacée en 1999, et ce, en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables du Québec. Reconnaissable à ses écailles qui évoquent une armure, le chevalier cuivré peut atteindre 70 cm de longueur et peser jusqu’à 13 livres. Il est présent dans le fleuve Saint-Laurent et dans plusieurs rivières du sud du Québec, dont la rivière Richelieu.

Cet automne, le professeur Blier et ses collègues Nathalie LeFrançois du Biodôme de Montréal, France Dufresne ainsi que Loïc Ducros de l’UQAR vont amorcer leurs travaux visant à créer la trousse de détection. « La détérioration de l’habitat est l’’une des principales causes du déclin du chevalier cuivré », indique le professeur Blier. « Pour assurer le succès des programmes de conservation, de reproduction artificielle et de réintroduction, il est essentiel d’identifier et de suivre les habitats favorables à cette espèce, notamment les herbiers aquatiques où vivent des mollusques associés. »

 Les travaux de recherche vont se poursuivre jusqu’à l’été 2028. Ils comprennent quatre phases, soit l’échantillonnage de mollusques et d’eau sur plusieurs sites, l’identification et le séquençage des espèces, le développement et la validation de la méthode d’identification de l’ADN environnemental en laboratoire et, enfin, les essais sur le terrain.

Des étudiantes et étudiants à la maîtrise en biologie prendront part aux travaux de recherche. « Nous sommes présentement à la recherche de candidatures pour ce projet qui, à terme, renforcera les capacités de l’UQAR et du Biodôme de Montréal en matière de suivi et de conservation de l’espèce et aidera les opérations de réintroduction du chevalier cuivré dans son milieu », conclut le professeur Blier.

Pour nous soumettre une nouvelle : communications@uqar.ca