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Une recherche novatrice sur l’amélioration des soins aux personnes ayant un trouble de la personnalité limite

Cathy Martineau est étudiante au doctorat en sciences infirmières à l'UQAR.

L’amélioration des soins aux personnes ayant un trouble de la personnalité limite (TPL) est au cœur des travaux de recherche de Cathy Martineau. Étudiante au doctorat en sciences infirmières, elle développe un programme de formation portant sur les attitudes des infirmières et infirmiers auprès de cette clientèle.

Infirmière à Info-Santé depuis bientôt 10 ans, Mme Martineau s’est grandement inspirée de ses observations comme professionnelle de la santé pour nourrir ses recherches. Elle a d’ailleurs réalisé une maîtrise en sciences infirmières sur l’influence du bagage personnel sur les attitudes professionnelles de ses consœurs et confrères auprès des personnes ayant un TPL.

« Il a été démontré dans la littérature scientifique que les infirmières et infirmières démontrent des attitudes négatives envers les personnes ayant un trouble de la personnalité limite. Les personnes souffrant de ce trouble sont victimes de stigmatisation dans le réseau de la santé et le but de mon projet de recherche est de développer et d’évaluer un programme de formation pour améliorer les attitudes des infirmières et infirmiers envers les personnes ayant un TPL », explique la chercheuse qui est dirigée par le professeur Frédéric Banville.

Ce projet de doctorat est ainsi une suite logique de son parcours au baccalauréat et à la maîtrise en sciences infirmières. « Durant ma maîtrise, j’ai reçu plusieurs témoignages de personnes atteintes d’un TPL. Elles me racontaient les expériences négatives de soins qu’elles ont vécues dans le réseau de la santé. De plus, j’ai reçu plusieurs témoignages d’infirmières qui voulaient améliorer leur pratique auprès de cette clientèle, mais qui sentaient qu’elles n’avaient pas les outils pour le faire. Ces témoignages m’ont émue. Ils ont renforcé ma conviction de poursuivre mes études au doctorat. »

Les travaux de la Lévisienne sont novateurs. « Aucune étude québécoise n’a évalué les retombées d’un programme de formation développé spécifiquement pour améliorer les attitudes des infirmières envers les personnes atteintes d’un TPL », souligne Mme Martineau. « L’une des principales retombées de cette recherche sera d’améliorer la qualité des soins offerts à cette population.  Des soins infirmiers de qualité pourraient diminuer la souffrance de ces personnes, réduire les risques de suicides ainsi que le phénomène des portes tournantes. Les infirmières et infirmiers vivraient également moins de détresse morale et leur sentiment de bien-être au travail augmenterait. »

Cathy Martineau a obtenu une bourse de 40 000 $ pour la relève professorale en sciences infirmières offerte par le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI) pour mener son projet de doctorat. « J’apprécie que la qualité de mon parcours professionnel soit soulignée et que mon potentiel pour devenir professeure en sciences infirmières soit reconnu.  C’est une très belle marque de confiance qui me motive à poursuivre mes études doctorales. »

C’est à l’automne 2025 que Mme Martineau a entrepris son doctorat, et ce, tout en poursuivant ses activités professionnelles au CIUSS de la Capitale-Nationale. « J’adore mon travail. C’est un travail stimulant qui exige une grande autonomie professionnelle, un excellent jugement clinique ainsi qu’une importante curiosité scientifique », observe-t-elle. « Avec mon projet de doctorat, je souhaite sincèrement améliorer la qualité des soins auprès des personnes vivant avec un TPL. Elles méritent que les infirmières et infirmiers qui les soignent aient été formés à le faire en tenant compte de leur particularité et de leur singularité. »

Ayant « l’UQAR tatouée sur le cœur! », Cathy Martineau entend poursuivre son parcours universitaire en ayant en tête l’objectif de contribuer à former la relève infirmière. « J’aimerais devenir professeure en sciences infirmières. C’est un de mes rêves. J’aimerais contribuer à enseigner à la relève infirmière et partager mon savoir. Je sais qu’être professeure est une tâche exigeante qui combine l’enseignement, la recherche et le service, mais je crois que j’ai le bagage et la détermination pour y parvenir », conclut celle qui est d’ailleurs formatrice dans son milieu de travail.

Le doctorat en sciences infirmières est un programme conjoint offert par l’UQAR, l’UQTR, l’UQAC et l’UQO. Il se démarque par l’importance accordée à la recherche partenariale avec les milieux, les écosystèmes de recherche régionaux et nationaux et le développement des connaissances en sciences infirmières.

Pour nous soumettre une nouvelle : communications@uqar.ca